Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Viens jouer [PV]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Némésis
La mort lui colle à la peau
La mort lui colle à la peau
avatar

Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 32
Localisation : A sa recherche !
†Humeur : Ambiguë.
Date d'inscription : 24/07/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Eve Adamsberg
† Force Ange/Esprit:
31/100  (31/100)
Relation:

MessageSujet: Viens jouer [PV]   Jeu 24 Juil - 20:34


[♫]
The Corrs!



Mon corps, comme mon esprit, fillait au milieu des nuages. Si je devait expliquer cette sensation, je dirais que c'est comme dans un bain public sauf que l'eau est beaucoup plus lègére et qu'on ne peut pas s'y noyer. La brise me traversa et alla s'échouer sur un cumulusse à quelques mêtres. Comme une vague sur un rocher. La petite ville était en pleine agitation. Des gens couraient, d'autre recommandaient leurs poissons, d'autres encore riaient au éclats au bord de la fontaine. Je les observaient tous, les hommes et les femmes qui menaient leur vie comme bon leur semblait. La vie était belle.


<< -Benoit, rentre, tu vas être trempé !
-Encore 10 minutes, maman, il ne pleut pas.
-Ca ne va pas tarder alors 5 minutes, pas plus ! >>


Une femme se tenait devant la porte de sa maison. De là où j'étais je ne voyais que ses cheuveux bruns. Son fils jouait avec un bout de bois un peu plus loin. Hors-mit ces deux là, la ruelle était vide. La mère rentra dans la maisonen s'essuyant les mains avec un tissus. Sans le voir, je sentis son sourir emplire mon coeur. Le sourire d'une mère comblée. C'est vrai que le garçonnet avait l'air adorable. Il était blond, avec des petites bouclettes. Je devinait que ses yeux sont surement bleus et son teint plutôt pale.
Alors que sa mère lui avait permit 5 minutes, voilà un quart d'heure que je le regardait de ma position. Il s'amusait comme un fou avec un petit baton et un gros clou qu'il avait trouvé entre-temps. Visiblement, ce dernier attaquait le bout de bois. Mais, sans le vouloir, le petit garçon s'était piqué avec la pointe du clou. Il pencha la tête en arrière pour pleurer mais se retint quand il m'a vue.
L'ange m'avait prévenue que les êtres purs et celui que nous protégions pouvaient nous voir quand nous ne faisions qu'un avec un élément. La viellesse pervertissant l'ame, seuls les bébés le pouvaient.Et les très jeunes enfants, en de rare occasion. Alors que je descandait vers lui, il me regardait toujours, la bouche ouverte. J'attérit à côté de son genou bléssé et je jetta un coup d'oeil.



<< -Ca fait mal ? Demandais-je.
-Ouuuuiiiii !! >>


Il renifla une ou deux fois et passa la crise de larme avant de redevenir calme.


<< -Tu es jolie !
-Merci. >>


J'eu un petit rire. Il me regardait droit dans les yeux et je me suis apperçue que je m'étais trompé, les siens étaient verts !


<< -Tu joues avec moi ?
-Je ne peux pas. >>



Ca me fendait le coeur mais s'était la vérité. Je ne devais pas rester là trop longtemps, de peur de me faire remarquer.


<< -Pourquoi ?
-C'est comme ça. >>


Visiblement, sa mère devait répéter cette phrase assez souvent pour qu'il comprenne que c'est sans appelle, parce qu'il abandonna directement ce sujet.



<< -Comment tu t'appelles ?
- Némésis ! Et toi ?
-Benoit.
-C'est joli comme prénom !
-Pas autant que Némésis ! Comment tu voles ?
-C'est un secret !
-Pourquoi ?
-Ca aussi, 'est un secret ? >>



Il semblait deçu. Et puis sa mère l'appela d'une fenêtre. Il regarda alternativement sa maison, ses pied et moi avnt de me demander :


<< -Tu reviendras ?
-Si tu en as envie ! >>


Son visage s'illumina, il lacha le bout de bois et partit en courant vers sa maison. Quand il atteingnit la porte d'entrée, je m'étais déjà ré-envolée.


