Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]

Aller en bas 
AuteurMessage
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 17:08

Mes pas m'avaient progressivement amener en dehors de l'enceinte de Nemausus, dans une après midi où le ciel aurait pu se confondre avec un début de soirée, tant il était sombre et grisant. Les nuages semblaient englobé chaque parcelle de ciel sans vouloir faire apparaître le soleil sur la ville depuis quelques jours. La pluie tombait toutes les nuits et ne faisaient que rendre le sentier boueux. Sans chaussure, je n'avais pas l'habitude de marcher sur une route sinueuse sans protection. Bien sur, j'aurais pu voler jusqu'aux barrières et au premier portique qui séparait la prison des terres interdites mais je n'avais plus la force de faire quel que soit sans avoir trouver mon protégé. Je n'avais pas beaucoup errer pour savoir où il se trouvait, connaissant Nemausus et que les seuls barreaux de la région étaient ceux de la prison.
Alors je marchais calmement. Un air serein sur le visage, j'aurais pu fredonner une chanson pour me donner le courage de faire encore quelques pas alors que la prison s'érigeait devant moi, de plus en plus grande au fur et à mesure de mes pas. A quelques mètres d'elle, je m'arrêtais pour l'observer. Austère et délabrée, le temps semblait avoir passer entre toutes les failles du mur pour la rendre plus vieille et surtout plus sombre. Derrière les murs, on pouvait observer quelques linges qui pendaient par les fenêtres, les prisonniers jetant des objets au travers et qui se retrouvaient dans la cours.
Des hululements se firent savoir lorsque j'avançais encore un peu, repérant l'entrée par un simple écriteau rongé par le temps et le crime. L'endroit me donnerait presque la chair de poule mais savoir que mon protégé était à l'intérieur me donnait de l'énergie à revendre. Je devais le faire sortir de là, d'une façon ou d'une autre.
Pénétrant dans l'enceinte de la prison par le mur de barbelée et de pierres troquées, j'avançais vers un bâtiment clos qui ressemblaient à l'entrée principale. Je tournais légèrement sa tête pour observer des prisonniers effectuer quelques travaux dans la cours, sous les déchets qui leur tombaient dessus. Des rires sadiques s'étaient élevé lorsqu'une pierre retomba sur le dos d'un prisonnier et je ne pus qu'accélérer le pas afin de retrouver au plus vite mon Lys. Ne faisant guerre attention à ce que je faisais ni comment mes habits seraient perçus, je vis que des geôliers semblaient pouvoir me barrer le chemin vers les cellules des prisonniers. A peine avais-je pu remarquer que je ne pourrais pas entrer aussi facilement que prévu, j'eus l'intention de faire demi tour afin de me cacher et de me rendre invisible afin de regagner au plus vite les allées correspondantes. Pourtant, je savais qu'elles étaient nombreuses et que je devais savoir au plus vite où il se trouvait pour savoir ce que je devais faire une fois l'avoir vu.

Mes idées restaient légèrement flou mais d'un coté, je savais que je ne pouvais pas le laisser éternellement dans ce trou à rat. On ne pouvait jamais m'avoir demander de protéger un vrai criminel, ce devait obligatoirement être une erreur. Pourtant moi, Uriel, ne pouvais m'empêcher de me dire que Dieu ne faisait pourtant pas d'exception vis à vis de tous ses fils, qu'importent les erreurs qu'ils ont pu commettre. Mais par le visage de mon protégé, je se doutais des actes qui avaient emmener le jeune humain entre ses murs. Je devais lui parler, comprendre ce qui s'était passé et le faire sortir de là. Bien entendu, je n'avais pas prit la peine de me renseigner avant sur le crime de Lys et à vrai dire, je préférais l'entendre de sa propre bouche plutôt que de croire en des rumeurs qui ne provenaient pas de lui. Bien que les apparences pouvaient être trompeuse, je me disais que Lys était innocent et que j'étais aussi là pour le protéger et le sauver. Un sourire aux lèvres, je ne fis plus demi tour et préféra marcher calmement vers le bureau des geôliers afin de trouver un moyen pour entrer discrètement dans les couloirs et se retrouver devant la cellule de mon compagnon.

Mission sauvetage comme on dit.

Au passage, j'eus le loisir pour la première fois de contempler mon visage pour la première fois depuis que j'étais revenu sur Nemausus. Un simple reflet sur un miroir presque sans teint collé contre un mur à quelques mètres de moi. Mes pas s'étaient alors légèrement ralenti alors que mon regard explorait mon visage. J'avais les yeux violets qui miroitaient sûrement encore d'un bleu profond. Mes cheveux étaient toujours aussi longs et blonds, malgré quelques mèches brunes voir noirs sur quelques points. Je n'avais pas l'aspect miteux, j'avais gardé au contraire, le costume que j' avais porté durant le bal avec quelques modification : la veste n'était plus là, mon chemisier blanc largement entrouvert jusqu'au nombril avec un pantalon me serrant presque plus la taille. Un aspect assez étrange à vrai dire et je chercha à reboutonner ma chemise pour me donner une meilleure image. Mes cheveux longs redescendirent devant mon visage alors que j'avançais calmement vers le comptoir à la recherche d'un geôlier victime de sa piètre intelligence face à moi. J'étais sure de pouvoir réussir mon coup, il le fallait.

Hého, il y a quelqu'un? Je dois aller voir un de vos prisonniers s'il vous plait disais-je poliment d'une voix des plus courtoises qu'on m'ait apprit.

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nemausus
Ŏ Le Meneur Ŏ
avatar

Nombre de messages : 56
Date d'inscription : 08/06/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: ?
† Force Ange/Esprit:
30/30  (30/30)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 17:48

Quelle affreuse journée. Il pleut de plus en plus fort à mesure que le temps avance ; on ne discerne même plus le jour de la nuit. Heureusement que mon service se termine bientôt, je ne saurai moisir une heure de plus dans ce bureau humide et sale. D'ailleurs, je ne comprendrai jamais pourquoi on nous fait surveiller l'entrée de cette façon. Jamais personne ne vient ici, si ce n'est ces fouineurs de journalistes. De plus, sera bien vite retenu le prisonnier qui aura l'audace de s'approcher un peu trop près de la limite d'accès. Quel travail...
Dans un soupir, je me lève mollement de ma chaise pour me rapprocher de la baie vitrée poussiéreuse. Au dehors, dans la cour, la promenade des prisonniers s'achèvent, la plupart rentre dans leurs cellules. Les autres s'occupent des travaux d'entretien... Chaque jour, c'est le même décor et pourtant, la prison n'avance pas d'un pouce de progrès. Je comprend mieux pourquoi on l'a autant éloigné de la ville. C'est un décor de cauchemar ; je me demande combien de prisonniers ont réussi à en sortir vivant... autre que par la fuite.
Plusieurs travailleurs relèvent la tête et les rumeurs s'élèvent. Je donne une claque dans le mur d'à côté qui fait résonner un bruit sourd, mais suffisamment puissant pour que l'attention des prisonniers se reportent à leur travail. Pas de discussion, contentez-vous de faire ce que l'on vous dit. Et tout cela est justifié par une leçon de morale... Je soupire une énième fois avant de lever mon regard pour chercher l'origine de cette soudaine excitation dans la foule des punis. C'est alors que je le vois, marchant maladroitement à travers ce décor crasseux et boueux, les pieds nus par cet accoutumer froid de plus en plus mordant. Un visiteur ? Je plisse les yeux, sceptique. Quelle allure décadente... Quelle audace a bien pu le trainer jusqu'ici ?
Je me retourne et m'installe sur ma chaise, reboutonnant correctement ma veste. Je n'ai encore jamais eu à faire à un visiteur autre qu'un journaliste ou un homme de l'administration. Or, celui là n'a l'air d'appartenir à ni l'un ni l'autre, son allure le trahissant. Je fouille dans la paperasse pour m'avancer et trouver les justificatifs d'identité que je dépose sur le comptoir avant même que l'homme n'ait le temps d'arriver à la hauteur de la barrière. Que peut-il bien vouloir à cette horrible prison ?
L'air de rien, je ne me lève que lorsque son ombre vient déranger la faible lumière qui m'éclaire encore. Je me tourne lentement vers lui, le regard indifférent comme l'on nous l'exige et me rapproche de quelque pas, juste suffisamment pour que mon visage soit éclairé et que je puisse voir le sien. D'une blancheur inhabituelle et les yeux violets, son allure me dérange.


- Venu voir un prisonnier, dites vous...

Je dépose mes mains écorchées de toute part sur le comptoir et pousse les justificatifs d'identité vers lui.

- Les badauds n'ont rien à faire ici... Qui v'lez-vous voir ? Z'avez un justificatif, m'sieur ?

Je ne le regarde pas. Son air me tiraille de plus en plus ; ce simple passant serait-il donc capable de m'intimider par sa posture ? Je secoue brièvement la tête. Qu'importe l'impolitesse, je ne dois pas le laisser passer. Ce sont les ordres, je ne veux pas me faire avoir une fois de plus. Je regarde alors le justificatif d'identité fixement, voulant lui faire comprendre que c'est une première démarche importante.

Citation :
NOM :
PRENOM :
DOMICILE :
RAISON DE LA VISITE :
PRISONNIER A VOIR :
AUTORISATION SIGNE PAR :

_________________


Invité, je te vois ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 18:16

Un geôlier se distingua alors de la porte tandis qu'il reboutonnait aussi les boutons de sa propre chemise. A croire que nous devions tous les deux ramener au propre notre statue, bien que le mien ne soit pas clairement signifier. Mon regard tomba alors sur le dit formulaire tandis que le gardien braillait comme un pauvre. Haussant les sourcils, je posais ma main sur le misérable bout de papier en ayant des idées pleins la tête. Je devais trouver absolument une raison valable pour que le geôlier me laisser passer, le guide jusqu'à la cellule de Lys et nous laisse tranquille pour que je puisse m'entretenir avec mon protégé. Oui m'entretenir, je devais me faire passer pour une personne venant de l'administration . Ou un message quelque chose de ce genre.
J'entendais mon cœur battre à une vitesse affolante alors qu'il ne s'agissait qu'une question de minutes pour rencontre enfin celui que je devais sauver. Cette perspective éveillait en moi des pulsions et une imagination débordante que je n'avais pas connu depuis longtemps, comme si le simple fait de savoir que seuls quelques pas me séparaient de lui me donnait envie de tout faire pour réussir cette mission.


Je suis venu voir celui qui a été accusé de 3 meurtres il y a quelques années. Lys, ce nom vous dit sûrement des choses ...
répondis-je poliment en prenant une attitude hautaine de petit nouveau

Je suis envoyé par le nouveau commandant pour une enquête, il semblerait que de nouveaux éléments ont vu le jour dans son dossier et il souhaite lui poser quelques questions ajoutais-je calmement en saisissant une plume trouvée sur le coté du comptoir

Un instant d'hésitation me parcourut alors. Outre le fait que je n'avais pas écrit depuis plus d'un siècle, je vis ma main trembler légèrement alors que mon visage ne montrait que mon impassibilité face à la situation. Pour me redonner force, je n'avais alors qu'à me laisser bercer par quelques notes de violoncelles imaginaire qui me portèrent la main sur le formulaire tout en me rappelant le nom du nouveau commandant qui avait prit la succession depuis quelques jours. Se faire passer pour un messager depuis la Caserne de Nemausus n'était pas une mince affaire finalement.
Je commençais alors à remplir le dit formulaire avant de déposer la plume sur le papier et le rendre au geôlier qui m'avait sembler suspect à mon égard. Après tout, ils devaient en voir assez souvent des prétendant qui se faisaient passer pour des conseillers ou des larbins du commandant pour peut-être venir voir un détenu et le faire échapper. Mais j'étais confiant et les mots marqués sur le formulaire devaient en être la preuve. Ce fut une écriture parfaitement lisible et alignée que le gardien put lire, ce qui devait lui donner la confirmation que je n'étais pas n'importe qui ...

Citation :
NOM : Lambrol
PRENOM : Aaron
DOMICILE : Caserne, quartier des résidents et apprenti officier
RAISON DE LA VISITE : Devoir d'enquête sur un détenu
PRISONNIER A VOIR : Lys
AUTORISATION SIGNE PAR : Bhaltair Fergus Ceanntigh

La fin du jeu approchait et pourtant, j'étais confiant. Lui tendant le papier, je faisais mine d'être pressé en me disant qu'un larbin le serait si sa tache venait à prendre du temps auprès du commandant. J'espère juste à présent que le geôlier, déjà trop blasé par son métier dans cette prison, ne me pose pas d'autres questions. Je n'aime pas trop mentir mais il le fallait bien si je devais aller voir mon protégé loin de mériter sa place en prison. L'instinct me disait que la rencontre était vraiment proche et je n'avais plus qu'à me mettre en confiance pour qu'il m'écoute et accepter de sortir. Peut-être devrais-je lui donner les mêmes informations que ce que j'ai pu donner, ainsi les choses se passeraient plus facilement ...
Me rendant compte de mes plans, je les fit taire avant d'avoir le regard vague en direction des couloirs et recentra mon attention vers le geôlier en attendant le verdict.

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nemausus
Ŏ Le Meneur Ŏ
avatar

Nombre de messages : 56
Date d'inscription : 08/06/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: ?
† Force Ange/Esprit:
30/30  (30/30)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 18:54

Le nouveau commandant ? Que nous voulait-il celui-là ? A peine arrivé qu'il venait déranger des dossiers classés depuis longtemps. Surtout à propos de ce Lys ; voilà bien 6 ans qu'il est condamné au trou et jamais personne n'a rouvert son dossier. Ses mœurs ont été avouées ; que voulait-il de plus ? Je fais attention de ne pas montrer mon irritation à cette idée. Il ne faudrait pas non plus que j'offense bêtement des officiers de haut rang, j'en paierai cher et les moyens ne sont plus là pour se permettre pareilles étourderies. Je me contente donc de hocher la tête et de le laisser écrire ; pendant ce temps, je lève la main pour interpeller un autre geôlier qui s'occupait de fermer les portes de la prison après que les derniers prisonniers soient rentrés de leur promenade hebdomadaire. Je hausse la voix pour qu'il m'entende, refusant de quitter mon poste ne serait-ce que deux secondes pour aller ouvrir la porte moi-même ; on n'est jamais assez prudents par ici, qu'on nous a dit :

- Osborn ! C'est une visite administrative pour le détenu n°297 ! Est-il rentré de la promenade ?

Sa voix me revient en écho. Je comprend mal son jargon, il vient du Sud. Personne ne sait ce qui l'a mené là, mais il fait du bon travail alors personne ne le questionne. Néanmoins, je devine que la promenade de Lys était il y a trois jours et qu'il est donc bien dans sa cellule. Je grimace un peu lorsque mon collègue traite le prisonnier de quelques injures qui nous sont habituelles et j'ignore le regard de l'officier qui me fait face ; je ne veux pas m'attirer les foudres de ce rang social qui exige de la politesse même dans un milieu qu'ils ne connaissent pas.
Je baisse alors les yeux, tournant le dos à Monsieur Osborn pour observer le papier qu'il me rend. Son écriture est fine et bien espacée, facile à lire pour mes yeux abimés par le temps. Je saisis néanmoins le justificatif entre mes mains, comme pour vérifier par ce simple geste qu'il soit authentique. Aaron Lambrol ? Ce nom m'est parfaitement inconnu. Vient-il d'arriver à Nemausus lui aussi ? Je relève mon regard vers l'homme qui se montre de profil à présent, son attention errant sur les piteux murs de l'aile gauche. Je devrais lui demander une autorisation écrite... Ce sont les ordres... Mais ai-je vraiment le droit de remettre la parole d'un officier en doute ? Mon regard heurte le sien et j'en frissonne. Qu'importe, il ne peut rien se passer de mauvais. J'hoche négligemment la tête pour lui signifier que c'est bon, et glisse le papier au dessus d'une pile.
D'une main tremblotante, je signe mon accord juste en dessous, d'une grossière écriture, avant de saisir mon trousseau de clés rouillées. Je contourne le bureau, ferme la porte derrière moi et fait le tour pour rejoindre l'homme de l'autre côté de la barrière que je m'empresse de faire basculer pour le laisser entrer.


- Si vous v'lez bien m'suivre... Le prisonnier est retenu dans l'avant dernier sous-sol, j'vais vous y guider.

Je fais signe à un autre de mes collègues pour qu'il me remplace le temps de la visite de Monsieur Lambrol. Ce fait assuré, j'ouvre le chemin en direction des grandes portes de bois qui nous sépare encore de l'intérieur même de cet endroit glacé. Mon pas est maladroit, je ne suis pas rassuré. Je n'aime décidément pas cette tâche que l'on m'a donné. Les visites sont surement les choses les plus mauvaises dans cette prison... Surtout lorsqu'il s'agit d'officier. Ils se croient un peu tout permis ceux-là !
Les portes ne tardent pas à basculer, ouvertes de l'intérieur par des gardes prévenus de l'entrée d'un visiteur. Nous nous engouffrons alors dans des couloirs où l'air est sec, mais où les saletés s'accumulent dans chaque coin. La couleur dominante est aussi grise que ne l'est le ciel de Nemausus, et on se sentirait presque enfermé dans ses petits couloirs à peine pourvu de fenêtres.


- J'dois vous prev'nir... Le prisonnier est sous haute surveillance. L'a d'jà essayé plusieurs moyens pour s'vader... même l'suicide si s'pour vous dire ! Il est dangereux, alors faudra faire gaffe.

Nous bifurquons soudainement à gauche, suivant un escalier qui nous mène vers les sous-sols de la prison, là où les prisonniers aux longues peines sont gardées. Pas un bruit ne s'élève, pourtant nous nous approchons de plus en plus des cellules. Cet endroit est horrible. Je déteste m'y aventurer de trop près. Les prisonniers y sont pour la plupart tous devenus fous...
J'ouvre une nouvelle porte de bois et un garde m'empêche de passer. Je lui explique brièvement ce que l'homme vient faire ici et qu'il vient voir le prisonnier n° 297. On nous laisse alors parler, nous précisant tout de même que l'entretien ne devra pas durer plus d'une heure. En cas de problème, un simple cri d'alerte et les gardes reprendront la situation en main, voilà ce qu'il fallait savoir dans cette aile-ci de la prison.
Je vous invite alors à me suivre jusqu'au bout du couloir, en direction de la derniere cellule. Sur notre passage, les prisonniers nous marque à peine une vulgaire attention, tandis que d'autre essaient de nous effrayer en poussant quelques cris déplacés. Je cache au mieux mon mal aise jusqu'à ce que nous arrivons à la dernière cellule. L'endroit est sombre, il est presque impossible de discerner la silhouette du concerné recroquevillé au fond. Je frappe alors contre les barreaux le plus brutalement possible pour attirer l'attention du misérable.


- Allez d'bout toi ! Tu as d'la visite.

Les yeux plissés, j'attends d'apercevoir ses menottes pour m'assurer que je peux ouvrir la porte sans problème. La position du prisonnier qui ne bouge pas ne m'aide en rien, mais je discerne enfin ses liens et ouvre la porte de la cellule la main tremblante. Je me tourne alors vers vous.

- Vous p'vez y aller m'sieur... Mais faites attention à vous.

_________________


Invité, je te vois ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 20:21

Le dit formulaire passa presque de main en main, comme pour vérifier l'authenticité de ses mots et de la demande. Après tout, je me doutais qu'il me fallait bien une autorisation écrite pour pouvoir voir un des prisonniers. Il faut dire que l'administration a rendu les barreaux très serrer et que même les droits de visites ont été restreintes depuis le temps. Ma venue devait donc être une visite assez rare surtout si elle se fait aussi légalement que j'ai pu le faire.
J'étais pourtant fier du regard apeuré du geôlier, comme si ce simple regard vantait ma piètre qualité de comédien. Je ne l'étais pas mais je me rendais compte que je serais prêt à tous pour sauver un homme que je ne connaissais à peine. Ce lien qui m'unissait à lui me donner envie d'en connaître davantage sur lui, de savoir comment il vit et pourquoi bon sang il se retrouvait ici. Il avait l'air si jeune avec ses cheveux fins d'un blond éclatant autour de son visage.

Détenu n°297. Détenu n°297. N'était-il pas humain ici au point de troquer les noms des prisonniers comme des corps sans vie? Il s'appelait Lys et je me cantonnerais à l'appeler ainsi sans lui attribuer de numéro comme un cadavre à la morgue. Je fis attention à ne pas regarder le geôlier en question lorsqu'il appela ce fameux Osborn et encore moins lorsque j'entendis ses jurons poussés à l'égard de mon protégé. Fronçant les sourcils, je commençais à taper des doigts sur le comptoir pour leur faire signifier que je n'avais pas le temps d'entendre leur jérémiade et que j'avais vraiment beaucoup plus intéressant à faire. Je ne supportais pas de savoir que Lys vivait dans un monde aussi cruel sans l'ombre d'un soleil et d'espoir dans une cellule que j'imaginais encore moins. Alors doucement, le geôlier m'invita à prendre la direction des couloirs, aussi vastes et nombreux que ceux du château. Mais les couleurs n'avaient rien de féerique, elles étaient ternes, dépourvus d'éclat et de chaleur. Noir, gris, vert foncé des couleurs qui n'avaient pas de vie. Et pourtant, Lys vivait dans ce trou en ayant seulement quelques heures de sortie par jour. Ou peut-être par semaine. Et si un des prisonniers mourraient de fatigue dans sa cellule, personne ne ferait attention? Bon Dieu, il faut que je le sorte de là, pour ma propre santé mentale, je ne supporte pas de le savoir ainsi ...
Arrivée dans un dit couloir en saluant un autre garde, je ne pipais un mot, beaucoup trop concentrer pour regarder toutes les cellules qui m'entouraient en cherchant Lys dans tous les recoins. Mais je le savais calme et mon instinct me disait que je pourrais le reconnaître en quelques secondes sans avoir à le chercher vraiment. C'est lui qui viendrait à moi et ce sont mes battements de cœur qui feront le reste afin de me dicter ce que je devrais faire.

Le geôlier parcourut en ma compagnie les derniers mètres qui nous séparaient du mur d'en face alors que la dernière cellule se profilait dans l'ombre qu'elle imposait. Elle semble en recule par rapport aux autres sans qu'aucun bruit ne s'élève des barreaux. Je pensais alors être revenu complètement sourds alors que mon regard s'était encrée dans cette cellule que je voyais se rapprocher de moi. Les autres, le monde, le bruit, les prisonniers, le geôlier ne semblaient pas avoir une telle importance que cette cellule où mon protégé était là ... où tu étais sûrement là. Je retenais alors mon souffle comme un automate alors que le geôlier me prévenait que je devais faire attention et que je n'avais qu'une heure pour pouvoir te parler.


Merci beaucoup, veuillez nous laissez seuls à présent, s'il vous plait murmurais-je d'une voix qui se voulait forte.

Pourtant, je vis le geôlier hésiter un moment avant de faire demi tour et de passer son bâton sur les barreaux des autres cellules pour faire reculer les prisonniers. Mais je n'entendais plus rien, mis à part la porte en fer qui grinçait devant moi, le geôlier l'ayant ouverte avant de repartir vers son poste. Je ne te voyais pas, je ne distinguais que le noir et j'eus peur un moment que la solitude t'avais englouti dans ce monde barbare. Je voulais tant être là à temps pour pouvoir te sauver.


Lys ... ? demandais-je calmement

De mes pieds nus, j'entrais dans la cellule en refermant le grillage derrière moi. Je ne voulais pas que quelqu'un nous interrompe. Je sentais que la cellule sentait presque le moisit mais la sensation d'avoir mon protégé devant moi, même sans pouvoir apercevoir son visage dans l'obscurité, me redonnait le courage de pouvoir lui parler sans avoir la voix tremblante. Mes pieds heurtèrent alors le lit alors que je vis un reflet par terre, presque recroqueviller. Les chaines reluisaient face à la faible lampe accroché quelques mètres plus loin dans le couloir. Je ne te voyais pas ... mais cette frustration me passa rapidement lorsque j'entendis ton souffle.


Lys ...
répétais-je Je m'appelle Uriel, je suis là pour te rendre la liberté

Je m'efforçais d'avoir son attention, autre que par le détenu n°297 ou 287 je ne savais plus. Et je ne voulais plus savoir, je voulais juste que mon Lys gagne un peu de chaleur dans un endroit qui en était dépourvu. Je m'approchais alors de toi et m'accroupir près de toi pour te faire ressentir ma chaleur et cette aura d'ange qui devait aussi probablement t'envelopper dans une caresse de douceur. Je voulais que tu me fasses confiance et je me rendais compte que je voulais beaucoup de chose en ta présence. Source d'inspiration, tu devais être un vrai Lys.

Je ne suis pas ton bourreau, je suis juste la personne qui va te faire sortir de ses barreaux et de ce trou pour te faire voir le ciel de Nemausus ... serais-tu prêt à me faire confiance?


Malgré l'obscurité, je ne peux que te tendre ma main qui n'attendait qu'à être prise par toi. J'ignorais ton état, même si je savais que ma venue soudaine pouvait te faire peur et que l'habitude n'était pas de ton ressort pour le moment. Mais je devais faire vite, je devais te faire comprendre que je ne te voudrais rien de mal pour rien au monde et que ce qui pouvait t'attendre ailleurs ne pouvait qu'être mieux par rapport à sa cellule. Un doux regard s'empreignait de mes yeux et je ne pus qu'attendre le son de ta voix où le moindre de tes gestes pour savoir ce que je devais faire.
Il aurait suffit d'un signe Lys, un seul.

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lys
Bug People Error
Bug People Error
avatar

Masculin
Nombre de messages : 91
Age : 29
Localisation : Entre quatre murs
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Uriel
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 22:51

Chut ! Pas un bruit, s'il vous plaît ! Fermez les yeux et, dans ce silence, écoutez l'ange passer…



. xXx .



Découvrez EZ3kiel!



Suis-je sourd ? Suis-je aveugle ? La mélancolie me berce sur un torrent tortueux. Je n'ai pas d'accroches. Mon cœur s'évade, s'envole, s'enfuie loin de mon âme sans même un regard en arrière qui trahirait son émotion. Suis-je encore vivant ? Plus rien ne m'effleure, plus rien ne me caresse. J'ai l'impression de n'être qu'une pierre froide placée au milieu de temps d'autre. Insignifiance. ... je suis peut-être déjà mort et Dieu m'a envoyé en enfer. Dieu... La signification de ce nom est partie. Là non plus ne se trouve aucun accrochage. Mon silence n'a pas attisé le sien. Je suis désespérément dans cette vie ou dans cette mort ; qu'en sais-je. Je ne dois pas céder maintenant... Ma main se resserre sur le pan de couverture qui remonte au dessus de mon nez ; elle est aussi humide que le reste de la cellule. Je ferme les yeux et prend de grandes inspirations pour empêcher mon souffle de suivre le chaos de mes pensées. Il n'y a qu'un moyen de le prouver.
Vivement, d'une façon presque un peu trop brusque pour mon corps affaibli, je lance la couverture au lieu et me relève, faisant les cent pas dans la cellule avec une pointe de frénésie. Il me faut trouver un moyen. Je ne peux pas être trop bruyant ; je ne peux pas tolérer un nouvel échec. Mais cette cellule ne contient strictement rien pour m'aider. Mes mains se glissent de par et d'autre de ma tête, s'accrochant rageusement dans mes cheveux fins... J'ai mal. J'ai tellement mal que j'ai l'impression de sentir mon cerveau battre au même rythme que mon coeur alerté. Dans combien de toi implosera-t-elle ? Comment fait-elle pour tenir encore sur mes épaules ? Équilibre tangent... Je ne peux plus.
Je m'approche des barreaux et les saisit entre mes mains écorchées, tirant sur ces derniers pour rapprocher mon corps le plus brusquement possible de cette barrière glacée, mais au plus près. Personne dans ce fichu couloir ne donne de signe de vie. Les gardes sont de l'autre côté de la porte, récemment alerté par un geôlier. Je me retourne alors vivement vers l'intérieur de ma cellule et me jette à même le sol, mes genoux heurtant la pierre dure et froide qui englobe mon domaine. Mes mains s'affairent alors avec précision et célérité, fouillant aveuglement les parcelles de terre qui m'entourent pour trouver ne serait-ce qu'un petit bout de ce qui apporterait une réponse à toutes ces questions qui rendent chaque jour mon esprit un peu plus fou. Je ne peux pas continuer ainsi ; Lys n'a pas le droit de sombrer dans la folie.
J'entends la porte du couloir s'ouvrir. Un petit nouveau qui viendrait rejoindre le cauchemar général ? Je souris de travers, retenant en réalité mes larmes d'hystérie. Je tourne en rond sur mon même, mes mains continuant de farfouiller sur le sol. J'ai absolument besoin de ça à présent, je ne peux plus tenir. Je m'étale à même le sol. On ne voit rien par ici ! On n'entend rien ! Bon sang, du calme... hurlez de calme, je vous en prie ! Ma main se referme enfin sur une chose à la fois dure et molle, entouré d'une épaisse couche de poussière et autres saletés... Je soupire, les larmes viennent d'elle-même. C'en était moins d'une. Je me relève mollement, les jambes tremblotantes, ma démence se calmant au fur et à mesure que mes yeux habitués au noir observant ce petit déchet. Je souris, mon cœur battant violemment dans ma poitrine, tant que je ne serais pas surpris de voir ma peau se déformer sous ses coups. Je me retiens de rire. Je ne peux pas, la porte se rouvre à nouveau et des pas se font entendre.
C'est alors que le silence se fait brutalement, sans répit, comme fendu par la foudre, brisé par deux voix qui discutaient de fonctionnalités. Je tressaute en entendant mon nom à plusieurs reprises et mon regard s'alarme. Je cherche une issu à tant d'injustice... On ne parle jamais de moi, on ne fait jamais attention à ma personne alors... pourquoi, ô pourquoi en ce jour vient-on me déranger ! J'essuie brusquement les larmes de mon visage et fait tout pour me détendre lorsque je retourne m'allonger sur ce qui me sert de couchette. Le mégot que je tiens entre mes doigts se voit alors logé dans une poche de mon pantalon rapiécé. Ma main tremble encore d'avoir pu faire ce geste... et je la resserre frénétiquement contre l'autre et tire pour que mes menottes se serrent encore plus autour de mes poignets, taisant ma douleur actuelle par une souffrance physique.


Allez d'bout toi ! Tu as d'la visite !

Ce bruit infernal sur les barreaux me fait tressaillir. Ma tête n'en est que plus douloureuse... Le silence ne me berce plus. L'écho de ce bruit résonne encore dans ma cellule. Va-t-en... Oh bon sang, va-t-en, tu n'as rien à faire ici ! De la visite ? Qui donc pourrait venir me voir si ce n'est qu'un satané journaliste qui viendra me retourner encore un peu plus la cervelle ! Je ne veux voir personne... Rendez-moi mon calme. Rendez-moi ma douleur silencieuse. Je veux récupérer ma liberté.
Je sais que rester immobile ne changera rien mais je ne veux pas que cette personne se sente accueilli en ce lieu. Je lui reste donc de dos, mes mains s'affairant un peu plus contre mes menottes pour m'empêcher de crier et canaliser ma douleur.
Le cliquetis de la clé qui tourne dans la porte me donne l'impression que je vais sortir dans la cour pour ma promenade. Suis-je donc condamné a réfléchir comme un animal ? Mes jambes subissent quelques spasmes incontrôlés ; j'ai du mal à résister à l'habitude de me lever et de suivre le geôlier à l'extérieur. Non, là, il s'agit d'un idiot qui désire rentrer dans cette prison ! Il faut vraiment ne rien avoir de mieux à faire ! Je retiens ma respiration un instant pour ne pas me laisser déborder par les émotions chaotiques qui me submergent tandis que j'entends le geôlier s'éloigner d'un pas hésitant sous la demande d'une voix calme mais puissante. Étrangement, elle a pour don d'apaiser mes actuels tourments pour que je puisse rouvrir les yeux sans risquer de fondre en larmes. Mes muscles se détendent fibre par fibre et je me sens presque en sécurité dans cet aura qui se rapproche de moi. Qui es-tu et que me veux-tu ? J'ai l'impression que le mégot dans ma poche dégage une chaleur incandescente... J'ai alors envie de découvrir ce visage. Est-ce celui qui est venu plusieurs fois rappelé à mes nuits que je ne connaissais pas de sentiment propre ? Mais je sais que me retourner ne me servirait à rien, je ne pourrais pas le percevoir dans cette obscurité presque opaque. Je me contente alors de frémir à l'énonciation de ce nom qui, bien que ta voix me semble toujours aussi calme que douce, sonne tellement grotesque à présent. Lys... Comment ai-je pu avoir la prétention d'enlever à cette fleur toute la beauté de son terme ? Mon souffle s'accéléra lorsque j'entendis la grille se refermer derrière l'inconnu, comme s'il nous condamnait à être seuls, l'un en face de l'autre, sans personne pour venir interférer dans cette rencontrer qui éveillait mon inspiration, à défaut même de ma tristesse.
Pourquoi n'as-tu pas peur ? Pourquoi t'approches-tu autant ?
Uriel... Uriel... Quelle douce consonance... Ne s'agit-il pas là le nom d'un Ange de la religion ? Je souris faiblement alors que mes mains cessent de tirer sur mes menottes. Je reste pourtant toujours immobile, te tournant le dos, mes cheveux cascadant devant mon visage blafard... Va-t-en Uriel. Sache que personne ne peut rien pour moi. Ma liberté, personne ne saurait me la rendre... A moins que tu sois venu m'achever, que tu ai une raison valable pour me décoller les pieds de ce sous-sol, ce dont je doute fermement. Allez vous-en... toi et cet aura qui vient me bercer. Ma respiration se calme et se repose au rythme de la tienne que je sens plus proche. Je te sais accroupi près de moi, comme abaissé à mon vulgaire rang, alors que la liberté t'attend derrière ces barreaux qui ne demandent qu'à s'ouvrir sur ton chemin et à se refermer sur le mien. Regarde comme nous sommes différent. Que veux-tu de plus pour déguerpir ?
Lentement, sentant que tu ne partirais pas de sitôt, je m'appuies sur mes mains pour pouvoir me redresser un peu, me décollant de la paroi rugueuse du fond de ma cellule. Mes menottes cliquettent alors que je me retourne dans des gestes saccadés, chaque partie de mon corps endoloris par le temps perdu me faisant souffrir. C'est alors que je peux enfin discerner ta silhouette grâce au halo presque sombre s'évadant du couloir jusqu'ici. Tes contours sont flous, pourtant je te sais grand, ou du moins plus grand que moi, à la silhouette élégante et fine... Tes yeux pétillent dans l'obscurité. Je ne vois pas leur couloir mais je vois leurs sentiments se refletter un peu partout dans les décombres de ma réalité. Tu as l'air heureux d'être ici, à mes côtés. Pourquoi ? Et pourquoi désires-tu ma confiance en cet instant ? Qui es-tu pour venir ainsi réclamer ma liberté qui ne te concerne en aucun cas ? Personne n'a jamais daigné se soucier de moi. Ce n'est pas en ta pitié que je vais croire.
Je discerne alors un reflet rompre l'obscurité l'espace d'un instant. La blancheur de ta main traverse le noir de l'environnement, se tendant vers moi comme pour me demander de te donner un signe de reconnaissance ou même de vie. Je la toise un instant en silence, mes cheveux en broussaille cascadant devant mon regard éteint. Tu en attends beaucoup de moi, tu sais ? Je me recroqueville contre le mur, mes genoux remontant contre mon torse nu pour que mes mains liés les entourent. Une protection comme une autre.


- Il fait froid... Puis-je avoir ma couverture ?

Ma voix s'élève dans un murmure après un moment silencieux, presque un peu trop. Elle est lasse, comme rouillée, difficile à faire fonctionner. Je ne te montre aucune indifférence malgré que je ne réponde pas à ton approche... Je veux juste cesser de ressentir. Ta présence me rechauffe... Pourtant je frissonne.
Au fond... es-tu celui que j'attends ?

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 28 Oct - 23:44

Cette cellule ne me convenait pas, ce bruit ne me convenait pas, ses barreaux entravant ta liberté non plus. Comme un animal dans sa cage, je sentais que ce lieu semblait enlever progressivement l'humanité, cette aubaine qui a été accordé à l'être humain. Sous le moindre des tes regards, je sentais le doute, la méfiance même quand tu avais encore le dos tourné et je ne pouvais t'en blâmer. Ce lieu ne semblait pas que cruelle, il l'était. De ses bâtons, de ses geôliers qui ne rabaissaient que ta condition en esclave en t'enlevant l'innocence et la fierté que tu pouvais avoir avant de travers les couloirs de la prison pour te retrouver là.
Debout derrière toi, j'avais l'impression que le monde arrêtait de tourner et que je n'attendais que ton visage pour voir tout l'astre solaire dans cette cellule. Ce moment m'était précieux, le premier contact avec celui dont je dépendrais l'était. Malgré l'indépendance que je perdais, j'y voyais aussi ma liberté ainsi qu'une multitude de contradiction m'envahir dans cette cellule close. Tu n'avais pas prononcer un mot depuis mon arrivée ni répondre à mes appels sur le moment. T'avait-on arraché la langue ou ta capacité de parler avait même été ôté avec le temps passée ici? Le désordre de cet endroit ainsi que son aura malfaisance pouvait avoir eu énormément de conséquence sur toi et je ne voulais te savoir briser pour des crimes que tu n'avais pas commis.
Car dès l'instant où j'ai pu pénétré cette pièce, je savais que tu ne l'avais pas fait. Que ton esprit est sain et qu'il aurait fallu que tu le fragmentes en morceau pour tuer tes semblables. Or, tu semblais calme. Pas beaucoup trop calme, l'excès n'était pas bon, tu étais juste calme, comme si tu t'attendais à mon arrivée avec patience et que tu t'attendais à tous le reste aussi. Peut-être m'avais-tu senti aussi , depuis l'heure où j'ai atterris sur Terre et partir à ta recherche quelques heures après? Je n'étais sure de rien, il faudrait pourtant en discuter mais l'endroit n'est pas le mieux approprié.

Le bruit provenant des autres cellules ne semblaient plus atteindre la tienne qui était à présent la nôtre, comme si elle était isolée de toute la prison. Je te parlais et tu me parlais sans que personne ne puisse nous entendre. Ma main tendue vers toi reste dans l'air et je pris peur d'avoir été beaucoup trop rapide dans ma demande. Après tout, je ne devais pas te brusquer dans ce changement car sortir de la prison serait déjà un grand pas pour toi. Aussi, je ne devais qu'avoir ta confiance et ses simples mots ne suffiraient pas pour le moment. D'un voix sourde, tu me demandais alors de te passer la couverture parce que tu avais froid.
Sans un mot, je me penchais sur le coté en me demandant pourquoi tu ne ressentais pas tous le bien que je m'efforçais de te passer avec ma présence. Peut-être n'était-elle pas assez significative et qu'il t'en fallait plus. Mes doigts se resserrèrent rapidement sur la couverture plus que miteuse sur ton lit et je la secouais rapidement avant de te la déposer sur les épaules, tentant de couvrir la moindre parcelle de ta peau sans te toucher. Je savais encore que mes gestes pourraient être trop brusque malgré mon besoin de vouloir te réchauffer de mes propres mains. Aussi, touchant la couverture, j'en enlevais rapidement l'humidité qui baignait également dans tous le sous sol et la réchauffer par mes soins. Un raclement de gorge passa avant que je ne puisse reprendre la parole. J'avais cru voir que le moindre mot s'arrachait comme une peine au fond de tes murmures et cet état ne combla pas mon désarrois. J'aurais voulu sortir et cogner ce geôlier qui te laissait dans un état pareil.
Quelques instants de silence s'en suivirent avant que je ne m'installe par terre pour être plus près de vous. Mon instinct me disais que je devais vous parler et vous mettre un maximum en confiance.

Lys, je sais que vous êtes innocent, votre place n'est pas ici mais dehors

Il fallait que vous me fassiez confiance, ce désir me brulait presque les entrailles et je n'avais qu'une envie, celle de vous prendre la main et de vous emmener loin. Pourtant, par le geste qui m'a fait vous couvrir de cette couverture, j''ai voulu que vous compreniez que mes intentions ne sont nullement mauvaise et que je continuerais à vous protéger du froid, du vide et de la cruauté à toute épreuve.

Je sais que nous nous connaissons pas mais je sais au fond que vous avez attendu trop longtemps ce jour où une personne viendrait pour vous dire que vous être libre. Alors croyez moi, je vous ai entendu ... votre jeunesse et innocence n'est pas encore altéré. Alors accordez moi votre main, prenez là parce que je ne vous lâcherais pas dans cette épreuve. Je dois vous faire sortir de là, quitte à en perdre la vie, il m'est important que vous ne voyez plus jamais de barreaux à travers votre liberté Lys ...


Lys, Lys, Lys. Cette envie de devoir lui répéter un prénom, un vrai prénom qu'il avait choisit de son plein gré. Cette fleur si innocence et si douce qui ne dure pourtant que quelques jours. Mais au delà de ça, le lys respirait la bonté et le bonheur de pouvoir profiter de l'instant présent. Et mon Lys semblait respirer tous le contraire parce qu'on l'en avait forcé. Tandis que vos cheveux retombaient étroitement sur votre visage comme les miens pourraient le faire, mes doigts s'écartèrent de votre couverture pour venir rejoindre votre front et le frôler dans une douce caresse sans vous toucher. Vous trembliez peut-être encore de froid et je souhaitais plus que tout vous apporter mon réconfort que vous n'aviez pas dans cette cellule. Bon Sang Lys, laissez moi vous sortir de là.
Malgré les paroles que j'ai pu vous dire, malgré le fait que mes demandes soient rester sans réponse, je savais que vous prêtiez attention à ce que je pouvais vous dire tout en analysant le moindre mot. Mon aura et ma présence ne vous laissaient pas indifférent et j'en étais fortement heureux. Je savais que l'aide que je vous proposais à cet instant serait pris comme une pitié ou comme une bonne action mais je devais vous faire comprendre que c'était pour le bien de nos deux personnes ... Mes doigts glissèrent alors sur ce front moite, passant par quelques mèches de cheveux que je repoussais vaguement afin de mieux cerner votre visage de mes propres mains. J'avais envie de vous connaître Lys, laissez moi cette chance je vous en prie.

Le souffle se bloquant dans ma gorge, je ne pus qu'apprécier le contacte que j'avais avec vous, même si je ne vous avais point demander votre permission pour cela. Vous donnant tout de même l'occasion d'arrêter mon apprentissage par vos mains même menotté qui restaient toujours à ma portée, je ne faisais que détailler ce visage que je voudrais voir en plein jour. Des traits fins presque creusés par la prison, froid et peut-être terne que je me hâtais de réchauffer sur le bout de mes doigts. Je voulais vous faire comprendre que vous serez en sécurité avec moi même si je ne pouvais vous révéler ma condition tout de suite. Peut-être étiez-vous réticent à ma demande finalement .. mais je doutais que la vie à la prison vous convenait.


Je ne suis pas là pour vous donner de faux espoirs ni vous enlevez pour vous faire perdre ailleurs. Je serais à vos cotés pour que vous puissiez reprendre la vie que vous désirez encore ...

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lys
Bug People Error
Bug People Error
avatar

Masculin
Nombre de messages : 91
Age : 29
Localisation : Entre quatre murs
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Uriel
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Lun 3 Nov - 16:38

Pourquoi fait-il si froid à présent ?

L'obscurité est omniprésente. Elle nous avale, nous aspire en son centre, pour ne donner à nos sens qu'un vulgaire pouvoir qui s'atténue avec le temps. Pourtant, mon regard, qui a fini par se fixer sur toi dans un aspect d'affront, parvient à discerner les traits de ton visage, dans une précision floue. Je les vois se déformer au fur et à mesure que les secondes s'écoulent, comme si tu attendais ce moment avec une impatience refoulée qui t'empêche de garder un certain contrôle sur ce que tu es réellement. Je te sais contrarié devant ma demande, devant cette déformation d'un ordre que je n'ai pas osé formuler devant ta prestance. Attendais-tu sincèrement que je me comporte en un parfait naufragé devant un canot de sauvetage ? Qui es-tu pour espérer de moi une chaleur, une courtoisie que j'ai perdu depuis des années ? Je souris ; un sourire imperceptible, presque moqueur alors que tu te penches sur ta gauche dans un geste spontané pour répondre à mes mots et te saisir de ma couverture trouée. Tu t'exerces en silence, sans me demander en échange un quelconque marque de politesse ; un certain sentiment de pitié m'envahit, sentiment que je sens pourtant déplacé. Parce que si ta présence ne m'est pas bienvenue en cet instant si critique, où chacun de mes muscles tremblent fibre par fibre sous la puissance d'une envie d'évasion ultime, elle ne m'est pas indifférent. Un certain aura se dégage de toi ; un aura que j'imagine d'un bleu tanguant vers le blanc, d'un bleu dévastateur mais séduisant, comme s'il avait le pouvoir, ou simplement le droit d'essayer de me détendre et de m'emmener en son sein pour me couvrir d'une tendresse que je n'ai mérité mais qui me va de droit.
Instinctivement, je penche la tête sur la droite lorsque tu ramènes la couverture près de moi, un air hésitant faisant briller tes traits à travers l'obscurité, comme pour tenter de te témoigner de ma surprise, mais aussi de mon incrédulité. Au fond, plus j'y songe, plus j'ai l'impression de rêver. Un rêve sans but, à mi-chemin du cauchemar, d'une illusion triste. Combien de fois m'a-t-on parler de liberté ? Je ne l'attend plus. Tu as tout faux. Je sais que tu te crois être celui dont j'avais besoin... et crois-moi que j'aurai aimé que ce soit le cas, que ce soit toi, toi et ton regard qui viennent me sauver de cette torture humaine. Mais il n'y a personne.
Avec délicatesse, tes mains s'affairent à m'enrouler au possible dans ce tissu miteux qui ne fait que me faire greloter un peu plus. Nimbé comme un enfant, caractérisation de l'innocence, je me sens presque comme un affront ironique à la situation qui aurait pourtant pu être donneur de vie à une joie sans nom, peut-être même à une paix blanche recherchée au creux de tous mes moyens. Tu ne me touches pas, et je devine ton effort à tout faire pour que le contact ne se fasse que lorsque je le déciderai. Plutôt surpris par une telle marque d'attention, j'évite de te regarder pendant un instant au risque de me faire avoir par ta délicatesse, et remarque, les yeux rivés sur ma couverture, que tu as pris soin d'y chasser les saletés qui la décorait. Quel pouvoir détiens-tu ? Dis moi pourquoi me semble-t-elle plus chaude maintenant que tu y as passé tes mains aux doigts longs et fins, mais d'une blancheur imaginaire ? Bon sang... Qui es-tu, Uriel ?
Et comme une réponse à mon tourment, tu t'éloignes pour t'asseoir à quelques pas de moi, acceptant la distance que j'ai voulu inconsciemment t'imposer. Je reste alors tête baissée, récupérant mon souffle déréglé par tant de détails inopinés dans cette journée qui aurait du être comme toutes les autres, et m'assois à nouveau contre le mur, mes mains resserrant la couverture autour de mon torse nu. « Serais-tu près à me faire confiance ? » Ta question trottine encore dans mon esprit accablé par tant d'incertitude. Mais la réponse est évidente... Non. Je ne pourrais pas faire confiance à une personne de l'extérieur, une personne dont les soucis ne touche pas cet endroit, et encore moins ma pitoyable cause. Une raison doit se cacher derrière ta visite ; sinon, comment aurais-tu pu duper le geôlier pour entrer ici ?
Un guise de terme à mes questions, tu reprends la parole, d'une façon tranchante, comme pour tenir le silence éloigné au plus loin de nous. Ta détermination à attiser mon attention me fait relever la tête ; je te sens dur et ferme, et rien ne me donne l'envie de te contrarié encore plus à cet instant. Bien que je ne peux que me méfier de toi... Je ne veux pas que tu t'en ailles. Pas maintenant. Tes yeux étrangement violets, presque aussi clairs que l'eau, semblent briller lorsque tu évoques ton jugement quant à ma situation. Innocent ? Je ne cherche pas à te contredire mais respecte ta prise de parole. Mais mon souffle s'accélère à vue d'œil lorsque je devine que tu y crois sincèrement... Tu ne fais pas que le dire ; tu penses réellement que ma place n'est pas ici et qu'il est temps de rendre justice. Mon intérêt s'éveille alors malencontreusement, et je ne m'empêche pas de m'approcher un peu en glissant sur mon lit, pour pouvoir baisser mon regard sur ton visage, encadré par des cheveux aussi blancs que ne le sont les miens. Je ne peux alors pas passer à côté du fait que, physiquement, nous nous ressemblons beaucoup. Dans un muet sourire, je m'empêche alors d'être attendri par ta présence.
Faux ! Je tressaille. Mensonge ; voilà longtemps que je n'attend plus personne, je n'attend plus ma liberté. Elle n'appartient qu'à moi, sachez le Uriel. Mes espoirs quant à un éventuel échappatoire de cette misère ne s'est reposé sur personne d'autre que ma personne, et uniquement sur ma personne. Je n'accepterai pas que vous changiez cela de cette façon... Et ce n'est pas cette promesse, cette rédemption muette que vous me faites qui vous pardonnera. Perdez donc la vie pour une autre cause que la mienne, étant donné qu'en aucun cas elle ne vous regarde et ô combien elle ne pourra jamais vous concerner. Inconsciemment, mes traits se sont tendus, je remarque à peine à quelle vitesse je me suis reculé à nouveau contre le mur pour resserrer chacun de mes membres au plus près de moi. Mais alors que je m'acharne à vous faire comprendre par ma distance que je ne veux pas de vous et de vos belles paroles, vous vous approchez encore, avançant votre main jusqu'à mon front. Des frissons naissent sous ma peau ; je ne sais plus si j'ai froid ou chaud à présent. Ce pouvoir... n'est pas humain. Ce pouvoir de radoucir mes mœurs à chaque approche...Vous... Tu t'en rends compte ? Je ferme instinctivement les yeux. Je sais que tu ne me toucheras pas plus que ça ne t'es permis. Je sens tes doigts à quelques centimètres de ma peau et ton frôlement m'est alors semblable à une douce caresse. Une douceur oubliée, une douceur perdue... Un manque qui se comble. J'en pleurais presque. Pourquoi fais-tu ça ? Mes cheveux s'envolent sous ton passage, mon visage se libère, et dénué de protection, s'offre à toi alors que je n'ose pas regarder le tien à cet instant. Seule une question traverse mon esprit à cet instant... à cet instant où l'impression que je pourrais m'endormir dans cette tendresse me surprend... : Comment ai-je pu me passer de cette chaleur depuis toutes ces années ?
Je ne peux pas te laisser m'apprivoiser ainsi. Tu n'as pas le droit d'user de tes atouts, de ces choses qui t'appartiennent et dont tu sais que je suis dénué pour faire peser sur mes épaules le poids du désir de vivre encore plus fort. Tu veux me connaître ? Très bien. Tu vas découvrir qui est réellement Lys et tu verras que tes tords sont nombreux. Crétin prétentieux.
Brusquement, mes mains menottées s'évade de la couverture, mes épaules se chargeant de la faire glisser loin de mon corps. Dans un cliquetis menaçant, je me saisis des tiennes pour les coller brutalement à mon visage, les aplatissant contre mes traits, les forçant un peu plus pour te faire voir à quoi je ressemble réellement. Je me lève alors dans un élan presque violent, tout en t'entraînant avec moi. Resserrant mes doigts fins et meurtris par le temps autour de ton poignet, je m'efforce d'y déchainer toute mon incertitude pour te faire regretter ton affront, ta venue indésirable. Alors ? Qu'y vois-tu à présent ? Toujours le jeune et innocent Lys ? La fleur que tu as la chance de pouvoir aller voir au sud de nul part ? Je m'empêche de rire, mais un sourire narquois se dessine sur mes lèvres grises. Idiot...
J'avance d'un pas fort, presque militaire pour te faire reculer jusqu'au barreau, t'y plaquant sans retenu, mon corps se rapprochant dangereusement du tien. Je m'arrête à quelques distances à peine du tiens, mon visage s'y proche que je sens ton souffle chaud faire frissonner le mien, mes lèvres entrouvertes narguant de loin les tiennes. Te rends-tu compte de ton erreur, à présent ? Tu ne peux rien pour moi. Tant de dégâts ont déjà été faits. Tant d'injustices ont déjà eu lieues. Tu arrives trop tard ; pas de chance.


- Vois qui je suis... Fais donc de moi ce que tu veux à cet instant. Je suis à ta merci, personne pour t'entendre, personne pour te voir. Mais va-t-en après. Je ne te connais pas mais je te hais déjà.

Et je force un peu plus le contact de tes mains sur mon visage, les faisant glisser contre ta volonté sur mes traits... Mes cils frôlent ta peau tandis que tes doigts descendent progressivement, caressant mon nez, dessinant mes lèvres, taquinant mes joues creuses avant de s'évader vers mon cou où je presse encore plus le contact jusqu'à m'en faire mal, jusqu'à manquer de tenter de m'étouffer. Mais la course se poursuit, et je me colle grotesquement contre toi pour bloquer tes mains entre nos deux corps, tes doigts déjà posés sur mon torse nu.
Tu n'aurais jamais du venir... Je ne peux pas t'appartenir.
Même si je le veux.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Lun 3 Nov - 17:57

Je ne savais pas exactement comment je devais agir à ton encontre. Devais-je te préserver du monde qui t'attendait dehors et de la signification du lien que je devais avoir avec toi? Ou peut-être devais-je te laisser dans l'ignorance comme dans cette prison? Pourtant, malgré la réponse évidente, je ne pouvais te brusquer ainsi. Se taire ou laisser apparaître quelques éléments pour que ce soit toi qui me pose les questions. Je n'avais rien à te cacher, je me livrais entière à toi malgré les mensonges par omission que j'alignais au fur et à mesure que je te parlais.
Par fois, tu me lançais des regards attendris, d'autres craintifs, d'autres méfiants. Tu semblais être une boule à facette changeante à mon contact, comme si à chaque fois que je te parlais, tu m'écoutais, tu réfléchissais puis te braquais après en avoir été touché de la manière dont je le voulais. Tu réagissais de la façon la plus opposée que je voulais et cela ne me facilitait guerre la tache. Même si après tout, je ne m'étais pas imaginer que tu sauterais dans mes bras pour que je te libère sur le champs. Mais un part de moi aurait voulu comprendre pourquoi tu t'obstinais à rester dans cette cellule sans vouloir me suivre. J'étais prêt à t'offrir des choses meilleurs à l'extérieur, certes cachés, mais meilleurs tout de même. Cette cellule n'était pas faite pour toi, ta liberté était encore entre tes mains et non derrière ses barreaux. Je ne comprenais pas pourquoi tu ne saisissais pas cette chance pour pouvoir partir.

Peut-être est-ce le fait que je te demandais de partir avec moi qui te posait problème. Après tout, je suis un total inconnu à tes yeux qui te demande de lui faire confiance pour s'évader incognito d'une prison pourtant surveiller. Mais peut-être pas tant que cela vu que j'ai tout de même réussit à entrer sans aucun problème. C'est alors qu'un de tes mouvements coupa mes réflexions sur ce que tu désirais vraiment. J'étais pourtant calme mais ton instabilité me rendait tout aussi instable, comme le reflet d'un miroir. Tu t'étais alors levée pour saisir soudainement mes mains où tes menottes claquèrent presque. Je sentais la rouille dans l'air comme jamais, comme si ses menottes s'étaient usée... je ne serais même pas surprit de voir d'étanche tache noir autour de tes poignets. Soudain, la remarque du garde me revint en mémoire. Avais-tu vraiment déjà essayer de te suicider?

Mais tu ne me laissais pas le temps de réfléchir outre mesure alors que tes gestes semblaient se détacher d'une douceur dont tu avais fait preuve dans l'intonation de ta demande. Un hoquet de stupeur m'échappa de la gorge tandis que tu ramenais mes mains sur ton visage, d'une force que je n'avais pas soupçonner. Tu me fis glisser les doigts sur tes traits, sur l'entière partie de ton visage comme si tu voulais me montrer à quel point ils étaient durs et fades. Tu me faisais reculer de la même façon contre les barreaux de ta cage, heurtant mon dos contre ses tuyaux froids. Mes yeux s'étaient encrée dans les tiens, pour comprendre ce que tu faisais à cet instant. Toi qui ne voulait pas que je te touche, tu me forçais à le faire. Tu étais presque arrivé à te faire étrangler par mes propres mains que tu pressais contre ton coup. Les yeux écarquillés, je ne pus que frémir à chacun de tes contact froid sans aucune envie. Tu te forçais à me faire voir ce que tu étais devenu ici.


Rappel toi de qui tu étais avant d'atterrir ici...


Un seul murmure à ta phrase tandis que j'entendais les autres prisonniers s'agiter dans les cellules voisines. Apparemment, ton geste n'était pas passé inaperçu, ce qui donna au geôlier l'envie de se lever. Pourtant, à quelques mètres de ta cellule, je lui hurlais à travers le bruit que ce n'était rien et qu'il pouvait vaquer à d'autres occupations. Je n'avais pas envie que cet acte soit mal interpréter pour que tu ais à te faire déplacer ailleurs, là où il fait encore plus noir. Mon regard se recentra sur ton visage éclairé à présent par la faible lumière du couloir où nous étions collés. Je remarquais alors la ressemblance frappante de nos visage. Des traits fins, des cheveux blonds mal ordonné mais arrivant un peu en dessous des épaules. Alors que mes mains s'égaraient sur ton torse par la pression que tu exerçais, je pus sentir une large ligne qui barrait sa peau, comme une entaille. La texture n'était pas fraiche mais assez pour savoir qu'il s'agissait d'une blessure qui t'ai fait saigné, au vu des croutes sur les cotés. Pourtant, je ne faisais que frôler cet endroit pour ne pas te faire mal, ni t'enlever la dignité.

Tu es ce que tous ce que la prison veut faire des criminels. Pourtant, tu n'en es pas un, tu ne fais pas parti du système. Tu n'es pas comme tous les autres Lys ... tu es toi

Ma voix n'était plus aussi doucereuse qu'à ma venue et je ne fis que lever distinctement la voix pour reprendre ma contenance. Si je m'étais attendu à ce que tu me tiennes tête ainsi, j'aurais sûrement agit différemment. Ou pas. Alors j'enlevais mes mains des tiennes assez rapidement pour que tu évites de t'infliger à nouveau cela. Mes doigts me brulaient, je pouvais même ressentir mon pouls battre dans chaque cellule de ma peau, comme si elles allaient toutes exposés. Ce contacte me fit chaud, malgré la froideur de tes gestes voulus. Je me décollais alors prestement des barreaux, me redressant pour revenir doucement frôler tes lèvres avec les miennes. Le regard ardent mais sans désir, je ne fis que te regarder pour te dire que tu avais faux sur toute la ligne.

Je ne veux pas que tu sois à ma merci
murmurais-je tout en te faisant reculer légèrement

Nous retrouvant au centre de ta cellule comme d'un point d'égalité, je me tenais proche de toi sans te toucher outre mesure. Ma chemise avait été froissée par ton contact et je la remettais en place avant de reprendre la parole. Je comprenais à présent que tu devais sûrement penser que j'attendais quelque chose de ta part après t'avoir libérer. Ce ne pouvait être que cela. Je n'attendais qu'il puisse être stable et revenir sur la personne qu'il aurait pu être s'il n'était pas passé par la case prison. C'était ainsi que je pouvais le protéger, lui faire oublier cet épisode de la vie avec le temps ...


Tu n'as pas à te dire que je veux profiter de toi, comme tous ses autres hommes qui t'entourent actuellement. Je ne veux que ton bien et je ne m'en irais pas tant que tu n'auras pas réfléchit sur cette question.

J'aurais pu alors m'en aller pour te permettre de réfléchir à tous cela et pourtant, j'avais l'impression de ne pas t'avoir donner toutes les cartes en main pour que tu ais une meilleure compréhension de ce qui se passait entre toi et moi. Le froid qui avait alors envahit la cellule se stagna légèrement lorsque j'ai pu reposé mon regard sur toi. Mon Lys, pouvais-tu comprendre que je ne pouvais pas te laisser mourir de froid ici? Cette chaleur se communiqua à nouveau vers toi et je ne pouvais que te faire comprendre les choses d'une manière aussi simple pour te faire voir que c'était une évidence. Tu n'avais pas à rester ici comme je ne pouvais pas rester ici. Mes pieds frôlèrent alors le bas de ton lit le faisant tinter dans le silence que nous venions d'imposer. Un frissonnement se fit alors ressentir tandis que je sentais encore du bout de mes doigts ta peau et ton souffle sur le mien. Cette violence et cet abandon qui avait pu contrasté entre tes gestes et tes mots m'avaient déstabilisé. Mais je devais te faire voir que la prison n'avait pas altérer tous le bon que tu pouvais encore avoir en toi.

Rien qu'avec tes premiers regards surpris et tendre que tu m'avais lancé au début, sans qu'aucune méfiance ne venait s'égarer sur notre chemin. J'avais soudainement envie que tu retrouves cette innocence avec moi sans que tu me dises que tu me haïssais. Je sais que je ne devais pas prendre ce genre de mot au sérieux mais cela n'empêche pas d'avoir mal en les entendant de ta bouche. Mon Lys, ne me haïs pas tout de suite ... Je ressentais alors que mes humeurs semblaient dépendre des tiennes et que je ne pouvais pourtant pas me mettre en colère pour ta méfiance. C'était à moi de faire le nécessaire pour que tu sois prêt à me donner ta main le temps de te sortir de là.

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lys
Bug People Error
Bug People Error
avatar

Masculin
Nombre de messages : 91
Age : 29
Localisation : Entre quatre murs
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Uriel
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Jeu 4 Déc - 16:22

La peur. Elle est tellement facile à lire sur ton visage qu'elle ne fait que renforcer la brutalité de mes gestes à cet instant. Le visage gris, éteint, presque dépité, je fais tout pour te montrer ce que je suis, faire taire tes espérances qui ne te rendent que dérisoire. La pièce devient alors encore plus froide et l'impression que j'aspire nonchalamment ta chaleur pour la jeter plus loin, comme un acte perfide d'une jalousie effrénée, provoque une douleur au niveau de ma poitrine que je ne sentais que trop souvent depuis ta venue. Mes mains continuent d'attaquer la ruine des tiennes pour les presser encore plus sur mon corps nu, te forçant à goûter à l'injustice de ma cicatrice qui se rouvre sous la force de tes caresses forcées, t'obligeant à pénétrer dans ma tristesse pour t'arracher un peu de raison. Pourquoi ne fais-tu rien ? Pourquoi continues-tu de me regarder avec ces yeux calmes, sans signe de colère ou de haine ? Hais-moi ! Donne moi cette réponse et va-t-en ! Tu ne peux pas rester aussi inerte entre mes mains, tu ne peux pas te soumettre à ma violence avec ces vulgaires paroles que tu prononces. Sais-tu de quoi tu parles ? Regarde cette pièce dans laquelle je vis, dans laquelle je meurs ; crois-tu vraiment qu'elle laisse place au souvenir ? Je presse mes mains plus violemment encore contre les tiennes, serrant les dents comme pour m'empêcher de te crier de me frapper tandis que tu te montres toujours aussi bienveillant en mentant au geôlier pour qu'il ne vienne pas nous déranger. Je te regarde, les yeux éteints, cherchant à trouver un indice sur l'expression de ton visage pour comprendre pourquoi tu te comportes ainsi envers moi ; ... pourquoi tu as décidé aujourd'hui de me pousser à bout, de me parler d'une liberté illusoire.
Mes muscles sont pris de tremblements soudain et je ne peux que relâcher la pression de mon corps contre le tiens pour ne pas perdre l'équilibre. A bout de force, je continu pourtant, et dans des tentatives désespérées, de toute faire pour te dégoûter de ma présence et te voir partir, les joues rouges de haine et de déception. Pourtant, tu es toujours aussi pâle, l'esprit presque plus compréhensif encore qu'il ne l'était tout à l'heure et tes nouvelles paroles ne font que me confirmer ton éternel état de rédemption.


Cessez ! Vous ne savez pas de quoi vous parlez ! Vous venez me parler de monts et merveilles que je ne vois même plus dans mes rêves. Allez vous-en ! Vous n'avez rien à faire ici !

Saisi de spasme, je m'arrête et ne soumet aucune opposition à ton geste lorsque tu retires tes mains des miennes, mes brusques chuchotements raisonnant encore dans l'air alors que tu refuses ma soumission à ta cause. Je remarque à peine que tu es si proche de moi à présent que tes lèvres frôlent les miennes dans une douce caresse, presque imperceptible. Ta chaleur s'engage en moins comme un fléau, pénétrant dans mon désespoir pour m'arracher une aisance que je ne pensais pas pouvoir estimée à nouveau un jour. Je murmure, ma bouche si proche de la tienne, des paroles incompréhensibles que j'aurai pourtant voulu te faire comprendre si je n'étais pas en train d'espérer aussi fortement ta disparition de cet endroit dans lequel ton aura bienveillant n'aurait jamais du mettre les pieds. Alors que tu t'approches encore, je me recule, mon souffle se démêlant du tien pour laisser une froideur impitoyable pénétrer dans mon inconscient avec une violence qui me fait tressaillir.

Uriel... Qui es-tu pour venir m'infliger tant de ces choses que j'avais peur de ressentir à nouveau un jour ? Mes yeux se plissent. Je ne peux pas partir avec toi. Un élan de tristesse me prend, et sans que je ne comprenne mes gestes, je me détourne de toi, le pas lourd, pour aller frapper contre les barreaux dans l'espoir d'interpeller le geôlier. Frappant de plus en plus fort pour m'assurer d'être entendu, je m'en écorche les mains dans un élan frénétique qui me ferait presque prendre pour fou. Je ne m'arrête que lorsque j'entends un raclement de chaise au fond du couloir et des pas se diriger en notre direction.


- Au revoir.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Jeu 4 Déc - 17:00

Tes yeux hurlaient, ton corps hurlait et plus encore, ce fut ton cœur que j'écoutais hurler devant moi. La haine qui déferlait devant moi me sensibilisait encore plus et tes tremblements semblaient être les miens. J'avais alors l'impression de calquer la moindre de tes impressions sans pouvoir me contrôler alors que tu m'obligeais à te toucher impunément, comme un vulgaire viol. Ton regard se cramponnait à moi pour ne faire voir que ta colère face à mes mots qui auraient pu être beaucoup trop calme, beaucoup trop patient pour toi.
Je ne te faisais rien miroiter Lys, je ne te faisais voir que l'éternité qui se déroulait devant toi comme un tapis rouge si tu daignais m'écouter. Mais tu ne faisais que m'entendre sans comprendre le besoin que j'avais à te sortir de là et je ne pouvais pas t'entrainer avec moi sans ton accord ... j'aurais préféré mourir plutôt que tu le fasses sans le vouloir. Et je préférais aussi mourir plutôt que de te savoir dans cette situation sans pouvoir y remédier. Alors tu me hurlais dessus, déferlant tes sentiments de haine contre moi et je ne pus m'empêcher de ressentir une vague de froid mais saisir puis une colère tout aussi sourde que la tienne. Ne comprenais-tu pas la réalité? Je suis ton ange mais te l'annoncer dans un moment pareil ne ferait qu'aggraver les choses. La réalité d'une liberté, c'était moi Lys alors quitte à te fendre le crâne en t'inculquant cette notion, cette belle version d'un échappatoire de cette prison avec ses cellules mortes, je te ferais comprendre que c'est pour ton bien que je me borne ainsi.

Mon visage s'empourpra alors violemment, virant mes yeux violets en une lueur beaucoup plus intense alors que tu te rapprochais violemment de moi. Violence, violence, tu ne semblais être que de cela, comme le châtiment que je devais recevoir pour t'avoir déranger dans ta noirceur. Un flot de parole aurait pu alors m'échapper, pour te percuter tout aussi étrangement que tu venais de me faire voir. Mais mes paroles auraient été emprunte d'un sarcasme et d'une ironie qui n'était pas moi. Alors je me taisais, pour respecter ton moment, savourant ses lèvres que tu rapprochais des miennes. Un battement sourd de mon cœur se fit alors entendre, faisant presque écho dans chaque cellule de mon cœur.


Pourquoi te détruis-tu ainsi ...

Tu t'éloignais alors de moi, arrachant cette chaleur mesquine que tu venais d'entreprendre près de mon visage. Un simple effleurement, comme une manipulation, une menace que tu avais proféré à voix basse pour me faire sortir de ton trou. Mais ce que j'appelais ton nid sans défense ni chaleur, tu voulais y rester sans avoir la chance de pouvoir connaître autre chose que cela. Est-ce là ton courage, est-ce là ton envie de faire beaucoup plus que glander dans ses lieux? Je me rendis compte que ma colère ne s'était pas apaisé et que mes mots avaient été dit beaucoup plus rude que jamais. Soufflant en te regardant taper contre les barreaux, je restais stoïque devant l'appel sans pouvoir en dire autre chose. Ton soudain détachement se fit voir par les lacérations que tu te faisais au poignée à chaque coup sur les barreaux. J'aurais alors voulu te dire d'arrêter cela, d'arrêter vraiment de te détruire ainsi par cette mentalité de prisonniers qui t'était sérieusement monté à la tête. Alors avant que le géolier n'arrive, j'avançais vers toi, profitant de ce dernier instant pour poser ma main sur ton épaule et te retourner sauvagement contre le mur.

Les bruits des gardiens commençaient à se rapprocher sérieusement mais je n'en avais cure. J'avais besoin de ses seuls instants pour te faire voir que je n'étais pas n'importe qui pour te faire croire n'importe quoi. Ma main glissa alors sur ton poignée et effleura cette peau où quelques perles de sang venaient d'apparaître. Sans le vouloir, les petites coulées s'arrêtèrent instantanément sans que tu puisses en avoir conscience, tant le détail était minium. Du moins pour l'instant. Mon regard dévia alors sur le tien, d'une force que je n'avais pas eu depuis longtemps : celui d'affronter tes peurs et ta haine pour la redorer de confiance et de calme.

Les rêves ne servent à rien mais la réalité peut très bien être modifié par un simple événement. Il suffit d'y croire un peu pour saisir l'occasion d'avoir une vie meilleur. Car cette chance, on ne l'a pas souvent. Alors si tu veux rester à moisir ici, je t'en prie, je ne reviendrais pas de sitôt pour t'embêter dans ce trou à rat où effectivement, je n'ai pas ma place. Mais ne te fais pas de mal ainsi parce que je reviendrais te chercher, par un moyen comme un autre. Je ne laisserais jamais personne t'approcher comme je le fais pour te détruire encore plus que tu ne le fais.

Mes paroles ne pouvaient être clairs à cet instant là et je te lâchais soudainement lorsque j'entendis les pas devant la cellule mal éclairé. J'eus alors à peine le temps de m'éloigner de toi que la porte de la cellule s'ouvrit à nouveau dans un grincement subtile mais irritant. Mon regard ne se décrocha pas de toi, alors que mes paroles n'avaient été là que pour te bousculer un peu, sans avoir pu me retenir une seconde. Je ne pensais pas te mettre une certaine pression par des retrouvailles peut-être plus tard mais je devais aussi certainement prendre le temps de revenir plus tard pour te ramener à la maison ...

Bon Dieu que tu peux être chiant Lys.

Le geôlier me fit alors part que je devais sortir, voyant certainement l'attitude de son prisonnier au fond de la cellule. Aussi, il ouvrit béatement la porte pour que je puisse passer au travers tout en me détournant de toi pour la première fois. Ce sentiment m'étreignit légèrement jusqu'à ce que la porte se referme derrière moi, te laissant dans cette cellule comme un animal dans sa cage. Je ne pus alors m'empêcher de te regarder encore et encore, cette lueur de déception dans mon regard avant de me reprendre en main et t'adresser un maigre sourire. Une patience, une attente.

Comment ais-je fais pour sortir de cette prison sans toi? Je l'ignore ...

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lyle Uailean
Âme brisée et inhumaine
Âme brisée et inhumaine
avatar

Masculin
Nombre de messages : 23
Localisation : La prison de Nemausus
†Humeur : Massacrante, comme toujours
Date d'inscription : 28/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Azraël Lynch
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Jeu 4 Déc - 20:35

ENFIN! Le moment le plus amusant de la journée venait de montrer le bout de son nez, le moment où je vais rendre encore plus misérable la vie de ces détritus humains qui jonchent les murs de ma prison adorée. Par qui commencer aujourd’hui? Un de mes aides me tend alors la liste des prisonniers, nom, crime, date d’incarcération, temps passés à la torture… Une vraie de vraie liste, pas ces machins ridicules et résumés. Je la parcoure donc du regard et le dit regarde s’arrête sur un nom : celui qui se fait connaître sous le nom de Lys. Oh que ma journée va être bonne… Ordonnant à ce même aide de me donner la copie parchemin du dossier du détenu, je me dirige ensuite d’un pas tranquille vers l’endroit où il est détenu. Arrivé sur place, quoi de plus normal que j’interroge le gardien, j’aime entendre ces choses si réjouissantes comme la tentative de suicide d’un prisonnier ou leurs crises de désespoir où ils braillent comme des porcs à l’abattoir… Et un nuage vient assombrir ma journée ensoleillée : on a osé laisser entrer un visiteur sans mon autorisation exprès. Flanqué de mes deux « gardes du corps », je pousse un soupir, claque des doigts et… La lame du sabre du garde à ma droite vient faire connaissance avec le cœur du fautif. D’un autre geste, sans dire mot, presque blasé, j’indique à un des deux colosses de disposer du corps. Pourquoi ne pas le servir à manger aux prisonniers tient… Un peu de viande varierait un peu leur menu…

Mais bon, je n’allais pas m’éterniser trois jours sur une si petite question. De mon pas lent et caractéristique, toujours annonciateur de mauvaises choses, je me rends jusqu’à la cellule de Lys. Je le regarde, il me regarde. Et il est terrifié, évidemment. Comme tous ceux qui se trouvent dans cette prison en me voyant d’ailleurs. Sans exception aucune. Mes yeux, d’habitude deux globes de haine derrière mon masque de bal, sont aujourd’hui joyeux… Ce qui ne peut être qu’une mauvaise nouvelle. Pour le prisonnier évidemment. Car Lyle Uailean n’est JAMAIS d’humeur agréable avec un prisonnier… sauf lorsqu’il a quelque chose en tête pour les faire souffrir. Ce qui est mon cas en ce moment. Et il va le regretter bien vite le bon moment qu’il a passé en compagnie de quelqu’un d’autre… Car pour moi, seul mort et désagréments devraient arriver aux prisonniers. RIEN de bon. Même si on ne peut voir mon sourire derrière le tissu qui cache le bas de on visage, on le devine aisément. Trop aisément même. Je n’ai jamais été de ceux qui cachent inutilement leurs émotions. Loin de là. Or donc, lorsque je prend la parole, le ton est amical, presque cordial, des paroles aussi agréables que de l’eau salée sur une plaie ouverte…


« Bonjour… Voyons… Quel est ton nom déjà? C’est si difficile de considérer les déchets vivants qui infestent ma prison adorée comme des êtres humains… attends, ça va me revenir c’est évident. Ah oui, je m’en souviens. Pissenlit. Une plante nuisible à mes yeux, cela pousse partout même dans des terrains impossibles. Un peu comme la vermine criminelle que tu es, on a beau s’en débarrasser, il en reste tout le temps. On les torture, ils trouvent le tour de survivre… Et bien mon cher Pissenlit, bonne nouvelle car aujourd’hui est une journée toute spéciale, nous célébrons ta centième heure de torture! Et comme je suis gentil, je serai encore plus zélé aujourd’hui pour être sûr de faire le travail à la perfection! Petit veinard, je suis sûr que tu vas faire des jaloux… Mais soyons bienveillant si tu le veux bien et observons cette vilaine cicatrice, il ne faudrait pas que cela s’infecte. Curieux quand même qu’elle se rouvre continuellement tu ne trouve pas? Ah, si j’étais plus doué en chirurgie aussi, je serais bien capable de la faire disparaître. Mais non, hélas, je ne fais que rouvrir une vieille plaie. Mais bon, c’est en forgeant que l’on devient forgeron tu sais? Mais… Dis moi Pissenlit, c’est de la triche ça, tu as déjà rouvert ta blessure, ce n’est pas très gentil de tricher comme ça! Tant pis, je me fais une joie de la désinfecter plus vite alors. Tu as de la chance, on teste mon nouveau désinfectant aujourd’hui : alcool fort pour commencer avec un soupçon de poudre noire et ensuite… On met le feu! Un truc utilisé dans l’armée… Modifié par mes soins par un ajout de mélasse parce que cela colle et tient bien en place et que le sucre chaud fait de merveilleuses brûlures qui feront une jolie cautérisation... Je suis sûr que tu vas adorer! Il faut bien en prendre soin de ces petits parasites, s’ils meurent trop vite ce n’est pas drôle… Bon… On s’y met? Et n’essaie pas de résister ou je vais devoir demander à mon fidèle garde du corps de t’immobiliser… Ce serait douloureux pour toi ça… »

J’entrai ensuite dans la cellule après l’avoir préalablement ouverte puis fermée à clé derrière moi pour éviter une tentative d’évasion et m’avançai vers ce corps brisé dans cette cellule aussi sympathique que moi avec un prisonnier. De ma tunique j’extirpai une petite fiole contenant la mixture dont je parlais Et je m’approchai, un pas à la fois, lentement, tranquillement, comme le prédateur d’une proie qu’il a techniquement déjà tué. Et que l’on ne se fasse pas d’illusions, le prisonnier souffrirait…

« Si tu es sage, je te mettrai même un peu de cire chaude pour marquer cet anniversaire avant de commencer la vraie torture… Je sais, pas besoin de le dire mon petit pissenlit, je suis trop gentil. Ils disent tous des choses du genre. Et devine quoi? Je viens de terminer d’affuter mon épée fouet, comme tu es chanceux! Et bien sûr j’ai amené deux ou trois bricoles avec moi, histoire de varier les choses quoi… Et après, tu auras droit à un bain chaud. Enfin… D’huile chaude, bien bouillante, pour m’assurer que tu ne seras plein de saletés et que tu seras bien propre. Tu as de la chance, pour un peu et tu aurais eu droit au goudron. Mais ne t’inquiète pas, tu y auras droit pour ta… Deux centième heure de torture! Je t’offrirais bien à boire pour fêter l’événement… Mais il me reste un verre de vin et une bouteille de vinaigre. Si tu veux le vinaigre, libre à toi hein! »

La suite… Oh bien ce n’est pas très compliqué en fait. De façon générale, mon petit discours fait son effet et ils sont tétanisés par la peur. Il me suffit alors d’ordonner au garde d’immobiliser le prisonnier et de commencer la torture. Une fois avoir bien tartiné de la mixture les contours et la plaie du pauvre Pissenlit, j’allais chercher de quoi mettre littéralement le feu aux poudres… Et cela promettait d’être réjouissant pour moi.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lys
Bug People Error
Bug People Error
avatar

Masculin
Nombre de messages : 91
Age : 29
Localisation : Entre quatre murs
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Uriel
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Ven 5 Déc - 1:00

[HJ : Quelle imagination ! Je ne veux même pas savoir où tu as cherché tout ça ^^ ' Par contre, je m'excuse au près de vous deux pour ma grossière réponse, elle doit être jonchée de faute... mais comme je ne serais pas là avant samedi soir, je tenais à répondre malgré mon état un peu amoché ^^ ' ]

Semblable à une impitoyable arme, la colère de tes mots était venue fouetter mon âme tortueuse avec une insensibilité que je te découvrais alors. Une désagréable surprise qui n'empêcha pas une moue presque interdite se dessiner sur mes lèvres grises qui portaient alors encore l'humidité des tiennes. Affaibli par des émotions dont je ne connaissais plus les vertus, je ne pu que te regarder, ainsi collé au barreau par ta poigne qui se voulait ferme, comme pour me sortir d'une léthargie injustifiée. Je te faisais pitié. J'en prenais conscience. Chacun de mes gestes ne trahissaient qu'une plainte, que des jérémiades qui ne valaient aucune attention et qui ne faisait que me faire perdre ma dignité coup après coup. Tes mains saisir alors les miennes comme pour m'obliger à cesse une de mes stupide impulsions, caractéristique de ma mauvaise foi, comme pour me ramener à une réalité plus dure mais qu'il me fallait affronter. Incapable de réagir, je ne faisais que de me plier sous tes gestes et la force que tu dégageais alors, une force que je ne connaissais pas mais que je te jalousais déjà. « Pourquoi te détruis tu ainsi... » Ca n'avait pas été une plainte, une demande désespérée tel quelle aurait pu l'être venant de ta bouche... Non. C'était un reproche que tu m'avais fait. Un reproche qui aurait pu sensibiliser le plus dur des hommes. Interdit, je ne pu que regarder inutilement la flamme qui brillait alors au fond de tes prunelles, comme pour tenter de l'éteindre et de réveiller la bienveillance dont tu avais fait preuve jusque là, celle qui me semblait à des kilomètres à présent. En complète opposition à mes sentiments postérieurs, je désirais te voir partir avec le sourire, le sourire rassuré de celui qui n'était pas déçu du chemin qu'il avait pu faire ; ce n'était plus un Uriel en colère que j'étais certain de ne plus jamais revoir que je voulais voir partir à grandes enjambées loin d'une amère déception. Je tentais alors quelques mots pour te calmer, te demander dans un supplice de ne pas te laisser emporter par ma maladresse et de me donner une chance de comprendre, mais ces mots restèrent bloquer au fond de mon gosier par la force de ma fierté ; seul sentiment noble qui pouvait encore me rester. Etais-je en train de succomber à ton charme ? J'en avais bien peur ; or, il en était hors de question. Il me fallait donc simplement attendre ton départ pour mesurer la conséquence de mon renfermement à tout signe extérieur et essayer d'en assumer fièrement, quoi que lourdement, les conséquences qui ne ferait que creuser plus loin dans mon désespoir...
Lorsque tu repris la parole, je ne pu que fermer les yeux tant je ne voulais plus t'écouter. Plus la discussion avançait et plus tes mots avaient pour but de m'accuser d'un fait que je voulais cacher depuis des années, depuis que mon sort ne m'avait donné autre choix que l'acceptation. Et pour cause, je ne faisais qu'être plus sensible à chaque fois à ces phrases que tu tournais si bien pour charmer un serpent qui ne voulait pas travailler à ton service d'enchanteur. Réunissant mes dernières volontés, je fis tout pour ne pas t'écouter, pour ne pas saisir tes mots. D'ailleurs, je réussis tant bien que mal à y parvenir... mais tellement lourdes de sens, tes phrases ne m'échappaient pas vraiment. Elles se canalisaient au coin de mon cerveau et c'était une évidence qu'elle finirait par m'achever tôt au tard; que tu sois là ou parti. Mes joues devinrent soudainement un peu rouges ; était-ce la honte d'oser encore faire face aux espoirs que tu reposais sur mes épaules ou la chaleur que tu dégageais, de plus en plus ardent ? Toujours en est-il que cette sensation, je l'avais encore lorsque tu t'éloignas et quitta cet endroit qui ne te correspondait pas, comme il ne me correspondait pas lors de mon incarcération. Trouillard, je refusais de te regarder partir bien que je sentais ton regard griffer ma silhouette. Adieu Uriel...
Le souffle court, je ne voulais toujours pas rouvrir les yeux. Le silence qui retomba lourdement dans ma cellule me parut plus oppressant que jamais et je ressentis pour la première fois la désagréable impression d'être désespérément seul sans échappatoire possible. Ma poitrine se soulevait rapidement et difficilement sous le poids du vide qui m'encombrait l'esprit. Ton odeur... était toujours là... Mais ta chaleur quittait progressivement les lieux, comme un avant-goût de ce qui allait s'ensuivre à présent : une tortueuse routine. Et si j'avais su qu'elle reviendrait si vite ; j'aurai été plus rapide.
A peine rouvrais-je les yeux que des pas familiers retentirent dans le couloir. On entendit quelques bruits confus, mêlés à ceux que produisaient les prisonniers en se tassant au fond des cellules. Lyle Uailean nous faisait donc l'honneur de sa présence ! Les sourcils froncés, je ne pouvais que me laisser envahir par une colère que je n'avais plus l'habitude de te détenir face à la venue incongrue de ce bonhomme qui ne méritait même plus de pourrir aux enfers tant il s'y trouverait chez soi. Quelle allait être sa victime aujourd'hui ? Quel pauvre homme allait bien pouvoir torturer pour son plaisir personnel aujourd'hui ? Son abus de pouvoir m'exaspérait ; sa fierté d'exercer des horreurs contre des innocents alors qu'il détenait toutes les cartes en main et qu'il était protégé de quelconques manières que ce soit me rendait à la fois indifférent à sa cause et coléreux de l'injustice qui se diffusait de plus en plus dans ces pitoyables locaux. Ce n'était qu'un lâche. Un lâche ridicul qui ne mériterait presque le plaisir comme douleur.
Ses pas retentirent en échos dans le couloir où un silence de mort venait de s'installer. Les prisonniers ne tapaient même pas sur les barreaux à son approche tant ils craignaient une punition dont ils ne s'en tireraient peut-être pas. Ce n'est que lorsque je les entendis se rapprocher un peu plus que je su qu'il n'y avait pas de prisonnier plus potentiel que moi aujourd'hui à une bonne correction dont il détenait le secret des immondices... Il avait sûrement dû être informé de cette visite inaccoutumée d'un homme chez un prisonnier hautement surveillé. Fermant les yeux, je me décalais alors des barreaux pour venir rejoindre ma couche dans une innocence que je tentais de travailler. Si jamais il me posait des questions, il fallait que je sache garder la bouche cousue ; quoi que la tâche ne me semblât pas difficile, et ce bien au contraire, il fallait m'assurer que je ne me laisserais pas déborder par ce trop plein d'émotions que cette visite m'avait jeté à la figure. Résolu, j'attendis patiemment.
Pissenlit ? Il n'y avait pas de doute. Même si je ne pouvais pas le voir tant l'obscurité était dense là où je me trouvais, cette farde premier ordre ne pouvait que venir de lui. Tout ce qui était trop facile, il le saisissait à pleine main, et comme il détenait un pouvoir inmesurable, ça allait en son honneur. Imperceptiblement, je souris en coin, même si je redoutais un peu ce qui m'attendait. Comment savoir ce qui pouvait passer par la tête d'un esprit aussi mauvaisement tordu que celui de Lyle Uailean... Lorsque le grossier cliquetis de la cellule encombra le silence plat de mon endroit, je me rendis compte que je n'avais qu'à peine écouter ce qu'il venait de me dire sur un ton des plus moqueurs, dont il détenait bien évidemment le secret enfermé au coin de son coeur de pierre, si tout de fois il pouvait en avoir un. J'avais néanmoins retenu que ce qu'il avait en tête n'était rien de très charmant pour mon sort, et je devais avouer que je commençais un peu à frissonner devant tant de cruauté... La mort ne me faisait en aucun cas peur ; mais la patience douloureuse qu'il voulait m'infligeait pourrait sans mal me rendre fou.
Lentement, il s'approche de moi, dans la démarche un peu gauche d'un vieux félin qui avait été fini par être usé de sa propre impitoyabilité. Comme il allait bientôt me faire face, je me levais sans soutenir son regard, craignait d'y voir le diable si je m'y plongeais un peu trop. Avant de faire quoi que ce soit, et sans que cela ne me surprenne, l'ironie, voir le sarcasme, vint s'installer sans gêne dans ma cellule que j'avais tenté tant bien que mal de m'approprier au cours de ces longues années mais qu'il me volait à peine entré. Je ne pus m'empêcher de penser alors à Uriel... tandis que je faisais face au contraire de sa personne... Me manquais-tu alors ? Je n'en sus rien, mais je savais alors que je ne te reverrai jamais et une affreuse douleur, une lancinante plaie se rouvrit dans un coeur saignait de tristesse... Un sentiment insupportable qui me poussa à la rebellion ; je voulais affronter le mal lui même pour qu'il se mêle à la haine et abrège ses pensées. Je ne voulais pas de 200ème anniversaire de je ne savais quoi ; je voulais la mort. Et je savais que Lyle Uailean saurait me la donner avec grâce... Ainsi, je le provoquas, les yeux fermés, d'un sourire qui précéda le crachas que je lui envoyais en plein visage, terrorisé par la violence de sa réponse que je prévoyais déjà.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lyle Uailean
Âme brisée et inhumaine
Âme brisée et inhumaine
avatar

Masculin
Nombre de messages : 23
Localisation : La prison de Nemausus
†Humeur : Massacrante, comme toujours
Date d'inscription : 28/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Azraël Lynch
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Sam 6 Déc - 18:05

Que c’était mignon… Dans un acte de désespoir et d’ultime rébellion, Pissenlit me crachait au visage. Pauvre, pauvre petit Pissenlit… Mon masque n’était pas qu’un simple accessoire, cela servait aussi à empêcher les choses de toucher mon visage… Pour ce qu’il en restait évidemment. Ton crachat s’écrasa donc dessus et je l’essuyai du revers de ma main gantée de noir. Le sourire que l’on devinait sous le tissu qui cachait mon visage devint plus grand encore et l garde qui te maintenait immobile serra ton bras plus fort, le remontant dans ton dos au point où si tu remuais trop, tu serais toi-même responsable de la fracture de ton propre membre. Ce qui ne manquerais pas d’arriver parce que oui j’allais bien sûr t’infliger un châtiment mais il ne te tuerait pas. Mais tu souffrirais lentement, très, très, très lentement… Lente agonie presque éternelle, tu aurais tout le temps de méditer sur la futilité de tes actes...

« Tiens lui bien la tête avec ton autre main, je ne voudrais pas qu’elle vienne gâcher mon travail. Puisqu’il aime tant jouer au brave, donnons-lui un souvenir qui lui rappellera qu’on ne conteste pas l’autorité. Pourquoi pas une seconde cicatrice… Nous allons voir si je n’ai pas trop perdu la main avec ces affaires de symétrie et tout et tout. Je vais lui faire une cicatrice jumelle à celle qu’il a déjà… »

L’épée fouet claqua, traçant son sillon ensanglanté sur le torse de ma pauvre victime. Je n’avais pas mit suffisamment de force pour causer de lésions trop graves qui auraient menées à une hémorragie, non… Mais suffisamment profonde pour faire mal. Très mal. Un petit soupir ennuyé s’échappa de mes lèvres en entendant le gémissement de douleur du prisonnier. Avec le temps ils apprenaient que leurs cris étaient une symphonie pour moi et ils tentaient de me défier par leur pseudo silence. Désireux de voir si le travail était bien fait, je sortis sortit une autre fiole, pleine d’alcool et la vidai sur mon gant droit… Avant d’Aller jouer dans la plaie causée par mon arme. Alcool et plaies ouverte ne faisant pas bon ménage, il n’y avait pas que le soucis de propreté dans ma manœuvre.

« Du travail de professionnel je dirais. Absolument identique à la première! Et oui Pissenlit, je suis doué pour obtenir ce que je veux… Mais tu le savais déjà non? Bon allez, il faut refermer tout ça maintenant : alcool, poudre noire et mélasse, cette mixture dont je te parlais tout à l’heure va faire ses miracles. »

Ressortant donc le dit contenant, J’appliquai généreusement la mixture sur la nouvelle blessure du prisonnier avant de mettre le feu à la mixture. Deux petits bang jumeaux se firent entendre quand la poudre explosa et le prisonnier put se rendre compte que je n’avais pas mentit : les plaies étaient cautérisées mais lui avait subit de belles brûlures et devait souffrir le martyr… Ce qui me fit sourire encore plus.

« Pauvre Pissenlit, personne ne viendra te sauver, pas même Dieu. Ici, le maître absolu c’est moi et tous se subordonnent à MA volonté… Mais trêve de bavardage, il est temps pour toi d’aller prendre ton bain d’huile bouillante. Si tu veux tenter de te noyer, ne te gênes pas… Mais les derniers prisonniers à avoir essayé sont morts dans d’atroces souffrances en essayant et non de la noyade. Médites là-dessus pendant que tu feras trempette… Ah et bien sûr, tu n’auras pas besoin de vêtements entre ici et là bas. Tu es bien pâle, l’air froid de la prison te fera du bien. Ou alors je peux te donner de beaux habits… Ceux que je réserve aux prisonniers qui jouent aux braves. Les souliers sont remplis de verre brisé, la tunique est doublée avec de petits piquants en métal rappelant des chardons… Un vrai supplice. Alors choisit : l’humiliation de passer nu comme un ver devant tes camarades ou mettre les vêtements que je te propose? Fais ton choix le temps que j’ouvre la porte de ta cellule… »

Chose promise, chose faite, la porte était de nouveau ouverte et Pissenlit en fort mauvaise posture. Souffrant sans doute mille et une douleurs, affaiblie, abattu, il avait la tête de ces prisonniers brisés qui se mettent un jour ou l’autre à genoux devant moi en me suppliant de les tuer… Cela viendrait. Cela viendrait bientôt même… Car j’avais décidé de me débarrasser une fois pour toute de tous les prisonniers de cette section de la prison… Histoire de montrer à mes gardiens ce que c’était que la sélection naturelle. Je forcerais les prisonniers à se battre à mort avec pour seules armes leurs dents et leurs ongles et pour seule protection leur peau nue… J’adorais ces expérimentations où l’homme redevient moins que l’animal… Et Pissenlit devait très bien s’en rappeler car jadis il avait eu temporairement un compagnon de cellule qui avait fini dans le cercle de sang… Et tous y avait assisté. La plupart des prisonniers étaient incapables de regarder cette boucherie, d’autres, ayant perdu toute volonté, regardaient sans voir et d’autres… D’autres essayait de porter secours à leurs camarades dans l’arène. Et ils finissaient avec une balle dans la nuque. Je n’aimais pas que l’on perturbe un si beau spectacle de bassesse et de vilenie humaine où la solidarité n’existe plus…

« Alors, quel est ton choix? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Dim 7 Déc - 15:02

Comment ais-je fais pour sortir de cette prison sans toi? Je l'ignore ...

Les derniers rayons de soleil tapant sur les pierres de la prison ont certainement été la seule source de chaleur dans cet hiver qui commençait beaucoup plus tôt en fin d'après midi. Vêtu de ma simple chemise, d'un simple pantalon et de chaussures, je marchais en direction du centre ville pour échafauder une idée pour te sortir de là. Pourtant, mon départ fut presque précipité et la colère qui nous avait envahit tout les deux retombaient progressivement pour laisser place à un vide immense. J'étais un ange et pourtant, je ne pouvais m'empêcher de trembler. De froid, de panique, de vide. Ta vue m'avait réchauffer considérablement, rendant tant de détails simples si magnifiques à mes yeux. Mais à présent, j'avais froid. J'étais froid et je me rendais compte que la seule façon de pouvoir réchauffer mon cœur une autre fois serait de te voir ...

Ma dépendance vis à vis de toi m'était alors visible et dans une taverne où on me paya un verre, je ne pus que ruminer mes pensées dans ce verre. Qu'allais-je faire ce soir, comment pourrais-je venir te voir quand ses gardes ont toutes les clés des cellules ? Te voir enfermé la bas me donnait mal à la tête, le tournis et aussi l'envie de me ratatiner sur place pour ne plus avoir à sentir l'humidité, les pores des murs ni entendre les cris de tes codétenus. Un instant, je fus presque à ta place, ressentant les moindres réactions que tu avais ... une gorgée plus tard, j'étais toujours au même point.
Soudain, ton visage pâle s'offrit à ma vue, comme une illusion éphémère. Je te voyais recroqueviller au fond de ta cellule, au même endroit où j'ai pu te poser avant de voir une ombre surgir du tableau et se dresser devant toi, une longue arme à la main. La panique me saisissais alors, pensant qu'il s'agissait d'un esprit malveillant ayant eu vent de ma venue. Aussi soudainement, j'ai courus de tout mon souffle pour reprendre à nouveau le chemin que je venais à peine de faire, balayant le sol boueux en faisant fuir quelques oiseaux agars.

Tu revenais devant mes yeux beaucoup trop souvent et je savais que ce n'était point l'esprit de mon imagination qui me faisait des tours. Ses visions ressemblaient en tout point aux jours où j'ai pu voir ton visage pour avoir pu te reconnaître aujourd'hui. C'était toi et uniquement toi et cette fois ci, tu étais en danger. Au fil de ma course, je ne pus que me rendre compte que ce n'était qu'un tortionnaire qui se posait devant toi. Arrivant aux portes, je me pliais alors presque en deux en sentant une douleur au niveau de ma poitrine, créant même quelques perles de sang qui virent imbibé la chemise d'un long trait rouge, comme celle que tu avais déjà. Affolé par ce qui t'arrivait, je comprenais soudainement que cette nouvelle blessure venait de t'être affligé. Mais sous mes propres yeux, une fine cicatrice se forma alors pour ne plus rien laisser derrière elle, comme un enchantement. Je compris alors que des blessures superficielles pouvaient être guérit très rapidement ... un simple humain ne pourrait pas me tuer.
Mais une autre vision s'échappa de mon regard lorsque je ressentis d'autres picotements au même endroit. Oh non mon Lys, on n'allait pas te tuer ... me ruant au travers de la porte, je passais devant quelques gardes sans que ceux ci ne me voient. J'étais devenu une ombre invisible à leur yeux sans même me rendre compte alors que ma concentration n'était voué qu'à retrouver ta cellule. Qu'à te retrouver et te sortir de là avant qu'on ne te fasse encore plus de mal. Les couloirs s'alignaient comme un labyrinthe et je suivis alors mon instinct pour te retrouver. D'autres visions s'insinuèrent en moi tandis que j'entendais un flot de parole qui ne venait pas de ta douce voix. Ce geôlier, ce traitre, cet infâme de la vie n'allait pas s'en tirer ainsi ... il t'avait touché et il allait certainement en payer un dur prix. Laissant la colère me submerger pour y trouver plus de force. La rage m'envahissait et mon calme apparent ne l'était plus depuis fort longtemps. Je courrais à travers le dit couloir, entendant ses voix dans ma tête mais aussi par mes oreilles à présent. Ta cellule n'était pas éclairé mais je pouvais distinguer plusieurs hommes avec toi.


Le choix? Tu ne l'auras pas connard.

Ma voix trahissait l'énervement mais elle ne tremblait pas. Elle semblait simplement sourde et j'étais encore aux portes de la cellule. Je n'eus presque rien à faire pour que celle si s'ouvre, malgré le fait qu'elle soit fermé à clé. Après tout, il n'avait suffit que de tendre le bras à travail la cellule pour prendre les clés que l'homme en question avait noué sur sa longue veste. Les autres gardes s'étaient alors retourné pour comprendre d'où venait cette voix qui avait parlé pour la vie de Lys. J'ai alors laissé tomber mon invisibilité pour me fondre avec l'ombre du couloir et y surgir tel que j'étais. Alors qu'ils s'approchaient en posant la main sur leur armes blanches pour se défendre de l'inconnu que j'étais, je n'eus qu'à leur faire un agréable croche pâtes au passage pour qu'ils puissent tomber la tête première sur le sol et feindre l'indulgence d'un dérapage incontrôlé. Rien de mieux pour cacher ma condition et t'entrevoir.

Avais-tu reconnus ma voix malgré la concentration que tu avais? La lame que le dernier geôlier avait dans la main fit un sérieux éclat avant que je ne puisse poser les yeux sur toi. C'est alors que je vis la profonde entaille sur ton torse, exactement à la parallèle de celle que tu possédais déjà. Ma fureur éclata alors à nouveau alors que je saisissais l'homme par les épaules en le rejetant contre le mur. Il semblait que je retrouvais mes forces et je fis alors mon possible pour contrôler cet élan pour ne pas faire voir ma condition à l'autre humain. Non, je n'étais que spécial qu'à tes yeux et je le resterais, même si tu ne connaissais pas encore ma vraie nature.
Nous avions encore tant de chose à découvrir ensemble et il était hors de question que je te laisse ainsi dans cette minable cellule qui n'était pas ton réel toit. Ne faisant plus attention à ton tortionnaire que j'avais repoussé contre le mur, je t'avais alors tendu la main et plonger mon regard dans tes yeux.

Laisse toi faire ... je te promet que tu n'auras plus à subir de telles supplices

Ta confiance ... je la voulais et dans ce moment de précipitation, mes paroles ne furent qu'un murmure pour avoir ta confiance en ce moment. C'était maintenant ou jamais et mon regard brillait dans le noir pour te réchauffer à nouveau, comme tu me réchauffais à présent. Je n'osais poser mon regard sur cette seconde cicatrice en me doutant que j'étais venu beaucoup trop tard ... d'autres ont dut certainement apparaître mais par le noir de la cellule, je ne pouvais estimer les dégâts. Je devais te sortir ... je devais te ramener à la maison.
Si ton geôlier t'avais ordonné de faire un choix, je voulais te montrer que je t'en donnais un autre qui avait un avenir beaucoup plus reluisant que tu n'imaginais. Pour toi, pour moi. Pour nous, même si tu ignorais encore beaucoup de chose sur notre lien, tout comme moi. A coté, je vit l'homme bouger légèrement et mon regard s'alarma.


C'est maintenant Lys ...

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lys
Bug People Error
Bug People Error
avatar

Masculin
Nombre de messages : 91
Age : 29
Localisation : Entre quatre murs
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Uriel
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Lun 8 Déc - 23:05

Discorde.



Découvrez Air!



Ce qui s'est passé avant. Ce qui se passera après. Il n'y avait plus de distinction. Autre que la douleur de mon âme qui criait, hurlait, vociférait, autre que l'apogée de la souffrance de mon corps, je n'étais plus qu'une coquille inerte. Je ne me souvenais que de mon affrontement et d'une épée qui fendit les airs avant ma peau. Je n'avais pas crié. Je le savais. J'étais déjà beaucoup trop loin de cet endroit pour pouvoir donner des signes de vie autre que la souffrance. Mon esprit ne donnait plus l'impression de réagir en fonction de mon corps ; comme évadé, il agissait indépendamment de mes souffrances, comme si elles avaient suffi à me faire goûter brièvement à une liberté perdue mais tant recherchée. Les yeux vides, je sentais mon sang s'échapper à son tour d'une enveloppe corporelle que plus aucune fibre ne désirait alors qu'en face de mon inertie, un corps jubilait de sa cruauté, jouissait de ses pouvoirs. Allait-ce être ma dernière vision ? J'aurai pu l'espérer si seulement je n'avais pas senti mon corps décupler ses forces pour résister à une douleur presque infâme, âcre qu'on venait de lui infliger injustement ; comme si le terme de justice le sensibilisait à ma misérable condition. Je ne me sentais plus aussi faible, bien que je me retrouvais à deux doigts de l'inertie tant le coup porté avait été juste face à ma raison. Qu'allait-il alors pouvoir arriver ? Allais-je souffrir jusqu'à la folie, jusqu'au rendement ? Allait-on finir par dissocier mon corps de mon âme pour ne me faire que goûter méchamment à une liberté superficielle et éphémère ?
Pris de pulsions, la peur d'un enchaînement de douleurs insurmontables fit naître des frissons sous ma peau qui se transformèrent rapidement en des sortes de pulsions qui saisissaient certains de mes muscles, tant que je manqua de convulser et de me briser le bras que le soldat tordait dans mon dos. Résistant à tout signe de faiblesse, je fis tout pour m'évader au possible. Si je ne devais pas mourir ce soir au moins goûterai-je à l'évasion spirituelle. Oui ; voilà ce que j'allais faire. Accepter ma douleur comme rédemption de mes péchés pour goûter au Paradis terrestre un instant, puis m'y faire chassé. Tout cela ne serait qu'un avant goût ; je sentais toujours ce fichu mégot au fond de ma poche que je ne tarderais pas à utiliser. La mort était mon seul médecin ; j'en avais à présent l'ultime conviction, et ce même avant que le diable ne sortit de sa poche la fiole dont il m'avait tant parler. Fermant les yeux, j'écoutai mon âme crier et mes genoux fléchir.
Bang ! Mon esprit implosa en même temps qu'une explosion sur mon torse résonna dans les ténèbres dans la cellule. Légèrement projeté en arrière, mes jambes succombèrent sous mon poids et seule l'horrible pression du soldat sur mon bras me retint pour ne pas que je heurtât le sol. Bien que je ne pu l'entendre tellement cette vive souffrance, cette attaque, cette pulsion qui pénétra violemment mon corps pour activer toutes les cellules mortes avec le temps d'un coup et les faire souffrir jusqu'à la rédemption, mais je criais. Je criais aussi fort que mes cordes vocales me le permettaient. Mais au contraire de ce que le diable attendait de moi, ce n'était pas un cri de douleur, un cri de peur, ou encore un cri d'impuissance. Ce n'était que la colère, la haine que j'envoyais dans ce seul moyen d'expression que j'avais alors trouvé, tandis que je m'évadais de plus en plus. Je sentais que j'allais m'évanouir dans ce dernier effort, et pourtant, au lieu de me comporter avec courage, je favorisai cet acte pour être sûr de sombrer avant l'heure.
Tout s'enflamma en même temps que tout devenait froid. Je ne sentais plus rien d'autre que la douleur et cette impression de fatigue impuissante ; je m'effondrais, la tête en avant, alors que j'entendais, tel un échos, la voix de mon justicier résonne autour de moi. J'avais l'impression d'être dans un scaphandre, enfermé ailleurs, privé de mes sens, privé de mon cœur, de mon esprit et de mon âme ; à peine vivant, comme une âme errante.
Un champ de blé. La pluie. Une nuit de pleine lune. Un tableau de Dorigny. Une pâtisserie qui en vaut le détour. Un cigare dans un pré. Les rayons du soleil. Sommeil. Musique de Bach. Idée anarchiste. Pensée hippie. Rêves arrachés. Tournesol jaune. Vent cajoleur. Douceur. Chaleur. Danseuse étoile. Verdure. Fruits arrachés d'un arbre. Légumes frais.
Je ne réagis plus. Je ne vois plus rien. Je suis mort ? Muettemment, je questionne l'air. Mes poumons semblent vides. Pourtant, je sens nettement la confusion extérieur qui rivalise avec ma discorde intérieur. Puis plus de pression ; puis plus de menace. Je sombre et tombe en avant contre une chaleur qui m'est familière ; entre les bras de la seule personne qui semble destinée à m'y laisser pénétrer. Pourquoi es-tu revenu ? Vas-tu m'enlever ? Mes yeux ne s'ouvrent plus mais je sens ta présence. Le comment du pourquoi ne me viens plus à l'esprit... d'ailleurs, plus rien ne me vient. Emmène moi ailleurs. Et je sombre, et je sombre... Comme une lente chute qui nous permet de voir que nous allons souffrir. Mes paupières se pressent. C'est comme si je m'endormais...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lyle Uailean
Âme brisée et inhumaine
Âme brisée et inhumaine
avatar

Masculin
Nombre de messages : 23
Localisation : La prison de Nemausus
†Humeur : Massacrante, comme toujours
Date d'inscription : 28/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Azraël Lynch
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 9 Déc - 6:27

On avait osé, quelqu’un avait osé venir me défier sur MON territoire dans MA prison! Et en plus cet intrus m’avait envoyer valser contre le mur, me faisant souffrir horriblement, ce corps déformé et scarifié n’étant pas fait pour supporter des coups… Poussant un véritable rugissement de douleur et de rage, je me relevai, mes yeux devenant deux globes de pure haine, fixés sur cet inopportun personnage. L’épée fouet claqua, trouvant sans doute sa cible… Et pour ne pas prendre de chance, c’est une pluie de coups que je fis tomber dans la direction de cet intrus, de cette abomination à mon petit monde de souffrance et de mort, hurlant à la face de cette ordure le fond de ma pensée. Et il allait s’En souvenir longtemps de la colère de Lyle Uailean!

« PERSONNE! PERSONNE NE M’EMPÊCHERA DE LA VENGER! Ils paieront tous même si je dois tuer chaque être vivant de cette ville, chaque être humain de ce pays, chaque homme et chaque femme de cette terre! Et je ne m’arrêterai que lorsque l’on me rendra Maidie! Tu m’entends espèce de sale intrus? Toi aussi tu trépasseras car une seule personne ici décide de qui vit et qui meurt et… CE N’EST PAS DIEU! IL N’EXISTE PAS! MEURS! MEURS! MEURS!!!! »

Rage, rage, rage, haine, peine, désespoir?! Comment cela pouvait-il se percevoir dans ma voix si j’étais effectivement un monstre? Non… Ce fantôme du passé me ramenait aux premiers temps après la mort de Maidie… Avant que je ne commence à prendre des vie… Je voulais qu’on me la rende, je préférais garder pour l’éternité cette parodie de corps que vivre sans elle… Est-ce un sanglot que j’entends? MON sanglot? Non… Cela ne se peut, il y a des anné.es que je n’ai pas versé de larmes…

« Rendez moi Maidie… Rendez la moi… Tant qu’elle ne reviendra pas, je tuerai ceux qui font partie de cette catégorie de gens qui ont prit sa vie… Et si je dois continuer après ma mort à le faire, je le ferai! L’enfer est ici et maintenant, loin d’elle… »

Je me savais fou mais qu’est-ce qui avait bien pu craquer en moi à ce point pour me laisser aller à ce genre d’émotions? Si j’avais pensé un jour que j’aurais pu faire… Pitié?! MOI?! LE monstre de Nemausus? Mais non voyons, personne ne se donnerait la peine de s’occuper de moi… La pluie de coups continue mais elle est pratiquement devenue mécanique. Comme si la volonté n’y était plus. Comme si j’étais hors du monde… Comme si tout était hors du monde, la cellule et ses occupants… Mais que se passait-il à la fin?! Que se passait-il?! Ah tiens… Ce moment passager d’un retour partiel à l’humanité va prendre fin, je le sens… Cette bonne vieille haine recommence à couler dans mes veines, je peux le sentir…

« Mais trêve de bavardages. Il est temps d’en finir avec vous deux… Allez pourrir en enfer, vous saluerez le diable pour moi… GAAAAARRRRRDDDDDDEEEEESSSSS! »

Vociférais-je. Autant mettre toutes les chances de son côté… Jusqu’à ce que je me rende compte que : un, mes deux gardes personnels étaient sonnés, le garde de fonction mort et que ma voix ne portait pas jusqu’au poste de garde le plus proche. Problématique tout ça. Il faudrait donc que je me charge encore de tout moi-même. Mais j’avais l’habitude. Ces deux là pouvaient numéroter leurs abattis… Ils allaient finir en pièces!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Uriel
Calm Envy - Liberty
 Calm Envy - Liberty
avatar

Masculin
Nombre de messages : 130
Age : 33
Localisation : Entre les murs
Emploi/loisir : Ange protecteur
Date d'inscription : 26/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Lys
† Force Ange/Esprit:
30/100  (30/100)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 9 Déc - 15:54

Sombré. Abattu. Sans souffle. Sans chaleur. Les yeux clos. Les vergers ne semblent plus avoir un ciel clément et peut-être que les enfants n'ont plus de cadeaux à Noël. Un tremblement me secoua au même moment que j'entendais tous ses cris dans ma tête, comme un écho que je ne pouvais contrôler. Tu hurlais à la mort, comme si tu demandais qu'on t'achève au plus vite à présent et cette demande me fit trembler davantage. Pourquoi fallait-il qu'on te fasse autant de mal, encore plus que tu n'en fais? Tu n'étais pas maudit pourtant ... mais tu semblais n'évaporer que la mélancolie et le désespoir par chacune de tes cellules et pourtant je t'entendis. Comme une conscience ... « emmène moi ailleurs » et il n'en fallait pas plus que cela pour ne plus sentir mon cœur se fendre en deux devant la vision que tu m'offrais. Tu devais retrouver une chaleur hors de commun pour retrouver une liberté qui t'appartenait. Alors que je me baissais pour prendre ton corps inerte aux creux de mes bras, tentant de te réanimer légèrement sous la douce chaleur que je dégageais à ton encontre, je prenais soin de ne pas te faire encore plus de mal, n'osant pas regarder la blessure au plein milieu de ton torse.

Tu n'étais pas si lourds que cela et je ne pouvais que constater le poids maigre que tu avais au creux de mes bras. Si tes joues semblaient alors encore une once de gras sur les os, ton corps entier semblait beaucoup trop fragile pour que je te demande de faire un effort physique un jour. L'odeur que tu dégageais, mêlé au sang et à la poudre, m'emplissait les narines et je devinais qu'il fallait que je prenne vite soin de toi ... autant que cette coupure profonde. Je pensais alors passer au travers du chef des gardiens pour continuer ma route tranquillement mais rapidement au centre ville de Nemausus mais il s'était relevé en hurlant sa folie et sa haine d'avoir été pillé dans son propre territoire. Effectivement, je venais de proférer un droit interdit mais pour mon Lys, pour toi, je savais que la bravoure n'avait aucune limite.
Et si la sourde colère que j'ai pu avoir s'était tu à ton regard, elle se réveilla une nouvelle fois mais sous forme de pitié très générale. Le garde s'était relevé de l'abattement que je lui avais fait subir avant était retombé lorsque je t'avais vu glisser contre le mur sale de ta cellule. Je ne m'étais pas encore relevé car les coups avaient alors repris sur mon dos, coupant ma chemise et me tranchant probablement la peau pour qu'il puisse arriver à ses fins. Mais ce qu'il ne savait pas, c'est qu'un ange ne pouvait être tuer d'une façon aussi misérable.

Pauvre Idiot, ce n'est pas comme cela qu'elle reviendra.

Mes seules paroles à son encontre furent prononcée de façon rude car je n'avais pas lieu de perdre du temps avec lui. Mon attention était, est et sera toujours concentrer sur Lys qui actuellement luttait toujours à garder les yeux ouverts. Pourtant, lâchant ton corps quelques instants pour me retrouver devant le chef des gardiens, qui regardaient alors les deux corps inertes derrière lui, j'avançais rapidement vers lui, déviant l'arme blanche qu'il levait à nouveau pour la prendre de ses mains. J'en avais légèrement marre que cet imbécile se permette de me déranger dans les projets que j'avais pour nous et il fallait que je m'en débarrasse le temps de prendre la fuite avec toi. Le cognant alors contre le mur, je levais sa propre épée en l'air pour la fendre et l'enfoncer distinctement dans la pierre, coinçant un morceau de ses vertement au passage.
Je n'étais pas un tueur, encore moins un esprit pour faire du mal à des humains en mal de vivre. Mais Lys, tu n'avais pas intérêt à sombrer pendant ce temps là alors que tu fermais progressivement les yeux ... j'entendais de moins en moins ta voix dans ma tête, comme un écho qui semblait s'atténuer avec la distance et le temps. Le temps ... j'en manquais cruellement pour pouvoir sortir de là. Sans perdre une minute, je me retournais vers toi et te soulevait alors correctement pour te prendre dans mes bras et me relever avec toi dans cette cellule. Ta tête frôlait doucement mon épaule de ses cheveux blonds, blancs qui ressemblaient tant aux miens. Tes yeux clos ne me permirent pas d'apercevoir à nouveau tes yeux bleus mais je n'avais qu'une seule phrase en tête. « emmène moi ailleurs ». Je me raccrochais à cette seule demande pour l'exhausser, comme un vulgaire génie dépendant de ce maître.


Je suis là Lys mais ne t'endors pas ...

Alors je m'élançais à travers la cellule, ouvrant les battants d'un souffle de vie pour me laisser le passage du couloir jusqu'à la sortie.

Dans cette course, des yeux dans l'ombre nous suivaient et certains, comprenant l'évasion, avaient déjà commencé à taper contre les barreaux à et demander qu'on les libère également. Je ne les connaissais pas, leur crime ou leur non crime non plus mais ce n'était pas mon travail ... peut-être celui d'autres anges qui passeront aussi leur chemin dans ses couloirs. Mes pas semblaient pourtant flotter comme si mes chaussures ne faisaient aucun bruit. Il y avait juste mon souffle et mon énergie que je dépensais à courir en t'ayant dans mes bras, comme une urgence. La distance à parcourir n'était pas très longtemps mais les couloirs s'enchainaient comme pas possible et j'eus peur de me perdre par ma propre adrénaline. Pourtant, arrivée dehors, je sentais cette douce odeur de pluie s'abattant sur ses terres de Nemausus. La pluie ... la nature. A l'entrée, m'accordant une pause alors que je faisais attention au bruit de pas qui pouvaient me suivre, je penchais mon regard sur toi, éloignant quelques mèches mouillés de ton front pour te faire mieux respirer l'odeur de cette pluie salvatrice.


Ta liberté a plutôt bon goût ...

Un bruit derrière moi m'alerta alors et je devinais que je devais faire vite avant que le garde en question ne bifurque le couloir pour se retrouver sur celui qui menait directement à l'entrée. Il fallait que je fasse vite avant qu'il ne me voit. Qu'il ne nous voit. Alors je courrais à nouveau sous cette pluie, menaçant de glisser parfois jusqu'à mettre éloigner, assez pour pouvoir me retourner et ne voir qu'un carré de brique qu'était la prison. Nous étions tous les deux mouillés et j'espère que cette pluie te rafraichirait assez pour t'empêcher de dormir dans mes bras. Mais je ne te lâchais pas pour autant et je savais que nous ne serions pas en sécurité tant que les gardes nous suivraient ... je n'étais pas assez fort pour courir dans toute la ville.
Je te regardais alors dans l'espace de quelque seconde, glissant mon regard sur ce corps que je tenais comme ma propre vie dans mes bras, ce qui était un peu le cas. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps ... et à peine avais-eu je le temps d'y penser davantage qu'une douleur me fit plier en deux, menaçant de me faire lâcher l'être précieux que tu étais. Mais je tenais bon et je pensais un instant que les coupures faites sur mon dos pouvaient être la cause de ce déchirement. Pourtant, il me semblait que quelques choses poussaient dans mon dos, arrachant une quantité de peau que je ne voulais imaginer.

Mes lèvres se tordirent de douleur tandis que mes genoux tremblaient de fureur. Sous cette pluie battante, je n'avais pas fière allure et le fait que Lys soit dans mes bras me donna soudainement une nouvelle force que je ne pus contrôler. Dans un cambrement soudain, une volée de plume s'échappèrent de mon dos tandis que deux grande masses d'ailes sortirent soudainement, totalement déployé et battant encore sous la pluie. Mes yeux ne s'étaient fermé sous cette transformation qui semblait être la première pour moi et je sentais toutes mon énergie dévié vers ses ailes sur mon dos. Regardant par dessus ma propre épaule, j'en vis leur couleur : blanc avec d'étrange coulée violette vers les racines et les extensions.
Je te resserrais alors dans mes bras, te faisant profiter de cette chaleur qui n'était pas nocive. Elle n'avait pour but que de me rassurer comme tu venais de développer mes propres pouvoirs en ta présence. Je comprenais petit à petit que ma vitalité et mon énergie déviait de toi ... encore cette dépendance où les mots ne s'alignaient que trop souvent. Mais je n'en prie par garde pour le moment et je ne fis que t'adresser un imperceptible sourire.


Dis moi Lys ... as-tu déjà volé?

Sachant que la réponse serait un non, je me mis à battre des ailes, brasant l'air et sa pluie pour me laisser le champ libre afin de voler. Aucun homme n'était encore visible à mes yeux et je pris le parti de déployer plus perceptiblement mes ailes afin de prendre un peu plus d'élan. Alors que quelques voix s'élevaient au loin, je ne fis que fléchir mes genoux avant de m'élancer dans les airs, t'entrainant avec moi dans une poussière de pluie et de plumes blanches.

Je t'emmène ailleurs ...

_________________



Devenir immortel et mourir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lyle Uailean
Âme brisée et inhumaine
Âme brisée et inhumaine
avatar

Masculin
Nombre de messages : 23
Localisation : La prison de Nemausus
†Humeur : Massacrante, comme toujours
Date d'inscription : 28/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Azraël Lynch
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   Mar 9 Déc - 21:09

NON! C’était impossible, comment cet homme avait-il pu survivre à tant de coups?! Plus improbable encore, il parvint à me désarmer et à m’immobiliser, plantant ma propre épée près de la base de ma cape. Et il avait eu l’audace de me répondre! J’allais le tuer, j’allais le faire payer son acte… Il me filait entre les doigts… Et je n’allais pas le laisser faire. Oh que non! S’il fallait par la suite que je rase la ville pour le trouver, j’étais prêt à le faire sans hésiter. Dieu avait-il enfin décidé de faire quelque chose contre moi? Car si oui… Je m’en prendrais à ses représentants. Un petit massacre gratuit me ferait le plus grand bien… Mais à peine ces pensées sur le long terme formulées qu’elles étaient effacées par l’urgence de la situation présente. Rattraper les deux évadés. Il faudrait d’abord que je me libère… Ce que je fis.

Voyez-vous, ce qu’il y a de bien quand on souffre de mon type de névropathie c’est que l’on a tendance à avoir son petit côté… Perfectionniste je dirais. Dans mon cas, cela allait jusqu’à la quantité d’instruments de mort que je portais. Dont un paire de pistolet, pour ne citer que ce qui me servirait à me tirer de ce faux pas. Un coup de feu unique retentit et ma belle la fut fracturée par le projectile, me permettant de me libérer. Ceux là allaient tenter d’atteindre la sortie… Et il me faudrait prendre un raccourci pour espérer rattraper leur avance. Pourquoi pas le couloir de la mort? J’avais truffé cette zone de pièges quand je faisais croire aux prisonniers que je les libérais. Pieux, blocs de pierre et fossés garnies de pointes n’était qu’une partie des pièges que j’y avais fait placer. Et c’est dans ce chemin que je m’engageai. Il était difficile mais court tandis que celui emprunté par mes ennemis était facile mais long… Et en tant qu’architecte du dit couloir, je savais où étaient les pièges. Enfin… La grande majorité. Pour épargner de longs détails, disons simplement que oui je réussis mon coup mais que je ressemblais vraiment à un monstre : une partie de mes vêtements avaient brûlé, le reste, déchiré, laissait voir cette parodie de corps qui était mien et mon visage dont le masque était endommagé et dont l’écharpe avait glissé était une vision suffisamment effrayante pour en tétaniser plus d’un d’effroi. Un être humain ordinaire se serait donné la mort pour ne pas souffrir en tout temps comme moi ou d’être si hideux… Mais pas moi. PAS MOI! Ajoutez à cela une bonne couche de sang et vous aurez un tableau à peu près exact.

Donc j’avais techniquement rattrapé mon retard. Il me restait un coude de corridor à faire pour donner sur le « hall » et la sortie. Sortant d’une main qui avait perdu toute ressemblance avec une main humain depuis ce tragique incident qui avait changé ma vie un sifflet, mon sifflet d’alarme, je sifflai de toute la force de mes poumons, malgré la souffrance abominable que cela me causait. Les remparts de la prison se retrouveraient bientôt garnis de gardiens armés de mousquets, prêts à tirer sur un fuyard quelconque. Parlant de mousquet… Le premier garde qui se pointa se vit délester de la dite arme. Avec une portée maximale de deux cent mètres mais pleinement efficace à partir de soixante, j’en aurais suffisamment pour lui régler son compte à cette ordure… Sinon, dix mètres pour un pistolet serait une alternative appréciable. Apercevant dans le lointain pas si lointain une curieuse forme allant à l’opposé de la prison, je poussai un cri de rage et partit à la course dans cette direction. J’allais le remplir de plomb ce moins que rien et je le ramènerais par la gorge en cellule… Quand soudain… Défiant toute logique, j’étais prêt à le jurer, la forme qui n’était qu’à quoi? Une vingtaine de mètres? S’envola. Littéralement. Jaugeant la distance, Trop courte pour être désavantageuse pour moi mais à environ cent-vingt mètres des remparts, je savais que mes tireurs risquaient de manquer ce type étrange. Il faudrait que je mette de l’ordre dans tout cela plus tard. C’était donc entre lui et moi… Et j’avais au minimum une chance de le toucher. Trois si mes deux pistolets daignaient bien fonctionner sous la pluie. Le mousquet tirerait… J’en avais l’absolue certitude. Par quelle intuition, je n’aurais su dire mais il tirerait. Et pas sur l’étrange visiteur de mon prisonnier non… Sur le prisonnier lui-même.

Un coup de feu. Un seul. Et ma balle alla trouver sa cible. Ça j’en étais bien certains, le prisonnier avait été touché. Enfin… Il me semble. J’aurais même pu jurer entendre une sorte de cri d’agonie du drôle de type. Une balle dans le cœur ne pardonne pas. Ou était-ce mon imagination? Pour ne pas prendre de chance, je décidai d’essayer de mettre deux autres coups au but. Malchance pour moi : un des pistolets tira oui, filant dans la direction de cet étrange duo aérien et l’autre m’explosa au visage. Et c’est là que tout devient vraiment confus. De mon point de vu, j’avais mit une balle en plein cœur du prisonnier. Si cela ne l’avait pas tué, cela ne tarderait pas à le faire. Même un expert en chirurgie ne pourrait l’opérer suffisamment rapidement ou même le sauver. Ensuite, j’aurais juré avoir vu le truc volant chuter comme une pierre. Encore là, il s’agissait sans doute plus de mes rêves que de la réalité. Chose certaine, j’avais touché le prisonnier à la poitrine, près du cœur si ce n’était pas dedans. Le reste était un grand flou. Avais-je réellement vu un homme volant? Non, impossible, ma haine de Dieu brouillait mes perceptions, cela n’aurait pas été la première fois. Sûrement un fuyard par la route et avec la pluie, la rage et la douleur j’aurai mal vu. Mes gardes me le confirmeraient plus tard. Un ange? Non, impossible ça, comme si c’était possible. Tout ce dont je me souviens entre ce moment de délire devenu si familier et mon « retour » à la réalité, c’était l’arrivée de mes gardes et du chirurgien de la prison pour s’occuper de mon visage. Un de mes gardes me demanda si je m’étais chargé du prisonnier, auquel cas je répondis par l’affirmative. Il était mort. Il devait être mort. Il fallait qu’il soit mort… J’étais sûr d’avoir vu la face de l’étranger, j’avais croisé son regard malgré la distance, le regard du monstre dans celui du sauveur… Il n’allait pas m’oublier de si tôt!


« Toi… Rassemble tous les prisonniers qui ont vu cette… Évasion. Et tue les tous. Fais de même avec les gardiens susceptibles de laisser courir des bruits en ville. Pour la presse, ce sera une tentative de révolte des prisonniers matée dans le sang. Compris? »

Mon fidèle garde du corps acquiesça, s’empressant d’aller exécuter mes ordres. Je regardai le chirurgien qui me rendit mon regard, l’air de dire « prenez du repos et un congé avant de perdre la tête. ». De tous mes collaborateurs, il était l’u des rares à pouvoir faire certaines critiques sans se prendre une balle.

« Tu sais très bien que ça je ne peux pas le faire. Tant qu’ils vivront, tant qu’on ne me la rendra pas… Mon combat continuera… Pour Maidie, tu le sais, je suis prêt à tous les sacrifices. Sans exception. Et je le ferai jusqu’à mon dernier souffle et même au-delà de la mort s’il le faut. »

»Alors j’espère, monsieur, que si Dieu existe, il va finir par saisir le message. À ce train là, vous allez être l’architecte de votre propre destruction… »

Et nous retournâmes tous dans la prison.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Petit Plan Piteux Peut-être [MJ]
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Petit tutorial pour Gimp
» Petit Criquet! [PV Luka]
» Lisha le mignon petit chat ? Oui...Oui on peut dire ça... [Fini ~]
» JOEL POURQUOI VOTRE PETIT INOSANG A SI PEUR DE LA PRISON ET DE L'EXIL ???
» Petit besoin (d'un Courant) d'air

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nemausus :: . [Terres Interdites] :: . La Prison :: . Entrée et bureaux des geôliers-
Sauter vers: