Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Cruelle ironie du sort

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Lyle Uailean
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MessageSujet: Cruelle ironie du sort   Mer 29 Oct - 0:59

Douleur. Ma vieille amie se manifestait à moi de façon brutale aujourd’hui. Peut-être avais-je trop forcé la note aussi. Ou alors peut-être qu’enfin Dieu se décidait à me faire payer pour mes crimes. Il était de notoriété publique que j’étais un monstre et un boucher. Mais jamais personne ne se serait attendu à ce que je fasse ce que j’avais fait. C’est bien connu, les hommes et les femmes ont certaines pulsions animales difficiles à réprimer. Pour ma part… Disons qu’il m’eut été difficile d’être contrôlé par ces pulsions reproductrice dans la mesure où cette section de mon corps était en aussi piteux état que le reste, corps maintenu par les miracles de la chirurgie moderne et une volonté de fer. Mais je divague, je divague… Et je m’écarte de ma situation actuelle. Il s’avéra donc qu’un des gardiens avait eu une relation sexuelle avec une prisonnière et que celle-ci était enceinte. Et cette idiote avait eu l’audace de venir implorer ma pitié pour que je laisse son enfant vivre hors des murs de la prison quitte à l’envoyer à l’orphelinat. Lui donnant de faux espoirs, je parvins à obtenir le nom du mari. Le lendemain matin, la prisonnière se réveillait et prenait un petit déjeuner frugal, gracieuseté de ma personne. Elle me remercia, disant n’avoir jamais goûté une confiture aussi délicieuse. Je lui répondis aussi sec que j’étais surpris de voir qu’elle avait apprécié manger de la confiture dont le goût si spécial était fourni par les cendres de son amant. Ah la belle crise de nerfs que cela donna… Mais je m’écarte encore du sujet en en donnant l’historique. C’est bien moi…

Quoi qu’il en soit je décidai de la faire exécuter. On ne tue pas une femme enceinte, c’est péché mortel, me fit remarquer un gardien que je fis exécuter également. Personne n’est autorisé à contester mes ordres dans la prison. Absolument personne. Et donc profitant d’une nuit d’orage, je fis attacher la femme à un grand poteau de métal qui ressemblait fort à un mat, une de mes idées tordues. J’avais remarqué que la foudre frappait toujours dessus et je m’amusais à jouer à Dieu en invoquant la foudre divine. La femme fut donc attachée et malgré ses suppliques, les injures qu’elle me lança et les malédictions qu’elle proféra, je restai de marbre, attendant que la foudre fasse deux victimes pour le prix d’une. Et quel coup de foudre mes amis! Cela rendit le métal si chaud qu’il se déforma à cause de la chaleur et il y eu une onde de choc si forte que le sol explosa, projetant des débris de roche qui tuèrent et mutilèrent la petite assemblée de prisonniers et de gardiens qui étaient forcés d’assister à l’exécution. Bilan des tués : six personnes. Des blessés : très peu, seulement deux. Moi… Honnêtement je ne saurais trop le dire. Ce que je sais c’est qu’il y avait au moins deux de mes plus dévoués gardiens qui sonnèrent l’alarme. On évacua les blessés. Moi, j’avais été de ceux qui avaient survécus... Mais hélas pas pour longtemps. Ironie du sort, je m’étais retrouvé empalé par un fragment de pierre qui avait été projeté lorsque la foudre avait frappée. Je sentais la vie me fuir, l’abominable douleur m’envahir et… Cela me fit rire. Hoquetant du sang, je me mis à rire, à rire d’un rire hystérique, dément. Je me mis à injurieux le ciel, clamant haut et fort mon triomphe sur Dieu, comme quoi je l’avais forcé à réagir, appelant le diable pour qu’il vienne prendre mon âme puis me remettant à rire, rire et encore rire, défiant le tonnerre et les éclairs dans le ciel et la pluie torrentielle qui tombait. J’allais mourir, roi de la prison entouré de certains de ses plus loyaux sujets, tué d’une façon bien trop douce pour ce que j’avais fais comme atrocité, prouvant qu’il n’y avait point de justice en ce monde… Et j’aurais ensuite une éternité pour me délecter de toutes les abominations que j’avais commise et je serais aux côtés de ma tendre Maidie…
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Harmony Hearn
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MessageSujet: Re: Cruelle ironie du sort   Dim 22 Mar - 18:05

Qui avait dit que le destin n'existait pas ? Personne, sûrement... Mais le plus étonnant dans cela, c'est qu'Harmony se l'était imaginé toute seule. Oh oui... Au plus étonnant que cela puisse paraître, et bien cette jeune humaine avait ses opinions. Qui l'aurait crue ? Et encore !! Des idées qui se révélaient fausses pour que rien ne paraisse étonnant... Enfin, lire l'avenir n'était peut être pas un don. Puis ce que cela leur avait permis d'arriver dans ce trou, comme elle l'avait prévu. Oui, comme le destin l'avait voulu. Bah ! Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis, n'est ce pas ? Sauf qu'Harmony était une imbécile. Je dirais même, son incarnation. Et, jusqu'à preuve du contraire, cela n'a rien de gratifiant !

Enfin, tout ça pour dire qu'elles avaient courues. Oui, elles. Eh bien... Cela devenait inquiétant ! Jamais elle n'aurait pensé travailler un jour en duo. Mais peut être que le terme travailler vous étonne ? Et oui ! Harmony était dans la galère tout les jours. C'était une pauvre habitude constante. Un gros boulot que la galère, tiens ! Mais même si elle n'en été pas venue aux rames, elle aimait ça. Pas sûre que ce soit l'avis de sa collègue.

Mais je divague... Elle et son « ange » avaient couruent. Un ange ? Bluuuuurgh... Quel saugrenue surnom. Très peu original. Car plus le temps passait, plus elle hésitait à croire ce qu'elle avait vu dans la petite pièce obscure où elle avait rencontré « son » ange... Ses ailes, ce n'était pas possible ! C'était un rêve... Une hallucination. Quelque chose de nouveau. Et de terriblement excitant.

Elles avaient donc couru. Mais apparemment pas assez vite pour éviter de se faire attraper par les forces de l'ordre qui s'étaient mise à s'ébattre après elle. Comme elle l'avait prévu, comme elle l'avait rêvé. Et, malheureusement, rêvé pour rien... Comme toujours. Et couru assez vite pour se retrouver à nouveau dans les cellules obscures et où la violence faisait loi. Mais comme partout ailleurs, non ?

Et elle ne regrettait pas le voyage !! A ça non... Elle n'aurait loupé ce spectacle pour rien au monde... Elle avouait que le courage de la jeune voleuse enceinte au centre des préoccupations été plutôt grand, mais la ruse ne faisait pas partie de ses plus grandes capacités. Harmony avait de nombreuses connaissances ici. Des connaissances qui avaient vite fait de la renseigner sur l'affaire une fois son arrivée en prison. Une histoire à plusieurs versions apparemment. Toutes les plus horribles les unes que les autres. Une damoiselle, qu'elle avait dû apercevoir quelques fois par ici, avait eu l'idée saugrenue de se montrer comme enceinte au directeur pour tenter, soi-disant, une évasion. C'était le genre de « déguisement » long à concevoir, et pourtant elle l'avait fait. Ce n'était pas les hommes qui manquait par ici, mais si elle avait su prévoir ce qui se passerait par la suite, elle n'aurait sûrement pas agit de la sorte. Après tout, c'était sans compter sur l'inhumanité du directeur de prison... Vrai, qu'ils allaient en voir de toute les couleurs.

C'était donc une évasion qui avait échoué. Et en beauté encore. Harmony sourit. Elle, elle avait le pion manquant pour cette invasion. Eileen. Elle ne savait pas encore comment. Elle ne savait pas encore pourquoi, mais elle le savait. Enfin... Elle croyait avoir.

Cherchant Eileen à travers la foule, elle finit par retrouver sa chevelure étrange et vint à sa rencontre. Une fois mise en garde à vue, elles avaient été séparées. Bah ! Rien d'étonnant à cela. Mais contrariant tout de même.
Harmony joua des coudes pour arriver à sa hauteur, puis l'empoigna fermement par le bras. Pas qu'elle ait peur qu'elle lui échappe, mais pour tirer la jeune fille de ses songes. C'est vrai que le spectacle de cette femme accrocher au poteau n'était pas particulièrement courant. Mais peut être qu'elle se trompait ? Peut être que ses songes étaient tournés vers tout autres choses... Vers des choses qui la dépassait. Des choses qu'elle ne comprendrait jamais et qu'elle n'apprendrait jamais par la même occasion.

« Allons derrière. Ce n'est pas que j'ai envie de louper le spectacle, mais il vaudrait mieux éviter les catastrophes et... Peut être profiter de l'agitation ? »

Sans lui en dire d'avantage, elle la tira vers l'endroit qui lui semblait le moins exposer... Bien qu'ils n'y seraient pas les seuls, mieux vaut mourir étouffer que foudroyer, nan ? Non.
Le moment arriva. La foudre finit par faire son apparition. Six morts. S'était plutôt peu pour les artifices que causèrent cette expérience. Enfin, alors que tout le monde tentait de se s'échapper de l'espace clos et profitant de l'instant de confusion, Harmony entraîna sa compagne dans une cachette qui avait été créé par un amas de gravats. Ce n'était plus qu'un capharnaüm.

La cachette était petite. Enfin... Si on pouvait appeler ça une cachette en tout cas. Bouger y était difficile sans ébranler la structure de l'abri... Alors qu'Harmony effectuait une tentative, un râle se fit entendre. Elle venait de buter sur une grosse masse obsaine.

« Qu'es ce que... »

Baissant les yeux, une expression de dégoût se dessina sur son visage.
Étendue sur les graviers, se tenait le corps déconfit du directeur de prison. Que faisait il là ? Pourquoi n'était il parti se mettre à l'abri ? Et surtout... Qu'allait elle en faire ? C'était le moment où jamais pour échafauder un plan d'évasion !! Mais... Lequel ?? L'inspiration, ça ne se commande pas paraît-il... Et pourtant, elle aurait bien voulu.

D'abord, son premier reflex fut de vérifier s'il était mort ou non...Pour cela, Harmony s'accroupit près de cet homme inhumain, mais alors qu'elle allait vérifier sa respiration en approchant sa paume de sa bouche, celui-ci se mit à s'esclaffer bruyamment... Quel grossier personnage ! Elle se tourna vers Eileen, intriguée et totalement trempée.

Qu'allaient elles en faire ?
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MessageSujet: Re: Cruelle ironie du sort   Dim 22 Mar - 21:10


    ‘Cours.'

    Elle s’était exécutée sans s’en rendre compte. Elle avait couru à en perdre haleine à la suite de sa protégée. Où couraient-elles ? Et pourquoi le faisaient-elles ? Elle n’en avait absolument aucune idée mais le ton de la jeune capuchonnée ne permettait pas de douter. Elle l’aurait suivi n’importe où et dans n’importe quelles circonstances… Et quelles circonstances ! Une pluie d’une violence inouïe vint battre le rythme de leur course effrénée. La vue d’Eileen se brouilla, elle resserra la main qu’elle avait agrippée. Après quelques temps qui parurent une éternité à la jeune ange, elle reconnut une structure familière. La prison. Encore elle. Elle n’y avait jamais mis les pieds de son vivant et maintenant c’était presque une balade quotidienne. Elle s’arrêta net obligeant la jeune blonde à stopper sa trépidante course en même temps qu’elle.

    ‘Que fait-on…’

    Elle ne connaissait pas le nom de sa protégée. Elle aurait voulu mettre juste quelques syllabes sur le visage de la blonde. Juste pour qu’elle lui soit moins inconnue. Mais le problème auquel elles étaient confrontées en ce moment était bien plus grave. Des gardes venaient de les attraper et elle eut beau se débattre et crier, elle eut le loisir d’être emprisonnée dans une de ces cellules si propice à l’accueil. On disait souvent qu’une fois n’était pas coutume, et la revoilà enfermée contre son gré et toujours dans la même prison. La belle affaire. Elle allait finir par en devenir résidante si cela continuait. Pourtant, à sa grande surprise, elle ne resta pas longtemps dans sa si confortable cellule et on l’emmena rapidement dans la cour de la prison. Elle ne savait pas pourquoi, la seule pensée qu’elle avait en tête était de savoir où était sa protégée.

    Une main se posa sur son bras et elle se retourna. Sa débrouillarde camarade l’avait vite retrouvée et elle eut un sourire de soulagement à sa vue.

    « Allons derrière. Ce n'est pas que j'ai envie de louper le spectacle, mais il vaudrait mieux éviter les catastrophes et... Peut être profiter de l'agitation ? »

    « Tu as rai… »

    Elle eut un hoquet de surprise à cet instant, interrompue par la foudre. Elle déchira le ciel d’un noir étonnant et vint s’abattre sur un groupe de personnes difficilement reconnaissable. Aucune chance qu’il y ait des survivants. Heureusement que la jeune fille les avait emmenées quelques secondes plus tôt dans un endroit reculé. Elle était immobilisée par l’horreur de la scène. La prison n’était vraiment pas son endroit préféré. Toutes les horreurs du monde se donnaient rendez-vous dans ce lieu qui lui filait la nausée. Ce fut sur ces réflexions que le sol explosa, comme si les éléments se rebellaient. Eileen par instinct tira sa protégée derrière elle mais elles étaient trop loin pour subir la moindre égratignure. Cela n’empêcha pas l’ange de poser cette question ridicule qu’on pose souvent après un petit ou grand traumatisme :


    'Tout va bien ?’


    Eileen était un peu déroutée. Tout allait vite. Bien trop vite. Elle plongea son regard dans celui de la jeune fille comme pour trouver une réponse à toutes les questions qui lui traversaient l’esprit. Elle n’eut pas de réponse mais un mouvement rapide de la part de la jeune fille qui la tira dans un abri très étroit. Mais pourquoi donc l’avait-elle traînée ici ?

    ‘J’attends une explication. Je crois que’ j’y ai droit… Non ?’

    « Qu'es ce que... »

    Un rire vint ponctuer la scène, son fort désagréable reflétant à merveille l’horreur de tout ceci. Elle tourna la tête vers la provenance du son et vit un corps décharné, ne témoignant de son vivant que par ce rire sinistre. Son regard croisa celui de sa protégée. Elle avait l’air légèrement désemparé. Eileen devait se montrer la plus forte des deux même si cela était assez compliqué. C’était elle qui devait protéger et pas le contraire. Elle jugea l’état de l’homme qui était assez lamentable.

    - On ne peut pas l’abandonner comme ça… Aide-moi à la transporter. On doit trouver un endroit ou quelqu’un pour le soigner…

    L’envie de s’ échapper prédominait mais ce n’était pas dans la nature d’Eileen de laisser un nécéssiteux, quelqu’il soit, à son triste sort.


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Lyle Uailean
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MessageSujet: Re: Cruelle ironie du sort   Mar 24 Mar - 21:48

« Me soigner moi? HAHAHA! Pour cela il faudrait que j’en vaille la peine… Je suis le monstre de la prison, son inhumain directeur… Sous mon règne, cette prison ne connaît ni bonheur ni joie… Je suis un démon à visage humain… Et vous voudriez me sauver? Moi qui ne vis pratiquement plus depuis des années déjà? »

Même mourant, même agonisant je trouvais le tour d’être froid, glacial et inhumain. Car mon ton ne contenait même pas une once de gentillesse. Il ne contenait pas non plus ne serait-ce qu’une parcelle de reconnaissance et de gratitude. Non. Toute ma haine et mon venin contre les prisonniers étaient de nouveau exposés à la vue de tous. Aux oreilles de tous. Comme si ma seule raison de vivre résidait dans le tourment que j’infligeais aux infortunées victimes de cette prison… Ce qui était en grande partie vrai. Et c’était même de notoriété publique. Rares étaient ceux qui ne connaissaient pas les raisons expliquant mon triste état de corps et d’esprit et mon affectation… Les prisonniers le savaient, je l’avais raconté un nombre incalculable de fois. Et c’était suffisant pour que la prison au complet en soit informée. Car les prisonniers aiment se parler et raconter ce qu’ils entendent… Surtout quand cela me concernait.

Même si ma vision faiblissait avec la vie qui me fuyait, je pu voir avec une certaine netteté les deux femmes qui me regardaient. Folles inconscientes qui pensaient qu’elles auraient ma clémence si elles ‘aidaient… Pouvait-on être dépourvu d’intellect à ce point? Tous savait que Lyle Uailean n’accordait ni remerciements ni pardon à qui que ce soit en dehors de son cercle très restreint de proches collaborateurs… Alors pourquoi voulaient-elles m’aider? Cela me dépassait. Je ne pouvais en toute logique expliquer ou interpréter le fond de leur volonté. Et il n’y avait rien de plus irritant pour moi en dehors d’un certain nombre de choses que l’ignorance. Je détestais ne pas savoir.


« Pourquoi m’aider? Pourquoi vouloir m’aider alors que nous savons tous que je ne vous offrirai rien en échange? Pourquoi ne pas me laisser mourir comme je le mériterais tant… Je ne compte plus les morts que j’ai causées depuis bien longtemps, cela offre une bonne idée des atrocités que j’ai perpétrées non? »

Je voulais savoir. Je devais savoir. C’était obsédant. Pourquoi m’aider, pourquoi elles, pourquoi moi… Cette pensée me dévorait pratiquement de l’intérieur, voulant arriver à terme, obtenir ses réponses. Il fallait que je comprenne. La douleur était bien supportable en un sens. Ce silence, cette attente, cette absence de réponse… Aucunement. Cela m’irritait de plus en plus et s’il fallait que j’use de mes dernières forces pour leur arracher la vérité… Je le ferais et joyeusement qui plus était! On ne refusait rien à Lyle Uailean sous peine de payer un prix excessivement élevé, généralement sa vie. Plus souvent qu’autrement même, je ne le démentirais pas.

Donc j’attendais, blessé, mourant, agonisant, trempé jusqu’aux os et ensanglanté. Mon rire se faisait entendre faiblement encore, ayant recommencé dans l’intervalle séparant mes affirmations de leur réponse. Tant que je pourrais rire et me moquer, cela voudrait dire que je vivais encore. Ce qui était une bonne chose en soi pour moi. Dans ma tête, je pensais à ce que je ferais subir à ces deux là si je survivais… Et leur sort serait tout sauf enviable. J’allais sans doute même m’en charger très personnellement…
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