Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Killer [Azraël]

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May
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MessageSujet: Killer [Azraël]   Ven 17 Oct - 13:27

Le château semblait reprendre vie à chaque nuit qui passait sur Nemausus. Les habitants en prenaient à présent peur et n'osaient même plus l'approcher en plein jour. Ils entendaient bien trop souvent peur ... ses humains n'avaient que peur d'eux même.
Gambadant dans le château, May s'était particulièrement bien habillé pour l'occasion. Laquelle me direz-vous? Elle n'en savait rien. Mais c'était d'une élégance rare qu'elle avait franchit le portique pour se retrouver dans le salon des masques, remarquant un rassemblement hors norme d'esprit. Cette force semblait être surprenante et puissante, comme si le château, ce lieu où la mort les avait tous emporté était une source d'énergie et de pouvoir. Une ressource ... la leur. Car si les anges n'avaient pas accepté leur mort et étaient parfois prit d'un mal de tête en y pensant, les esprits n'avaient pas cette tare ... l'acceptation et la rébellion. Pas de deuxième chance, pas de deuxième vie.
La jeune fille au cheveux et aux yeux aussi gris que le ciel de Nemausus en plein jour se mit alors à vaguer entre les êtres non vivants de la place. Elle pouvait même en reconnaître certains pour avoir pu danser avec eux lors du bal. Cette réunion macabre avait plusieurs buts et May commençait quelque peu à en comprendre ce fondement. Ils étaient tous liés, leur indépendance n'était pas si parfaite que cela.
Demi tour et en avant marche. May semblait être prit d'un sentiment assez fort pour avoir à se détourner d'un endroit tel que celui ci pour aller quelque part où les choses seraient plus calmes. Où l'air frais se ferait pur et où ses pieds n'auraient pas à rencontrer de tapis brulés par endroit... aussi, la jeune mais ancienne courtisane se retrouva très bientôt au pied d'un escalier dont la fin ne se voyait plus. Pourtant, elle sentit un courant d'air qui emporta ses cheveux dans le vent et lui fit savoir qu'elle trouverait une partie de ses attentes la haut.


1 kilomètre à pied, ça useuh ça useuh ... murmura-t-elle avant de gravir les marches dignement

Relevant sa fine robe à dentelle noir, May ne laissait aucun détail au hasard quant à sa présentation vestimentaire. Elle avait été la courtisane la plus réputée de Nemausus, en plus d'un autre courtisane dont le nom lui échappait, aussi elle gardait toujours ce statut pour reprendre ses droits. Un simple incendie n'allait certainement pas lui enlever le doux plaisir de devoir plaire. Rapidement en haut des escaliers de la tour principale, Mary ouvrit la porte par un simple geste, mais assez pour la faire claquer contre le battant et s'immobiliser. Le vent souffla alors sur son visage et c'est dans un maigre sourire qu'elle fit un pas en avant, ses pieds rencontrant de petits galets.
Elle se retrouva très rapidement accoudée sur le bord de cette tour, son regard se posant en contre bas où l'on avait une très jolie vu du salon des masques et de ses vitres où l'on pouvait deviner ses formes et ses lueurs. N'était-ce pas dans cette tour que beaucoup de gens avait pu se réfugier lorsque la salle avait pris feu? Un joli rendez vous en amoureux et hop, on s'y échappe de la même façon. Mais la mort qui les a suivit a été longue et attendu, la vieillesse les avait presque immédiatement rattrapé.
Un sourire loin d 'être sincère s'immisça sur les lèvres de la jeune femme. Oh oui, elle imaginait bien tous ses couples regardant le salon des masques avec horreur alors qu'il s'enflammait sans rien faire pour venir à l'aide des personnes hurlant au secours. Dommage qu'un siècle les séparaient à présent mais May aurait été ravie de pouvoir rencontrer ses amoureux transis et leur faire rappeler cette douce époque. Mais il faut dire que les meurtres des esprits avaient déjà fait beaucoup de bruits dans la ville et le château semblait être montrer du doigt par beaucoup de personne.

La pagaille et le doute régnait sur une ville qui avait été calme pendant 100 ans. Le calme après la tempête.


Mais maintenant, il faut un peu d'action, les humains seront loin de finir vieux ... oh oui, vous humains, qui ne saisissez pas la chance que vous avez, de cette vie que vous détenez, de ce pouvoir dont nous avons probablement besoin ... cette peur qui nous nourrit. Nous n'allons faire que cela parla-t-elle presque pour elle-même

Elle releva alors doucement son menton pour ne plus apercevoir cette salle mais cette pleine lune qui s'élevait dans le ciel. Plissant les yeux, May sentit qu'elle n'était plus si seule que cela dans cette tour. Expectative, ce fut un sourire qui s'installa sur ses lèvres lorsqu'elle reconnut l'aura, même si elle était encore de dos à lui. Il ne pouvait pas s'agir d'une femme, ses pas semblaient beaucoup trop raide, trop lourds pour la gente féminine. Elle n'avait pas la moindre idée de qui il s'agissait étant donné que les anges, comme les esprits se faisaient nombreux. Mais l'aura était différente. Celle ci était bienveillante contre la cause de May.


Même vous, vous n'y pourrez rien ...
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Dim 19 Oct - 19:01

Le château. C’était là que tout avait commencé. Ou que tout s’était terminé ? Peu importait. Cet endroit dégageait la plus forte aura de toute la ville. Et c’était une aura bien particulière. Les ondes bénéfiques et les ondes maléfiques s’y mêlaient en un étrange carnaval. Pas étonnant alors qu’Azraël s’y sente attiré, puisqu’en lui-même se tenait un combat similaire. Un esprit maléfique dans un corps d’ange, contraint d’accepter une condition dont il ne voulait pas, pour sa propre sauvegarde.

Jusqu’ici, il avait rencontré deux de ses semblables. Mais en dehors de leur condition d’ange, ils n’avaient rien en commun. Seul Azraël était habité par une âme sombre comme la nuit. Et maintenant qu’il était renseigné sur les lois qui régissaient leur monde surnaturel, il était à la recherche des êtres dont il se sentait le plus proche, ces êtres dont il aurait voulu faire partie, si on ne l’avait pas forcé à ce qu’il en soit autrement.

Il volait maintenant au-dessus des jardins et, alors qu’il amorçait sa descente en direction d’une fenêtre dont les vitraux étaient cassés pour pouvoir pénétrer à l’intérieur du château, il aperçut, du coin de l’œil, un reflet menaçant dans le saphir de sa chevalière. Il ralentit donc son allure et se posa un instant sur une branche d’arbre, s’adossant nonchalamment au tronc. Il poussa un soupire et leva les yeux au ciel chargé d’étoiles et illuminé par une pleine lune, qui semblait immense à l’horizon, au-dessus de la forêt. Puis il reporta son attention sur sa chevalière. Il eut juste le temps d’apercevoir un œil vitreux de vieillesse et cerné de pattes d’oie disparaître dans un scintillement. Azraël ricana amèrement. Puis, il entreprit de retirer la bague de son auriculaire. Elle résista d’abord, et il lui sembla même sentir une poussée de chaleur sur son doigt, mais elle glissa finalement et il la récupéra de sa main droite pour la glisser dans la poche intérieure de son veston. Il resta immobile quelques secondes, les yeux fixés sur la bosse à peine visible que la chevalière faisait sur sa poitrine, comme il aurait fixé une bombe prête à exploser. Mais rien ne se passa. Il poussa un soupire de soulagement et reprit son envol en direction du château.

Arrivé à la fenêtre, il se posa sur le rebord et regarda à l’intérieur. La salle de bal était emplie d’esprits. Pas un seul ange en vue. Azraël n’était pas fou. Lui n’avait rien contre ces esprits, mais il savait qu’eux, partant du seul principe qu’il était un ange, qu’il était différent d’eux, avaient quelque chose contre lui. Mieux valait ne pas tenter le diable. Néanmoins, il voulait entrer en contact avec leur monde. Il se sentait plus proche de ces êtres qu’il ne s’était jamais sentit aussi proche de qui que ce soit, ange ou humain. Scrutant la pièce, il vit une silhouette qui se détachait du groupe des danseurs pour s’engager dans un escalier. Un esprit était en train de s’isoler du groupe, c’était l’occasion ou jamais. Mais Azraël ne pouvait prendre le risque de traverser la pièce pour s’élancer à sa suite, même en volant. Il reprit son envol, restant à l’extérieur du château, et entreprit de repérer une autre entrée, qui ne déboucherait pas sur la salle de bal.

Il venait tout juste de rejoindre la tour dont l’esprit qu’il avait repéré avait emprunté l’escalier et, heureusement, une fenêtre en était ouverte, et claquait dans le vent. Azraël s’en approcha et se glissa à l’intérieur. Il atterrit avec un peu de lourdeur sur les marches de pierres. Il commençait à prendre ‘le coup d’aile’, mais il restait quelques petits progrès à faire avant de maîtriser parfaitement sa technique de vol. Il tendit l’oreille. Il pouvait entendre de très faibles bruits de pas, venant du niveau supérieur. Son esprit se trouvait au-dessus de sa tête. Il monta l’escalier avec le plus de légèreté dont il pouvait faire preuve, ne voulant pas attirer son attention et recevoir une mauvaise surprise dès son arrivée. Il se retrouva bientôt devant la porte que l’esprit avait poussée quelques minutes seulement avant lui. Il ne la passa pourtant pas tout de suite, car une voix féminine venait de s’élever dans le silence, manifestement la voix de cet esprit qui se révélait être une femme.

Azraël l’écouta et, alors qu’elle prononçait ces mots amers, un sourire caustique étirait ses lèvres. Cet esprit semblait faire voix des propres pensées de l’ange. Elle s’interrompit. Azraël en profita pour se glisser par la porte et avoir une meilleure vue de la jeune femme. Il fronça les sourcils, sentant un sentiment de déjà-vu monter en lui à la vue de sa silhouette. Il la détailla. L’avait-il connue de son vivant ? C’était fort probable, après tout. Il avait depuis fort longtemps avant sa mort perdu le compte de ses conquêtes, qu’elles soient d’un soir ou qu’il les ait fréquentées durant un certain temps. Il fit quelques pas dans sa direction, ne cherchant plus trop à les étouffer, car il ne voulait pas la surprendre. Ne pas dissimuler sa présence serait une preuve de bonne foi envers elle. Néanmoins, il ne pouvait dissimuler son aura bienveillante, dont il rayonnait angéliquement et naturellement, malgré le fait qu’il n’y ait rien de bienveillant en lui.

Plus il se rapprochait, plus le sentiment qu’il la connaissait se faisait fort. Il se souvenait avoir tenu ces étroites hanches entre ses mains et passé ses doigts dans ces fins cheveux. Un point pour lui, il n’aurait pas à se présenter. D’ailleurs, elle le repéra, et s’adressa directement à lui. Il stoppa, eut un petit rire, et se remit en marche pour finalement arriver à sa hauteur.

