Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]

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May
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MessageSujet: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Lun 18 Aoû - 20:43

    Si l’église avait sonné son glas à 3h du matin, May avait plutôt décidé de s’y rendre un quart d’heure après, désireuse de savoir si les rumeurs les plus religieuses étaient bien vraies. Une volonté divine pourrait-elle l’empêcher de rentrer dans un lieu aussi saint ? Les cloches allaient-elles lui tomber sur la tête pour la punir de son pécher ?
    May n’avait jamais été très croyante … aucune fille de la maison de passe ne l’était aussi et de toute façon, ca ne servait à rien d’aller pécher tous les jours après leur ébats sexuels de la veille. Elle avait toujours pensé que les humains l’avaient créé pour pouvoir se reposer autre part que sur eux-mêmes. Un certain manque de confiance. Et lorsque l’homme commettait des pécher, il allait se faire pardonner par des paroles, pensant avoir totalement éradiqué ses actes. La jeune femme n’en avait pas besoin … elle assumait parfaitement ses actes et en rien elle ne les regrettait.

    Dans une nuit aussi sombre qu’un tableau noir, May releva son menton pour percher son regard sur la cloche. Imposante et servant sa ville depuis plusieurs décennies, elle reflétait faiblement les rayons de la lune naissante. Un sourire jaune s’encra sur ses lèvres alors que le vent épousa sa nuque pour soulever ses cheveux. De loin, on aurait pu la confondre avec une jeune sorcière voulant posséder l’église de manière peu évangélique. Mais le visage de la jeune femme restait irrémédiablement doux et fins. Et pourtant, ce n’était qu’une simple façade banale face à son esprit beaucoup trop déranger, comme la plupart des esprits. Ses pieds nus s’amusèrent alors à sauter sur les nombreuses marches qui menaient aux portes de l’église s’ouvrant sur son passage. Tournoyant à l’entrée comme une petite fille dans une fête foraine, elle éclata d’un rire froid en voyant les différents constituants de l’église.
    Ses poutres en bois, ses chaises en bois, sa nef en bois … tout pouvait bruler ici. Tout. Même la cabine du père dans le coin … Attirée par les flammes des bougies sur le point de s’éteindre, May avança près des cierges dressés devant une statue. Son sourire n’avait pas quitté ses lèvres et bien au contraire, il continuait de s’accroitre au fur et à mesure que les secondes passaient. Si elle avait été encore humaine, elle aurait pu entendre son cœur battre très fort … très fort au point de résonner dans ce lieu plein de consonance. Elle n’avait jamais trouvé l’intérêt d’une église et pourtant, elle commençait à s’amuser maintenant.

    Elle commença alors à courir aussi vite qu’elle pouvait partout dans la nef, bousculant chaises et cierges qui tombèrent rapidement sur le marbre. Croisant une autre cabine de prête, elle s’y engouffra sans scrupule en mimant une pauvre fille naïve.


    Père pardonnez moi, j’ai refusé de suivre le droit chemin en préférant m’amuser dans la mort … ayez pitié, pauvres pécheurs

    Un rire résonna presque immédiatement alors qu’elle s’amusait à changer le ton de sa voix.

    Partez le cœur pur ma fille, vous êtes pardonnez d’être aussi mesquine

    Un autre tour plus tard, May prenait toutes les fleurs des vases pour les décortiquer et en jeter les pétales tout autour d’elle. Personne ne savait alors à l’instant la démence qui semblait la posséder. Elle, elle le savait ... elle savait pertinemment ce qui se passait. Elle commençait à comprendre que la mort lui apportait une délivrance suprême. Ses anges étaient bien bêtes de se priver d’une telle liberté … Elle s’arrêta alors de tournoyer sur elle-même, levant le regard au plafond. Elle remarqua alors que des dessins avaient été peints dessus, la plupart représentant des anges ou des cupidons. Ou plutôt des anges visant à protéger d’autres personnes … sûrement les humains.

    Et si un ange venait à tomber du plafond, comment allait-elle réagir ? Après tout, elle savait pertinemment que l’église était le premier lieu où les anges se rendaient. Peut-être comme un lieu de recueil où ils trouvaient réponse à leur question. Mais peut-être que ce n’était pas si automatique que cela. Elle s’imagina alors un ange, pendu au plafond par les plier et ses ailes repliés sur lui comme une vulgaire chauve souris. Et pourtant, contre toute attente, elle sentit que l’ange en question était loin d’être pendu au plafond. Abaissant son visage pour le tenir droit, le regard de May s’attarda doucement devant elle, sentant une chaleur inconnue la consumer calmement. Les esprits et les anges étaient l’exact opposé. Ils pouvaient facilement s’entretuer par une simple présence.
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Gabryël


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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Mar 19 Aoû - 17:59

| HJ : Post de piètre qualité, je m'en excuse. Ca fait un moment que je n'ai plus RP avec Gabryël et ce personnage m'échappe encore un tout petit peu... Je me ratrapperai sans doute sur le prochain. |


Un. Deux. Trois. Puis y en a derrière aussi. Gabryël fronça les sourcils et se pencha sur le côté, pieds joints marbrés dans le sol. Ce ne sont que des petites. Il faudrait faire le tour pour les voir. Passer par les jardins minutieusement entretenus bien que le temps n'y soit que très peu favorables, escalader la clôture de Mr. Jean qui ne veut plus qu'on confonde son terrain avec celui de l'église. Qu'elle idée de vivre à côté d'une bâtisse pareille, aussi ! Fallait être givré du coco. Ne faut-il point se plaindre par la suite du bruit des cloches. Pinçant les lèvres, l'ange se balança d'avant en arrière, droit comme un piquet devant les grandes portes le séparant du lieu. La plus grande cloche, elle, ne se cachait pas. Il était persuadé qu'on parvenait très bien à la voir des quatre côtés de l'église, tout comme un aigle ne la louperait pas à quelques mètres d'altitude. Au métal affaiblie par le temps, elle n'en restait pas moins majestueuse, là, au milieu de toutes les autres qui, dans un état parfait, tentaient de faire briller leurs cuirasses pour surpasser leur centre.

Ce qui l'amenait là ce jour-ci ? Gabryël n'en savait encore rien. Il était tôt. Ou plutôt tard. 3 heures et demi du matin. C'est tôt ou tard ? Plissant les paupières, l'ange fit mine de réfléchir un instant, deux doigts de sa main droite venant titiller un bouc imaginaire au bout de son menton. Qu'importait. Toujours en était-il qu'il ne connaissait pas la raison de sa subite envie de revenir à son point de départ. La dernière fois qu'il avait mis un pied ici... était le jour même de sa rencontre avec son protégé. Depuis, il n'y était plus retourné. Ni même pour chercher ses affaires, ni même pour régler le compte de ses maudites cloches ! Et Dieu sait (*Hein mon pote !*) qu'il aurait pourtant été capable de les mettre à terre, les poings brandis tels un valeureux combattant.