<< -Maman, Maman, J'ai discuté avec un ange !
-C'est trés bien mon chéri... Mais, va te laver les mains au sceau avant de manger, tu as plein de terre ! >>


Dernière édition par Némésis le Dim 27 Juil - 13:34, édité 8 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feanaro.forum-actif.net/index.htm
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Ven 25 Juil - 23:03

Le ciel venait de s’assombrir en quelques minutes, balayant la place centrale d’un vent froid qui n’annonçait que la pluie. Les marchands commençaient calmement à poser des bâches sur l’étalage de légumes tandis que les femmes se précipitaient pour rentrer les vêtements d’occasions dans les tentes. Il y avait à la fois excitation, précipitation et calme dans la ville. Comme toute les fois où la pluie s’abattait sur Nemausus. Elle engendrait des comportements étranges aussi … l’envie des habitants qui les poussaient à sortir pour se mouiller sous la pluie. Ses chiens qui courraient dehors avec un bâton entre les canines. Les enfants dans la rue rappelés par leur parent, surtout par leur mère.
Et entre tous ce monde, j’étais là près de la fontaine. Ou plutôt sur le bord de la fontaine, mes rubans rouges et argent flottant sur l’eau qui n’allait pas tarder à déborder par la pluie. Le garçon venait de s’enfuir chez lui, probablement pour éviter les fureurs de sa mère après avoir troué son pantalon lors de la chute. Mais toi, tu n’avais pas bougé depuis ton atterrissage. Et comme pour tous les humains, le blondinet avait été stupéfait de te voir arriver avec des ailes plantés dans le dos. Comment faisais-tu pour gaspiller le peu d’énergie qui te restait dans le vol ? D’après ce que j’ai apprit, les anges perdent peu à peu de leur énergie en revenant sur Terre …

Nemausus est maudite. Te voila en ange et me voila en esprit après l’incendie qui a ravagé le salon des masques. Nous sommes surement des centaines dans ce cas … à errer dans les rues. Pourtant, nous avons des buts très différents toi et moi. Tu es là pour sauver un humain et moi pour l’abattre. Dommage … c’est tellement dommage de t’avoir en obstacle. Alors que le premier orage vint éclaircir le ciel noir, je me levais à ta rencontre. Il n’était pas question que tu t’en ailles tout de suite … de toute façon, tu avais surement du sentir à mon mouvement que j’étais très loin d’être humain … les anges et les esprits se reconnaissent tout de suite … car si vous avez une aura blanche autour de vous, vous devriez surement percevoir notre aura sombre dans le moindre de nos mouvements. Je n’étais à quelques mètres de toi, mes pas me guidant lentement vers toi. La première goutte de pluie atterrissant sur mon front, en un point qu’ils appelaient tous le 3ème œil. Celui qui voyait tout, qui savait tout.
La pluie s’abattit alors sur la ville, tombant sur les vieilles tuiles dans un bruit naturel. La pluie était toujours salvatrice, elle vous enlevait de toutes les mauvaises actions que vous pourriez avoir faite dans la vie. Une eau bénite par le Ciel. Une eau qui revenait au plus profond de la Terre par la suite.



Tu es morte, tu ne joueras plus jamais avec personne …


Un murmure adressé à tes oreilles qui ne cassa point le rythme de la pluie. Une phrase ou plutôt une constatation désolante pour une jeune femme comme toi. J’avais lu dans ton regard que tu aurais voulu jouer avec lui. Avec un ballon ou n’importe quoi du moment qu’il ne pleurait pas. L’éclat de tes yeux me percuta alors, d’un brun presque chocolat qui ressortait de cette crinière blanche autour de ton visage. Tu semblais sereine … tu semblais être sage, sachant surement ce que tu avais à faire à présent.
Serais-je la personne qui contrecarrera tes plans à présent ? Toi et ton humain à protéger … les humains étaient naïfs … pourquoi s’en encombrer ? Et s’ils n’étaient pas naïfs, ils pouvaient très bien se protéger tous seul. Je me déplaçais alors autour de toi pour te faire face. Les gouttes se faisaient de plus en plus nombreuses et alourdissaient déjà mon bandeau. Je devinais presque l’ombre de tes ailes sur ton dos, celle que tu ne montrais à personne sous peur qu’on te les arrache. J’avais envie de les voir …