- Mais qui a dit que je voulais faire quoi que ce soit pour empêcher cela ? dit-il en posant une main sur la hanche de la jeune femme pour venir se placer à ses côtés.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 0:14

May ne cessa de pendre son sourire sur ses lèvres, laissant presque une lueur d'amusement s'ancrer dans ses iris gris qui s'illuminèrent autant que le salon des masques. Cette sensation de chaleur qui émanait du jeune homme derrière elle et qui réveillait ses propres pouvoirs à ce moment là. Cette chaleur n'avait pourtant rien d'agressive, comme si elle cherchait à se mêler à la sienne dans une synchronisation. Mais elle avait quelque chose de faux, quelque chose de trop angélique pour qu'elle appartienne à sa race.
Oui, elle considérait que les anges et les esprits étaient deux races différentes, née pourtant de celle de l'humain. Des décisions et des choix prises au moment de la mort et qui confèrent à la réalité du 17ème siècle qu'est maintenant. Elle entendit le jeune homme s'approcher d'elle, de pas qui se voulaient élégant et qui l'était. May se redressa alors, se cambrant légèrement pour laisser retomber tous ses cheveux sur son dos avant de sentir des mains sur ses hanches. Elle s'en voulu alors de sursauter à cette approche, n'ayant plus l'habitude qu'on la tienne ainsi par des mains encore plus chaudes que son corps. Ce dernier réagissait alors de manière presque violente, inondant l'air d'ondes plus cinglante que jamais. Cet attouchement ne lui était pourtant pas étranger, ni cette chaleur qu'elle avait au creux des reins par ce simple contacte. Le souvenir de sa vie de courtisane, de cette vie qu'elle avait si chérit jusqu'à s'en faire un nom.
Pourtant, son sourire ne se défit pas mais son regard s'accentua sans qu'elle n'ait à fermer puis à ouvrir les yeux. Un souffle s'échappa de sa gorge tandis que tous ses sens semblaient être en alerte. Malgré cette chaleur empoisonnée qu'iridiait cette main, May pouvait sentir un air de déjà vu dans ce geste. Comme si ses mêmes mains l'avaient déjà touché à cet endroit alors qu'un air de violoncelle s'échappa de son esprit. Oh oui ... bien sur.
Les esprits et les anges gardaient leur emprunte physique à toute épreuve. Ce même corps, cette même sensibilité qui avaient les sens encore plus exacerbé par la divinité l'entourant. Son odorat remarqua alors plus amplement la marque de l'élégance et du raffinement de ses plus grands et bons clients. Ceux que May se réservait exclusivement et qu'elle avait prit l'habitude de revoir en de grandes occasions.


Quelle surprise ... murmura-t-elle alors doucement pour elle-même

Allait-elle encore retrouver toutes ses personnes qui ont pu croiser sa route un moment ou un autre? Peut-être qu'elle allait même pouvoir affronter Gaël jusqu'à la mort et même après, surtout après l'avoir vu durant ce bal il y a plus de 100 ans ... ce serait l'occasion ou jamais de renouer ce doux contact qu'il avait entretenu pendant toutes ses années de concurrence. May en serait peiné de perdre aussi facilement son plus vieil ennemie.
Mais cette main qui resserrait sa taille fine la rappela à l'ordre tandis que ses propres mains quittèrent le bord des pierres pour aller ses nicher sur sa joue. Caressant lascivement sa peau, elle glissa doucement ses mains le long de sa taille pour en saisir doucement les doigts d'Azraël et resserrer ses doigts entre les siens dans une maigre étreinte. Se dégageant ainsi de son aura plus lumineuse d'un soleil, May releva dignement le menton en plongeant calmement dans son regard. Son sourire ne la quittait pas pourtant il se muait. Plus les secondes avançaient et plus elle commençait à observer l'étrange aura qu'il avait autour de lui et qui pourrait se faire sentir à des mètres environnant. Cet ange qui aurait pu faire un esprit aussi machiavélique que tous les autres. Un ange à corrompre encore plus facilement que prévu était une chance inouie qu'elle ne pouvait pas laisser passé de cette façon.

Pourtant déjà très proche, May avança d'un pas dans ses pieds nus, d'un petit pas qui aurait pu être fait par une femme plus que timide. L'impression voulue en quelque sorte, ce jeu dont elle s'y prenait si bien ... oh non, elle n'allait pas reculée de cette façon. La jeune femme n'était pas du genre à parler pour ne rien dire, comme toutes les autres femmes du quartier et peut-être même de la bonne société qui se vantaient ou qui se plaignaient. May regardait et observait pour en avoir ses propres conclusions. Les paroles ne sont qu'illusion, seuls les gestes trahissent l'homme. Ce n'était pas pour rien que le journaliste muet était et sera encore une proie facile. Dommage que son ange soit presque trop puissant pour l'approcher sans s'en bruler les pattes. Un jour, elle trouverait ... mais pour le moment, face à la décadence de cet ange déchu, May n'avait pas à s'inquiéter pour ses jolies mains.
Ses paroles lui revinrent alors en tête, de cette voix ci douce qu'il savait user pour embobiner toutes les créatures qui pouvaient se trouver sur son passage. La jeune femme bougea alors lentement ses lèvres pour lui répondre d'une manière aussi polie que courtoise:


Vous ne dites rien, votre splendeur entière parle pour vous Azraël ...

Il lui avait donné une fois son nom, rien qu'une fois et pourtant, malgré le fait qu'il ne semblait peut-être pas apprécier qu'on l'appelle ainsi, May s'autorisa à le faire pour ce petit moment d'intimité qui leur était réserver en haut de cette tour. Les doigts noués avec les siens, elle dessinait à présent de faibles arabesques sur le dos de sa main, brulante de fièvre ou brulante d'appétit. Ses pouvoirs mêlés à tous cela, elle faisait en sorte de ne pas brusquer le jeune homme dans l'ascension qu'elle voulait produire chez lui. Mais un ange n'était pas forcément niais et sage et le jeune homme en était la preuve vivante. Ou morte plutôt.
Ses mains se relevèrent alors doucement, accompagnées des siennes pour lui enlever l'accès à ses hanches tout en faisait claquer sa langue contre son palais. « Doucement mon ange ... ton esprit va trop vite s'embuer sinon ». Un autre petit pas et May retrouva le chemin pour aller coincer un doigt sur une des ouvertures prévues pour les boutons de sa veste. Son regard s'attarda alors la dessus alors qu'elle s'étonnait de pouvoir approcher l'ange sans en ressentir cette brulure. Serait-il faible? Pourtant, de son vécut le jeune homme ne l'avait jamais été. C'était probablement à cause du revirement de situation qu'il semblait si facile à approcher ...


Rapprochez vous encore de moi ... et ressentez cette liberté. La voulez-vous ? demanda-t-elle dans un murmure si proche de ses oreilles
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 1:19

Ses doigts allèrent retrouver les siens dans un geste toujours aussi familier. Elle l’avait reconnu, mais lui, bien qu’il sût qu’il l’avait connue, il ne pouvait se souvenir de son identité exacte. Ce n’était pas la première fille de joie venue, ça, c’était sûr. Elle avait cette attitude, cette distinction, cette dextérité dans ses gestes, que n’avaient pas la première venue qu’Azraël avait pu ramasser dans la rue.

Elle se rapprocha de lui, et malgré lui Azraël sentit une tension monter en lui alors que le parfum de la jeune femme se faisait plus capiteux. Cent ans. Un siècle. Un putain de siècle. Ah ! May. C’était elle. Pas n’importe laquelle de ses conquêtes. La plus belle des courtisanes, disait-on lorsqu’on parlait d’elle. Ce n’était pas le premier venu qui pouvait s’offrir et se voir accepter sa compagnie. Mais Azraël avait pu l’obtenir, plusieurs fois. Elle avait, peut-être, été la femme qu’il avait fréquentée le plus souvent, la plupart des autres n’étant que des passades. Mais bien sûr, aucune ne savait arriver à la hauteur d’une telle professionnelle. Il ne pouvait nier qu’il en avait eu pour son argent…

Argent qu’il n’avait pas eu en masse, étant d’origine modeste. Mais il s’était toujours complu à passer pour un aristocrate fortuné et à s’offrir tous les plaisirs, surtout les plus bas et les plus vils, de cette condition. Il avait atteint le pic de cette mascarade le soir du bal. Ainsi, il était mort en aristocrate dépravé, et le serait ainsi à jamais dans la mort.

Ses paroles flatteuses le charmèrent une seconde, dans un réflexe de mortel. Mortel, il s’était laissé charmé, peut-être même volontairement, par cette femme. Elle avait toujours eu le dessus sur lui. Elle avait été une des rares à avoir ce privilège. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’elle avait eut les tripes de s’imposer face à lui, ce que personne d’autre ne pouvait faire (à part sa propre mère…) et surtout parce qu’il était vraiment délicieux pour Azraël de se soumettre à une telle femme. Mais il était au-dessus de cette condition désormais. Les enjeux étaient bien différents.

Elle caressait le dos de sa main, et Azraël sentait comme de l’électricité courir à travers son corps. Cent ans. Un siècle. Un putain de siècle. A dormir. A laisser ses sens s’embourgeoiser. Etait-ce le processus requit pour faire d’un humain un gentil petit ange sage et pur ? Hé bien, en son cas, c’était tout simplement manqué. Ah ! May. Heureusement que c’était sur toi qu’il était tombé. Elle s’était encore rapprochée, et le titillait de cette façon faussement innocente et réellement provocante. Elle le connaissait bien, elle n’avait pas oublié, ces petits riens qui le faisaient tomber sous son pouvoir. Elle écarta ses mains de sa taille, rompant le contact de sa peau sur la fine étoffe de ses vêtements. La frustration maintenant. Non, elle n’avait rien oublié. Elle lui disait de se rapprocher, ce qu’il fit, et ces paroles qu’elle lui murmurait l’atteignirent dans un souffle qui caressa ses lèvres, maintenant à cinq centimètres à peine de celle de May.

La liberté ? Bien sûr qu’il la sentait. Il l’avait toujours sentie. Et même si elle était bien différente maintenant qu’il était un ange, il ne comptait pas y renoncer. Que voulait-elle au juste ? La lui offrir ? La marchander ? Ou bien lui faire miroiter quelque chose qu’elle ne lui donnerait pas finalement ?

Il passa une main derrière la nuque de la jeune femme, et se rapprocha encore un peu plus d’elle, leurs lèvres se touchant presque maintenant. Mais alors qu’il était sur le point de finalement briser la tension fiévreuse qu’ils avaient tous deux instaurées entre eux, il la saisit fermement par le poignet, tandis que la main dans sa nuque se refermait, emprisonnant sa chevelure. Il colla ses lèvres contre son oreille pour lui susurrer :

- Les vieux jours sont loin derrière nous, little darling. Crois-moi, j’adorerais y revenir, me soumettre à ta volonté, te laisser me donner ce que tu daignerais bien me donner, te payer, m’en aller… Mais c’est fini tout ça.