Serrant les dents, Gabryël frappa à plusieurs reprises le sol de son pied gauche, avec une frénésie telle que sa folie en fut presque jalouse. Trêve de bavarderies collectives à lui tout seul, il se devait de savoir reprendre son sérieux lorsqu'il était tout seul. L'image donnée ne devait pas empiéter sur ce qu'il était réellement. Hochant la tête avec un sourire con pour se persuader de cette dernière pensée, il fini son geste machinale en se frappant le front de la paume de sa main. Décidément... il y avait beaucoup de travail à fournir.

Quelques gouttes de pluie achevèrent son hésitation et poussèrent ses pas jusqu'aux grandes portes qui s'écartèrent devant lui dans un ancestral grincement. Et c'est brutalement qu'un coup de stupeur fut porté à sa poitrine, le faisant tituber un instant en arrière. Une aura forte et insupportablement mauvaise vint chatouiller, taquiner ses narines alors que, encore sous le choc, Gabryël dû serrer les poings contre lui pour rester droit et ne pas sentir ses genoux fléchir. Les yeux arrondis, il eut du mal à se rendre compte de la présence de cet esprit qui dansait sous la nef en bois... Non. Il cherchait encore l'odeur familière qu'il avait tant attendu, l'odeur de calme et de pureté, désagréablement spirituelle, mais incroyablement reposante... tel un enfant qui ne voulait abandonner son désir en chemin. Au lieu de ça... tout ce qu'il avait trouvé était du noir, du feu et du brûlé, des souvenirs malsains flottant dans ce lieu qui ne demandait qu'à chasser cet être impure de son sein.


CA SENT LE MACRAME ! Hurla-t-il soudainement, surpris lui même de ses mots envolés tout seul, tel un énervement enfantin trop longtemps retenu.

Accompagnant cet indignement d'un coup de pieds dans le sol, Gabryël s'avança de quelques pas le long de l'allée séparant les bancs de pierre. C'est d'un regard vide qu'il considéra enfin l'esprit devant lui, ignorant cette façon qu'avait son regard de brûler calmement des parcelles de son corps pourtant inerte. Un regard clair pour un esprit aussi sombre. Comment était cette femme avant sa mort ? Avait-elle les cheveux aussi longs ? Portaient-elles des tenues aussi indécentes ? Se moquaient-elles autant de lieu que, même sans croyance, l'on se devait de respecter ? Ca l'amusait toujours, lui, de se demander un peu ce qu'était tel ou tel personne indésirable avant leur mort. On pouvait les imaginer avec un bec de canard et des plumes de poule.


- Je savais que les esprits étaient idiots. On me l'a souvent compté là haut, poursuivit-il sur un ton calme, quoi que trahissant une naïveté enfantine. Sont marrants sur les esprits ! Ils ont plein de blagues là dessus... aha ! Ca me fait penser à celle d'un esprit qui rentre dans une taverne et qui... aha ! Qui veut prendre l'âme d'un humain et qui... ahaha ! Se fait lamentablement avoir par l'humain qui au lieu d'écrire âme sur le contrat, écrit âne...t'imagine sa tête lorsqu'il reçoit un âne ! Ahaha! Paraît que vous savez pas lire. Tu sais lire, toi ? On dirait pas, tes yeux sont surement trop clairs pour ça. Tu dois pas voir grand chose. Quoi que Mathys a presque les même que toi. Lui, il sait lire. Tu me diras, il a pas trop le choix non plus... Bon, qu'est-ce que je disais ? Ah oui ! Le macramé... non ! J'étais déjà plus loin... Ah oui, je disais que je savais que les esprits étaient idiots. Mais a ce point là, ça me surprend. Faut être sacrément désespéré intérieurement pour saccager un lieu pareil... De croyance ou non, le respect est de rigueur lorsqu'on sait qu'il l'impose à d'autre. Surtout que, autant que je sache... C'est Ta faute si ce lieu t'indigne.

Gabryël haussa un sourcil en constatant que son souffle ne lui manquait pas, lui qui manquait pourtant à chaque fois de s'étouffer après ces tyrades. Titillant un instant son nez du bout des doigts pour vérifier son fonctionnement, il fini par hausser les épaules et s'adosser sur un banc. Ou plutôt à côté... Perdant son équilibre, il agita ses bras dans tous les sens pour ne pas chuter en arrière.. ce qui servit à quelque chose pour une fois. Remontant sur ses pieds flageolant sous sa maladresse, Gabryël soupira avant de se décaler d'un pas pour s'adosser correctement contre un banc de pierre.
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May
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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Mar 19 Aoû - 23:19

|hj : Vous plaisantez très cher ? J’apprécie beaucoup la tirade … vous en dites beaucoup =)
Mais pourquoi est-ce écrit en si petit ? |


CA SENT LE MACRAME ! (cramé ?)

Cette voix raisonna dans tous les recoins de l’église, jusqu’à faire vibrer la dalle froide où ses pieds nus étaient posées. Une voix plutôt forte qui traduisait d’un esprit sans gène. Ou plutôt d’un âge sans gène en l’occurrence. De toute façon, cette présence ne pouvait venir que de lui. Elle sentit désagréablement cette vague de chaleur l’atteindre et elle s’efforça de ne pas reculer face à ce poids. May n’avait jamais grandement apprécié cette chaleur, cette sensation qui atteignait les sentiments d’une façon beaucoup trop profonde. Pourtant elle resta sur place, les pétales de roses s’envolant encore autour d’elle tandis que ses pupilles reflétaient l’ange qui s’approchaient d’elle.

Elle n’avait pas encore vu d’ange depuis son retour … elle s’était contenté d’être seule depuis quelques jours et d’aller jouer un peu des humains sans défense particulière. Il semblait alors que la partie ne venait que de commencer. Maintenant qu’un ange se montrait à ses yeux sans aucune pudeur, May pouvait s’amuser … à sa façon. Pour survivre dans la mort, elle devait faire face à l’ange. Son nom l’importait autant que son aspect physique. Elle ne ressentait que son cœur qui battait de loin. Ou peut-être n’était-ce qu’une autre illusion de la mort. L’ange aux cheveux aussi blanc que la neige s’approcha alors d’un banc devant elle, tout en se dévoilant à la lumière d’une lune se trahissant à travers les vitraux. Elle voyait qu’il la détaillait presque impunément et son regard brulant de question. Elle ne sut pourtant pas à quoi il pensait … l’important est qu’il pensait à elle et c’était déjà un bon point … il était hors de question qu’on l’ignora maintenant que l’ange était là. Elle ne sut pourquoi un sourire s’afficha sur ses lèvres au même moment … elle se sentit presque flatté d’être le centre d’une attention tout particulière …

Mais contre toute attente, il la traita d’idiote et d’illettré dans la même phrase. Ou plutôt une très longue phrase qu’elle eut au début du mal à comprendre. Loin d’être pourtant blonde, elle se demandait surtout s’il s’agissait d’une ruse pour gagner du temps sur un sujet ignoré ou s’il était vraiment un peu givré des cocos. (copyright Gabryël) Haussant un sourcil et finissant même par croiser des pieds sur cette petite dalle, lorsqu’il lui colla sur le front l’étiquette d’une asociale psychopathe, qui pour se venger d’une église, venait la proférer sans impunité.
Peut-être que les anges s’attachaient vraiment à ce lieu finalement … c’était plutôt intéressant à savoir. Communiquaient-ils avec des puissances supérieures via ce chemin ? Très intéressant à savoir pour la suite … cela serait un bon moyen de leur couper les vivres un jour. C’est alors que la jeune fille décroisa ses membres tout en accordant un doux regard à l’ange. S’il voulait qu’elle soit plus présentable dans ce lieu de culte, soit …

Une fumée de nuage noir enveloppa alors sa taille durant quelques secondes avant de donner naissance à une longue robe noire qui cachait aussi ses pieds. Un léger shale tout aussi sombre lui caressa le cou pour s’enrouler autour de lui, de sorte que May ressemble à une des filles les plus dignes de la région.


Cela te plait, mon Ange ?

Car s’il voulait qu’elle change ce simple détail, elle accepterait rien que pour lui. Pourquoi ? C’était peut-être une ruse comme toutes les autres. Un détail parmi tant d’autres. Aussi, la jeune femme s’approcha de lui en même temps qu’il essayait de prendre place sur le banc sans perdre pied. Pourtant, il préféra s’adosser à une des pierres pour ne pas avoir à se prendre une des dalles sur la figure, par pur mégarde.
Cet ange lui semblait mystérieux à ses yeux … était-ce pas son coté bavard, ou son coté maladroit très développé et indiscret. May se demandait toujours s’il s’agissait d’une ruse aussi … entre ange et esprit, la malinerie était mise à l’épreuve pour berner l’autre.


Si moi je suis idiote, Tu l’es aussi … Tu es tout aussi mort que moi

May avançait vers lui tout en sentant à nouveau ses vagues de chaleurs la heurter à chaque mouvement. Il était pourtant hors de question qu’elle s’arrête en si bon chemin, aussi commença-t-elle à se protéger d’une manière des plus mauvaises.


Mathys … intéressant … il s’est sûrement lire et encore très bien écrire mais je suis sure qu’il ne sait pas encore se protéger contre ce qu’il ignore … Que fais-tu ici loin de lui dis moi … ? N’es-tu pas inquiet qu’un des miens viennent lui rendre visite pour lui enlever plus qu’il n’a déjà perdu ? Il ne sait pas crier … quel dommage, il ne peut pas t’appeler …


Un léger sourire s’afficha à nouveau sur ses lèvres. Ce fut comme si May était atteinte d’une double personnalité : celle d’une jolie femme fragile et douce sur son visage alors que celle qui entretenait son âme était tout autre … Au bout de quelques pas, elle s’arrêta pourtant en laissant retomber les dernières pétales de roses derrière elle. Une rose blanche dans la main, elle en brula presque la tige avant de la lancer subitement aux pieds de l’ange, situé encore à quelques mètres d’elle. May n’osa point s’aventurer plus près, ne sachant comment réagir si leur aura se rencontrait.
La mobilité et la sérénité physique de l’ange semblait légèrement la stresser … pourquoi parlait-il autant tout en restant aussi calme d’un piquet ?
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Mathys Worrenoff
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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Sam 23 Aoû - 22:26

Un vent frais s’était engouffré dans la petite maison de Worrenoff, obligeant l’occupant à se couvrir d’une couverture supplémentaire pour ne pas avoir les pieds gelés au réveil. Mathys n’aimait pas avoir froid, le froid l’empêchait de dormir, le froid l’empêchait de respirer chaleureusement. Le froid lui faisait claquer les dents, le froid lui donnait mal à la tête … le froid l’empêchait d’écrire.
Il se réveilla alors en sursaut en se rendant compte du changement qu’il y avait eu dans la pièce. Il n’avait jamais fait aussi froid avant et ce n’était surement pas un changement de temps qui avait provoqué cette différence. Ses yeux scrutant la pénombre, il posa un pied à terre dans l’intention de se lever. Pourtant, sa couverture enroulée au niveau de ses cuisses l’empêcha d’effectuer le moindre mouvement et il dut se rassoir en catastrophe pour ne pas avoir à tomber de … haut.
Il se rendit alors compte de l’absence de Gabryël près de lui. Pourtant, il semblait qu’il était à coté de lui lorsqu’ils avaient fini par s’endormir. Egal à sa folie, l’ange avait sauté sur ses pieds lorsqu’il s’était rendu compte qu’il devait dormir avec son protégé pour ne pas avoir à dormir dans la poussière. Mathys lui avait alors gentiment proposé de prendre le lit mais Gabryël en avait décidé autrement, intiment au jeune homme d’aller se coucher immédiatement, sous peine d’avoir une berceuse comme dernière réflexion.

Où était-il ? Se dépêtrant de ses maudites couvertures, Mathys put enfin se lever en cherchant hâtivement un gros pull en laine pour l’enfiler rapidement. Il avait froid et il était sur que ce n’était pas seulement l’absence de son ange qui le mettait dans ses états. Oui, il devait surement avoir attrapé froid en passant son après midi dans l’écurie, à essayer de comprendre la situation. Où était-il ? Mathys posa alors son poing droit sur le mur et se mit à toquer dessus comme pour une porte. Il espérait que Gabryël sortirait d’on ne sait où pour ne pas l’inquiéter davantage. Après tout, comment pouvait-il l’appeler ? Cela aurait été beaucoup trop facile de pouvoir penser à son prénom pour qu’il puisse venir chez lui d’un clin d’œil.

*Gabryël* essaya-t-il pourtant

C’était décidément beaucoup trop facile… car sinon, la barrière de la muet-attitude serait facilement franchissable. Se chaussant rapidement tout en prenant son calepin et les clés, Mathys se retrouva rapidement au bord de sa ruelle. Le peuple semblait être endormi et le jeune homme se traita d’idiot de ne pas avoir vu l’heure avant de sortir. Mais comme pour le répondre, la cloche de l’église lui répondit qu’il était 3h. Elle n’était pas si loin de chez lui …
C’est donc sans savoir pourquoi que Mathys tourna des talons pour se rendre là bas. Son regard coulissa le long de sa tour au fur et à mesure qu’il s’approchait et que les maisons dévoilaient ses formes. La lune se cachait derrière, comme si elle voulait jouer avec Mathys et ce dernier eut un maigre sourire tout le long de sa progression. Il se rendait compte que plus il marchait, plus il regagnait en chaleur. Il se persuadait ainsi qu’il s’agissait juste d’un manque d’activité et non qu’il venait de trouver comment rejoindre son ange sans avoir à l’appeler lui-même. Il ne croyait pas forcément que la distance entre l’ange et son protégé puisse avoir un quelconque effet sur une des deux personnes par la suite.
Ce fut bien quelques minutes plus tard que Mathys entra dans l’église dont la porte était ouverte. Etrange … après tout, les portes n’étaient jamais fermées à clés mais personne n’avait la décence de les laisser ouverte pour laisser le vent s’engouffrer dans l’édifice. Mathys eut alors l’impression d’avoir à la fois chaud et froid. Cette désagréable sensation d’être prit entre deux feux ou tout simplement d’être instable. Il avait chaud et il avait froid. Il semblait être serein à l’idée de comprendre que Gabryël était ici mais à la fois anxieux de savoir pourquoi le froid était là. Le Froid … ou était-ce ce que son ange lui avait expliqué ? Ses créatures qui avaient refusées la mort … ses esprits qui se nourrissaient de la peur ?

Mathys vit pourtant une silhouette familière se profiler au loin. Les rayons de la lune s’infiltraient par les vitraux, rendant la scène aussi coloré que possible. Mais il avait froid … il avait encore plus froid que jamais tant et si bien que ses doigts commencèrent à trembler. Il voyait Gabryël mais n’avait pas encore fait attention à la jeune femme qui l’accompagnait jusqu’à ce qu’il la voit balancer une rose épineuse à ses pieds. Mathys était encore loin, mais il pouvait presque sentir que le froid et le mal émanait d’elle … elle semblait aussi belle de loin mais pour le moment, il n’avait que faire de sa beauté … Gabryël quant à lui était affalé sur une des colonnes, observant la jeune fille.
Se connaissaient-ils ? Qu’avaient-ils comme lien pour qu’il la rejoigne dans une église à cette heure là ?

A peine avait-il eu le temps de se poser ses questions qu’une main se renferma sur sa bouche, l’empêchant de parler. Mathys tenta de lui écraser les pieds pour lui faire lâcher prise, tout en se disant que la personne était beaucoup trop sotte pour comprendre qu’il ne parlait pas. Cette main commençait pourtant à lui bruler les lèvres et il se débattu comme il put avant de mordre la main de son agresseur pour s’échapper. N’ayant plus aucun regard en arrière, il courut à toute vitesse vers Gabryël, le regard en alerte en ressentant encore cette étrange sensation de froid l’engloutir. Cette main sur sa bouche lui avait refroidit des lèvres qui ne laisseraient jamais plus échapper un son.
Et cette femme semblait avoir le même pouvoir.

Se posant à ses cotés, Mathys releva la main pour lui signifier qu’il y avait 2 autres personnes dans l’église, un geste qui aurait pu être très hippie pour notre époque. Derrière son regard beaucoup trop innocent face à la situation, Mathys cachait son soulagement d’avoir retrouver Gabryël et cette vague de chaleur, même si l’église, cette jeune femme et surement le grand jeune homme derrière les colonnes lui donnaient envie de partir. Il sentait que ses deux jeunes gens ne voulaient rien de bien et leur regard aux reflets rouges s’en sentaient.


|j’ai intégré un autre esprit fictif que l’on peut jouer tous les trois à tour de rôle si vous le souhaitez|
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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Dim 24 Aoû - 0:16

Pas très stable, les bancs de cette église. Gabryël fronça un sourcil, glissa sa langue entre ses dents et trémoussa ses fesses contre le bord du banc sur lequel il s'était appuyé. Un petit grincement ancien, menaçant et grognant vint lui chatouiller le ventre. Pouffant de rire dans sa barbe, son attention complètement détournée de l'esprit qui l'étouffait pourtant, il s'imagina alors un religieux s'installer ici et valser au dessus de l'instabilité du meuble de bois et de pierre. Si tellement ça pouvait être un moine guérisseur. Avec leur robe tellement longue qu'on a envie de tenir le bout et de chanter une chanson de mariage, ce serait grandiose ! Peut-être verrait-on alors leur chaussure dépasser... sont-elles blanches elle aussi ? Ou peut-être noires ! Quelle ironie. Ca ne l'étonnerait même pas du ciel ! Fallait dire que c'était de gros blagueurs là haut.

Une odeur de macramé plus loin et le revoilà le nez penché de côté pour mieux regarder l'esprit se métamorphoser. Métamorphoser... pas comme une chenille le ferait non ! Vous avez déjà vu une chenille mettre une robe noire, vous ? Gabryël plissa les yeux et rehaussa le menton. Alors c'était donc vrai. L'on avait pourvu ces gens là de pouvoir de la même façon que lui... En quel honneur ? N'étaient-ils pas que des âmes en peine ? Âme... un mot dont ils avaient dû perdre le 'm' depuis longtemps. Observant ce long châle glisser le long de son corps pour s'arrêter au niveau de sa fine taille, l'ange eut un sourire de travers lorsqu'elle fit un pas en sa direction, des pétales de roses traçant son chemin. Alors, c'est qui la blanche colombe pour une fois ? Une princesse crapaud, que c'est mignon... Pinçant les lèvres, Gabryël recula d'un pas et se hissa sur le dossier du banc, à califourchon dessus. Ou plutôt au-dessus. S'amusant de sa puissance, il flottait à un centimètre à peine du bois pointu qui menaçait vivement un bijou important à son égard.