Mon regard se planta pourtant sur le tien alors qu’un doux sourire s’installait sur mes lèvres. Un sourire que tu pouvais prendre pour celui que tu voulais. Un mélange de sincérité mêlait à une sournoiserie. Je glissais progressivement mes doigts dans mes cheveux pour ne pas les aplatir par cette pluie qui devenait aussi drue que des cordes. Mes yeux descendirent progressivement sur tes épaules où tes cheveux blancs ballottaient au grès du vent.
J’avais très envie de voir tes ailes. Mais ce n’était pas une envie jalousive. Mais une envie presque possessive et intrigante. Celle où après avoir vu le secret, on a juste envie de les briser. Une seule lueur abritait alors mon regard à cet instant : le rouge.
Revenir en haut Aller en bas
Némésis
La mort lui colle à la peau
La mort lui colle à la peau
avatar

Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 32
Localisation : A sa recherche !
†Humeur : Ambiguë.
Date d'inscription : 24/07/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Eve Adamsberg
† Force Ange/Esprit:
31/100  (31/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Sam 26 Juil - 2:10

[♫]
Calogero!






Je n’avais pas agie assez vite. L’enfant était en sécurité mais tu m’avais remarqué. Je ne sais pas depuis combien de temps tu m’observais, assis sur le coin de ta fontaine, mais je sentais que, plus les secondes s’écoulaient, plus mes chances de fuites étaient restreintes. Je m’étais tellement battue durant ma vie passée, j’avais mené toutes sortes de combats. Des plus honorables aux plus loufoques. Et je m’étais imaginé les circonstances de ma morts des centaines de fois. Qui aurait imaginé qu’elles seraient au fond d’un lit, par un jour d’orage comme celui là. Je m’étais convainque qu’on ne pouvait pas y échapper et que c’était comme un sommeil profond et serein. Alors, à mon retour sur terre, je m’étais promis de ne pas me mettre dans des postures dangereuses afin de garder un maximum de sérénité avant de trouver La personne.


Mais tu étais là. Et ça suffisait déjà à rompre la prommesse. Je pouvais voir ton âme sombre comme du charbon se répandre dans la placette tel un trou noir. Mon départ était finalement sérieusement compromit. Ton ombre s’était glissée jusqu’à moi, m’attrapant la cheville pour me ramener au sol. Je ne luttais pas. Et à présent, je te faisais face. Mais cheveux étaient totalement trempés mais restés étonnamment légé. Les gouttes dégoulinaient ensuite sur mes épaules tombantes. J’aurais pu l’empêcher si je l’avais voulu. Ce n’était pas le cas.


Et toi, toi, tu t’étais levé. Tu me rejoignais, mètre après mètres. Ma conscience me crier de prendre garde, de fuir, de courir le plus vite possible, sans regarder derrière moi. Sans te regarder. J’avais les yeux rivaient sur le pavé tandis qu’elle hurlait un peu plus fort à chaque son de tes pas. Mon regard était indifférent, comme à son habitude. Il resterait serein, quoi qu’il arrive. Je n’avais pas le désire de me battre. J’avais accepté l’inéducable, la fatalité. Toi pas. Je t’admirais pour ça. Mais je n’aurais pas eu cette force. Ni celle de faire du mal à cet enfant par exemple. C’était ton seul et unique but, faire souffrir, et malgré moi, je le comprenais, sans l’approuver entièrement. Le petit était ressortit le temps d’admirer la pluie diluvienne qui s’abattait sur la ville. Il ne nous voyait pas. Il ne me voyait plus. Il m’avait surement déjà oublié. Pour beaucoup de monde, je n’étais qu’un souvenir. Une pâle copie de moi-même. Mais au moins, j’étais quelque chose et j’existais au moins pour quelqu’un. Alors que toi, toi, tu n’étais plus rien.


Je forçais mes yeux à ne pas dévier du sol, à ne pas regarder le garçon resté au pas de sa porte. Si je le faisais, il lui arriverait surement quelque chose que je ne pardonnerais pas. Alors j’ai jeté ma conscience aux oubliettes, j’ai fermé à clef et je t’ai défié du regard. Le tien était insaisissable comme le vent. Entre la tristesse et la sournoiserie, entre l’innocence et la soif de vengeance. A l’instar du sourire que tu m’avais offert.


Pour te répondre en toute sincérité, j’ai juste dit :



<< Peut-être, mais toi, n’as-tu jamais joué avec quelqu’un ? >>



J’éprouvais presque de la pitié pour toi, petit être chétif qui n’était plus un humain, même pas un mort et encore moins un ange. Mais tu discernas cette pointe d’ironie et quelque chose changea.


Là, à ce moment précis, quand cette flamme rouge s’empara de tes yeux, c’est un nouveau sentiment, que je n’avais plus ressenti depuis ma mort lente, qui m’envahit le corps jusque dans la pointe de mes cheveux mouillés. Un sentiment que je redoutais plus que tout. Le genre qui monte en vous comme un feu de cheminée : La peur !


Quelque chose d'évident m'apparue alors : "on ne t'échappes pas, tu es comme la mort !".


Dernière édition par Némésis le Dim 27 Juil - 13:35, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feanaro.forum-actif.net/index.htm
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Sam 26 Juil - 18:26

La ruelle était à présent déserte, les habitants avaient tous préféré se mettre à l’abri de la pluie pour quelques heures. Cela tombait très bien, j’avais envie d’être seul avec toi pour de moment. Mon regard s’installa alors par-dessus ton épaule, là où le gamin s’était rendu pour se soigner chez sa mère. Un de tes traits se tendit alors et je devinais aisément que tu t’en faisais pour le gamin. Un autre sourire s’échappa alors de mes lèvres. Qu’allais-je faire d’un gamin qui pleurait tout le temps ? Le condamner serait beaucoup trop simple … et je n’aimais pas les lignes droites. Ce que je préférais … c’était le risque et l’aventure. Celui de pouvoir corrompre quelqu’un de difficile et même de dangereux. Quitte à y perdre la vie.
Mince, je viens de me rappeler que je ne l’ai plus. Je n’ai donc plus rien à perdre. Mon sourire s’agrandit alors que mon regard revenait vers toi. Tu venais de me répondre d’une façon très ironique, me renvoyant l’ascenseur. J’avais à présent peine à sourire de la situation. Etais-tu naïve ou pensais-tu gagner du temps de cette façon ? J’hésitais à me rapprocher de toi dans l’immédiat, tu étais déjà très séduisante de loin.



J’ai joué … et je joue toujours, regarde nous …


Un autre murmure adressé uniquement à tes oreilles. Je m’avançais alors vers toi, faisant presque ton tour en détaillant silencieusement tes courbes. J’étais fourbe, tu le sentais surement par chaque picotement que tu devais avoir sur la nuque. Mais je revenais inlassablement devant toi, plantant mon regard dans le tien. Si les anges avaient le pouvoir de contrôler l’eau et l’air, j’étais bien content de pouvoir contrôler le feu et la terre.
Ton aura venait pourtant de frémir à mon arrivée. Etait-ce la première fois que tu redescendais sur terre pour aller trouver ton protégé ? Un léger dégout emprunt mon regard face à ce rituel beaucoup trop humaniste pour moi. Et surtout beaucoup trop optimiste pour eux. Pensaient-ils tous qu’il suffirait de protéger quelqu’un pour le préserver ? Je baissais rapidement les yeux vers mes mains bandées pour en cacher mon regard très équivoque. Mes mèches retombèrent alors progressivement sur mon front, te cachant d’une façon permanente mon regard pour les prochaines minutes.
Mes mains commencèrent alors doucement à propager une chaleur qui ne t’étais pas connu. Une chaleur venue d’un autre monde. A ta peau, elle pouvait aisément ressembler à l’incendie qui nous avait tous ravagé cette nuit là dans le château. Mon feu me brulait les mains mais il était entièrement dirigé vers toi ; mon envie de te préserver avec cette chaleure incandescendante. Celle de savoir combien de temps tu tiendrais sans prendre la fuite. Car même si tu gardais cette allure de sage petite fille et une expression scénique très sereine, ton aura te trompait à chaque instant.
Mes lèvres s’étirèrent à nouveau devant ce simple fait. Moi devant toi. Ou plutôt toi devant moi. Je sentais mon cœur battre et s’affoler dans une excitation presque malsaine.



Que fais-tu là petit ange … ne t’ont-ils pas expliqué qu’il était mal de sortir seule et parler avec un inconnu ? Le danger est partout …



Ma voix avait été tronquée par celle d’un homme beaucoup plus certain et de confiance. Mon regard s’était, quant à lui, relevé pour plonger dans tes lagons bleus. La lueur rouge s’était soudainement atténué pour ne te laisser transparaitre qu’un regard neutre, aussi marron qu’à l’époque où mon cœur battait vraiment.
Revenir en haut Aller en bas
Némésis
La mort lui colle à la peau
La mort lui colle à la peau
avatar

Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 32
Localisation : A sa recherche !
†Humeur : Ambiguë.
Date d'inscription : 24/07/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Eve Adamsberg
† Force Ange/Esprit:
31/100  (31/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Dim 27 Juil - 1:05