Soudainement, il la lâcha et la repoussa brutalement loin de lui. Son visage était neutre de toute émotion. Ni violence, ni sarcasme. Pourtant, ses joues et ses lèvres étaient légèrement colorées de rouge. Il ne pouvait renier la fièvre qui était montée en lui, et qui était loin de pouvoir se calmer, alors qu’il la fixait, droit dans ses yeux gris.

- C’est fini tout ça, répéta-t-il. On est sur un pied d’égalité, que tu le veuilles ou non. Car oui, pour moi, anges et esprits sont sur un pied d’égalité. Et n’essaye pas de m’intimider, je sais que tu ne peux me tuer. Je sais que tu peux me blesser, en revanche.

Il se rapprocha d’elle et lui reprit la main, mais avec douceur cette fois-ci, lui faisant comprendre qu’il n’avait pas de mauvaises intentions.

- Mais je ne suis pas ici pour m’engager dans la lutte légendaire opposant nos deux races, loin de là.


Il se rapprocha encore, prit le menton de May dans sa main libre, pour relever son visage vers le sien, faisant se rencontrer leurs regards.

- Une chose : n’essaye pas de me manipuler, ou tu vas le regretter.
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May
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 12:20

Elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Quel endroit était beaucoup plus sensible que d'autres et comment charmer la personne qu'elle voulait. Oh oui, elle le voulait là maintenant, presque tout de suite. De façon possessive et angéliquement satanique. Une contradiction qui était sûrement la bienvenue maintenant que ses doigts touchaient cette petite parcelle de peau à sa disposition.
Un sourire égaya alors presque son visage, lorsqu'elle crut l'avoir atteint comme elle pouvait le faire autrement. Son regard se releva alors vers le sien, parcourant joue et nez avant de retomber sur ses long cheveux gris qu'elle avait tant de fois emprisonné entre ses doigts.
Azraël avait sûrement été le plus fidèle et loyal client de son vivant. Là quand il le fallait et bien sur, beaucoup de jeu. La sincérité et les sentiments n'avaient pas de place, c'était une histoire de frustration et de recherche de l'autre. Mêler à ce désir de possession d'un corps n'étant pas le notre, il y avait la séduction qui se faisait chaque nuit ...
Le regard flamboyant de May s'intensifia lorsque le jeune homme se rapprocha d'elle en mêlant son souffle avec le sien. Menton levé pour elle et baissé pour lui, leur lèvres s'étaient rapprocher dans une danse où il ne fallait pas se toucher. La tentation à l'état pur était de mise et la jeune femme se permettait alors de caresser subtilement l'ouverture de sa veste, comme pour l'ouvrir plus largement.

Pourtant, elle n'en eu pas l'occasion lorsqu'elle sentit ses doigts sur sa nuque, emprisonnant ses cheveux pour la rapprocher encore plus d'elle. Leur condition d'ange et d'esprit semblait alors se mêler pour arriver à un but ultime que nul autre ne semblait connaître. La chaleur étrange du jeune homme mêler à celle de la jeune femme qui n'avait rien d'étouffant. Ses lèvres qui allaient s'embraser se tendirent alors l'une envers l'autre, comme une douce échéance. Mais la main qui retenait ses propres cheveux gris emprisonnèrent alors ses derniers pour ramener le visage de la jeune femme en arrière, tandis que ses mains ne retrouvaient plus accès à cette peau qui n'avait pas changé.
May put alors voir dans son regard qui ne semblait prit d'aucun désir, alors même que son corps qui était près du sien s'était réchauffé en quelques secondes. Aussi, la jeune femme ne prit pas cette révulsion pour elle et pour ses talents sûrement innée. Il la lâcha tout aussi soudainement après avoir craché que ce temps était fini, malgré le fait qu'il était bien voulu la prendre ici même. Assez loin pour contrôler ses pulsions, Azraël frola son regard une nouvelle fois tandis qu'il répétait presque inlassablement les mêmes phrases et les mêmes idéologies qu'il avait en tête. May ne garda pourtant que deux seuls mots en tête qui ne semblaient pas lui convenir.


Je ne suis pas ta putain de little darling ... dit-elle rapidement en haussant les sourcils

Cette soudain virement entre le vouvoiement et tutoiement semblait avoir fait monter un désir bien particulier, lui rappelant ses soirées où les jeux de rôles avaient pris leur place quand le jeune homme montait dans sa chambre à Sënlys. La bourge et le bourgeois ou l'affamé et l'affamant. Little Darling était une dénomination qu'elle avait souvent entendu de sa part lorsqu'il voulait la rabaisser à l'état de toutes les autres filles de joies de sa maison. Or, elle n'était pas la little darling du coin, ceux que même le pire ivrogne pouvait se permettre d'appeler dans un excès de sous.


Nous ne sommes pas sur un pied d'égalité ... tu seras bientôt enchainé à un protégé et tu auras un point faible où je pourrais t'attaquer et te blesser ... dans ce contexte là, les esprits sont plus libres que tu le ne crois répondit-elle dans un murmure

Elle n'allait pas se taire comme une bonne femme au foyer alors que un prétendant de mari semblait lui hurler dessus et lui faire un bourrage de crâne. May savait parfaitement réfléchir toute seule et il semblait au contraire que rien n'était fini entre eux. Mais peut-être plus dans le sens où leur condition ne leur interdisait pas le désir et le plaisir des sens. Mais refoulant cette pensée, elle le vit prendre ses mains d'une façon douce et légère, comme il l'a prenait lorsqu'il la guidait dans les escaliers vers un étage supérieur.
Il lui annonça qu'il n'était pas là pour se battre comme le voulait leur principe et la réfutation des deux camps. Ses doigts se posèrent alors sur son menton, le relevant pour qu'ils aient toujours à croiser leur regard pendant ses joutes. Elle pouvait effectivement le blesser, peut-être pas le tuer du premier coup, sauf s'il lui prenait envie de voir à quel point ses forces semblaient être au point zéro. Car le jeune homme ne semblait pas se rendre compte qu'un ange pouvait facilement tuer un esprit sans avoir recours à la force physique mais juste avec des pensées positives ... positif, négatif. Comme des aimants, il semblait que May et Azraël s'était retrouvé pour faire une petite route ensemble. Mais restait à savoir sa finalité, celle que le jeune homme semblait vouloir d'eux.

Il savait s'y prendre pour charmer toutes personnes à ses alentours et May ne se priva pas de se détendre en sa compagnie. Elle releva pourtant une de ses mains pour la nicher aux creux de l'oreille du jeune homme, dégageant une mèche de cheveux gris coincés derrière pour la laisser aussi libre comme l'air. May se rendit alors compte qu'ils avaient presque opté pour la même couleur de cheveux après la mort ... un sourire sarcastique vint effleurer ses lèvres qui avait alors perdu tout sourire. Sa main glissa alors vers ses doigts qui se refermaient sur son menton et lui fit lâcher prise tout en roulant d'autres arabesques sur la paume des doigts.


Un appel au désir et au plaisir est-il vraiment une manipulation?
demanda-t-elle poliment avant de faire quelques pas en arrière

Sans lui tourner le dos, la jeune femme s'éloigna du jeune homme en se dégageant de son odeur et de sa chaleur. Pourtant, le froid ne la frappa pas, comme si elle était enveloppé d'une chaleur sur humaine qu'elle se créée elle même. May s'accouda alors contre le rebord de la tour tout en croisant les pieds, relevant légèrement sa robe dévoilant des pieds nus propres et parfaits.

Alors que fais-tu ici, raconte moi .... tu n'es pas du genre à vouloir dépendre d'un humain pourtant, tu as choisis de le faire. Qu'attends-tu de nous autre ? Demanda-t-elle alors

Dans cette demande, elle avait bougrement hésiter à lui demander ce qu'il attendait d'elle. Mais cela aurait été à lui demander ce qu'ils attendaient eux et la question n'était pas là. Peut-être plus tard, qui sait. Mais pour l'instant, elle reconnaissait quelques traits d'esprits dans ses paroles qui étaient loin de ressembler à des paroles d'ange comme Gabryël ou un autre ange qui croiserait encore son chemin. Non, Azraël semblait vouloir se rallier à sa cause et à ses conséquences et la jeune femme devait en comprendre les fondements avant d'entreprendre quoi que ce soit.
Nettement, la jeune femme pencha son regard sur le coté pour voir que quelques esprits maléfiques s'étaient échappé du salon des masques en prenant soin de leur propre
masque retrouvé sur un pan du mur commémoratif. Un lourds souvenir mais jonché de forces. Dévoilant ainsi son cou qu'elle offrait à Azraël, la jeune femme attendait patiemment une réponse à sa question, chose qu'elle ne demandait point souvent. Une attraction se développa soudainement et son regard plongea très rapidement dans le sens, embrasant ses sens et quelques pulsions refoulées depuis lors. Un semblant de feu se ranima alors en elle à la vue du jeune homme et son regard en prit une belle tête orangé entre sa couleur éclair.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 14:10

Azraël n’avait pas été sûr à cent pour cent que ses petits mots judicieusement placés marquent leur point. Mais, sang pour sang, ils avaient fait mouche. Ses lèvres s’étirèrent en un fin sourire satisfait, mais trahissant une pointe d’amertume. Little Darling. Dans un contexte de jeu, cela pouvait parfois passer. Mais comme il l’avait si bien dit et répété, c’était fini, tout ça. Il fit un pas vers elle, comme s’il cherchait à rattraper les vieux jours. Mais ils étaient bien envolés, il le savait. Elle ne saurait jamais plus être que ‘Darling’, la seule qui le méritait, et la seule qu’il voulût appeler ainsi. Non, il ne la portait pas dans son cœur. Il n’avait jamais porté personne dans son cœur. Il l’avait dans la peau, plutôt. Mais il sentait bien que ce qu’il y avait entre eux avait un petit quelque chose de spécial, et qu’ensemble ils pourraient faire de grandes choses. Quoi exactement, il n’en savait trop rien. C’était plus un sentiment qu’une certitude, d’ailleurs. Que sera, sera.

Lorsqu’elle mentionna son protégé, dont il ne connaissait d’ailleurs toujours pas l’identité, ainsi que sa liberté restreinte par sa condition d’ange, il ne put réprimer une grimace, et se passa une main sur le visage, comme pour en effacer les traits de la colère. Elle avait raison et il le savait. On veut toujours croire à l’égalité entre tous les êtres, mais ce n’est qu’utopie. Il était très bien passé pour le savoir, puisqu’il s’était bien souvent placé en dominant face aux autres êtres humains… Sauf face à sa mère, encore elle. C’était très certainement pour cela qu’il appréciait se faire dominer par une femme lorsqu’il pouvait en trouver une qui soit à la hauteur. Et il n’en avait jamais trouvé qu’une seule.

Et cette femme se tenait devant lui, et malgré sa petite tentative de prendre le dessus sur elle, elle ne s’était pas offusquée plus que cela, et, surtout, ne s’était pas écrasée devant lui. Il ne s’était pas attendu à moins. Il aurait été très déçu si elle s’était montrée soumise. Il tenait toujours son menton dans sa main. Et toujours entre eux s’entretenait une fièvre qui n’en finissait pas de monter. Azraël était conscient qu’il ne saurait se contrôler bien longtemps, surtout après un siècle de narcose. Juste au moment où il s’approchait d’elle pour finalement rompre la barrière qu’ils avaient tous deux dressée entre eux, elle prit la parole, provocante, le fit la lâcher et recula. Azraël soupira, baissa les yeux et brossa un cheveu argenté accroché sur son veston. Ce faisant, sa main rencontra la bosse formée par sa chevalière, cachée dans la poche intérieure de sa veste. Cette fois-ci, il sentit distinctement une certaine chaleur s’en émaner. Il fronça les sourcils, et releva vers May son regard qui aussitôt s’adoucit. Elle avait le don de lui faire oublier le monde, ses soucis, ses questionnements. Mais justement, la voici qui l’interrogeait sur ses intentions. L’heure du jeu était terminée, du moins pour le moment. Il était temps de parler business, en quelques sortes.

Mais par quoi commencer ? Bien sûr, elle avait raison : il n’était pas du genre à dépendre d’un humain. En revanche, il ne l’avait pas choisi. On avait choisi pour lui. Mais pouvait-il décemment expliquer à cette créature qu’il s’était écrasé devant la volonté de sa mère ? Jamais. Il allait devoir noyer le poisson.

- Je voulais être un esprit. Mais ce ne fut pas…


Ce fut alors qu’elle se pencha. Ses cheveux glissèrent le long de ses épaules, dévoilant son cou. Azraël déglutit péniblement. Innocente provocation, encore et toujours. Et il n’était jamais capable de dire si elle le faisait vraiment exprès ou non. Parfois, il lui semblait que c’était dans la nature de May d’adopter un tel comportement.

- … possible.

Elle se redressa, et leurs regards se croisèrent à nouveau. Azraël fit un pas vers elle, mû par l’attirance de son pôle opposé.

- Je sais que je n’ai pas moyen d’échapper à ma condition. Il en va de ma survie. Mais je ne compte pas la vivre comme tous ces autres doux petits agneaux soumis qui me dégoûtent.


Il prit un autre pas dans sa direction. Il était assez proche d’elle maintenant pour voir cette étrange lueur qui enflammait ses yeux gris. Azraël retira ses lunettes, sans rompre le contact entre son regard et celui de May, et les laissa pendre à leur chaîne sur sa poitrine. Encore un pas.

- Je veux la vie que j’avais. Je veux être libre comme tu l’es. Je ne veux pas être le larbin d’une saloperie d’humain. Et pourtant je n’ai pas le choix. Quand je l’aurais trouvé, je serai traqué par les tiens. Parce que vous vous nourrissez du malheur des autres…

Encore un pas.

- Mais moi aussi ! Alors pourquoi n’aurais-je pas droit à ce qui vous est dû ?

Un autre pas. Le dernier. Il se trouvait contre elle. Il posa ses main sur les genoux de la jeune femme pour doucement la forcer à écarter ses jambes afin qu’il puisse venir s’y lover. Puis ses mains remontèrent en une longue caresse le long de ses cuisses, de ses hanches, pour se refermer sur sa taille. Il se pencha vers elle, leurs visages à nouveau à quelques centimètres seulement l’un de l’autre.

- J’ai besoin de toi, Darling.


Avait-elle seulement conscience de l’incroyable sacrifice qu’il venait de faire en prononçant ces paroles ? Il avait ouvertement demandé l’aide de quelqu’un. Et pas de n’importe qui : une femme. Tout au long de sa vie, les femmes avaient été son moteur premier, en bonheur comme en malheur. Cela n’avait pas changé dans la mort. Et, surtout, il l’avait appelée Darling, fermant pour toujours la parenthèse de Little Darling. Il la posait définitivement sur son piédestal. Mais il ne comptait pas l’y laisser seule. Il voulait y grimper avec elle.

- Faisons ce chemin dans l’autre vie ensemble. Sois ma médiatrice dans ton monde, je serais ton médiateur dans le mien. Ainsi, nous serions garantis de pouvoir mener notre vie comme bon nous semble.

Il fit un petit sourire narquois, et recula très légèrement.

- Ensemble, comme chacun de notre côté.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 15:38

[hj: Comment dire ... c'est assez long mais c'est emporté très loin|


Comme ses mots pouvaient la toucher, elle n'en faisait pas moins pour avoir toute son attention avec elle. Il était bien hors de question qu'il puisse s'échapper par une fenêtre tant qu'il était avec elle et la jeune femme savait qu'elle ferait tout pour le posséder ainsi. De la manipulation? Non pas vraiment, juste se désir de posséder et de posséder. Comme elle avait pu un bon nombre de fois en jouir dans sa précédente vie. Mais comme il avait pu le dire, c'était fini mais toute fin annonce un début.
Et elle savait que sa présence avait un but qui commencerait pour eux une nouvelle ère. Peut-être pas un couple parfait et en dehors de toute les traditions qui satisfaisaient les deux clans mais un couple juste hors norme et qui se retrouvait pour le pire.
Un sourire satisfait s'imprégna sur ses lèvres lorsqu'elle remarqua sa grimace de dégout lors de la mention du protégé qui entrait dans sa vie. Elle savait avec certitude que cette contrainte l'agaçait et que c'était la raison qui l'avait ramener à elle en grande partie. Un protégé qu'elle allait devoir tuer pour le garder près d'elle à tout moment. Azraël n'était pas un ange comme les autres et sa merci serait sienne ... pourtant, si elle tuait son protégé, l'ange mourrait également de la même façon ... combien de fois n'avait-elle pas entendu cette histoire auparavant? Ce nuage de poussière qui s'élevait lorsque l'humain mourrait, entrainant à sa suite l'ange gardien sans répit ...
Alors elle attendait calmement les explications qu'il lui devait. Oh oui, il lui devait par la simple envie de la posséder par après. Lui faire voir encore et encore qu'il était digne de sa condition dans le sens des esprits. Adossée sur le rebord, les pierres semblaient rugueuses contre son dos, frottant contre la soie de sa robe.
Elle ne manquait pas sur les moyens pour pouvoir satisfaire toute envie et cet espoir de collaboration avec le jeune homme allait avoir un but précis qui l'embrasait d'avance. Ce dernier tenta alors de s'expliquer le plus simplement possible, hésitant peut-être sur ses mots comme il ne l'avait jamais fait. Lors de sa venue à Nemausus, Azraël était rempli de fierté malgré son mariage qui battait des ailes. Malgré tout ce qui a pu faire qu'il était devenu ce qu'il ne désirait pas. Elle ne savait point qui était le moteur de telle décision qu'il ne prenait jamais lui même. Comme un maudit, il avait été contraint de faire toutes ses choses alors qu'il ne voulait que le contraire. Etait-ce encore le cas cette fois?

Son geste non chalant semblait lui avoir fait perdre les mots et May lui rendit un sourire mystérieux lorsqu'il eut fini sa phrase. La satisfaction d'avoir encore de l'effet même morte. Glauque jusqu'au summum de l'apothéose, May était belle et bien morte pour revenir aussi resplendissante que jamais au creux des yeux de son amant le plus parfait. Elle revivait tous ce qu'elle avait pu être avant en cette rencontre et décidait alors que sa nouvelle vie ne serait faite que de cela pour aboutir à sa finalité. Elle avait ses talents et elle n'allait pas les gâcher.
Ainsi, cela n'a pas été possible? Intéressant .. finalement, la malédiction semblait encore tourner autour de lui. Azraël ne parlait que très peu, mise à part le nécessaire qui lui avait permis de le cerner petit à petit au fur et à mesure de leurs rencontres dans le temps. Dans des moments plus intimes et cachotiers, May avait eu l'occasion de lire à travers ses phrases et de comprendre maintes et maintes fois la situation où il était avec sa famille. Sauf pour sa mère dont elle ignorait presque tout.

Il avait fait alors un pas vers elle, se rapprochant de l'entité opposé qui l'attirait tant. May redressa lentement son menton pour recentrer son visage vers le sien. Affrontant et plongeant leur regard, ils ne se quittaient et ne faisaient qu'exacerber des sens qui hurlaient à la possession maladive. Elle le voulait et cette conviction semblait à l'instant se lire dans son regard. S'il n'avait pas eu le choix dans une décision, il pouvait encore et toujours la prendre maintenant.
Il lui raconta alors à quel point il semblait l'envier, cette liberté dont ils jouissaient tous sans avoir un boulet entre les pattes pour le protéger. Il voulait enfin vivre librement mais encore une fois, le choix dont il avait été contraint de faire se mettait en travers de son chemin. Il ne pouvait plus reculer pourtant, il lui parlait comme un arrangement dont elle ne voyait pas encore le nom. S'approchant de plus en plus, il avait oté ses lunettes pour les laisser pendre entre eux, entre cette distance qui diminuait à chacun de ses mots. May restait muette, lui laissant le temps de s'expliquer sans lui couper la parole. C'était son respect et elle l'écoutait attentivement tout en sentant l'effet que cela lui produisait. Satisfaction, désir personnel.
A la fin de sa dernière phrase, Azraël prit ses droits en main pour frôler ses cuisses et les écarter pour réduire à néant la distance entre eux. Se cambrant alors, elle entrouvrit les lèvres pour laisser échapper son souffle, lui laissant de la place entre elle pour qu'il puisse se retrouver avec elle. Embuée par sa chaleur et ses gestes, May se rapprocha de lui, glissant une de ses jambes autour de sa taille pour le rapprocher d'elle de façon beaucoup plus forte. Ses mains prolongèrent celle qui tenait sa taille pour aller se faufiler sur son dos, remontant inexorablement vers ses épaules pour se soutenir quelque peu. Des gestes lents ayant tout un sens à ses yeux qui flamboyaient à nouveau sous les mots du jeune homme. Besoin d'elle ... voilà qui ne lui ressemblait pas. Et il l'avait aussi appelé Darling pour l'occasion, comme seul mot pour pouvait la faire flancher dans sa décision. Avant même qu'il ne puisse reparler, May semblait avoir comprit le sens de sa venue et souriait doucement à son encontre, levant ses lèvres contre les siennes pour les frôler.


Alors viens avec nous ... viens te rallier à notre cause pour rester libre dans ce monde qui nous appartient. Parce que tes choix ont été décidé mais que tes intentions sont les nôtres. Tu pourrais être comme nous et atteindre ta liberté comme nous le faisons sans qu'aucun obstacle puisse entraver cette quête.

Un murmure contre lui tandis qu'il continuait à parler. Sa réponse fut évidente. Il avait besoin d'elle pour rester vivant tel qu'il l'espérait et cette demande la toucha d'une certaine manière. Il voulait enfin vivre comme il l'entendait et ce n'était certainement pas son choix qui devait lui dicter sa conduite. Le jeune homme éprouvait l'envie de faire quelque chose de sa vie dont il n'avait jamais eu l'entier droit par avant. Alors May allait lui donner cela ... parce que sa liberté, c'était de le posséder aussi.

Un ralliement pour un autre. Une alliance qui pourrait mener ton monde plus bas que terre en sachant qu'au fond de toi, tu appartiens à mon monde. Es-tu sur de ton choix mon prince ?

Elle ne doutait pas de l'engagement qu'il voulait prendre avec elle. Ou plutôt, de manière moins sérieuse qu'un engagement, il voulait sceller cet accord en sachant parfaitement qu'il avait un point de vue qui se rallier à la sienne et que les anges et leur protégé aurait une taupe dans leur cercle. Resserrant sa prise autour de son cou, la jeune courtisane passa maigrement sa langue sur ses lèvres pour les humidifier. Mon Prince ... une appellation qu'elle se réservait pour lui pour de grandes occasions, comme pour le bal où elle avait pu se retrouver dans un coin où la lumière ne rentrait pas dans les lieux, où personne ne faisait attention à eux.
Ensemble comme chacun de son coté. C'était une phrase qui pouvait résumer leur accord en quelques points. Ensemble pour lui donner sa liberté et chacun de son coté pour leur besoin personnel de clan. Cette proposition semblait lui convenir, mais elle voulait entendre sa certitude une nouvelle fois. Par cet accord, Azraël devait voir que les anges pourraient avoir un pont faible significatif dans cette guerre, même s'il n'y participait pas au front. May se redressa alors contre lui, collant lentement chaque parcelle de sa robe sur sa veste, frolant au passage une bosse au niveau de sa poitrine. Celle-ci sembla alors la bruler soudainement ce qui lui arracha un doux râle tandis que son regard se planta sur la poche de sa veste où l'objet se trouvait.
Elle ignorait ce que cela pouvait être mais elle savait que la chose émanait une chaleur qui lui était nocive. La jeune fille releva son regard contre lui tandis que son amant d'un jour se rapprocha d'elle par la jambe qui enserrait sa taille. Une chaleur s'en dégagea alors dans cette étreinte pas si plate que cela et May frola la peau tendue de son cou avec ses doigts lorsqu'elle put y avoir accès à travers le col de sa chemise. Se hissant sur la pointe des pieds, elle approcha son souffle à nouveau près de ses oreilles, comme un secret bien gardé.


Parce que si l'on s'appartient de cette façon, tu ne m'échapperas pas ... ta liberté sera trouvé entre mes mains

La jeune femme ondula alors légèrement du bassin tandis qu'une onde de plaisirs traversa sa peau à l'encontre du jeune homme. Ses vêtements se frottèrent lentement contre les siens, la soie se mêlant à la texture de celui du jeune homme tandis que son regard s'ancra dans le sien de façon synchrone. La lueur flamboyant dans son regard s'accentua plus que possible tandis que son souffle, court, se retrouva près du sien. La question fut posée, la réponse aussi. Il fallait à présent être sure de ce choix pour inaugurer la suite des évènements
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 16:53

Ce n’était pas le moment de craquer en laissant libre cours à ses pulsions. Il le savait aussi bien qu’elle, et May semblait prendre un malin plaisir à le pousser jusqu’à ses limites sans qu’il puisse jamais les franchir. Azraël avait longtemps été un homme frustré. Et lorsqu’il avait finalement trouvé un moyen de combler ses frustrations… il s’était rendu compte que la frustration elle-même était un des principaux instruments de son plaisir. Tout en May était frustrant, de ses gestes à ses paroles en passant par ses mimiques. Elle pouvait le mener à la baguette, mais Azraël s’y refusait. Pas pour l’instant, du moins. Le temps viendrait pour l’insouciance. Mais pour l’instant, ils avaient un marché à conclure. Il devait garder une main sur la situation.

Ce qu’elle murmura en un souffle sur ses lèvres lui arracha un grognement à peine audible. Que lui racontait-elle… Elle savait très bien qu’il ne pouvait les rejoindre, sous peine de mort. Il devait se plier à sa mission, et il y comptait. Mais il le ferait à sa manière. Il ne voulait pas se démener pour protéger un être qu’il mépriserait sans aucun doute. Il voulait prendre la voie de la facilité. C’était là que l’alliance tant désirée entrait en jeu : s’il pouvait obtenir la protection des esprits, en échange de sa propre coopération, il était assuré de se la couler douce. Pas d’attaques, donc, personne à protéger. Mais il gardait bien en tête que ceci était hautement utopique. Même s’il avait May dans sa poche, rien ne lui garantissait que les autres esprits suivraient.

La formulation de sa réponse lui fit froncer les sourcils. Ses mots laissaient clairement entendre que, malgré ses désirs, il ne saurait être sur son piédestal avec elle. ‘Tu appartiens à mon monde’, ‘mon prince’. Elle le voulait comme sa chose, son pantin parmi les anges. Parce que lui n’avait rien à lui offrir qui égalât la liberté qu’elle pouvait lui pourvoir. Il ne saurait être son égal. Et si… ?

Elle interrompit le flot de ses pensées par un faible râle, alors qu’elle frottait son corps contre le sien. A cet instant, il sentit sa chevalière le brûler plus intensément à travers le tissu. Puis elle reprit la parole en lui signifiant, clairement et sans détours cette fois-ci, que s’il voulait obtenir d’elle sa liberté, il devait alors lui appartenir, comme il l’avait pressenti, pour finalement pousser plus loin l’outrageux échauffement de ses sens en ondulant contre lui son bassin de façon éhontée. Il fronça un peu plus les sourcils. Ses barrières tombaient les unes après les autres, mais il ne s’était pas encore totalement rendu à la volonté de May.

La brûlure de sa chevalière ne cessait de se faire de plus en plus intense, mais il s’efforçait de ne pas y penser. Il ne pouvait s’en débarrasser, ni la changer d’emplacement de peur de l’exposer à la vue de May, et vice versa. Car si on était en train de l’espionner à travers le saphir gravé, il ne fallait surtout pas que l’on voit ce qui se déroulait ce soir-là au sommet de la tour entre un ange et un esprit.

*Apprécie à ton tour les joies de la frustration, mère.* pensa Azraël avec un sourire narquois.

Encore une fois, les regards se rencontrèrent. Les yeux d’Azraël flamboyaient maintenant à leur tour. Mais il ne s’agissait pas exactement de la même flamme qui avait élu foyer au fond des iris de la jeune femme. Indubitablement, le désir, la frustration et la luxure animaient les prunelles bleues de l’ange. Mais c’était la colère qui leur conférait cette lueur d’acier, perçante comme une lame. Les mains d’Azraël glissèrent le long des bras de May, ses doigts appréciant chaque seconde de contact avec sa peau de pêche, pour finalement se refermer avec fermeté sur ses poignets graciles, ses longues et fines mains telles deux araignées tissant leur toile autour de leur proie.

Non, il ne pouvait accepter la soumission. Il ne voulait pas de May comme patron. Il la voulait comme associée. Il franchit finalement la barrière, lui signifiant qu’il ne saurait être son gentil petit chiot : il approcha ses lèvres du visage de May et lui mordit rapidement mais fermement la lèvre inférieure.

- Que les choses soient claires, Darling, dit-il en insistant sur ce mot pour bien lui faire comprendre que, malgré tout, le respect régnait toujours en ce qui le concernait, je ne compte pas troquer un enchaînement pour un autre. Je te fais une proposition en or : je t’ouvre la porte vers mon monde. Je t’y introduirai. Tu y feras ce que tu veux. Tuer des anges et des humains à la chaîne. Collecter toutes les informations que tu veux, pour toi et les tiens. Tout ce que tu veux. En échange, je veux la paix, pour moi et mon humain, puisque j’en suis dépendant. Je veux la liberté, et cela n’inclus pas devenir ton esclave.

Il relâcha doucement les poignets de May, la pression se transformant en caresses qui remontèrent le long de ses bras. Une de ses mains vint se lover au creux des reins de la jeune femme, l’autre remonta jusque derrière sa nuque. Il attira son visage contre lui, de façon à ce que ses lèvres effleurent l’oreille de May, dont il mordit presque imperceptiblement le lobe.

- Je veux bien t’appartenir, si tu m’appartiens de même, Darling. Le même flot, le même courant, sinon…

Il prit son visage entre ses deux mains, ni trop fermement, ni trop doucement, pour ne pas lui faire croire qu’il la considérait comme inférieure par rapport à lui. C’était même plutôt le contraire car, malgré son désir de se poser comme son égal, pour l’instant, il ne pouvait s’empêcher de se sentir inférieur, et il avait la désagréable impression, voire même certitude, qu’elle le savait et qu’elle en jouait. Encore une fois, leurs regards enflammés se rencontrèrent.

- Je préfère encore mourir que d’être enchaîné à qui que ce soit.

Il savait que ce qu'il venait de dire était dangereux. Même si elle ne pouvait pas le tuer directement, elle pourrait toujours le faire une fois qu'il aurait découvert son protégé. Un rapide regard en contrebas, et il vit des esprits quitter la salle des masques, pour errer apparemment au hasard aux alentours du château. Azraël espérait qu’aucun n’aurait la mauvaise idée de les rejoindre au sommet de la tour. Il reporta son attention sur la jeune femme.

- Si je remets ma liberté entre tes mains, May, j’exige que tu me confies toi-même quelque chose, pour qu’on soit quittes. Sinon, ça ne saura jamais marcher.

Ses mains emprisonnant toujours son visage, il lui caressa la joue du pouce.

- Aurais-tu quelque chose à m’offrir qui puisse égaler ma liberté ?
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Lun 20 Oct - 17:57

Cet arrangement ne l'arrangeait guerre. Elle savait que ses paroles n'atteindraient pas tout de suite les pensées sourdes du jeune homme car celui ci semblait avoir les idées clairs à présent, loin d'être déstabiliser par elle. Leur passé s'entrechoquaient comme deux masses aimantes tout en s'éloignant comme de vrais aimants. Opposés par une seule décision mais qui se ressemblaient tant par moment. Elle lui avait fait signifier très clairement qu'elle n'attendait rien de plus de sa part, ne serait-ce que sa participation dans son affranchissement personnel. Mais peut-être que le but ultime de la jeune femme ce soir ne serait pas d'assouvir pulsion et attraction. Alors que la chose consumait légèrement sa poitrine collée à ce niveau, elle ne put que reporter son regard la dessus après quelques secondes. La forme s'érigeait comme un petit cailloux qui pouvait parfois illuminer même à travers le simple carton de sa veste. Un souvenir comme un autre très certainement, un souvenir qui réagit face à l'esprit d'une façon beaucoup trop positive pour qu'elle puisse à nouveau poser les yeux dessus.
Ses lèvres furent pourtant happer par les siennes et plus précisément, Azraël avait alors coincé sa lèvre inférieur entre ses dents pour ne pas qu'elle s'échappe. Ses gestes devenaient alors subtilement dur, comme lorsqu'il lui avait prit les poignets de force. May se douta alors qu'il voulait qu'elle l'écoute et qu'elle n'en dise pas un mot de puis pour la suite. Il perdait doucement le contrôle de ce qu'il voulait ériger à cet instant là et elle mit cela sur son compte tout en le regardant de façon ferme. Ses lèvres rougissaient et se chauffaient d'une façon désagréable mais l'effet de ses dents lui rappelèrent un flot de flash back inattendu qu'elle évacua rapidement. Les pierres sur son dos ne furent plus de soi et le vent ne fut plus ce chaleureux crépitement de la cheminée.

Non, ils étaient tous les deux dehors à se consumer entre un accord dont les règles avaient été préalablement exprimer. La protection de cet ange et de son protégé pour s'assurer toutes les autres informations venant de leur clan. Son regard se releva sur le sien, y voyant colère et obstination. Azraël voulait protégé ses arrières dans tous ce qu'il voulait entreprendre à présent. Retrouver ce maudit protégé et faire en sorte qu'il n'ait pas trop à l'approcher en sachant qu'aucun esprit ne lui ferait de mal. Il serait ainsi libre de ses fonctions et pourrait sûrement accomplir tous ce qu'il voulait.
May fronça alors légèrement les sourcils. Savait-il qu'elle dirigeait le pôle de la maison de passe et qu'elle s'érigeait comme une demeure accessoire pour piéger les humains les plus naïfs? Il lui demandait s'assurer la protection d'un humain en ne sachant pas le rôle qu'elle pouvait tenir dans le clan des esprits. Un chef leader? Non, elle ne l'était pas, elle ne faisait que mettre à la disposition un bien qu'elle avait gagné avec le temps. Le mot Darling résonna disgracieusement à ses oreilles et May voulut lentement se défaire de la pression qu'il accordait à ses lèvres, sans aucun répit. Mais ses mains étaient prisonnières et cette chose qui cognait dans la poche de sa veste lui indiquait presque des battements de cœur qu'elle devait suivre.

Il voulait la paix pour lui et son putain de protégé. Alors il l'aurait à condition qu'il fasse attentivement ce qu'elle aura à dire par la suite. Cette position l'inconfortait et jamais un homme avait oser lever son pouvoir contre elle. Alors que sa main fut relâché puis assaillit par une caresse de pardon -peut-être-, le visage de la jeune femme se retrouva rapidement près de lui jusqu'à ce que ses lèvres pointèrent la base de son cou alors qu'il lui murmurait d'autres mots à l'oreille. Un moment en or qui n'avait pas à être perturber par quoi que ce soit, pas même les esprits qui semblaient s'être éveillé non loin d'eux.


L'accord tiens dans une condition plus que précise: Je veux savoir tous ce que tu sais sur ton monde, ses faiblesses et la faiblesse des protégés. En échange, tu auras la liberté et la paix uniquement pour toi et pour ton humain ... dit-elle poliment sans omettre de cracher sur ce dernier mot

Il avait alors reprit son visage en main après lui avoir dit qu'il pouvait s'appartenir aux conditions qu'il avait lui même énoncer quelques secondes auparavant. Cette perspective semblait le réjouir, celle de pouvoir laisser libre cours à des envies qu'il ne cachait pas et qu'elle ne cachait pas non plus. Fallait-il en finir au plus vite avec cet accord pour passer à des choses plus profondes? Non pas plus vite car il fallait que ce soit bien clairs entre eux et que d'autres questions ne franchissent pas la barrière des lèvres à ce propos. Une fois scellé, elle ne pourra plus être écarté, on ne pourra plus y voir de faille pour en tirer quoi que ce soit.
La jeune femme se mordit la lèvre sous ses dernières paroles. Donnant donnant, n'est-ce pas? Mais fallait-il qu'elle lui apporte quelque chose de plus que la liberté promise pour ses deux être mort et vivant? Pourtant, elle osa frémir ses lèvres rougeâtres pour en divulguer quelques mots.


Je m'occuperais personnellement de ton cas si les choses venaient à mal tourner du coté des autres esprits. On ne connait ni la conscience, ni la parole et pourtant, si tes informations nous seront utiles -et dans ce cas précis, je te crois-, ton protégé et toi serez mise sous ma responsabilité et vous serez en paix.

Sa voix étaient ferme et il était clair dans son ton qu'elle ne reviendrait pas sur cette décision. Azraël n'avait pas intérêt à retourner sa veste de sitôt, surtout en sachant que les autres esprits ne seraient pas aussi conciliant qu'elle. May passa sa main sur l'épaule du jeune homme, cherchant précisément à le toucher sensiblement pour se redresser de la même façon. Son regard s'échoua sur le sien tandis que des paroles possessives presque agressives lui revinrent en mémoire. Elle ne voulait que cela pour l'instant.

Tu auras la liberté et vous aurez mes armes pour que personne ne puisse vous approcher de près ou de loin

Elle lui disait par cette simple phrase qu'elle se confiait elle-même pour leur soin et plus précisément son statut et sa mort. La jeune femme venait de sceller un pacte pour que le clan des esprits puissent avec de meilleurs portes tandis que les taupes soient mis sous leur protection quotidiennes voir même permanentes. Pourtant le jeune homme prenait de sacrée risque en souhaitant une alliance pareille et May ne pouvait que lui garantir sa vérité pour le vouloir entièrement. Elle songea alors à ce qu'elle convoque les esprits les plus intuitifs pour les prévenir de cette décision.

Et tu m'auras toute entière, selon tes désirs comme j'aurais les miens ajouta-t-elle en murmurant près de ses lèvres

Son pouce caressait tendrement sa joue, comme un geste où il aurait voulu qu'elle accepte cet accord. Il en avait besoin comme elle en avait besoin pour des raisons tout à fait différente. Et chacun y avait ses avantages à garder alors il n'y avait pas de raison à ce qu'ils puissent le refuser.


Veux-tu sceller cet accord, Azraël Lynch? demanda-t-elle calmement

C'était sûrement le moment ou jamais d'honorer leur parole et de faire place aux gestes qui prouveraient le quotidien de ce pacte. Ses doigts coururent alors doucement sur son épaule pour descendre lentement le long de ses flancs et de le rapprocher d'elle. Cet attouchement l'embrasait davantage et May se doutait qu'elle ne resterait pas longtemps dans cette position sans gigoter très rapidement contre lui.
Comme pour convenir, pousser et finir cette discussion qui avait un terme et qui devait avoir un autre début, le vent souffla sur la tour pour balayer les cheveux gris des deux protagonistes dans les airs, les mêlant jusqu'à les nouer ensemble. May s'écarta quelque peu soudainement et repoussa le jeune homme pour laisser place à une main tendu vers lui, en signe d'accord. La tête haute et le regard rempli d'intention, la jeune femme se tenait debout devant l'homme qui voulait sceller le pacte avec le diable. Un sourire s'afficha alors sur ses lèvres, un de ses doux sourire qui se voulait prévenant face à la situation.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Mar 21 Oct - 2:12

May. Ses armes, sa protection, et elle tout entière ? Hum, oui, c’était un bon compromis. C’était même plus qu’un compromis. Il y gagnait encore plus que ce qu’il espérait. Quant à ce qu’elle voulait avoir en échange, ce n’était ni plus ni moins que ce qu’il comptait lui donner. Peu lui importait de trahir les siens. Peu lui importait d’introduire le loup dans la bergerie. Du moment que sa petite personne était heureuse, satisfaite, et surtout, libre, vraiment, peu lui importait. Tous les autres anges et leurs petits protégés adorés pouvaient crever la bouche ouverte, il n’en avait cure. Et s’il devait, pour obtenir ce qu’il désirait, se lier à May, alors qu’il avait toujours pensé ne jamais se lier à personne, cela ne le dérangeait pas plus que cela parce que… c’était May. Ce n’était pas n’importe qui. Elle saurait lui prodiguer ce que personne d’autre ne pourrait jamais lui offrir… Ce qui ne l’empêcherait pas de continuer à voguer de droite à gauche, en haut et en bas. Avoir quelqu’un dans la peau, c’était une chose. Mais s’enchaîner à un être, et un seul, pour la vie, surtout lorsque celle-ci a de grandes chances d’être éternelle, c’en était une autre.

Elle s’agrippa à ses côtés, le forçant à se rapprocher encore plus d’elle, si c’était possible. Le sourire narquois et satisfait, emprunt d’une note de désir, si typique à sa personne, qui l’avait quitté quelques minutes auparavant, revint étirer les lèvres d’Azraël. Ce n’était plus qu’une question de millimètres avant que leurs lèvres se rencontrent, avant qu’ils ne scellent leur pacte, comme elle le pressait de faire. Comme pour donner un avant goût de ce qui était à venir, le vent se leva et souffla dans les cheveux des deux complices, les mêlant dans une masse où on pouvait à peine distinguer les deux nuances de gris à peine différentes l’une de l’autre. Le sourire de l’ange s’élargit. Il plissa les yeux. Il se pencha plus en avant, et souffla sur les lèvres de May :

- Pour sûr, Darling, pour sûr. Je n’ai plus rien à ajouter.

Leurs lèvres s’effleurèrent, mais avant que le baiser promis soit ne serait-ce qu’esquissé, Azraël recula brutalement en poussant un râle de rage et de douleur, portant la main à sa poitrine. Sa chevalière brûlait maintenant sa peau à blanc à travers le tissu. Il retira furieusement sa veste blanche et la jeta par terre dans un geste violent. Les traits tendus par la colère, les poings rageusement serrés, le souffle court et rauque, il resta quelques secondes à fixer sa veste, étendue sur le sol, comme s’il s’apprêtait à la voir soudainement exploser. Puis il tourna sèchement la tête en direction de May, toujours fulminant. Ce n’était pas dirigé contre elle, du tout, mais il était extrêmement énervé par ce qu’il venait de se passer. Encore une fois, sa mère tentait de lui imposer sa décision, sa voie. Mais c’était fini. Il fit un pas vers May, mais il stoppa aussitôt, son regard étant attiré par une faible lueur qui provenait maintenant de sa veste. Il poussa un rugissement de rage, qui résonna dans le silence de la nuit, et décocha un coup de poing furieux dans le plus proche créneau de pierre, écorchant jusqu’au sang les jointures de ses mains. Mais il n’y prit pas garde.

Il se rapprocha à nouveau de May, le regard flamboyant de rage, d’impatience et de désir. Il l’attrapa d’une main par la taille, l’autre se glissant derrière sa nuque, et l’attira contre lui.

- Scellons-le, ce putain de pacte, réussit-il à articuler entre ses dents.

Il ne perdit pas une seconde de plus et se saisit des lèvres de la jeune femme. Enfin. Alors qu’il caressait sa langue de la sienne, sentait son palais s’imprégner du goût de May, il pouvait sentir la pression accumulée tout au long de la soirée, et plus largement depuis son réveil et sa transformation en ange, s’envoler. Enfin. L’emprise de ses mains sur le frêle corps de la jeune femme se détendit pour se transformer en douce mais passionnée caresse. Il ne le voyait pas mais, dans son dos, la lueur qui s’émanait de la chevalière à travers sa veste venait de mourir. Pour une fois, il avait gagné. Enfin, c’est ce que nous espérons pour lui…

Les lèvres de l’ange, rougies comme ses joues, s’écartèrent un instant de celles de l’esprit. Azraël avait le souffle court. Cent ans. Un siècle. Un putain de siècle. Et maintenant, la barrière était franchie. Enfin. Son cœur battait la chamade sous l’excitation, et il en ressentait chaque pulsation, de ses tempes jusqu’au bout de ses doigts. Il reprit les lèvres de May, à moins que ce ne fût le contraire, et la mordit presque dans son enthousiasme. La main sur la taille de la jeune femme amorçait maintenant sa descente, tout comme celle dans sa nuque glissait dans son cou, sur ses clavicules, chacune cherchant à rejoindre des contrées plus florissantes.

Il la lâcha une seconde fois, mais en restant si proche d’elle que, de loin, on aurait pu croire que le baiser n’avait cessé. Azraël brûlait toujours, mais non plus de rage.

- Darling… murmura-t-il, la fin du mot se mourant dans un souffle.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Mar 21 Oct - 12:19

Elle savait que ses paroles semblaient enfin avoir la digne attention qu'elle méritait. Il aurait fallu qu'elle se vende elle-même pour que l'accord tienne et son prix avait été beaucoup trop élevé pour la situation. Ce serait bien la première fois que May marchandait sa propre vie de cette façon, étant une courtisane honorable, elle n'avait jamais eu à faire cela auparavant. Pourtant un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle se rendit compte qu'elle avait gagné, ou plutôt qu'ils avaient tous les deux gagnés dans cet affaire. Lorsqu'il se pencha, la jeune femme put voir à nouveau cette lueur briller dans son regard et elle sut que la partie était à nouveau remise dans les conditions les plus formelles qui existent.
Ses mots lui arrachèrent un sourire entre le chemin de la sincérité et d'une satisfaction à s'en réjouir. Quant est-il que May semblait avoir retrouver ses formes et sa force à peine leur lèvre s'effleurant durant ses secondes qui lui avait paru une éternité. Pourtant, ce fut une bourrasque de vent qui prit sa place et le râle de douleur sortant des lèvres du jeune homme. Sans comprendre, elle le vit arracher prestement sa veste d'un geste rageur et la jeter plus loin sans même lui accorder d'un regard.

Pourtant, May l'avait sentit, elle avait ressentit cette chaleur désagréable et n'avait pu qu'assister à la scène sans même tendre les doigts pour lui arracher ce qui se trouvait dans sa poche, qu'importe l'objet. Mais le fait de la voir par terre à ce moment là semblait lui prodiguer une toute nouvelle force, une nouvelle autorité qu'elle n'avait pu avoir en sa présence. Cet objet était peut-être trop bon pour la présence d'un esprit. Mais il semblerait qu'elle eut le même effet sur Azraël qui recentra son regard fulminant sur elle. D'un geste possessif, il l'attira à lui après s'être amoché la main. D'un parole beaucoup plus rude et emprunt d'impatience, il semblait qu'il l'embrassait comme un bougre avant que la chose ne se réveille de sa veste et vienne rompre leur moment.

May, qui n'avait pas envie que cet accord partent aussi facilement en fumée, guida ses mains sur sa taille, cette main ensanglantée qui semblait lui avoir arraché une plainte muette. Elle le réchauffa alors sensiblement pour éloigner la douleur avant de remonter sur cette main et saisir sa nuque pour l'embrasser plus ardemment, comme elle ne l'avait jamais fait depuis 100 ans. Putain d'un siècle sans avoir pu gouter à la peau d'un homme et de se faire autant désirer de la soirée. La tension retombait enfin et ses gestes se transformaient en une douceur qui n'égalait pas ses souvenirs chaleureux d'une autre vie.
Elle se cambra presque naturellement contre le jeune homme, cherchant à épouser toutes ses formes pour l'accueillir contre elle, ses sens se frottant contre les siens. Son souffle se mêlant au sien, l'ardeur du moment se calma légèrement lorsqu'elle remarqua que la poche de la veste rayonnait d'une dernière lumière vive, comme un dernier souffle avant la mort. La jeune femme ignorait encore tout de l'objet mais si elle avait bien pu comprendre les choses jusque là, il semblait que cette poche portait tout le fardeau qu'une autre vie, d'un chemin qui se manifestait à chaque décision qu'elle pensait être mauvaise pour Azraël. Comme le rôle d'une gouvernante ou d'une mère. Une autorité qui n'avait pas de limite et qui avait le contrôle sur beaucoup trop de chose sans laisser ses propres choix le guider. Mais le jeune homme semblait avoir fait un sérieux pas en avant ce soir, ce qui eut pour effet de faire May sourire d'une façon plus tendre.
Elle semblait être fière de ce qu'il devenait enfin. De cette fougue qui lui avait soudainement prise en arrachant cette veste et en embrassant ses lèvres tel un sauvage. Ses doigts se resserrèrent sur la simple chemise du jeune homme, frôlant des cotes avant de venir se reposer sur le bas de son dos, brulant. Il semblait qu'une nouvelle chaleur l'avait gagné et la jeune femme avait retrouvé en un quart de seconde tout ce qu'il fallait pour que cela ne change plus.


C'est fini ... bel et bien fini. Vous êtes libre. Azraël, tu as gagné ta première liberté murmura-t-elle entre ses lèvres avant de les embrasser sur le coin

Si elle avait eu un cœur, elle l'aurait senti qu'il battait à la chamade. Mais ce fut son cerveau qui lui envoya des pics de nerfs pour lui faire comprendre que son corps entier était dans les mains d'Azraël et qu'il méritait une possession avec honneur. Mais ses paroles avaient pour but de rassurer Azraël sur un point: personne n'allait à présent se mettre en travers de sa décision qu'il avait prise de lui même. Ou pluton à cause d'un autre choix mais celui là, il avait prit en totale confiance et accord en lui-même. May ne jeta point un regard à la veste près de ses pieds mais préféra réchauffer leur petit moment d'intimité pour qu'Azraël ne prenne pas froid. Les anges ne pouvaient bien sur pas prendre froid aussi rapidement, mais les pouvoirs de May lui permettait aussi de lui faire comprendre dès maintenant que sa protection commençait.
Elle leva son regard vers lui, remarquant qu'aucune distance n'avait été mis de coté durant la « signature du contrat »: May avait déjà relevé sa jambe contre celle du jeune homme tandis que sa robe s'était ouverte sur le coté pour laisser place à de longues et fines jambes. Sa main se logea alors dans sa nuque pour en enlever l'élastique qui soutenait les cheveux gris du jeune homme et faire cascader doucement sa longue crinière entre ses doigts. Diable qu'elle aimait leur douceur il n'avait pas changé ... elle n'avait plus qu'à fermer les yeux pour les sentir à nouveau contre sa peau, lui caresser la clavicule dans un instant de conciliation intime.

Ouvrant les yeux, elle plongea son regard embué de désir dans celui d'Azraël qui ne semblait pas avoir perdu le sien. Cette constatation lui fit sourire. Alors qu'attendaient-ils pour se sauter sauvagement dessus et rattraper le temps passé? Durant un siècle, aucun des deux n'avaient pu jouir d'une telle opportunité. Ou peut-être qu'Azraël avait pu sauter sur une occasion avant de venir la voir. Cela ne la dérangeait nullement qu'il aille voir d'autres filles à droite et à gauche, tant qu'il savait intimement que la femme la plus insoumise serait bien May.


Mon Prince, et si nous allions ailleurs? Dans un endroit plus descend où personne n'osera nous déranger?

Un murmure, une envie dite en un souffle sur ses lèvres. Le vent qui s'était levé venait de baisser ses gardes, permettant à May de prolonger ses gestes dans ses cheveux pour les démêler des siens. Sa jambe remonta légèrement sur celle du jeune homme tandis que son visage se faisait plus sérieux que jamais. Pourtant, son regard s'illuminait autant que celui d'Azraël et ils savaient tous deux qu'il fallait profiter à présent de chaque moment pour satisfaire ses envies les plus folles et les plus sourdes.
La jeune femme lui prit alors la main, celle qui n'était pas amochée, pour le guider doucement hors du bord de la tour tout en atteignant la porte qui menait à l'escalier. Elle s'y adossa un instant en ramenant Azraël contre elle, ressentant à nouveau sa chaleur. Pourtant son regard s'accrocha à cette main baignante à moitié dans le sang et la jeune femme se pencha sur le coté pour arracher une bande de sa robe. Le bruit de déchirure résonna faiblement autour d'eux et May s'activa le plus rapidement et humblement possible pour entourer sa blessure afin qu'aucun mouvement ne soit douloureux. Elle ignorait encore si les anges pouvaient être physiquement touché et Azraël lui donnerait cette première information. Sa main caressa alors faiblement les doigts du jeune homme avant de relever cette main qu'elle embrassa doucement, ses lèvres frôlant l'index et le majeur sans impunité ni pudeur.


Notre place est ailleurs que dans cette tour ... si j'en crois la réaction de nos corps murmura-t-elle entre ses doigts avant d'ouvrir la porte et laisser place à l'escalier qui devait les emmener bien ailleurs.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Mer 22 Oct - 0:27

Malgré lui, Azraël avait craint, l’espace de quelques secondes lorsqu’il s’était décidé à franchir la dernière barrière qui se dressait entre lui et May, que cette dernière ne le repousse, préférant diriger les opérations comme la plupart du temps. Mais il pu constater que, conformément à ses désirs, ils étaient maintenant sur un pied d’égalité. Elle l’avait accepté à ses côtés sur son piédestal. Oh, sûrement parfois en descendrait-il, pour le seul plaisir de se savoir dominer par cette femme. Mais en ce qui concernait les ‘affaires’, pas question de faire des compromis. Il semblait que ceci était très clair entre eux, et c’était tant mieux.

La main d’Azraël glissa sur la poitrine de May, puis sur son ventre, et enfin sur la jambe dévoilée par le glissement de sa robe. Il sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale. Ils se pressaient toujours furieusement l’un contre l’autre, comme s’il restait encore le moindre espace à éliminer entre eux. Quoiqu’il en soit, en ce qui concernait Azraël l’espace commençait à sérieusement lui manquer dans cet endroit stratégique, situé juste en-dessous de la ceinture. May comptait-elle perpétuer son petit jeu de frustration encore longtemps ? Elle devait savoir, depuis le temps, et même après un siècle ce n’était pas quelque chose qu’on oubliait, qu’Azraël aimait se plier à la frustration, mais qu’il ne fallait pas trop la faire durer, ou bien il risquait de devenir violent.

Mais non, elle n’avait pas oublié. Ce fut elle-même qui lui proposa de quitter cette tour pour rejoindre des lieux plus propices à la ‘finalisation de leur contrat’. Elle avait démêlé leurs cheveux, avait caressé sa jambe de la sienne avant de se décoller de lui pour se lever. Elle lui prit la main et se dirigea vers la porte, l’entraînant à sa suite. Elle eut alors un geste auquel Azraël ne s’attendait pas du tout : elle déchira un pan de sa robe, et ce bruit résonna sinistrement au sommet de la tour. Avec ce bandage improvisé, elle entreprit de délicatement bander la main meurtrie de l’ange. Ce dernier sourit, l’air un peu narquois. Il n’allait pas être touché par cette intention, ce n’était pas son genre. Mais il ne pouvait nier que cela avait un côté agréable. De même, le baiser provoquant qu’elle déposa au bout de ses doigts eut pour effet de le faire se sentir encore plus mal à l’aise un étage plus bas.

Elle tenait maintenant la porte ouverte, l’invitant à la suivre en bas des escaliers. Selon ses dires, la réaction corporelle et naturelle d’Azraël ne lui avait pas échappée. Et elle ne cachait rien en ce qui la concernait non plus. Azraël ne put s’empêcher de laisser échapper un petit rire en se rapprochant d’elle et en la saisissant de sa main valide par la taille. Affichant un large sourire où pointait une certaine fierté, il leva sa main blessée au niveau du regard de May et, au bout de quelques secondes, elle se mit à irradier. Le pan de robe se déroula de lui-même et tomba au sol, dévoilant la main maintenant intacte d’Azraël. Ce dernier s’agenouilla sur le sol pour ramasser le bout de tissu. Puis, il attrapa le bas de la robe de May, et y appliqua le pan qui manquait. Lorsqu’il lâcha le tout pour se redresser, ses mains remontant le long des jambes de May, puis de ses hanches, de sa taille et de sa poitrine pour finalement venir se lover derrière sa nuque, le pan déchiré ne retomba pas sur le sol. De sa main guérie, il caressa le visage de May, lui laissant voir sa peau à nouveau propre et dépourvue de toute écorchure.

- Pratique, non ? susurra-t-il sur les lèvres de la jeune femme avant de les prendre une nouvelle fois.

Puis, il écarta May de la porte, en la tirant doucement par le bras, et il poussa le battant qui se ferma dans un grincement suivi d’un claquement qui résonna dans la cage d’escalier, faisant écho plusieurs fois sur les murs de pierres nues. Il glissa une main sous les cuisses de May, et l’autre la soutenant au niveau de la taille, il la souleva dans ses bras. Sans rompre le contact entre leurs deux regards enflammés, il recula de quelques pas. Et encore de quelques pas. Et encore et… Ils passèrent par-dessus la rambarde de pierre crénelée.

Ils tombaient, le long des murs arrondis de la tour, et, alors qu’ils n’étaient plus qu’à quelques mètres du toit en-dessous d’eux, Azraël déploya ses ailes et prit son envol. D’accord, c’était un peu tape à l’œil, un peu cliché, mais il fallait avouer que cela avait son quota de sensations fortes. Ils étaient maintenant hauts dans le ciel, haut au-dessus du château. Azraël faisait du sur-place pour le moment. Il tenait précautionneusement May dans ses bras, ce qui n’empêchait pas ses mains de se faire aussi baladeuses qu’elles le pouvaient. Celle qui la soutenait au niveau des cuisses ne s’était pas gênée pour s’immiscer sous la robe de May, profitant de leur position stratégique pour caresser ces zones sensibles qui était à sa portée.

- Pratique également, n’est-ce pas ?
dit-il en souriant malicieusement.

Ne faiblissant pas du travail de ses mains, Azraël, brûlant, ne put résister à l’envie de s’emparer à nouveau des lèvres de la jeune femme esprit.

- Alors, où allons-nous, Darling ? Demandez, votre chauffeur vous y conduira, déclara-t-il d’un ton exagérément distingué, et affichant toujours son petit sourire narquois si typique à sa personne.
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MessageSujet: Re: Killer [Azraël]   Jeu 23 Oct - 13:12

Il était bien sur évident qu'un ange ne puisse pas être attaquer aussi facilement. A vrai dire, May doutait que les armes blanches ou quelconque objets coupant puissent pouvoir avoir un impact sur les anges ... un peu comme pour les esprits qui n'étaient nullement altéré par des coups de feu ou de sabres.
Aussi, il devait certainement avoir une autre situation quand à la guérison impossible d'un ange après les coups d'un esprit. Le tout était une question de pouvoir et de forces qui tabassait à mort la faiblesse engendré par tous les actes. Un esprit combattait par le feu et la terre quand un ange le faisait avec l'eau et l'air. Un peu comme si Ciel et Terre se battait pour avoir l'horizon qui se trouvait entre les deux. Tandis qu'Azraël enlevait le bandage de ses mains pour dévoiler ses mains propres loin de posséder des cicatrices. Le jeune homme semblait en sourire, comme s'il était soudainement plus malin qu'elle. Il fallait dire que May en apprenait à chaque seconde et elle ne regrettait en rien le pacte déposé entre leur mains quelques secondes plutôt.

Elle ne voulait pas s'en servir comme cobaye bien évidement, juste une source d'information dont elle avait hâte de connaître le moindre recoin pour mieux se servir de cette cause contre ses anges plumeux. Soupirant en sentant ses mains sur ses jambes, elle remarqua qu'elle tremblait légèrement alors que ses doigts remontaient doucement sur son corps, faisant réagir sa peau à ce contact, comme s'il menaçait d'éclater de mille feu à cet instant. Sa hanche ondula fiévreusement lorsqu'il passa sa main dessus et avant de venir se loger dans sa nuque, sa main avait parcourut entièrement ses formes, comme pour s'assurer que May les avait gardé après toutes ses années.

Pratique, c'est certain ... tu vas devoir me montrer encore beaucoup de chose murmura-t-elle d'une voix presque rauque

Le désir semblait lui monter à la gorge et ce fut Azraël qui poursuivait son initiative pour la guider en dehors de cette tour comme un couple s'évadant de toutes personnes extérieurs. Pourtant, il referma la porte qu'elle avait entrouverte comme s'il se doutait que les esprits ne resteraient pas calmes une fois qu'ils passeraient devant eux. A vrai dire, May n'avait pas l'intention de leur expliquer tout de suite le pacte car elle avait à présent d'autres idées en tête à assouvir. Azraël la prit alors par la taille, fermant ses doigts sur sa hanche pour la ramener contre lui, ses yeux ne quittant pas les siens, ne serait-ce qu'une seule seconde. Le contact semblait alors important à concevoir alors qu'il reculait progressivement contre le rebord des pierres, l'entrainant à sa suite.
May ne semblait pas avoir peur, elle avait au contraire une forte envie de savoir ce qui allait se passer. La dernière fois qu'un ange semblait l'avoir regarder de cette façon, ce fut Gabryël qui avait prit un envol majestueux en les éblouissant tous par la clarté et la divinité de ses ailes. Alors qu'ils basculaient tous les deux dans le vide, May sentit son corps se vider de toutes émotions avant qu'il ne déploie ses ailes à quelques mètres au dessus du premier toit sur leur chemin. Bifurquant du tout au tout pour changer de direction, Azraël tenait fermement la jeune femme entre ses bras sans avoir chercher à la lâcher, ne serait-ce un moment. Nouvelle preuve que leur pacte lui était très important.

A présent en haut du ciel, May souriait légèrement sous le regard des ailes qui semblaient battre et émettre une onde qui était à l'opposé de celle de la jeune femme. Haussant les sourcils, elle se rendit compte que les deux entités seraient vraiment opposés en tout point et qu'il ne faudrait point qu'il s'approche trop sans se bruler les ailes ou les doigts. La jeune courtisane n'osa donc pas toucher ses ailes immaculés et reporta son attention sur Azraël qui venait de reprendre ses mains baladeuses sur son corps. Entre ses cuisses, elles venaient doucement le titiller tandis que la jeune femme s'arquait doucement sous la caresse prodiguée. Elle releva presque la tête en arrière en exaltant d'un maigre sourire avant de ramener ses mains sur les joues du jeune homme, son regard pénétrant le sien dans un désir plus qu'équivoque.


Voyons chauffeur, pas en public ... murmura-t-elle à nouveau en souriant

Son chevalier servant, ce soir, ce serait lui. Alors qu'il lui demandait leur prochaine destination, May enroula ses bras autour de sa nuque pour bouger légèrement dans ses bras et lui montrer la direction qu'il devait prendre. Regardant enfin dans la même direction, elle tendit légèrement le doigt pour lui montrer le digne domaine de Sënlys qui s'érigeait quelques ruelles après le château.


Vous souvenez vous de Sënlys Azraël? Cette chambre où nous avions pu passer des moments fiévreux et possessifs? Voilà où je veux vous ramener ce soir ...

Son ton n'était qu'un murmure à chaque fois mais ce n'était pas une raison pour qu'Azraël ne puisse pas l'entendre puisque chacun de ses mots lui étaient destiné. Entre cette pulsion qui possédait les mots de la jeune femme, elle glissa une de ses jambes entre celle du jeune homme, la remontant légèrement pour venir frôler une des partie la plus étroite du moment. Alors qu'un sourire conquérant vint s'installer sur ses lèvres, la jeune femme vint soudainement posée sa marque sur les lèvres du jeune homme, mordant les lèvres inférieures avec avidité. May ne se laissait jamais faire, restant aussi stoïque qu'une étoile lors de toute événement. Elle explosait pour poser ses marques et ses envies sans que personne ne lui piétine sur les pieds. Elle avait compris depuis le début que c'est ce qu'Azraël recherchait à chaque fois qu'il venait la voir, cette sorte d'autorité qu'il semblait imposé aux autres. Mais May était celle qui lui imposait la sienne et c'était surement cela qui les avait à nouveau rassemblée.

Psychologie quand tu nous tiens ....

Lâchant ses lèvres, elle prit son col entre ses doigts pour le triturer, ouvrant les premiers boutons en glissant son regard sur les lèvres rougis de son amant. Un sourire narquois vint rejoindre le sien, mêlant cynisme, arrogance et sarcasme en même temps.


Ma chambre sera la première grande fenêtre que nous pourrons voir à quelques mètres de distance ... elle est ouverte, nous n'aurons pas besoin d'ameuter tous le monde pour rentrer. Alors emmène nous y sinon c'est ici que nous hurlerons, ce qui ne sera pas très personnel au dessus de toutes ses misérables habitations
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