J'aurai plutôt songé à une cape montante, moi... ca cacherait un peu le haut. J'dis pas que t'as pas une belle poitrine, hein ! T'y méprend pas ! ... quoi que je pourrais le faire. Reprit-il d'une voix claire et fine, presque enfantine, contrastant avec l'air sérieux dont son visage s'imprégnait progressivement. Mais c'est pas avec ça que le joli prince que je suis acceptera d'embrasser la sorcière que tu es pour la purger de son innocence... Uhu !

C'était amusant de jouer avec le feu, surtout lorsqu'il lui semblait aussi étrange que ne l'était celui qui hésitait entre attaquer de ses braises ou séduire de ses flammes. Etrange... pas forcément parce que ce n'était pas ce qu'il imaginait être réellement un esprit. Mais plutôt par rapport à cet aura qui venait titiller un peu le sien pour tenter de le faire reculer afin qu'il puisse lui même avancer. La peur de se croiser ? Lui aussi l'aurait sûrement eu s'il avait tenté un pas. Qui pouvait savoir ce que cela donnerait ? Lui qui avait cet impression de brûler de la tête aux pieds... C'était marrant ! Suffisait d'imaginer des chatouillis.

* Ca roule, uh cocotte. *

Ouvrant un oeil plus grand que l'autre, Gabryël eut un hoquet de stupeur fabriqué de toute pièce. Déposant sur le bout de ses lèvres blanches des doigts longs et fins, il ouvrit grand la bouche pour répondre sur ton soutenu de petits gestes frénétiques de l'épaule :

- Je suis mort !? Oh ! ... tu es sûre ? Pourtant je me sens bien !

Mais bien qu'il aurait voulu continuer sa tirade, Gabryël se tut en sentant le changement d'atmosphère venir lui titiller la plante des pieds. Une vague de froid vint se mélanger au chaud qui lui comprimait la gorge, et il sut alors que ce soir ne tournerait pas autant à la plaisanterie qu'il ne le souhaitait. A peine eut-il le temps de sentir la présence lointaine de son protégé que son coeur fit un bond au nouvelle parole de l'esprit... Plissant les yeux, il n'en perdit pas moins son calme et répondit sur un ton plus posé que précédemment.

- Si Mathys ne sait pas parler, il sait sûrement mieux penser que toi... répondit-il d'un air distrait, son oreille tendue vers les portes grandes ouvertes. Mathys oserait-il vraiment y mettre un pied ? Ne sentirait pas l'odeur infecte qui se dégageait d'un mélange de deux auras formellement opposés ? Je ne crains rien pour lui. Le problème avec vous, poulets rôtis, c'est que vous ne voyez que ceux que vous voulez voir ! Un peu comme un faucon qui ne voit que sa proie... sans observer sa force et sa ruse. C'est con, hein ? S'peut-être pour ça qu'on vous prend pas au sérieux... faudrait y réfléchir. Sérieusement, hein !

La rose, symbole de l'amour, symbole de la passion... Symbole de la fragilité, symbole de la force. Gabryël tendit instinctivement la main en avant pour tenter de ratrapper ce qu'il en était. Elle avait dû être si belle, il ne fallait pas qu'elle atteigne ce sol sale après avoir affronté des mains aussi impures ! Manquant de chuter en avant, c'est un poing vide qu'il resserra, son regard tournant instinctivement vers les bruits de pas résonnant un peu trop brutalement à ses oreilles.

Mathys...

Et c'est un réel combat qui s'enchaîna dans sa tête, maintenant son corps inerte et incapable du moindre mouvement... Sa folie rencontra sa raison ; sa raison heurta sa folie. Ce n'était pas prévu. Il ne devait pas le protéger aussitôt. Comment pouvait-il le faire ? Ce serait montrer une autre image de lui, défaillir... avouer qu'il accepte sa mission dans un lieu qu'il aurait tout fait pour ne pas tenir au courant. Ce serait montrer une affection pour ce personnage... qui lui semblait tellement innocent, là, à courir à ses côtés comme s'il avait ressenti la demande qu'il lui envoyait, certes muettement, mais avec une violence inexpliquée. Reviens vers moi Mathys... Jamais je n'aurai du te quitter... Et la folie disparu de son visage lorsqu'il se releva pour pousser son protégé désorienté derrière lui, entre deux rangées de banc, alors qu'il ne pouvait qu'aviser l'indésirable : une ombre, droite et rigide juste dans l'embrasure de la porte.


- Alors c'est ainsi que l'on fonctionne. Dans l'ombre d'un souvenir impure... Que c'est intéressant. Finalement, y aurait d'autres blagues à inventer sur vous ! Ce serait drôle... Allez, on se serre la main et... enfin pas la main, imaginez qu'on s'la brûle. Mais... on s'envoit de gros poutoux de loin et on invente un tas de blague ! Sur les anges aussi, je m'en fiche moi... Imaginez le truc ! Un champ de blé, un ange qui se promène à côté et... ohoho, tout doux ! s' exclama-t-il en voyant le deuxième esprit s'avancer à la suite de Mathys, d'un pas calme, le visage toujours caché par la pénombre. Faut travailler son sens de l'humour...

Comment réussissait-il à ne pas faire trembler ses mains à cet instant là, lui même ne le savait pas. Comme il ne savait plus ce qu'il devait faire. Dire qu'il venait à peine de rencontrer Mathys... et qu'il mettait déjà sa vie en danger. Peut-être n'était-ce pas aussi facile d'être ange gardien... du moins, pas autant qu'il ne le songeait. Voulait-il vraiment dépendre de la personne dissimulée derrière lui ? Voulait-il vraiment mettre sa vie entre ses mains et prenne la sienne entre ses ailes ? Avait-il encore le choix ? Son coeur ne battait sûrement pas aussi vite pour lui-même... lui qui ne pouvait pas mourir de leurs mains qu'il imaginait noires... Mathys, reste bien derrière moi.

- Mathys... chuchota-t-il d'une voix douce, qu'on ne lui connaissait pas. Ne bouge pas d'accord... reste derrière moi.

