Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Ou comment ne pas dormir |libre]

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MessageSujet: Ou comment ne pas dormir |libre]   Sam 12 Juil - 14:43


La nuit s’écoulait de plus en plus lentement à présent. Et même s’il n’avait plus la notion du temps à présent, il pouvait toujours entendre le son des « tic tac » de l’horloge dans le salon principal. Ce son si monotone qui accélère lorsque le moment vous semble opportun et qui ralentit lorsqu’il se fait plus ennuyeux. Le temps. En voila une bonne chose. Car après tout, il l’avait devant lui à la portée de main. Que faire une fois mort ? On avait tous le temps devant soi … de quoi réaliser tous ce que l’on ne pouvait pas faire dans le vivant. Ce qu’il y avait de très bizarre, c’est que Gaël ne pouvait pas sortir de Nemausus. Et même s’il en avait eu envie, il n’aurait pas pu le faire. Il ne savait pas encore très bien ce qui le retenait vraiment ici, mise à part ses humains niais dont il voulait absolument se jouer à présent. Une nouvelle vie, une nouvelle passion.

Les Humains étaient si attachés. Certains ne peuvent même pas se passer d’un autre, l’humanité se faisant moins social mais plus possessive. Pourquoi aucun de ses hommes n’eut réussit à avoir un détachement aussi profond qu’il n’avait pu l’avoir dans le temps ? Les hommes ne cherchaient que le plaisir charnel tandis que les femmes ne cherchaient que leurs enfants.
Soupirant, Gaël s’étira calmement en se redressant de la fenêtre où il s’était accoudé depuis quelques heures. Il s’était soudainement réveillé dans la salle des masques, allongé par terre, dans la même position de sa mort. Le noir l’avait entièrement englobé et seules les étoiles illuminaient le soir. Un soir d’une renaissance. De sa renaissance. Le jeune homme commença à voguer dans les couloirs qui se faisaient éternels, longs mais loin d’être ennuyant et froids. Gaël s’y sentait bien dans ses lieux et il ne savait point pourquoi. Peut-être était-ce la vue de ses marques de brulures tout autour des portes que les gardiens n’avaient pas pu nettoyer ou que le temps n’avait pas pu effacer. Ses souvenirs. Un sourire.

Un sourire presque sournois voir même cynique. Il en riait. Il riait de sa propre mort d’un sourire jaune. Il se souvenait bien de tous ses regards poser sur lui, sur celui que tout le monde connaissait comme la catin de Nemausus. La catin mâle de tout Nemausus. De cette parole qui avait résonné dans ses oreilles lorsqu’il du faire un choix entre protéger un humain ou aller contre toute la logique de l’humanité. Et qu’avait-il choisit ?
Maintenant qu’il était là, il voulait en tout premier lieu explorer ce château qui venait de l’emmener à l’apogée de son existence. Cette salle où il a laissé échapper ses derniers soupirs, ses derniers souffles. Il voulait presque revivre sa mort pour pouvoir s’en passer. Un râle rauque s’éleva dans la pièce et c’est alors qu’il se rendit compte que ses pas l’avaient déjà guidé dans la salle des masques.
Il sembla alors que tout s’animait dans la salle. Que la musique s’élevait à nouveau, que les serveurs servaient à nouveau leur cocktail et leur bâtonnet planté avec des cerises. Il semblait à ses yeux que les lumières s’allumaient à nouveau, que les habitants dansaient encore sur la valse endiablé qui avait saisit ce moment. Ce dernier moment où les femmes tournoyaient dans leur magnifique robe. Des éclats de rire s’élevèrent dans la salle qui aurait pu paraitre juste sombre aux yeux de simples humains. Mais aux yeux des autres, de tous ses autres qui avaient périt dans l’incendie, la salle des masques reprenaient vie, comme si tous s’était arrêté à ce moment là et que l’incident se répétait comme une boucle.

Puis les images commencèrent à disparaître petit à petit … les danses et les pas faisaient de moins en moins de bruits tandis que la lumière qui animait chaque âme péris de la salle faiblissait d’intensité. Gaël se rendit compte qu’il était à nouveau sous ce même lustre qui lui avait ôté la vie. Sa main s’éleva alors comme pour essayer de saisir ses verres qui s’étaient abattu sur tous son corps, des décennies avant. Mais les lumières s’éteignirent toutes avant, le laissant dans le noir complet. Un vent s’engouffra alors dans la pièce par une fenêtre cassée. Probablement par des gamins de la rue qui s’amusait de la rumeur pour assouvir des délires adolescents. Les quelques rubans rouge autour de sa nuque s’envolèrent alors autour de lui pour finir par tournoyer autour de ses poignets.
Un sourire s’évada alors depuis le coin de ses lèvres pour finir par enjoliver des yeux déjà allumé de façon mutine. Sans se préoccuper des bruits de pas qui vinrent flotter près de ses oreilles, il se laissa tomber à terre et commença à compter les étoiles qui s’étaient sûrement ramener à l’intérieur de la voûte. Il soupçonnait qu’il s’agissait du nombre d’âme qui avait périt dans l’incendie.

Peut-être devrait-il se rendre invisible aux yeux humains le temps de savoir de qui il s’agissait. Car même si Gaël semblait concentrer dans ce qu’il faisait stupidement, il ne perdait pas en compte qu’il n’était pas tout seul ce soir.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Dim 13 Juil - 11:29

Je ne sais pas pourquoi mais chaque nuit, quand il m'arrivait de passer devant le chateau; je ressentais ce besoin intense d'y pénétrer. C'était comme si j'entendais un appel, une voix, qui me demandait de la rejoindre. Si je me promène la nuit, c'est parce-que c'est à ce moment là que les fleurs sont les plus belles et quelles le reste plus longtemps, il me faut donc les récolter sans attendre....Cette nuit, l'appel se fait de plus en plus fort et ma curiosité se fait plus pressante. Je veux connaitre ces secrets que l'on me cache si soigneusement. Pourquoi ne pas me dire ce qu'il se passe ici? Je ressens des choses si étrange que j'aimerais comprendre. J'ai cette impression que des âmes vivent ici... Je sens ces présences autour de moi...


Je me laisse guider par cette sorte de voix que j'entends, par ces rires, ces musiques, comme si le château était en fête. Je n'y vois pas ou du moins juste les ombres mais j'arrive à me guider sans peine. Me voilà devant le château, je pénétre à l'intérieur. Le bruit de mes pas résonne sur les carreaux. J'avance à travers les couloirs, sans me soucier de rien, je suis ces voix qui m'entraineent je ne sais où. Puis voilà que je pénètre dans une salle, immense, du moins j'en ai cette impression, puisque je ne peux pas la voir.


Mon coprs se crispe, les voix, les rires, la musqiue...Tout devient cris et horreur, je ne comprends pas.... Mon coeur qui s'oppresse, je bouche mes oreilles pour ne plus entendre ces hurlements de douleurs. Puis tout s'arrête d'un seul coup. Je me redresse lentement, je me rends compte que sous l'effet de la douleur, j'ai laché ma récolte, tout est éparpillé autour de moi, mais ce n'est pas grave. Je marche lentement, je fais le tour de cette salle, qui semble habitée par je ne sais quoi. Je ne peux pas croire ce que ma mère me racontait quand j'étais petite. Il y avait un village dans son enfance, ou des personnes avaient péri une nuit pendant un bal et que maintenant la ville était hantée par des esprits des anges...


Cela revlève du surnaturel, c'est impossible, Edward lui y croyait, il voulait même venir dans cette ville, je ne me rapelle plus du nom, mais si j'écoute mon instinct et le sens qui remplace mes yeux, j'y suis. Nemausus est cette ville. Je ne peux pas le croire, je secoue la tête.



"C'est impossible..."


Impossible, il me disait que rien n'était impossible et qu'il fallait croire que des phénomènes comme cela pouvaient exister. Je m'apprétais à quitter cette pièce, quand d'un coup je m'arrêtais sur le pas de la porte. Je n'étais pas seule ou du moins c'était encore une impression.


"Il y a quelqu'un?"


Je revenais sur mes pas et tournais sur moi-même, mon instinct me disait que je n'étais pas seule.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Mar 15 Juil - 21:58

Une humaine avait daigné sa présence en ses lieux. Ses pas flottaient doucement sur les dalles froides de la pièce alors qu'un soupçon de parfum l'avait accompagné sur son chemin. Il semblait qu'elle avait emmené le jardin des lys avec elle car il venait de reconnaitre d'un simple sniffement les roses qui ornaient l'allée principale. Combien de temps n'avait-il pas passé la bas? Ses roses de toutes les couleurs où les abeilles venaient butiner toutes les 2 secondes. Un délice des yeux pour les humains et de nectars pour les abeilles.
Gaël se releva alors doucement tandis que les rubans rouges de sa tunique redescendaient progressivement sur le devant de ses bras. Debout de cette façon, la tête presque penchée en avant, il devait avoir l’air d’un zombie à peine réveillé sans aucune dose de café. Mais dans cette étrange position, il se demandait surtout ce qu’une simple humain pouvait bien avoir à faire dans ses lieux. Surtout que la nuit, les gardes étaient particulièrement attentifs, comme pour chaque musée de chaque région : la nuit, tout était clos. Car de son aura naïf, Gaël ne pouvait que conclure qu’il s’agissait d’une humaine curieuse.

Les humains avaient toujours été curieux. Curieux lorsqu’un de leur proche leur cachait des choses ou lorsqu’un évènement rare se produisait et qu’ils voulaient avoir plus de détails. Et plus particulièrement, les humaines étaient curieuses lorsqu’il s’agissait de connaître des ragots ou de tous savoir sur leurs amies. Et visiblement, celle qui venait d’entrer dans la pièce avait été attiré par quelque chose qui s’en rapprocher. De près ou de loin. Aussi, le jeune homme décida de faire quelques pas vers elle, désertant la place du mort sous le lustre. Il sembla alors que les lumières qui étaient sur lui pendant la fête s’étaient toutes éteints. Le noir les englobait elle et lui. Elle, l’humaine qui avait eu le courage de venir dans un lieu si hanté. Mais était-ce vraiment un courage ou juste une envie d’avoir senti ses choses par sa propre peau ?
Combien de fois n’avait-il pas entendu de personnes prétendre qu’elles étaient entré dans le château la nuit et qu’elle avait entendu des pas de danse partout dans le château ? Effectivement, ce genre d’évènement devait se produire assez souvent, surement aussi souvent qu’un esprit ou qu’un ange revenait à l’endroit où il était mort dans sa précédente vie. Mais les humains avaient-ils une sensibilité aussi extensive pour ce genre de chose ?

Ses pieds firent rapprocher sa personne de la jeune fille qui regardait autour d’elle d’un air apeuré. Comme si elle savait depuis le début que l’idée n’était peut-être pas aussi bonne que cela. Ou peut-être avait-elle remarquer sa présence ? Certains humains avaient déjà frissonné lorsqu’il allait près d’eux. Peut-être était-ce le cas pour la jeune fille. Et il fallait avouer que cette idée plaisait énormément à Gaël. Cette sensation si incroyable d’avoir un pouvoir sur d’autres personnes sans que celles-ci ne s’en aperçoivent. C’était une certaine forme de domination invisible. Gaël leva alors sa main vers le front de la jeune fille, la frôlant de quelques centimètres à peine. Peut-être qu’elle aurait le temps de ressentir la chaleur froide de sa main. Mais quel exquis d’être invisible aux yeux des humains quand on le voulait.
Pour ajouter plus de plaisirs à titre personnel, le jeune esprit laissa passer ses rubans près de sa nuque, effleurant un cou et une clavicule qui n’attendait que d’être parfumer par toutes ses fleurs étalés par terre. Il remarqua alors que la jeune fille pouvait très facilement avoir un visage serein s’il le voulait.

Un chatouillis ou une caresse sur son cou et Gaël se déplaça autour d’elle dans un silence de mort. Il ressentait toutes les palpitations de sa nuque et de son cœur en étant aussi près. Une veine qui pulse près de l’oreille et ses yeux grands ouverts qui regardent à droite et à gauche. La jeune fille était en alerte.
Gaël laissa son odorat s’échapper sur ses cheveux qui sentaient encore une fois une douce odeur de fleurs. Peut-être qu’elle venait de passer une journée entière à se rouler dans l’herbe près des fleurs. Elle avait l’air si innocente … si naïve. Une proie si facile.
Sans en demander d’avantage, la main du jeune esprit frôla la sienne en lui caressant le dos de sa main sans aucune décence. Aussi douce qu’une plume, il remonta doucement jusqu’au coude tout en prenant soin de ne laisser que quelques traces sur son passage. Un simple frôlement avec un souffle en fond sonore.
Qu’allait-elle faire ? Gaël espérait que les battements de son cœur accélèreraient encore plus rapidement, quitte à lui rendre les genoux aussi mous que du coton. Le jeune homme avait envie d’avoir un effet sur elle. Elle semblait si ravissante dans cette petites robe qu’il l’aurait volontiers invité pour danser au bal. Mais pour le moment, il voulait juste qu’elle s’affole doucement pour lui.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Jeu 17 Juil - 23:03

J'en étais maintenant sûre... Je n'étais pas seule, il y avait quelqu'un, une présence. Elle me touchait, non, elle m'effleurait du bout des doigts, je le sentais. Je tournais autour de moi, pour essayer d'entrevoir une ombre, ou du moins de pouvoir sentir avec ce sens si particulier qui m'avait été offert à la place de mes yeux. Mais rien. Une soudaine angoisse me pris, ma pire peur faisait surface, ne pas pouvoir sentir, ne pas avoir l'utilité de ce sens était mon angoisse. Voilà mes sens réduit au nombre de quatre, je devenais alors faible, cela m'empêchais d'avançer, de faire quoique ce soit.

Je reculais, sous les effets des caresses qui effleuraient ma peau, mon coeur s'emballait par l'angoisse. J'avais besoin des fleurs. Elles sont devenues une sorte de remède à mes angoisses. Je me baissais rapidement cherchant à taton les fleurs cueilli, il y a peu de temps de cela. La première qui passa sous ma main, son odeur, me redonna mon calme. Je me levais lentement, la pressant entre mes mains. J'avais repris mes repères, enfin, mon corps se détendit peu à peu, mon coeur s'arrêta de battre à la chamade.

Je levais les yeux en face de moi, essayant toujours de voir une ombre quelconque, mais rien, je haussais les épaules.


"Ce n'est peut-être qu'une impression. Pour une fois mon sens m'aura donné tort, je ne peux pas tout sentir."

Je commnçais à marcher lentement, quand mon pied heurta une chose au sol. Je me baissais à nouveau, mes doigts effleuraient ma trouvaille. Un masque. En velour d'aprés ce que je pouvais sentir. Je l'imaginais noir, avec une plume sur le côté de couleur pourpre ou lavande. Je le pris délicatement entre mes mains. Jamais je n'avais assiter à une quelconque fête, et encore moins à un bal masqué. L'envie de porter ce masque vint frapper à la porte de mes sentiments. Pourquoi n'aurais-je pas le droit de me prendre pour une autre personne, juste l'espace d'un instant. Je finis par poser le masque sur mon visage, il ne cacher que la partie supérieur de mon visage.

Un drôle de sentiment m'envahit, la musique que j'avais eu l'impression d'entendre retendit de nouveau. Je souris alors, il n'y avait personne, pourquoi ne pas danser? Je m'inventais un cavalier, puis commençais à virveloter, à rire seule. Je ne sais pas ce qui me prenait, je me sentais bien. La présence que j'avais ressentis au début fit de nouveau surface, je m'arrêtais un instant dans ma danse regardant fixment devant moi. Mes cheveux que j'avais noué dans un rubans tombaient le long de mon dos et quelques mèches rebelles balayaient mon visage. Je ne sais pas pourquoi je faisais tout cela, mais jétais certaine à ce moment précis que je n'étais pas seule. Quelques instants plus tôt, j'avais ressentis comme des caresses, et là j'avais cette impression d'être observé. Je tendis alors une main vers l'avant, paume tournée vers le ciel.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Jeu 24 Juil - 19:48

[autant tout faire à la 1ère personne alors ^^]

Tu avais quitté mes bras pour aller te réfugier par terre, prenant un masque entre tes doigts. Mais pas n’importe lequel, mais le mien. De tes doigts frêles, je te vis le caresser comme une belle trouvaille et sûrement l’ère d’une nouveauté. Sans prévenir, tu commenças alors à danser dans le noir, seule mais sans le savoir. Tu n’étais pas seule. Tu étais seule avec moi, esprit machiavélique qui te regardait danser dans le salon de ma mort.
Mais tu dansais bien … tu dansais même très bien pour une taille aussi fine et des mollets aussi bien tenu. Tu virevoltais au son d’une musique qui résonnait dans ta tête mais tes pas donnaient la cadence à quiconque se trouvait près de toi. Je m’éloignais un instant de toi pour te laisser danser seule alors que les ombres de la nuit épargnaient tes cheveux blonds. Pourtant, je reviens rapidement près de toi, saisissant ta main pour stopper ton entrain soudain à ne plus avoir peur.

Tu es bien courageuse petite fleur. La peur n’avait pas frôlé ton esprit mais tu en jouais à ta guise. C’est admirable en un point car cela aurait été trop facile si tu avais pris tes jambes au cou pour partir en laissant ce parfum derrière toi. Aussi, je saisis presque brusquement ta taille lorsque cette musique commença aussi à bourdonner dans mes oreilles. Cette douce et longue mélodie de violon qui m’avait accompagné dans mon sommeil il fut un temps. Mais aujourd’hui, ce soir, c’est à mon tour de t’accompagner.
Un sourire orna alors mes lèvres que tu ne vis pas à cet instant. Non pas encore, il fallait que je savoure ce moment avec toi avant de me montrer sous mon vrai jour. Toi humaine qui ne semblais pas avoir peur de moi. Je me rapproche alors de toi, d’un pas pour en faire d’autres. Ma main emprisonna tendrement la tienne pour commencer une valse tandis que l’autre main saisissait ta taille pour tournoyer avec moi. C’est alors qu’un rire s’échappa de mon gosier, se propageant dans toute la salle encore plongée dans le noir. Peut-être que tu l’as entendu, je ne sais pas, c’est à toi de me sentir si tu le veux. J’abaisse alors mon visage près de ta nuque, de cet endroit où toutes les femmes en sont sensibles. Si j’avais eu ma main libre, je t’aurais caressé cette nuque pour en sentir tout l’intensité de son hérissement sous mes doigts.

Mais je me contentais de passer ma bouche dessus, à quelques millimètres à peine pour te caresser la peau de mon souffle chaud. Je sais que tu sentais ma chaleur corporelle morte depuis quelques années. Tu m’avais senti depuis le début, tu pouvais toujours le faire. Ma main se resserra alors sur ta taille d’un geste presque possessif au fur et à mesure que notre danse réveillait les lieux. Je te voulais soudainement pour moi. Rien que pour moi.
Tu ne devais danser que pour moi Humaine.

Mes lèvres s’ouvrirent alors soudainement sur ton cou alors que ma main remonta le long de ton échine pour regagner ta crinière blonde. La saisissant d’un geste vif et brusque, je t’attirais en arrière pour avoir un meilleur accès à ta gorge. Je ne savais pas si tu criais, si tu tremblais. Mais j’ai à présent soudainement l’instinct de te marquer. Qu’importe ton nom. Qu’importe ton parfum.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Lun 28 Juil - 15:59

Ce geste qui fût si brusque me surprit. Ma tête partie en arrière sans que je suis m'y attendre et sans que je comprenne quoique ce soit. Ainsi mon instinct était toujours aussi fiable, je n'étais pas seule, il y avait une présence. Mais alors pourquoi n'y avait'il pas d'ombre? Je ne saivais si c'était de la peur qui m'envahit à ce moment là mais mon coprs es mit à trembler violemment. Je m'écartais vivement, reculant le plus possible.Le masque se trouvait toujours sur mon visage mais la musique s'était tue. Je crois que l'on aurait pu entendre les battements rapides de mon coeur. Je reculais encore et encore, jusque sous un rayon de lune, je pouvais le sentir sur ma peau, dansant lentement et réchauffant mon coeur affollé.

Je tournais sur moi-même, essayant encore de voir une ombre, impossible. Les paroles alors échangées entre ma grand-mère et son amie me revinrent en mémoires. Esprits et Anges vivaient ici, ce que j'avais du mal à concevoir. Mais qui expliqué bien le fait que je puisse pas voir d'ombre. Il y avait bien une présnce mais elle n'était pas humaine. J'enlevais le masque, on pouvait remarqué sous les rayons de l'astre de la nuit, que mes yeux étaient voilés et par conséquent, comprendre que j'étais aveugle.

Je les fermais un moment, pour me calmer un peu et reprendre mes esprits. Je savais à présent il était là en face de moi, à quelques mètres à peine. C'était lui qui m'avait carressé pendant tout ce temps, lui qui avait ris, lui qui m'avait brusquement tirer la tête en arrière. Comme j'aurais voulu, que tu sois là à ce moment précis Edward. Tu m'aurais dit de ne pas avoir peur, car rien ne pouvait arriver à une fleur aussi jolie. C'est cela qui avait fais mon malheur et qui m'avait condamné à venir vivre ici. Ce soir là, tu n'avais pas été la pour protéger celle que tu appellais "Ta petite fleur".

Ce qui me revenait en mémoire maintenant m'angoissa, je me revoyais encore courrir pour essayer de lui échapper et ici dans cette pièce j'avais cette même peur, mais je ne pouvais plus bouger. Des larmes coulèrent le long de mes joues, je pleurais comme une enfant mais en silence. Je ne voulais pas qu'il m'arrive la même chose. Quelle idée saugrenue d'être venue ici, seule et en pleine nuit.


"Qui êtes-vous?"

Ma voix n'était qu'un murmure, j'essayais de prendre sur moi et calmer mes angoisses, tout en serrant le masque dans mes mains.
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Dim 3 Aoû - 22:49

Dommage que tu ais pris peur aussi soudainement. Tu n’avais pourtant pas flanché quand je t’ai caressé la hanche tout en baladant mes mains sur tes bras. J’avais senti le temps d’un instant que tu appréciais ma présence, tout en ayant une once de naïveté sur tes lèvres. Dommage que tu ais pris peur. Mais cela ne m’empêcha point d’avancer à nouveau vers toi alors que la musique qui coulait dans nos oreilles venait de se rompre. Comme le jour où je suis mort … le jour où les musiques de ce bal ont raisonné dans nos oreilles jusqu’à pas d’heure pour finir par s’éteindre lorsque le feu s’est propagé dans la pièce …
Levant les yeux vers le plafond qui me servait de ciel, j’ai eu l’impression de revivre ma mort … ce lustre qui se détache progressivement du plafond pour s’échouer sur moi, sous le regard du monde qui courrait à l’aide, tentant d’éteindre le feu qui consumait leur robe.