Plus personne ne courait les rues. Pas un chat pour voir ce qu’il ce passait au milieu de la place. Plus une âme –vivante- ne s’aventurait dehors avec cet orage qui battait son plein. La foudre éclatait et les éclaires déchiraient le ciel terne. La nuit était arrivée avec les nuages et on ne distinguait que des silhouettes se dessinant dans l’obscurité. Pourquoi étais-je là au juste ? Je n’en avais même plus le souvenir. Tout se brouillait dans me tête. Une lueur blanche, dans ton dos, suivit d’un bourdonnement assourdissant s’écrasa sur la statue au milieu de la fontaine. Elle explosa en plusieurs morceaux avant que tout ne redevienne calme, dans la limite du possible. Tel que je l’avais vu, on aurait pu croire que c’était toi qui avais fait ça. Un frisson me parcourut l’échine et mais genoux tremblèrent durant une courte seconde. Mais surement assez pour que tu t’en aperçoives. Malgré ce que je voulais faire croire, je n’étais pas du tout impassible à ce qu’il se passait maintenant, entre toi et moi. La curiosité rongeait ma chaire. Je voulais savoir comment c’était de ton côté. En réalité, j’étais terrorisée par la peur de mourir. Encore. J’aurais eu 24 ans dans pas longtemps. Penser cela me gela sur place. Pourquoi avais-je eu l’occasion de revenir sur Terre. Je n’en avais pas la moindre idée. Mais je comptais bien en profiter pour faire tout ce qui n’était pas achevé. Et ne plus exister m’angoissait encore plus que quand j’étais en vie. Je savais que plus les jours passaient, plus j’étais proche de la fin, la vraie. Je m’affaiblissais de minutes en minutes. Et c’est cela que je voulais comprendre, comment tu avais pu faire le choix du mal et ne conserver qu’une moitié de vie.

Quelque chose m’attirait en toi. Me rapprocher de ton corps, c’était comme toucher un semblant d’existence du bout des doigts. Alors je m’étais avancé encore un peu. La distance qui nous séparait était courte, trop courte. Tu fis le tour de ma personne en détaillant mes lignes. Un frisson traversa mon dos. Mais celui-ci était né d’une excitation soudaine prétentieuse et nocive. Puis nous nous retrouvâmes de nouveau face à face. Une flamme rouge vint frôler ma peau avec ses griffes acérées. Tu jouais avec moi ? Je faisais de même. Ma main était tendue vers toi, paume en l’air. En d’autres circonstances, ça aurait pu être une invitation à la prendre. Mais des litres de liquide translucide n’auraient surement pas jaillis de mes ongles. Le feu griffait l’eau, l’eau mordait le feu. Un cercle vicieux qui se valait d’être insolent. Comme l’étincelle qui pointait dans tes yeux, dans les miens, une étincelle indécente, presque honteuse.

Mais la chaleur me brulait la peau. J’avais déployé mes ailes et en un éclair, je m’étais reculée de plusieurs mètres essentiels à ma survie. L’eau qui sortait toujours de mon bras se transforma petit à petit et pris l’aspect d’une main. Imprudemment, avec ce membre artificiel, je vins effleurer la joue, ton cou et ton épaule. Avec le revers des doigts, j’avais replacé une mèche derrière ton oreille. Puis la magie disparue et l’eau alla s’écraser contre les pavés froides et durs.






<< Je suis déjà morte. Que voudrais tu que je redoute ? >>


Rien qu'à m'entendre, ça sonnait on ne peut plus faux. Je me mordis la lèvre à cette idée. Je ne voulais pas qu’il voit dans mon jeu, ni dans ce que j’étais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feanaro.forum-actif.net/index.htm
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Dim 27 Juil - 16:26

Je fus surpris par ta réaction face à mon avance. Dans cette nuit qui devenait noir, tu semblais enfin comprendre que la situation n’était qu’un jeu ayant un seul but, et juste un seul. Alors que la chaleur de mon feu se propageait vers toi, tu avais décidé de déclarer aussi tes pouvoirs face à moi. Eau contre feu. C’était là le combat éternel qui n’avait pas de fin. Mais qui avait décidé ainsi ? Que les esprits et les anges ne pouvaient se battre avec leur pouvoir, sachant qu’ils se contraient ? Le vent contre la terre … tout n’était qu’opposé et tout s’assemblait.
Et dans ton regard, je voyais exactement ce que je pensais. Qu’il ne s’agissait à présent que d’un jeu. Il était alors évident qu’à cet instant, nous étions tous les deux invisibles aux yeux des simples humains. Les anges et les esprits avaient ce seule besoin commun : celle de ne pas faire voir leur pouvoir aux humains, beaucoup trop pourris pour en faire leurs par la suite. Et si la pluie ne devenait pas encore battante, ce fut l’eau qui jaillissait de tes ongles qui arrosait les dalles froides autour de nous.