Si seulement il avait su abandonner sa folie plus tôt pour savoir, comme cette esprit l'a deviné, que sa place aurait été de rester près de lui... de lui offrir la chaleur qu'il ne sentait plus. Gabryël fronça les sourcils. Depuis quand les « et si » menaçait son esprit de perdre son sens ? Souriant de travers, il eut tout juste le temps de reprendre contenance que déjà l'esprit semblait trop proche de lui pour que son aura ne vienne pas percuter le sien. Douteux de sa capacité à résister à une approche pareille, l'ange agrandit son sourire et attendit le dernier moment pour fermer les yeux... Croisant les bras sur sa poitrine alors qu'un halo bleuâtre vint l'entourer, déteignant vers le blanc lorsqu'il effleurait tout juste sa peau, Gabryël sentit une douleur se propager le long de sa colonne vertébrale. Sa mâchoire se crispa et ses poings se fermèrent. Dire qu'il aurait voulu n'avoir jamais à le faire... juste pour se sentir encore un peu vivant quelque part. Mais déjà, à peine eut-il le temps de sentir un désagréable coup frapper son coeur, tant qu'il eut l'impression qu'il allait se déchirer de sa poitrine, de petites traces blanches vinrent se dessiner sur sa peau pourtant déjà pâle... des traces qui grandirent, déchirèrent sa chemise au passé éternellement propre et se développèrent si rapidement qu'il eut du mal à accepter qu'une soudaine légèreté vienne remplacer la douleur ressentie. Une légèreté... pourtant insaisissable. Un sentiment inconnu, inestimé qui l'envahit comme une drogue aurait envahit ses veines noires... Restant un moment sur place, stoïque, alors qu'il identifiait un sentiment qui lui fit tourner un instant la tête, Gabryël reprit rapidement ses esprits (pan pan !) en se rappelant la situation dans laquelle lui... lui et son protégé se trouvaient.

- Quand j'y pense... je vous ai toujours traité de poulets... mais c'est moi qui ai des ailes ! S'exclama-t-il soudainement en riant. Poulet moi même...

Et sans prévenir, sans même reprendre son souffle, il se retourna et se positionna derrière Mathys, fermant les yeux pour achever son sort. Ses ailes sortirent alors complètement, se dépliant presque au ralentie... comme si elles avaient avant toutes choses voulues prévenir de leur somptuosité. Grandes, elles brillaient d'un halo bleuâtre indéfinissablement beau, comme conté dans les romans de fantaisie alors que leurs plumes, fines et blanches, se voyaient une fois correctement arrangée, une fois en désordre... Les agitant un instant, cisaillant l'air de leurs finesses, le regard brillant, Gabryël reprit alors confiance et enserra, enveloppa son protégé de cette Douceur que lui même pouvait sentir et ressentir. Mathys la sentirait lui aussi ? Serait-il aussi touché qu'il ne l'était par cet acte qu'il n'aurait jamais cru pouvoir accomplir avant qu'on ne lui raconte qu'il était bel et bien mort ?

- Qui m'aime me suive !

L'halo glissa, se faufila entre les plumes, traversa sa peau froide et vint entourer d'une chaleur étrangère le corps serré contre sa poitrine. Et lentement, comme s'il voulait marquer ce geste... l'ange s'élança.

Edit Mathys :+1 point pour l'envol majestueux !
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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Dim 24 Aoû - 14:38

Un bruit s’est fait entendre plus loin alors qu’un murmure des plus bas retentissait dans ses oreilles comme un sombre gong. May ne savait point si l’ange devant elle avait remarqué qu’un autre esprit s’était joint à elle. Elle ne le connaissait pas moins mais elle semblait ravie de remarquer qu’un petit rassemblement pouvait attirer ses semblables. Peut-être était-ce juste l’église, peut-être était-ce celle de l’ange … peut-être celle de l’humain qu’elle venait de sentir au loin. Son attention fut alors concentrer sur cette petite tache brune qu’elle sentait à travers les colonnes. Mais elle sentit aussi l’autre esprit s’approcher de lui à pas de loup et un sourire mauvais s’étira sur ses lèvres. Reposant enfin son attention sur l’ange en question, elle fut surprise de voir de tels mots raisonner dans l’église.

Joli prince ? Je ne sais pas … mais je me plais comme cela.

Il semblerait que cet ange soit même un peu trop bavard pour elle. Mais ne sachant toujours pas s’il s’agissait d’une ruse pour gagner du temps, May décida de rentrer dans son jeu en se posant à quelques mètres de lui. Alors qu’il prenait place sur le banc pour y flotter à quelques centimètres, elle eut le loisir de mesurer cette petite force d’ange qu’il avait en lui … ce calme apparent et cette puissance qu’il cachait encore entre ses doigts. Elle devait se l’approprier.
Animée par l’envie, May ne cessait de fixer ses mains qui s’agitaient au fur et à mesure qu’il parlait.


Tu te sens vraiment bien en étant mort ? Tu te sens aussi vivant et aussi dépendant qu’avant … je comprend … ce doit être tellement bien de devoir vivre avec un humain pour être à son service … quelle liberté …

Mais il semblait que l’ange avait aussi remarqué la présence d’un humain dans les parages. Mais son changement d’attitude se vit surtout dans son regard, dans les sons sourds des battements de son cœur. Les anges étaient peut-être morts mais ils avaient été dotés d’un semblant de cœur, contrairement aux esprits. May observa cette attitude en tournant légèrement son visage, comme un chat très curieux. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu’elle comprit que Mathys était dans les lieux.
L’assurance de l’ange prit alors presque un coup, ce qui l’encouragea à faire un pas de plus vers lui, sentant que son aura ne semblait pas aussi agressive qu’il y a quelques minutes.
L’ange, loin de vouloir paraitre perturbé par le mouvement de son protégé beaucoup plus loin, commença à prendre sa défense. Cette attitude la fit rire.


Tu ne crains vraiment pas pour lui ? Les humains sont tous naïfs et sont animés que par leur curiosité … cette curiosité les perds, comme tu pourrais perdre ton protégé à chaque moment où tu restes trop loin de lui …

L’autre esprit s’était rapproché de Mathys tandis que May abordait un sourire franc dans toute sa méchanceté. Pourtant, l’humain lui échappa comme un débutant et la jeune femme grogna en voulant faire un geste vers le jeune muet qui courrait vers l’ange. Elle aurait pu l’intercepté sans peine mais elle avait soudainement envie de voir comment réagissait l’ange …
Il semblait avoir une attitude beaucoup plus protectrice soudainement … comme s’il venait de perdre sa folie face à la situation. Mathys semblait ne pas comprendre ce qui se passait quoi qu’il devait sûrement deviner qu’il n’y avait rien de bien chez elle, ni chez l’autre esprit. Un échange passa entre les deux protagonistes et May hurla de rire à nouveau.


Mais qui voila donc … enchantée Mathys, nous parlions justement de toi, tu tombes à pics …


Reportant son attention sur l’ange, elle remarqua qu’il venait de développer une aura qui aurait pu paraitre merveilleuse aux yeux de tous. Pourtant, aux yeux de son esprit, elle semblait beaucoup trop rayonnante l’obligeant à plisser les yeux vers autant d’assurance et de sérénité. Voila le pouvoir des anges … celui de détenir le bonheur dans une main, bonheur qui pouvait détruire tout esprit. Quand à ses derniers, ils ne détenaient que le malheur et le désespoir, chose que les anges craignaient si leur défense n’était pas préparée à cette attaque.

Mais mon cher ange, vous devriez savoir que tous les moyens sont bons pour atteindre quelque chose … nous n’avons ni moral, ni conscience … nous ne sommes que des esprits errants.

Son regard erra sur Mathys que l’ange tenait absolument à cacher d’elle. May se pencha sur le coté pour l’observer et remarqua que même s'il n'avait pas l'usage de sa voix, le jeune homme parlait principalement par ses yeux. Des yeux qui observaient énormément et où l’ange semblait y lire comme dans un livre ouvert. Cette relation, May la vit comme étrange et presque impossible … mais l’autre esprit, ne supportant peut-être pas le trop de parole de l’ange, se mit à avancer derrière Mathys, comme pour lui faire peur.

2 contre 1, comment vas-tu faire … ?

Ce fut la voix masculine de l’esprit qui s’adressait à l’ange qui ne portait de nom pour personne. May se rendit compte qu’il le poussait à bout en cet instant et qu’il avait bien fait ... peut-être qu’aucun des deux n’avaient assisté à une telle confrontation et que c’était le moment ou jamais d’assister à leur première fois … la première fois qu’il verrait les plumes d’un ange.
L’effet fut radicale sur May … alors que l’ange se retournait vers son protégé pour lui murmurer on ne sait quoi, elle s’était redressée pour se tenir devant l’ange dans toute sa splendeur. Ses yeux qui avaient alors un reflet rouge devinrent entièrement noirs alors qu’un sourire sardonique s’était emparé de ses lèvres. Elle n’avait plus rien d’une ancienne courtisane, l’appât du gain lui avait presque métamorphosé son visage pour ne devenir que prédatrice du changement qui s’opérait. May s’approcha de lui à ce moment là mais fut soudainement projeter de quelques mètres en arrière, complètement déboussolée. Elle se releva près du banc adverse tandis que l’autre esprit semblait en faire de même de l’autre coté. Ce fut alors devant ses yeux que l’ange sembla se sacrifier pour sauver son protégé : alors que le halo bleu semblait se déplacer autour de son protégé et lui, il s’était penché en avant, le visage crispé … quelques rayons de lumières s’étaient alors dégagés de son dos pour finir par déchirer ses vêtements. Déployées par la force soudaine qui les entouraient, May dut reculer pour ne pas hurler sous la force « blanche » qui se propageait vers eux.
Un vent très fort souffla sur eux et elle dut se protéger les yeux avec ses mains pour ne pas avoir à devenir aveugle … pourtant, ce geste l’empêcha de voir ce qui se déroula par la suite. Elle devait avancer, ils ne devaient pas s’échapper. Ouvrant les yeux plissés, May se rendit compte que l’ange s’était retourné vers son protégé pour le prendre entre ses ailes.


Non … non !!!

Un murmure qui resta coincé dans sa gorge alors qu’elle put enfin courir vers eux, comme libérer par l’enchantement qui les avait retenu prisonnier loin de l’ange et de Mathys. Elle fonça alors vers eux alors que les ailes commençaient déjà à battre, soulevant la poussière et les pétales de roses qui s’étaient accumulé sur le sol. Le deuxième esprit semblait un peu trop sonné pour pouvoir en faire de même et la rejoignit avec quelques secondes de retard.

Avec plaisir !
lança-t-elle en en tendant les mains sur le sol.

Un regard échangé avec l’autre esprit lui suffit pour lui faire comprendre qu’il devait faire ce qu’il pensait. Alors qu'il tendait aussi ses mains devant lui mais toujours vers le sol, ce dernier commença à trembler comme lorsqu’un séisme commençait. Les bancs commencèrent à vibrer sous cet effet alors que toutes les statues en faisaient également de même. Et lorsque la cloche commença à retentir au dessus d’eux, ce fut des montagnes de terres qui s’élevèrent à une vitesse éclair pour barrer le chemin dans l’ascension de l’ange. Arrachant les dalles de l'église, les pavés volèrent en éclat sous la pression de la terre que les esprits contrôlaient totalement. Certains prirent tellement de hauteur qu'ils trouèrent les fondations en faisant encore plus trembler l'édifice. L’esprit s’affaiblissait doucement dans cet acte mais May tenait bon … les pieds joints sur un pic de terre, elle semblait sauter sur les différents pics pour rejoindre l’ange et Mathys dans les airs. L’autre esprit faisait en sorte de suivre sa progression pour lui tracer le chemin … l’église était totalement déformé alors mais … seul Mathys, son ange et les deux esprits le voyaient et l’entendaient.


Voyons, jouons encore un peu ensemble, c’est beaucoup trop lâche de votre part …
criait-elle en essayant de les rattraper
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Mathys Worrenoff
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MessageSujet: Re: Pardonnez-moi … d'être aussi mauvaise [PV]   Lun 25 Aoû - 18:56

Si l’orgue avait commencé à jouer une danse macabre, si l’orage avait touché la cloche de l’église, si le loup avait hurlé à la lune, si le soleil ne se levait plus demain, si les étoiles ne brillaient plus … aucun de ses évènements ne toucheraient Mathys autant que maintenant. S’arrêtant près de Gabryël, il avait rejoint ses bras en sentant qu’il ne s’agissait que de la seule solution possible pour se sentir mieux. Se sentir mieux que chez lui, se sentir mieux qu’à l’entrée de l’église, se sentir mieux qu’emprisonné dans les bras de l’esprit.
Levant les yeux vers lui, il y lu tous les doutes et l’improvisation de la situation : il n’y aurait pas du avoir cette église, ni ces esprits, ni cette escapade. Ni ses esprits, ni toute cette histoire … mais il n’y aurait pas eu Gabryël… la main de Mathys passa alors sur le manche de l’ange. Gabryël, ressaisit toi … je suis là. Mais peut-être qu’il venait de compliquer la situation et le jeune muet ne put s’empêcher de se sentir fautif … son autre main passa alors au niveau de son menton en même temps qu’il baissait ses yeux. Ce n’était peut-être pas le moment de s’excuser mais il ne put s’empêcher de le faire alors que l’ange commençait à le ramener derrière lui. Sa main resta pourtant sur le manche de son Autre et le rire de l’esprit lui fit voir qu’elle était encore là. Elle n’aurait pas pu partir celle là ?

Il n’était pas du tout enchanté de sa rencontre et son regard le fit nettement savoir. Les sourcils haussés, il tentait de voir si les portes étaient encore ouvertes mais elles s’étaient refermé depuis bien longtemps … peut-être que l’autre esprit l’avait fait, peut-être que le piège s’était renfermé sur eux. Mais loin de perdre contenance, il resserra sa prise sur le manche de Gabryël qui retenu alors au loin le dernier esprit qui s’était faufilé doucement derrière lui. Et si au début, il avait sentit un tremblement de sa part, à présent, il avait devant lui une force qui grandissait petit à petit … l’endroit où il se tenait à Gabryël commençait à chauffer distinctement … et c’était loin d’être une chaleur désagréable.
Au contraire, il semblait que Mathys retrouvait en même temps une vigueur et un courage qui s’étaient évadé lorsque l’esprit avait posé sa main sur ses lèvres. Il respirait peut-être un peu plus fort que d’habitude mais il se sentait envahit par un bien être qu’il ne put décrire … c’était mieux qu’une bouillotte en tout cas. Sa voix le coupa alors dans cette introspection et il leva ses yeux vers lui. Sa voix … sa voix avait changé, elle n’avait plus aucune emprunte de sa folie. Son regard avait gagné en sérieux et il semblait prendre des décisions … lesquelles, il n’en savait rien mais Mathys l’écouta humblement. Gabryël savait mieux que lui ce qu’ils avaient à faire maintenant pour échapper aux griffes des deux harpies. Alors qu’il lui rendait son sourire en se rendant compte qu’il lui faisait confiance, Mathys se décala légèrement pour ne pas avoir à regarder l’esprit de l’autre coté qui commença à titiller Gabryël. Le jeune muet aurait voulu lui dire qu’ils étaient bien trop intelligents pour eux et que les personnes les plus malines agiraient au lieu de parler inutilement … Mais il remarqua un changement notable sur l’attitude de l’esprit.

Rivant alors son regard vers Gabryël, il sentit que quelque chose ne tournait pas rond dans l’image qu’il avait à présent devant lui. L’ange s’était doucement recroqueviller dur lui, le visage emprunt d’un certain mal qui venait de le posséder. Mathys ouvrit la bouche d’horreur en pensant que l’esprit l’avait atteint d’un moyen qu’il n’avait pas vu venir. Son premier geste fut alors de tendre ses mains vers lui, pour le relever, pour l’aider … mais il fut arrêté presque naturellement lorsqu’il se rendit compte que l’ange … devenait ange devant ses yeux. Et s’il resplendissait de candeur par ses vêtements depuis le moment où il l’avait vu, les ailes qu’il avait maintenant étaient encore plus blanches que jamais, l’obligeant à plisser les yeux pour ne pas être aveuglé par cela. Il devina qu’il devait en être de même pour les esprits présents dans l’église.
Cette situation devait vraiment lui paraître urgente pour arriver à ce cas extrême … Mathys n’eut pourtant pas le temps d’admirer ses ailes car l’ange se remit à parler d’une voix qui paraissait très certaine. Il venait de trouver sa folie et aussi ses petites blagues dont lui seul avaient le secret… ce changement de comportement rassura Mathys au plus au point, en plus de ce halo qui les entourait. Gabryël détenait le secret du bien être et sa chaleur lui semblait nécessaire à présent … alors qu’il se retournait vers lui, le regard pleins de malice et de fierté. Mathys lui souriait comme jamais, ne levant pourtant pas ses mains vers ses nouveaux bras qui l’encerclaient. En rentrant, il n’avait qu’une seule envie, celui de le mettre face à un plateau d’argent pour qu’il observe aussi ses ailes et l’immaculé qu’il portait sur son dos.

Les paroles de l’esprit firent alors à nouveau surface, comme seules choses qui pouvaient briser le moment que l’ange vivait en ce moment. Ils étaient encore là ceux là ? Dommage qu’ils ne soient pas terrassé par l’apparition des ailes … Il sentit alors soudainement qu’il perdait pied et il écarquilla des yeux en sentant que seules la force de Gabryël se soulevait dans les airs avec lui. Peu habitué à ce genre de traitement, le jeune muet resta tranquille au creux de ses ailes alors qu’un tremblement se fit sentir derrière lui. Sachant que l’ange ne devait pas se déconcentrer en tournant son regard derrière lui, Mathys prit la liberté de jeter un coup d’œil par-dessus son épaule pour voir ce qui se passait. Et cette vision l’effraya quelque peu.
Car si les bancs de l’église avaient été placés correctement dans la nef, il semblerait qu’ils aient presque disparu de la circulation, laissant place à d’énorme colonne de terre qui jaillissaient du sol. Au loin on pouvait encore voir que les esprits les contrôlaient et qu’ils étaient près à venir les rejoindre. D’un bond ou deux, la jeune femme les avait rejoint à la même hauteur, le visage déformé par la fureur et les péchés.


*Derrière toi …* pensa-t-il très fort en regardant Gabryël

Ne sachant d’où lui venait cette stupidité soudaine, Mathys prit le calepin qu’il avait en main pour le jeter sur la jeune femme, le heurtant dans sa progression en espérant lui faire perdre pied. Il sut pourtant que son geste était dérisoire face à la puissance de l’esprit mais aussi de l’ange, mais s’il pouvait contribuer à ce face à face, Mathys ferait tout. Et c’est aussi dans un geste tout à fait banal, qu’il lui jeta son crayon sur la figure.
Posant alors ses mains sur l’épaule de Gabryël, il cessa de ralentir les esprits en regardant où ils se dirigeaient. Il faisait certes confiance à l’ange mais il ne fallait peut-être pas pousser le bouchon un peu trop loin … - hein Maurice ?-. Il remarqua alors qu’ils prenaient de la hauteur et que les vitraux étaient à présent leurs seuls obstacles avant d’être dehors … devraient-ils les casser avant d’aller dehors ? Pourquoi pas ? Mais il faudrait détruire une partie de l’église pour cela … il ne savait point si le clergé remarqua demain le sol fracturé et les vitraux brisés … il ne savait rien de tous cela, mais ce qui l’importait, c’est que l’énergie de son Autre ne faiblisse pas trop rapidement dans leur vol. Resserrant son emprise sur Gabryël, il se rendit compte qu’il volait pour la première fois et que cela n’avait rien à voir avec ses voiles qu’on fixait sur les bras, telles les chauves-souris. Il volait tout simplement dans une nature qu’il venait de découvrir. Il venait de découvrir son ange.
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