Crève … crève … murmurais-je soudainement

Ma voix devait surement être froide en cet instant. Le feu brulait pourtant ma gorge mais seule la haine se déversait dans mon regard. Cette haine de la haute société qui n’avait pas daigné m’accordé un regard sachant pertinemment qui j’étais. Et qui je suis toujours. Je fermais alors les yeux pour me contrôler et retrouver ma contenance habituelle. Tu avais surement un peu chaud à l’heure qu’il était car mon aura ne faisait que te bombarder ma chaleur corporelle loin d’être humaine. Pourtant, tu semblais un peu loin, comme si un amer souvenir te rongeait. Les souvenirs … faisaient parti du passé. Il suffisait de les maîtriser pour en faire une force. Et pas des larmes. C’était si humain de pleurer qu’il en était presque pathétique.
Tu savais maintenant qu’il n’était plus question de regretter ce que tu venais de faire. Ici dans la salle des masques. Toi qui venais de t’amuser avec le mien. Tu devais à présent assumer tes actes. Je m’approchais encore un peu plus de toi, frôlant mon épaule avec la tienne. D’un souffle sur ta gorge, près de tes oreilles, je méprisais doucement le murmure que je te disais.


Quelqu’un qu’on ne devrait pas rencontrer …

Prenant un peu de distance face à toi, je m’éloignais suffisamment pour te redonner froid. De loin, tu commençais surement à saisir mes formes que je livrais à tes yeux. Des rubans rouges se fixèrent alors dans les airs, voltigeant dans un vent qui ne circulait pas dans la salle. Plongée dans le noir, tu ne pouvais que voir mon regard qui prenait progressivement une couleur rouge chatoyante.
Je n’avais soudainement plus envie de te toucher.


Ava Darcy …
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Sam 9 Aoû - 11:27

Quand il prononça mon nom, je relevais ma tête brusquement dans sa direction. Comment me connaissait-il, cela faisait juste deux ans que je vivais ici et seulement quelques mois que j'avais repris la boutique de ma grand-mère. Décidemment cette ville restait vraiment un mystère. Il me frôlait encore mais je ne cillais pas, j'avais essayé de fuir par le passer, maintenant je devais être plus courageuse et faire face à mes démons. J'avais maintenant 20 ans et tout cela était loin derrière moi. Je ne bougeais pas, je serrais les dents. Je ne sais pas quel sentiments j'éprouvais à ce moment là, tout devenait confus. Il avait réussi à me perturber et cela depuis longtemps.

Il s'était passé quelque chose dans cette salle, c'est tput ce que je savais sur cette ville. Il s'était passé quelque chose qui avait boulversé le temps, qui avait boulversé la ville. Je serrais le masque dans ma main, je ne sais pas pourquoi mais j'en ressentais quelque chose de rassurant. Comme mes fleurs. Un air venu de nul par ce fit sentir dans la pièce, mes cheveux dansaient dans mon dos et je sentais les plis de ma robe bougeait. Qui était-il et que me voulait-il?

D'aprés ces dires et sa voix froide, il ne me voulait pas tout à fait du bien. Pouquoi s'en prendre à moi? Simple fleuriste, qui ne demande qu'à retrouver un tant soit peu de bonheur après le trop plein d'épreuves survenues dans ma courte vie. Trop de questions sans réponses et ce n'est pas lui qui me répondra. Il évite toute réponse, il se fait mystérieux, il joue avec moi. Décidemment je suis un attrappe malheur. Remarque je dois bien le chercher, il n'y aque moi pour me mettre dans des situations pareille, alors maintenant autant arrêter de se plaindre. Pusique c'est moi seule qui cherche le danger.

Tu me le disais souvent Edward et tu me disais aussi que je m'en sortirais toujours, parce-que je n'étais pas commune. Cette fois là je ne m'en suis pas sortie mais j'ai trouvé le moyen de passer outre.

Il est vrai que le mystère m'a toujours intrigué, il m'attire.... Et là justement ce mystérieux personnage m'attire... Pourquoi ne pas rentrer dans son jeu, ne plus montrer ma peur et puis si je dois mourir, je pourrais au moins revoir mon frère tant chéri.

Des formes se dessine non loin de moi, il apparrait, je le sens. Mais pour mes yeux il reste invisible. J'avance alors dans sa direction, le masque toujours dans ma main. Dès que je me sens assez proche je m'arrête et je le regarde fixement sans dire un mot, sans rien laisser transparaitre sur mon visage. J'essai de tendre la main vers ce qui pourrait être son visage, là ou m'attire mes sens. Je n'ai soudainement plus peur et je répond un simple:


"Pourquoi?"
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MessageSujet: Re: Ou comment ne pas dormir |libre]   Dim 17 Aoû - 18:36

Tu étais beaucoup trop courageuse avec moi. Je n’aurais beaucoup aimé que les humains asservent les esprits … comme des esclaves. Dommage que les anges soient là pour tous gâché. Mais il semblerait que tu n’en avais pas … je ne voyais aucun courage émanant de cette protection, tout cela venait de toi-même. Dommage pour toi …
Mais tu semblais avoir envie de me voir. Pour savoir à qui appartenait cette voix qui connaissait ton prénom. Les esprits, comme les anges, savent tous des humains. Ils en connaissent aussi leur faiblesse … et visiblement, je venais de pointer le doigt sur le tien. Tu étais bien courageuse au fond mais tu n’avais même pas idée de l’endroit où tu venais de mettre les pieds. La curiosité prenait place dans tes gestes. Tu voulais apprendre et connaître sans même te dire que le danger te guettait derrière. Tu étais bien naïve Ava …

Ta question semblait pouvoir être étudié sous différent angle. Pourquoi toi, pourquoi moi, pourquoi ici, pourquoi cette musique, pourquoi ses bandeaux qui flottaient autour de toi, pourquoi toi et moi. Pourquoi tout simplement. Mais était-ce là la bonne question à se poser ? Qu’allais-tu faire de la réponse que je pouvais t’apporter.


42 …

Un chiffre tout bête mais qui pour les théoriciens de notre époque signifiait beaucoup. La création de la terre, son fonctionnement … tout reposait sur ce chiffre pour diverses raisons. Un rire froid sortit alors de ma gorge alors que je m’avançais vers toi, ma main se glissant sur ta taille. Tu ne devais en rien comprendre ma réponse … elle était pourtant évidente. Parce que c’était comme cela.
Je me matérialisais alors doucement devant toi, te dévoilant parfaitement ma silhouette mais surtout mon visage. Mes yeux ne te regardaient pas encore, rivés par terre, ils ne faisaient que rire eux même de la situation.
J’avais une humaine entre mes bras.


A quoi penses-tu Ava ?

Une phrase sourde que je te posais, sachant que tu étais bien trop ailleurs à regretter je ne sais quoi. J’avais envie que tu restes mentalement avec moi et que tu ne pensais qu’à moi à cet instant. Il n’y avait personne d’autres dans la pièce alors il ne devait y avoir que nous dans l’histoire. Une de même main remonta tranquillement le long de ta colonne vertébrale pour se coincer dans ta chevelure blonde.

Tu ne devrais penser qu’à moi maintenant … je suis là pour toi

Ma voix était devenue soudainement doucereuse et mon geste plus tendre. Mon regard balaya tes mèches pour finir par se poser sur le tien, un sourire aux lèvres.
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