Ton attention semblait s’être alors retirée de moi pour se poser sur ce que tu faisais. Et le temps de quelques secondes, j’aurais cru voir tes yeux chocolats être embué par cette eau bleu qui te donna un air encore plus angélique. Je n’aime pas les anges, mais il semblait que ca serait différent avec toi ce soir. Mon bandeau rouge qui entourait quelques uns de mes doigts fut alors mouillé et j’eus la grande envie de continuer à te parler, tant tes lèvres restaient closes. Mais tu fus soudainement hors de ma portée lorsqu’un éclair de lumière m’aveugla doucement. Les yeux plissés, je te regardais faire un bond en arrière tandis que tes ailes s’étaient déployées comme des épées fraichement limées. Tout sembla alors se passer au ralenti autour de moi. Tes cheveux blancs virevoltant au grès du vent, tes ailes semblaient scintiller d’une blancheur incroyablement candide.
Je n’avais soudainement plus le temps de faire un pas en avant pour les regarder d’encore plus près. Tu venais d’accéder à ma requête, surement sans le savoir puisque tu fuyais. J’aurais pu alors te traiter de lâche mais tu ne bougeas pas d’un poil malgré cette distance. Tu restais simplement sur tes gardes. Tu avais peur. C’était donc bien un tremblement que j’avais perçu au niveau de tes jambes.

Alors rapproche toi ma belle …

Ne me demande pas pourquoi je t’octroyais à présent un surnom qui t’allait pourtant bien. Je ne connaissais pas ton prénom et à vrai dire, je n’avais pas la moindre envie de le savoir. Un autre jet d’eau fit alors surface et de loin, m’obligeant à faire un pas de coté pour l’éviter. Mais il fut pacifique et je fus surpris par cette main qui se détacha de l’eau pour aller mettre une mèche derrière mon oreille. Mon regard se fixa alors dessus sans que je puisse lever le bras pour éloigner ton geste, sachant que je ne balayerai que de l’eau sur mon passage.
Je n’avais pas la moindre envie que tu me touches ainsi, surtout pour me frôler ainsi la joue avec un semblant d’affection. C’était un sentiment inutile et totalement humain. Or, nous n’étions plus humains. Ni toi, ni moi. Nous étions tous les deux morts. Dans un éclair de l’orage, j’en oubliais le monde pour déployer mes ailes noires qui se confondaient alors avec le ciel. Certains m’avaient dit que je ressemblais à un ange déchu mais pour moi, le noir de mes ailes ne convenait qu’à mon personnage. Peu d’esprit était pourvu d’ailes aussi fictives que les miens. C’était mon choix.
Dans mon élan, j’avais fait un bond pour me retrouver rapidement près de toi, mais dans ma colère, j’avais tendu les bras et atterrit sur toi en te faisant tomber à terre. J’étais donc à présent sur toi, mes ailes se rétractant petit à petit dans mon dos pour finalement disparaitre dans un volupte de fumée.
Mon regard se fit alors plus dure et mes mains s’étaient resserrer sur tes épaules pour te maintenir à terre. Je savais que tu pouvais m’échapper comme de l’eau mais je voulais garder ce soudain contact que l’on avait à présent. Moi au dessus de toi, l’eau déferlant sur mes cheveux pour atterrir en quelques gouttes sur ton corps.

Mon visage se rapprocha alors dangereusement du tien, mon regard virant dans le tien pour te prévenir. Tu n’avais pas à me toucher de la sorte. Et j’allais bien te le faire comprendre autrement que par un regard. Je n’étais pas forcément en colère pourtant, je ne sentais pas quelque chose bouillonner de l’intérieur. Malgré la vue que j’avais sur toi à présent.

Tu fais un pas en arrière, j’en fais un autre pour te devancer …
Revenir en haut Aller en bas
Némésis
La mort lui colle à la peau
La mort lui colle à la peau
avatar

Féminin
Nombre de messages : 41
Age : 32
Localisation : A sa recherche !
†Humeur : Ambiguë.
Date d'inscription : 24/07/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Eve Adamsberg
† Force Ange/Esprit:
31/100  (31/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Dim 27 Juil - 21:07

[♫]
Stone Sour!


Feu contre Eau, Toi contre Moi, Mal contre Bien. Ce manège revenait toujours au même point. Le cercle vicieux continuait sa course folle. Depuis quand ces 2 entités se battaient elles l’une contre l’autre ? Et qui en avait décidé ainsi ? Préserver ou détruire. Tel était le choix à faire ou que l’on prenait à notre place alors que nous étions encore incapables d’articuler un simple mot. Un monde de paix était-il envisageable ? Ou était-ce encore une de mes nombreuses pensées utopiques qui me masquaient la réalité des faits, à moi, Némésis la naïve ? Avais-tu les mêmes songes ? Je m’interrogeais beaucoup sur ton cas, sur ta vie et ta mort aussi. Où étais tu né, dans quel genre de famille ? Comment avais-tu vécu, ta mort a-t-elle étais douloureuse, et enfin, pourquoi ou pour qui étais-tu revenu hanter cette ville, ses murs et ses habitants. A quoi pensais-tu à cet instant précis, alors que j’étais terrorisée à l’idée de ressentir encore de la souffrance.

Les mèches blanches collaient à ma peau. J’en avais assez de cette sensation désagréable. Alors que je créais une fine couche d’eau au dessus de ma tête qui m’abritait de la pluie poussiéreuse, je t’entendis me donner un sobriquet dont je n’avais jamais été doté. Etonnée, je l’avais doucement répéter comme pour m’habituer au son de chaque syllabes. « Ma belle ». On m’en avait donné des surnoms. De toutes sortes. Mais jamais celui-là. Ni même des qui y ressemblaient de près ou de loin. « Ma belle ». Les lettres résonnaient dans ma tête comme des cloches le feraient dans une cathédrale. Décidemment, tu n’étais pas le seul à dire que la mort m’avais embellie. Ou alors était-ce la sagesse. Qu’importe puisque je n’avais plus le temps d’y réfléchir. Tu avais lancé ta seconde offensive. Tes grandes ailes noires déployées, tu avais bondis vers moi comme un prédateur l’aurait fait sur sa proie. A l’identique de cette dernière, j’étais tombée à la renverse quand tu retombas sur mon corps. J’avais moi aussi effacé mes ailes et c’est donc mon dos qui heurta le solen premier. La collision des deux me coupa subitement la respiration. Je te regardais avec des yeux presque choqués alors qu’une boule bloquait mon arrivée d’air. Un mal de crane survint puis des étoiles devant les yeux. Ma tête tournait et si j’avais été debout, je serais tombé. Mais la libération ne se fit pas attendre plus longtemps, me sauvant en un instant. Bien que je sentais que mais poumons étaient sur le point d’imploser, ils s’emplirent de tout l’air dont j’avais besoin. C’est seulement après une quinte de toux violente que je pris conscience de notre proximité. J’étais très excitée et très apeurée à la fois. Je ne savais plus où donner de la tête. Mais ce contact entre nous me gênait. Et la peur prenait le pas sur l’excitation.

Alors, me fondant avec les flaques alentour -qui ne manquait pas, mon corps se transforma particule par particule et ne fit qu’un avec l’eau insaisissable avant de reprendre consistance angélique un peu plus loin.
Du moins, c’est ce qui était sensé se produire. Mais rien ne se passa. J’avais beau me concentrer, je ne me transformais pas. Et je compris rapidement ce qui nuisait à ma fuite. Une fois encore, c’était toi. Tes mains sur mes épaules. C’était comme si elles aspiraient l’énergie normalement destiné à ma fusion avec l’eau. Alors, lentement, pour encrer en moi toutes tes réactions, j’ai soufflé au creux de ton oreille :




<< - Si tu me devances, ce n’est plus du jeu, c’est de la triche. >>



Simultanément, ma main gauche saisit un de tes poignets et la droite remonta vers ton visage. Je caressait le bout de tes mèches de cheveux quand une goutte provenant de celle-ci s’écrasa sur ma joue.


<< - Mais la triche est faite pour les mauvais garçons, et j’ai crue comprendre que tu en étais un. >>


Mes lèvres ébauchèrent leur premier sourire depuis que le gamin avait quitté la place. Il était fait avec de la compassion, chose que tu détesterais probablement, et c’était bien là mon but, savoir jusqu’à quand tu te retiendrais.

[/font]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://feanaro.forum-actif.net/index.htm
Invité
Invité
avatar


MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   Mar 5 Aoû - 17:40

Je pensais que tu serais plus sage que cela. La peur trahissait aussi tes yeux malgré le visage calme que tu m’as fait paraitre quelques secondes auparavant. Les traits tirés, tu avais les yeux écarquillés face au mouvement brusque que j’avais eu à ton égard. Les anges et les esprits ne déployaient jamais leur pouvoir autrement que de cette façon. Ce n’était point la première fois que je sortais mes ailes, déchirant mon dos d’une brulure fulgurante. Ce n’était pas la première fois non plus que tu dépensais une énergie qui te serait plus utile pour sauver un misérable humain. Tu les avais déployés pour moi en répondant à mon attente muette. Tu l’avais fait pour moi. Tu étais pour moi.
Je sentais pourtant que tu mobilisais tes forces pour te dépêtrer de la situation. Ton aura flottait autour de toi comme un halo doré mais mes mains t’empêchaient de faire quoi que ce soit … cette douce sensation de te sentir prise dans mon piège me fit sourire.

*Dominer … dominer*

Ta main remonta alors soudainement sur mes poignets tout aussi mouillé que le reste de mon corps. Une main chaude qui se voulait chaleureuse. Mais je la sentais brulante. Brulante d’une passion émouvante qui aurait pu faire fléchir tout humain dans ma situation. Ton regard si équivoque me fit sourire sournoisement alors que je comprenais petit à petit ta manière de faire. Pensais-tu vraiment que la compassion me heurterait comme un débutant ?
Je lâchais pourtant une de tes épaules pour repousser ta main qui vaguait sur ma joue. Ce n’était point un jeu si l’on commençait à se toucher physiquement. Trouve autre chose ma belle.


Je ne triche pas … murmurais-je alors que tu t’approchais en même temps près de mon oreille

Grave erreur de ta part, j’avais ton cou à ma disposition. Ma main glissa alors de ton épaule pour effleurer ta nuque si mouillé et pourtant si chaude. Ce n’était pas la première fois que je touchais une belle femme de cette façon. Nous ne savons rien de l’un ni de l’autre. Et quelle importance de toute façon … tu étais un ange, tu as préféré prendre une seconde vie en fuyant la mort. J’étais un esprit errant … qui avait accepté sa mort à quelques conditions.


Les mauvaises filles se laissent toucher plus aisément qu’un enfant … des filles beaucoup trop facile.

Un souffle, un repos. Mon regard s’échoua rapidement sur le tien, plongeant dans tes entrailles pour m’y installer un peu. C’était trop facile … trop simple. Ce n’était pas attrayant. J’avais besoin que tu me parles plus ou que tu agisses plus. Pas d’une façon aussi niaise.

La vie est un jeu sans ligne droite beaucoup trop simple … les courbes et les angles sont plus … attirant.

Je me relevais alors d’un bond, lâchant ta nuque que j’avais alors emprisonné entre mes mains. Mes ailes ne s’étaient pas déployées car je n’avais pas de temps à perdre cette énergie avec toi. Tu étais courageuse de vouloir m’échapper en m’amadouant. Mais tu étais naïve en pensant que je fléchirais sous tes caresses. Je n’en avais point besoin, surtout de toi. Tu n’avais pas conscience de ta condition. Un pas en arrière et j’eus l’impression de te lancer une petite longueur d’avance pour que tu puisses réfléchir. Un regard neutre s'afficha sur mon visage, les gouttes de pluie rabattant mes mèches devant mes yeux sans que tu puisses les voir. Tu ne voyais que mon sourire. Juste cela. Rien de vrai.

*Surprend moi*
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Viens jouer [PV]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Viens jouer [PV]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Viens jouer avec moi ~
» Viens jouer avec moi petite souris.
» Viens jouer avec moi ~ ?
» Viens, on va jouer à casse-bonbon ! | PV Ironie Funeste |
» VIENS-DANS-MON-CHÂTEAU ? qui sera le prochain à poster?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nemausus :: . [Banlieues] :: . Les Rues Adjacentes-
Sauter vers: