Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sergent, au rapport! [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Sergent, au rapport! [Terminé]   Sam 29 Nov - 22:54

La matinée était déjà bien avancée lorsque le sergent Evan Mac Tavish, flanqué de son fidèle ami canin, rejoignit enfin la caserne. Si bref et expéditif que fut son passage aux bureaux de Nemausus, ça l’avait obligé à faire un sacré détour. Bon, ce n’était pas complètement négatif, vu que ça lui avait permis de se calmer, la colère noire dans laquelle l’avait mis ce bon sang de bougre de fonctionnaire était retombée pendant le trajet. Même si ce gaillard là, il l'attendait au tournant sous peu. Ca promettait d'être assez marrant. Animé en tout cas.

Les sentinelles à la porte d’entrée principale, en qui Evan reconnut deux bons éléments, exécutèrent un salut impeccable à son passage, auquel il répondit avec moins de formalisme et un petit mot d’encouragement. Les corvées de garde, c’était certes moins pire que la redoutée corvée de nettoyage des latrines, mais ça n’avait rien d’intéressant pour autant… Bon, il y avait surement pire ailleurs. Un de ses camarades lui avait une fois raconté qu'au sud, dans le pays voisin... l'Angleterre s'il se souvenait bien... les soldats de garde devaient rester des heures dans l'immobilité la plus totale, avec un uniforme rouge vif et une coiffe ridicule de surcroit. Il fallait vraiment être dérangé pour être soldat dans un pays pareil...

En pénétrant dans la cour, Evan constata avec satisfaction que la vie de la caserne suivait son cours. Au fond, sur sa gauche, des soldats s’exerçaient au tir. Il reconnut, un ou deux des hommes qu'il avait ramené le main même, le caporal,n'avait pas perdu de temps pour les remettre au travail! Ils semblaient se débrouiller pas trop mal avec leur fusil. Lui-même n’avait toujours obtenu que de piètres résultats avec une arme à feu. Déjà, beaucoup de ces armes étaient trop petites pour être manipulées facilement par des grandes paluches comme les siennes. Un petit canon portatif aurait peut-être était plus adapté… Et puis de toute façon, pour le colosse, les armes à feu n’étaient qu’un truc de mauviettes pour ceux qui ne savaient pas se défendre autrement. Il préférait largement ce qu’il voyait plus en avant, un groupe de recrues à l’entrainement à la lutte. Là, il avait toujours était hors-catégorie. Essayez de mettre à terre une masse de près de deux cent cinquante livres enracinée dans le sol, avec des bras évoquant des troncs d’arbres, et vous comprendrez pourquoi.
Sur sa droite, ce n’était pas des disciplines martiales qui était pratiquées, mais les tâches quotidiennes nécessaires au bon fonctionnement de la caserne : des soldats lavaient des uniformes, d’autres réparaient des outils, d’une porte entrouverte s’échappait le fumet du repas en train de mijoter…

Tout ça, c’était bien joli, mais il n’était pas là pour se contenter de regarder des gens travailler. Le sergent se dirigea vers le bâtiment central, une ancienne bâtisse à deux étages qui abritaient les quartiers administratifs, et plus particulièrement le bureau du commandant. Il s’engouffra d’en l’entrée, toujours suivi par Cumulo-Nimbus qui avait droit d’accès à toutes les parties de la caserne, faisant de ce chien un être doté de plus de privilège que le commun des soldats. Après une rapide succession d’escaliers et de couloirs, il parvint à celui sur lequel donnait le bureau de son supérieur. La porte, qui s’ouvrait vers l’extérieur, était entrebâillée. Bien, ça voulait dire que Ferg était là et qu’il était disponible pour quiconque se présenterait. Du reste, à part quand le commandant était absent, la porte était rarement fermée.

S’approchant de celle-ci, Evan se remémora les sujets à aborder. Le comportement des petits nouveaux durant leur sortie. Leur recensement. Et puis aussi… leur mésaventure la nuit dernière… peut-être. Etait-ce le meilleur moment. Pas forcément...Mais sinon, quand ? Bon, il verrait bien en allant, pas la peine de se casser la tête pour l'instant. Le soldat jeta un rapide coup d’œil sur la plaque de cuivre accrochée à la vieille porte en chêne, et qui annonçait sobrement « Commandant Balthair Fergus Ceanntighern ». Même après toutes ces années, il n’arrivait toujours pas à ce faire à ce nom impossible. Pour lui, ça resterait toujours "Ferg".

Evan saisit la poignée et ouvrit sans frapper, comme à son habitude. Avec un salut, sur un ton martial, il annonça :

-« Sergent Mac Tavish, de retour de la cession d’entrainement des recrues, au rapport mon commandant. »
Un ton formel, mais si Ferg était son ami, c’était aussi son supérieur. Tant que celui-ci ne lui signifiait pas de relâcher la discipline, il s’adressait à lui comme à tout officier au dessus de lui.
Le sergent avait fait son annonce par réflexe, sans même se soucier de savoir ce qu’il y avait dans la pièce, ni même si il y avait quelqu’un. Il parcourait maintenant le bureau du regard.


Dernière édition par Evan MacTavish le Ven 9 Jan - 20:04, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Dim 30 Nov - 4:40

« Evan, mon homme de confiance et ami fidèle, c’est une joie de te revoir! Prends place, prends place le temps que je débouche une bouteille de whisky! Cela me fait plaisir de te revoir si tôt. On a beau avoir peu de temps pour s’ennuyer dans ce métier mais laisse moi te dire qu’on s’en rend vite compte dès qu’une accalmie se présente… »

Dis-je d’un ton joyeux en voyant mon meilleur ami passer la porte de mon bureau. D’un geste, je lui désignai un fauteuil, l’invitant à se mettre à l’aise. Il n’y avait que lui pour mettre un sourire sur mon visage dans les pires situations et dans le cas actuel, c’était plus qu’indiqué. Jade, ma tendre Jade, qu’il me faudrait présenter un jour à Evan, avait dû s’absenter un moment et cela suffisait pour saper mon moral, sans oublier les dépositions de citoyens qui clamaient haut et fort que le château était hanté avec lumières, sons, odeurs et tout le bataclan. Foutaise et billevesée oui! De nos jours, les gens devenaient paranoïaques et faisaient un cas de la plus petite chose et se mettait à en imaginer d’autres… Et il faudrait que j’aille faire mon tour, ce qui ne me plaisait guère. Aller perdre mon temps dans ce damné édifice alors que les recrues avaient besoin qu’on s’occupe de leur éducation de base… Ces pauvres hères se devaient de savoir lire, écrire et compter bon sang de bonsoir, le corps, sans l’esprit, c’est une coquille vide!

« Non mais tu te rends compte? J’ai reçu au moins trente missives des habitants qui demandent que nous augmentions le nombre de patrouilles. Ils veulent une surveillance constante de ce maudit château à toute heure du jour ou de la nuit, prétextant qu’il se passe des choses étranges… Non mais a-t-on déjà entendu plus saugrenu? Je te jure, il y a de ces jours… À les écouter, même ns p’tits gars auraient été témoins de ces curieuses manifestations. N’importe quoi! C’est comme si toi tu arrivais t que tu me disais que tu avais vu ce genre de trucs impossibles… »

Dis-je d’un ton mi sérieux mi amusé à mon subordonné en lui servant un grand verre d’alcool. Dans mon bureau, quand le devoir n’appelait pas, nous étions des amis, des frères d’Armes et la liberté retrouvait son sens. Autant se mettre à l’aise quoi! Mais bon, les impératifs de la vie d’officier n’attendaient pas mais les tourner de façon moins sinistre était bien plus agréable dans une conversation… Je pris une première gorgée, savourant le liquide avant de reprendre la parole, d’un ton encore plus amusé.

« Franchement, je te jure… Comme si toi ou moi on avait vu ce genre de chose qui au fond se passe dans la tête de nos superstitieux concitoyens… Les civils ont toujours eu beaucoup d’inquiétude et d’imagination dans leur vie courante… Mais toi, tu es d’accord avec moi hein? Comme si de pareille choses étaient possibles, HAHAHA! »

Dis-je avant de reprendre une gorgée. Le chien de mon ami, venant réclamer quelques signes d’affection, y trouva son bonheur en venant me voir car je commençai à le gratter derrière les oreilles, ce qu’il aimait bien. Il fallait en prendre soin de notre mascotte quand même. Les chiens avaient de la chance, ils n’avaient pas à se préoccuper de choses aussi ridicules… Des fantômes, vraiment, il fallait vraiment avoir de l’imagination et bien de la crainte pour faire d’une tragédie survenue un siècle plus tôt la cause de tous les malheur de cette ville. Cette affaire relevait d’actes humains et je mettrais les coupables en cellule et rassurerais la population non mais! Il n’y avait rien de surnaturel là-dessus et je ne croirais le contraire qu’en le voyant de mes yeux. Un ange, je ne dis pas, Jade en était la preuve mais le coup du château… JAMAIS!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Dim 30 Nov - 16:40

Son ami Ferg était bien dans la pièce. Il était déjà arrivé à Evan de s’annoncer avant de se rendre compte que l’endroit était vide, son supérieur s’étant momentanément éclipsé dans la pièce voisine, ses quartiers. Ce qui n’était pas le cas ici, car en l’occurrence, il était assis à son bureau et plongé dans un tas de paperasse qui susurraient à Evan que jamais il n’accepterait de poste trop important. Il était trop attaché au terrain et à l’action pour cela. Avoir à remplir des documents une bonne partie de la journée, très peu pour lui.

De la même façon que Ferg avait mis de coté sa noblesse en entrant dans l’armée, il n’avait pas pris la grosse tête en accédant à son nouveau poste. Plus que jamais, il était Fergus au long nom, ce gars sympathique et chaleureux qu’il avait rencontré il y a cinq années maintenant, avec toujours le mot pour rire et de grandes ambitions, pas tant pour lui-même que pour chaque habitant de la ville. Cet homme charismatique qu’on serait prêt à cuivre partout. Son ami.

En mettant à part les cas où d’autres personnes se trouvaient déjà dans le bureau, le commandait l’accueillait toujours de la sorte, avec chaleur et sans protocole. Pourtant, aujourd’hui, il y avait un je-ne-sais-quoi dans le ton ou l’attitude de Ferg qui trahissait une certaine contrariété. Indétectable pour qui que ce soit. Sauf pour Evan, qui connaissait son ami par cœur et qui compensait par l’instinct ce qui lui manquait en finesse. Maintenant, le commandant pouvait parfois s’inquiéter de choses que lui-même jugeaient sans importance. Alors, Evan ne chercha pas à en savoir davantage.

Le sergent accueillit donc avec un large sourire et une exclamation d’approbation l’invitation, et aussi la bouteille de whisky, de son supérieur. Ca le remettrait définitivement de bonne humeur après sa mésaventure aux bureaux. Avant qu’il ait eu le temps de se lancer dans son rapport, Ferg se mit à lui parler des inquiétudes des habitants… à propos du château. Comme quoi il s’y passerait des choses étranges. Et apparemment, il n’en croyait pas un mot. Enfin, rien d’étonnant là-dedans. Evan était loin d’être un fanatique religieux et un adepte des sorcières et autres monstres en tout genre, qu’il considérait comme des histoires pour tenir au respect les gamins turbulents. Mais Ferg, c’était bien pire. Dieu pourrait descendre sur terre devant lui et ouvrir la mer, qu’il essaierait encore de trouver une explication logique. Alors, des phénomènes un peu…bizarres n’allaient surement pas commencer à le faire douter.

Tout ça, ça ne faisait pas les affaires d’Evan. Il avait voulu aborder le sujet après avoir rendu compte des résultats des nouveaux, mais à la façon don son ami se gaussait à l’idée qu’il puisse se passer des choses étranges dans le château, il voyait mal comment le convaincre du contraire. Ferg lisait-il dans ses pensées ? L’idée qu’il ait pu lui-même assistait à de tels évènements semblait l’amusait particulièrement… Evan n’était surement pas très fin dans ses raisonnements, mais là, même lui sentait bien que s’il attaquait le problème de front… ça risquait de ne pas passé. D’ailleurs qu’est-ce qu’il avait vu réellement ? Des lumières, des bruits… et puis plus rien.


-« Tu sais Ferg, je me demande bien comment tu réagirais si je te disais vraiment que j’ai vu ce genre de chose. » plaisanta le colosse avec un sourire mi-figue, mi-raisin. Plaisanta ? Pas de son point de vue. Mais pour le commandant, si. L’idée lui paraissait saugrenue et il mettait tout sur le compte de l’imagination. Des habitants. L’imagination ? Peut-être bien que oui, pour certains témoignages. Mais ses hommes et lui, ils n’avaient pas pu tout imaginer ! Bon, c’est vrai, c’était la dernière nuit sur le terrain, et il avait autorisé les hommes à fêter ça. Avec de l’alcool. Lui-même avait un peu bu. Mais Evan n’avait pas que la force d’un ours, il avait aussi sa constitution. Ce n’était pas les deux ou trois verres qu’il s’était envoyé ce soir-là qui lui aurait fait voir des choses… des choses…

-« Et c’est quoi au juste, ces choses que les gens prétendent avoir vu ? Ou croient avoir vu ?

Si ça correspondait à ce que lui-même avait vécu, il faudrait bien qu’il trouve le moyen de faire comprendre à Ferg que tout n’était peut-être pas totalement faux…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Dim 30 Nov - 23:52

Mon verre n’atteignit pas mes lèvres, s’arrêtant à la moitié du geste. Quelque chose dans la voix d’Evan me disait qu’il y avait plus qu’une simple plaisanterie. Et Pour connaître l’homme en face de moi comme le fond de ma poche, j’étais parfaitement sûr de ne pas me tromper à cet égard. Je reposai l’objet sur mon bureau et prit cet air caractéristique du commandant en mode « écoute ». C’était en général le moment où j’écoutais attentivement les confidences et que je faisais acte de sagesse en aidant mes p’tits gars. Et j’avais l’impression qu’il en aurait long à dire, ce cher Evan… Long étant relatif quand on connaissait le goût du colosse pour les longs dialogues.

« Dans ce contexte-ci Evan, la question serait davantage qu’est-ce que TOI tu as vu, entendu, observé. Je te connais suffisamment pour savoir que quelque chose te tracasse et que mes mots ne rejoignent pas ton opinion. La suite logique de la déduction est donc évidente. Mais tu connais mon scepticisme légendaire. Ne le prends pas mal mais même venant de toi… Je vais avoir des doutes sur la nature des choses. On ne se refait pas comme dit le proverbe. »

À quel jeu se livraient ces fichus criminels pour même faire douter mon plus fidèle subordonné, mon meilleur ami, quelqu’un que je considérais comme un frère? Chose certaine, quand je mettrai al main au collet de leur chef, il souhaiterait se trouver nu dans la neige et sans provisions qu’entre les mains de celui à qui j’allais l’envoyer : au responsable de la prison, malgré nos divergences d’opinion, avec ordre express de l’interroger et de faire parler le prévenu d’une manière ou d’une autre. Un pli de concentration barra mon visage, signe d’une intense réflexion et il fallut un bon moment avant que je ne reprenne la parole.

« Evan… Selon toi est-ce assez préoccupant pour que même mi je commence à m’inquiéter? Tu sais ce que cela signifie : la presse, avouer à la populace que les événements nous dépassent et tout le bataclan… Le fait que toi tu puisses avoir été témoin de ce genre de choses suffit à semer le doute dans mon esprit et ce n’est pas ce que j’avais à l’horaire pour être franc. Combien de témoins? JE veux un nombre et des noms. Savoir qui doit être confiné à cette caserne le temps de démêler tout ça… »

Si la « crise » était grave au point d’échapper au contrôle des autorités, nous risquions de nous retrouver avec une guerre civile sur les bras et je ne tenais à rien à ordonner à mes troupes d’attaquer les citoyens de la ville! En quête il y aurait et c’est moi qui la mènerais… Et je comptais bien régler ce problème définitivement…

« JE vais aller faire mon tour au château ce soir, superbe occasion non? Tu me connais, je ne crois que ce que je vois et encore faut-il être convaincant! Nous allons bien voir de quoi il retourne… Et je vais avoir le fin mot de cette historie. Les citoyens et puis… Toi! C’est inconcevable et inadmissible qu’une telle vague de crime et de terreur frappe notre ville. Mais tu sais Evan, nous avons un avantage sur ces soit disant fantômes : nous ne sommes pas dans de beaux draps nous! HAHAHA! »

Et oui, une blague, aussi futile soit-elle, cela faisait partie de mon style. Fantômes, draps… Elle était trop facile à faire. Qui plus est, l’humour m’avait toujours aidé à rester positif et là.. J’en avais grandement besoin!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Lun 1 Déc - 1:48

Bon. Au moins ça réglait la question de savoir comment annoncer la chose. Il n’avait pas réussi à tourner autour du pot plus de trois secondes, que déjà Ferg avait lu en lui comme dans un livre ouvert. Puisque c’était ainsi… autant tout balancer et on verra ce que ça donnera. Dans le fond, ça ne différait pas des méthodes habituelles d’Evan : les choses les plus directes sont toujours les plus efficaces. Avec un soupir, il se leva et, tout en parcourant la pièce de long en large, il raconta :

-« C’était hier soir, assez tard. C’était le dernier jour de l’entrainement, alors, j’avais fait relâcher la discipline, les gars l’avaient mérité. Bref, jeux de cartes, blagues au coin du feu. Un peu d’alcool aussi. » ajouta-t-il avec une hésitation. Non pas qu’il craignit que Ferg ne le blâme pour l’alcool, mais il s’en servirait surement pour prétendre qu’ils avaient tout imaginé. « Et puis à un moment, deux des gars sont venus me trouver. Il voulait que je voie le château. J’ai été voir. Il y avait de la lumière qui sortait de certaines fenêtres. Et même de là ou on était on entendait de la musique qui s’en échappait. Ca paraissait bizarre, vu qu’en ce moment plus grand monde oserait aller dans le château surtout de nuit. Mais sur le coup, je me suis dit que c’était des gamins qui s’amusaient. On a laissé tomber. Seulement au bout d’un moment, c’est devenu plus… Ferg, ces cris, on les a pas imaginés. D’accord on avait bu… mais on a pas pu imaginer tous la même chose ! On était quatorze, bon sang !"

Evan s’arrêta un moment pour croiser le regard de son ami, mais son expression était indéchiffrable. Il « écoutait », et dans ces cas-là, on ne pouvait pas savoir ce qu’il pensait avant d’avoir fini. Le sergent reprit :


-« Je me suis dit que ces gamins qui s’amusaient à effrayer les bonnes gens avaient des problèmes. Peut-être un groupe de paysans courageux qui ne goutaient pas à la plaisanterie et avaient décidé de leur donner une leçon. Seulement, mes gars avaient l’air d’avoir tous fait dans leur pantalon, à part le caporal Lachlann. Alors j’ai fait des groupes de quatre, les ai posté sur les cotés et l’arrière du bâtiment, pour être certain que personne ne partait s’en qu’on s’en rende compte. Et puis avec le caporal, on a essayé d’entrée. Pas moyen. Les grilles étaient bloquées. Alors qu’elles ne le sont pas d’habitude. Tu sais comme moi que les fenêtres du rez-de-chaussée sont barrées, les autres trop hautes pour être atteintes. Entre temps, les cris et tout le reste avaient cessés. Alors on a laissé tomber, on a rejoint les hommes, qui nous ont assurés qu’ils n’avaient rien vu sortir. Comme ils paniquaient, je leur ai dit que c’étaient effectivement des gamins qui voulaient s’amuser à faire peur aux superstitieux. Je sais pas s’ils ont avalé le mensonge. »

Lorsqu’il eut terminé, il se retourna vers Ferg et désignant son chien, il poursuivit :
-« Je sais Ferg, tu te dis qu’on a rêvé, ou bien que c’était vraiment des gens qui veulent créer la panique. Mais quand on était la-bas, Cumulo était bizarre. Tu sais bien qu’il est toujours calme, ou joueur avec les gens. Mais là, on aurait dit qu’il avait peur. Et en même temps qu’il était prêt à se battre à mort. J’ai cru qu’il était prêt à bouffer tout ce qui se trouvait à l’intérieur. Je ne l’avais jamais vu comme ça avant. Et ça… Ferg, autant je peux douter sur ce que mes gars ont vu, sur ce que moi-même j’ai vu. Mais un chien. Bon sang, il n’a pas bu, lui ! »

Après ce récit, Ferg voulut tout savoir. Qui, comment, quand… Il parlait de conséquences auxquels Evan n’avait même pas pensé.


-« Douze soldats, plus le caporal Lachlann et moi. Le caporal a les noms. Je ne pense pas que les gens du village nous aient vus. »


Quand Ferg décida d’aller au château tirer ça au clair, Evan sourit intérieurement. Ce qu’il avait craint au début, c’est que son ami considère les faits comme sans intérêt et laisse tomber l’affaire. Au moins il y aurait une suite. Et si Ferg allait au château, il comptait bien en être aussi.

-« Ferg, si tu y vas, je viens aussi. Si c’était vraiment une bande de bon sang de fous qui s’amusent à faire peur aux gens, ils auront à faire à moi. Et si c’est… autre chose… tu auras besoin de toute l’aide disponible. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Lun 1 Déc - 6:41

Je me redressai d’un bond de toute ma hauteur et en moins de temps qu’il n’en fallu pour le dire, j’étais devant Evan, du feu dans les yeux, un index accusateur pointé sur mon meilleur ami. Mon ton était dangereusement calme et n’admettrait aucune réplique.

« Evan MacTavish! Si tu oses poser ne serait-ce qu’un orteil dans le périmètre du château pendant que je mène mon enquête je te ramènerai moi-même par la peau des fesses jusqu’à cette caserne tu m’entends! Il est hors de question que tu m’accompagnes, il est hors de question de risquer TA vie quand JE peux risquer la mienne! Tu as fais beaucoup pour moi, tu m’as sauvé de la noyade pendant l’entraînement et j’ai une dette de vie envers toi. Alors pendant que je serai sur place toi tu iras faire un tour à la taverne pour te vider les esprits. Si vraiment il y a du danger, je ne vais pas être assez idiot pour te le faire courir également! ME suis-je bien fait comprendre? »

D’Accord, j’étais bien moins imposant qu’Evan mais je savais faire usage de ma voix et en ce moment, s’il y avait eu un simple soldat devant moi, il aurait tenté par tous les moyens de disparaître dans le plancher. Mais Evan ne serait pas si facile à impressionner et je savais qu’il faudrait que je fasse probablement plus. Je repartis donc sur ma lancée, en rajoutant une couche, m’emportant.

« Non Evan, toi tu ne viens pas. Tu as une famille qui veut te voir vivant. Les miens veulent, je m’en moque comme des premières insultes que l’on m’ait faites. Qui va protéger ta sœur si et seulement si le danger est tel que nous y passons tous les deux hein? Tu as des gens derrière toi qui ont besoin de toi. Moi… Enfin…. J’ai quelqu’un mais ce quelqu’un sera à mes côtés. Alors pour moi… Tu n’as pas à t’en faire. C’est compliqué à expliquer alors je te demande de me faire confiance. Evan… Tu le sais, tu es le frère que je n’ai jamais eu. Tu comptes énormément à mes yeux. Et s’il t’arrivait malheur… Je ne me le pardonnerais pas. Alors je te demande non pas en tant que ton supérieur hiérarchique mais en tant qu’ami de faire ce que je te dis. Ce foutu château me cause suffisamment d’ennuis ainsi et il est hors de question que je te fasse prendre des risques inutiles. Qui plus est, en tant que responsable de la sécurité de cette ville, c’est à moi seul d’assumer la responsabilité d’une telle entreprise. Et puis tu me connais, je suis plus difficile à tuer qu’un cafard. Il va falloir plus qu’un ou deux désaxés pour venir à bout de moi, non mais franchement! »

Évidemment, il y avait de fortes possibilités que ces fameux désaxés soient des criminels organisés, comme je le pensais mais bon, one ne devient pas commandant en plantant des fleurs. Je posai mon regard sur le compagnon à quatre pattes d’Evan et ajoutais-je pour lui seul.

« Et toi tu vas aller avec ton maître, tu n’as pas le droit de me suivre non plus. C’est en partie à cause de tes réactions de ce fameux épisode qu’Evan me raconte que je suis si désireux de tirer au plus vite cette affaire au clair… Brave bête va, toi au moins tu n’es pas aux prises avec ces problèmes étranges qui me font faire des journées de fou… Il n’y a plus de justice en ce monde, les braves travaillent d’arrache pied pendant que les mauvais eux en profite allègrement! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 2 Déc - 0:10

Evan avait encaissé la tirade de son ami sans broncher. Dans le fond, ça lui faisait plaisir que Ferg se fasse du souci pour lui. Seulement, sans le vouloir, il était aussi en train de le couvrir de honte. Pour qui le prenait-il ? Un trouillard effrayé par deux lumières et trois cris dans la nuit ? Ou pire, un lâcheur prêt à abandonner ses amis pour son propre bien. Il foudroya son ami du regard et son sourire s’étira largement, évoquant celui du piranha, enfin, c’est ce qu’ils auraient pu penser si l’un d’entre eux avait su ce qu’était un piranha, ce genre de bête étant tout de même peu courante dans les eaux froides du nord de l’Ecosse. En général, ce sourire faisait craquer la plupart des voleurs et autres bandits avant même le début de l’interrogatoire quand le colosse s’en chargeait. Bien sur, ça n’aurait pas le même effet sur Ferg, qui savait pertinemment que le géant ne tenterait rien contre lui…mais ça résumait bien le fond de sa pensée. Ce sourire carnassier, il ne l’avait que dans deux situations. Premièrement, quand il était en colère. Ce qui était le cas actuellement, il n’appréciait pas le fait qu’on essaie de l’écarter. Deuxièmement, dans l’excitation de la bataille. Et là encore, la situation s’y prêtait Oh, ce n’était pas une bataille physique, il n’allait pas se mettre à taper sur son camarade. Non, c’était une bataille à un autre niveau. La volonté de fer et le charisme surnaturel de Balthair Fergus Ceanntighern contre l’esprit borné et obstiné et le sens de l’honneur d’Evan MacTavish. Un sacré duel. Quiconque serait passé prés du bureau à ce moment-là se serait éclipsé sur la pointe des pieds.
Lorsqu’Evan répliqua, ce n’était certes pas avec le ton calme et mesuré qu’avait pris son supérieur quelques instants auparavant. Lui avait une toute autre méthode, il comptait plutôt sur ses capacités pulmonaires et vocales pour étayer ses arguments…


-« Non mais hé, tu te moques de moi Ferg ? Pour qui tu me prends ? Un lâche ? Un couard ? Quelqu’un qui laisse les autres, ses amis se mettre en danger sans réagir ? Non, tu as beau me dire de laisser tomber, je suis déjà dans l’affaire, jusqu’au cou ! Là-bas, on était quatorze et on a rien su faire de bon. JE n’ai rien su faire de bon. Même pas fichu de comprendre ce qui se passait dans ce bon sang de château. J’ai une revanche à prendre, Ferg, et à moins que tu m’attaches un boulet aux pieds et me jette au fond de la mer, j’irais avec toi dans ce tas de cailloux moisis. »

Et oui, Evan se sentait un peu mal de n’avoir pas su trop quoi faire la nuit dernière. C’était le rôle du chef de savoir réagir, mais là, il n’était arrivé à rien. Il le vivait comme un échec, et il était prêt pour une deuxième manche.

Les arguments qu’avait avancés le commandant étaient certes censés. Les liens familiaux, c’était sacré. Mais les Mac Tavish avaient beau être une famille d’origine modeste, le sens de l’honneur était quelque chose de très important chez eux. Quand Dieu vous avait gratifié d’une constitution comme la leur, il était normal d’en faire profiter les autres. C’était même un devoir. Aussi balaya-t-il les arguments de son frère d’armes, sur un ton plus mesuré.


-« Oui, j’ai une famille. Oui, s’il m’arrive quelque chose, ça leur fera mal. Mais si je laisse tomber mon meilleur ami à cause de ça, ce sera pareil : jamais je n’oserai me présenter à nouveau devant eux. Et puis ne va pas croire que tu ne manqueras à personne si tu disparais ! Tu comptes laisser tomber tous les gars de la caserne comme ça ? Ils disent tous que ta promotion en tant que commandant est la meilleure chose qui soit arrivé à la ville depuis longtemps. Tu veux leur faire perdre ça ? Alors, non Ferg. On est à deux sur ce coup là, comme on l’a toujours été. Ou plutôt à trois, parce que j’ai dans l’idée que Cumulo ne se laissera pas mettre à l’écart lui non plus. »

A ces mots, l’animal émis un aboiement grave, un seul, comme s’il avait compris qu’on parlait de lui et qu’il défiait le commandant de s’opposer à sa venue. Parfois, ce chien pouvait se montrer encore plus borné que son maître.

Tout à coup, certains mots de Ferg revinrent tourner dans la tête d’Evan. Mots qu’il avait laissé passer dans la longue tirade de son ami, mais qui, tout à coup, se mirent à lui trotter dans la tête. « J’ai quelqu’un mais ce quelqu’un sera à mes côtés. » avait-il dit. Hmmm… lui aurait-il caché quelque chose depuis quelque temps ? Aussi, passant de l’élan mélodramatique maladroit à un tout autre sujet, avec son tact naturel, le colosse demanda :


-« C’est qui au juste, ce quelqu’un qui t’accompagnera et mettra sa vie en danger pour toi alors que moi, je suis censé rester à la taverne ? »

Pour Evan, c’était simplement de la curiosité. Il ne se rendit pas compte qu’en réalité, cette question était oh combien sournoise. Car comment allait réagir Fergus face à cette question ? Prétendre que lui, son meilleur ami, devait rester à l’écart alors que d’autres qu’il ne connaissait même pas prenaient tous les risques ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 2 Déc - 6:01

LA gaffe… J’avais abordé tout haut quelque chose qui aurait dû venir sur la table bien plus tard…Il me fallait donc trouver un échappatoire, retarder l’inévitable. Tout dire à mon meilleur ami tout de suite… M’aurait été impossible. Car dans ma propre tête, c’était encore confus… Alors l’expliquer, non merci! Ah mais la voilà l’excuse… Un défi! Voilà de quoi éviter habilement la question, faire comprendre à Evan que le sujet viendrait sur la table plus tard et lui montrer mon inconfort… Sans oublier mon côté fonceur et provocateur. Qui serait assez dingue pour provoquer un colosse pareil?!

« Pour ta dernière question, on aura l’occasion d’en reparler quand ça fera du sens pour moi et quand je saurai l’expliquer. Mais pour ce qui est de venir mon petit Evan… Si tu me bats aux dards, tu pourras venir. Et si le chien veut venir, il va devoir faire pareil. Ou alors tu devras jouer une partie de plus pour lui. Et tu le sais que je suis imbattable à ce jeu… Sauf si tu t’es entraîné en cachette. Je te donne même l’avantage : je suis ambidextre donc c’est pas là que ça va se jouer… Mais je te le fais à chaud après quelques verres de whisky par contre. Qu’est-ce que tu en dis, c’est un bon compromis non? Et puis j’aime bien cette idée de t’envoyer par le fond, ça te fera prendre un bon bain en même temps… »

Oh bien sûr il n’y avait rien de méchant là dedans. Une petite provocation bien commune dans notre rapport d’amitié à Evan et à moi. Derrière un imposant portrait de moi, un cadeau de l’administration civile, que je détestais car je trouvais cela pompeux, se trouvait un mur plein de trous, résultat de plusieurs rencontres et tournois amicaux de dards entre le sergent et moi-même. La cible, en papier, finissait invariablement dans le feu pour cacher les traces de ce passe-temps pour le moins… Singulier dans une caserne. Cependant, je devais reconnaître que les derniers matches avaient été serrés : je l’avais emporté mais de très peu! Peut-être que si la chance se mettait du côté d’Evan alors je me trouverais devant l’obligation de l’amener avec moi…

« Et pour une fois, Evan, et c’est en ami que je te le dis, je souhaite que tu perdes. Car je ne veux pas t’embarquer dans cette affaire. T’es un type trop bien pour que je risque gros sur un tel coup. Et ne t’Attends pas à ce que je parte avec le sourire aux lèvres si tu gagnes. Tu sais aussi bien que moi que c’est uniquement par principes moraux que je met cette décision entre les mains du hasard. Quelle sinistre comédie se joue là dehors, je n’en sais rien. Mais je sais très bien que nous n’aimerons pas les réponses que nous y trouverons. Et ça… c’est plus qu’un pressentiment. C’est une certitude. »

*Comment lui faire comprendre que les temps ont changés et que c’est aux gens comme moi de se sacrifier pour que vive les autres? Comment lui faire comprendre qu’il doit me survivre et que c’est mon devoir que de finir ce qu’il a commencé? Evan, tu es tellement… Simple comme personne que tu ne te rends même pas compte de toutes les implications que cette affaire a. Tu ne saisis pas le débat qui l’entoure, tant théologique que politique. Et c’est mieux pour toi.*

J’allai chercher les dards et retirai le portrait, attendant une réaction quelconque de mon meilleur ami. Après tout, le jeu était un truc que nous avions en commun depuis notre première rencontre. Bras de fer, échecs, dames, cartes, dards… Les parties que nous avions disputées sur tant de terrains différents étaient incalculables!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 2 Déc - 14:41


Bon, apparemment, Ferg ne lâcherai rien sur cette mystérieuse personne. Evan en était un peu surpris, car son ami ne s’était jamais montré si hésitant sur un sujet auparavant. Surpris et déçu aussi. Qu’est ce qui pouvait le mettre autant mal à l’aise au point qu’il refuse de se confier à lui, avec qui il avait tout partagé ? N’avait-il pas dit quelques instants plus tôt qu’ils étaient comme frères ? C’était vraiment bizarre, il n’avait jamais vu Ferg comme ça, même si l’autre semblait essayer de minimiser l’affaire, et cela excitait sa curiosité…

A ce moment-là, il fut prit complètement à contre-pied devant cette proposition de jouer ça aux dards. Evan s’attendait plutôt à une longue argumentation, à une discussion, surement haute en couleurs jusqu’à ce qu’un d’eux cède…ce qui ne serait probablement jamais arrivé. Se voyant mal restant dans se bureau à discuter du sujet avec son ami jusqu’à la fin de ses jours, le sergent du reconnaître que l’idée avait du bon…

Enfin, du bon…surtout pour son sournois de commandant. Parce que jusque-là, il n’avait jamais gagné contre son ami, dont on aurait pu croire que les dards étaient dirigés par une force mystérieuse, ce qui aurait été un comble pour un homme aussi peu enclin à croire au surnaturel que lui. Cela dit, Evan s’était bien amélioré. Et Ferg ne croyait pas si bien dire en disant qu’il s’était peut-être entrainé ailleurs, même si ce n’était pas en cachette : depuis qu’il avait progressé, le sergent avait trouvé là un autre bon moyen de se faire payer ses consommations par ses collègues à la taverne… Alors si en plus Ferg avait quelques verres derrière lui… car si celui-ci avait bien un défaut, à part celui d’être plus têtu qu’un vieux mulet susceptible, c’était qu’il ne tenait pas l’alcool autant qu’il n’aurait aimé le croire. Plus d’une fois Evan avait du le… limiter dans sa consommation, surtout quand un problème le tourmentait. Pour une fois, ça pourrait être à son avantage… Est-ce qu’il avait une chance ? Il en était loin d’être sur. Ca bouillonnait dans le crane du sergent Mac Tavish… jamais il n’avait autant réfléchi… Alors comme ça, son ami essayait de le rouler dans la farine, hein ?

-« Ferg, petit vicieux, va. Tu sais très bien que je ne pourrais pas résister à un défi venant de toi, même si je pense que je vais perdre ! Alors si tu veux jouer à ce petit jeu, ce sera selon mes conditions ! Premièrement, une seule partie, pas besoin de jouer pour Cumulo. De toute façon, si je viens, il me suivra, même s’il doit creuser un tunnel sous le mur de la caserne. Tu as encore moins de chance de l’arrêter que de m’arrêter moi. Deuxièmement, ajouta-t-il avec une grimace qui aurait pu passer pour un sourire machiavélique, si je gagne, je viens, aucune question ne sera posée, et aucune réponse attendue. Si je perds… ça me parait normal de savoir qui accompagnera mon meilleur ami, juste pour m’assurer qu’il mette toutes les chances de son coté… Et si ca ne te conviens pas, tu peux tout de suite me faire mettre aux arrêts, parce que sinon je ne te lâcherais pas avant qu’on ne soit ressorti de cette saleté de château, ensemble et entiers !»

Qui aurait cru que le sergent Mac Tavish puisse se montrer malin et sournois ? Et ça, c’était en partie de la faute de Ferg. Et du caporal Lachlann. Le commandant l’avait repéré quelques mois plus tôt, simple soldat malin comme un singe mais pas très courageux. C’est lui qui l’avait promu caporal et mis sous le commandement d’Evan, en se disant qu’à force de se côtoyer, il finirait par déteindre sur Lachlann. Sauf que ça avait marché dans les deux sens. Dans des situations ou Evan s’apprêtait à foncer dans le tas, le caporal avait toujours une idée pour se donner un avantage. Du coup, ces deux là faisaient une équipe efficace. En particulier… pendant les interrogatoires, Evan faisait ce quil faisait de mieux : la grosse brute, verbalement bien sur, il n’allait pas frapper un prisonnier…enfin pas tant que celui-ci n’était pas le dernier des salauds. Si le suspect n’avait pas déjà craqué, quand Lachlann prenait la relève, il discutait puis lui laissait le choix : dire la vérité, ou attendre que le sergent ne reprenne l’interrogatoire. Dans presque tous les cas, ils avaient leurs aveux quelques minutes après.

Aujourd’hui, Evan se servait de un dérivé de cette technique sur son ami… Comment réagirait Ferg ? Car s’il le voulait vraiment, il gagnerait cette partie de dards ? Mais est-ce qu’il n’allait pas préféré laisser le sergent gagner ? Ou le mettre aux fers ? Le commandant aurait du t réfléchir par deux fois avant d’associer MacTavish et Lachlann. Il aurait du se demander : Serait-ce une mauvaise idée ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 2 Déc - 20:21

« Evan MacTavish, jamais je n’aurais dû te laisser avec le caporal, il te rend trop malin à mon goût. Non seulement il te donne des munitions pour contrer mes arguments mais tu commences en plus à jouer dans mes plates-bandes. Le maître des questions pièges et de ses artifices c’est moi! Mais bon, à renard, renard et demi… La logique voudrait que je te laisse gagner car la condition que tu m’imposes est on ne peut plus délicate. Mais bon… Si je l’aborde ici… Tu dois me jurer bien plus que sur ton honneur que cela ne sortira pas d’ici. Que cela va rester entre nous. Je veux que tu fasses sortir le chien si on en parle, c’est délicat à ce point. Et non, je n’exagère rien et je ne te fais pas une mauvaise blague. Très sincèrement, je me demande si je ne suis pas en train de perdre la raison. C’est pour cette raison que j’hésite à t’en parler. »

Répondis-je d’un ton d’abord amusé qui retrouva vite ses accents sérieux. Car la question était bien plus que délicate, c’était une affaire qui relevait de ce que moi j’étais, de mes croyances, de mes convictions… Et je devais admettre que si j’avais une ange gardienne pour moi seul… Le simple fait de renoncer même en partie à des croyances fortement établies me déstabilisait. Et comment expliquer la chose à Evan sans passer pour un dément? Et puis du reste, placer ma confiance, même en mon meilleur ami, sur une question si spéciale ne revenait-il pas à lui causer plus de tort que de bien? Chassant d’un revers de main invisible cette pensée, je terminai mon verre d’un trait et allai poser une nouvelle cible au mur et d’aller chercher les dards.

« Mais bon, on a une partie à jouer… Et j’espère que tu es prêt à passer ta soirée ici pendant que je vais me balader dans cette satanée construction. Je te laisse même commencer! On va voir ce que tu vaux… Et si tu peux battre le maître! »

Annonçais-je d’un ton joyeux en me servant un autre verre. Même saoul, j’étais confiant d’avoir les atouts nécessaires pour le battre… Et d’avoir ensuite à lui faire part de ce qui me troublait tant. Et pour ça, il me faudrait un autre verre… Ou deux. Cher Evan, tu m’avais suivis dans bien des aventures en cinq ans mais le terrain sur lequel tu allais t’engager était une pente descendante sans possibilité de retour par la suite…

*Pense Ferg, pense… C’est de ton meilleur ami qu’il s’agit, d’un frère… Peux-tu vraiment l’exposer à quelque chose d’aussi invraisemblable sans risquer de fragiliser des liens de confiance établis sur des années? On parle de surnaturel bon sang pas d’une aventure d’un soir ou d’un crime mineur, c’est cent fois pire que le plus sinistre des scénarios que j’aurais pu imaginer…*

« Dommage par contre de ne pas laisser le chien jouer, il aurait peut-être fait mieux que son maître. Tu te souviens quand je t’ai battu six parties de suite? Notre plus long match en un laps de temps relativement court, c’était entre deux réunions d’état-major… T’avais faillit atteindre le centre de la cible mais ton fidèle compagnon à quatre pattes t’avait fait part de son envie pressante de te soulager, te volant ainsi la victoire… Je me rappelle encore de ta tête cette journée là, je t’avais rarement vu si furieux! »

Doux souvenirs de temps plus calmes… Et je savais que cela me manquerait si l’irréel devenait vraiment réel… Car ce serait le choc de deux réalités, pire encore que le choc de deux mondes, comme l’Europe et l’Amérique…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mer 3 Déc - 3:25

Encore raté. Décidément, il n’arrivait à rien en ce moment. Même si le comportement étrange de Ferg sur le sujet le rendait un peu curieux, Evan se fichait bien de savoir qui était cette personne si mystérieuse et qui visiblement troublait beaucoup son ami. En tout cas, pas tout de suite, ce n’était pas la priorité. Non, le plus important, pour le moment, c’était de se débrouiller pour l’empêcher de se fourrer dans le pétrin sans que lui ne soit pas pour l’en sortir. Mais ce fou préférait continuer à vouloir tout miser sur un coup de dés, ou plutôt sur un lancer de dards. Le sergent s’appuya contre le bureau de son camarade et le regarda dans les yeux, tout à coup calme et sérieux.

-« Ferg, tu es sur que tu ne veux pas arrêter ces bêtises et tout simplement me laisser venir avec toi ? Qu’est ce que tu crains au juste ? Tu l’as affirmé et répété, ce ne sont que des bandits et des fous, surement plus malins que d’habitude, mais ils restent juste des hommes. Alors, qu’est ce qu’il y a de si dangereux pour que tu veuilles m’empêcher d’y aller ? A moins que toi, l’athée convaincu, l’homme le moins crédule du monde, celui pour qui le surnaturel n’existe pas… est-ce que tu commencerais à y croire ? »

Evan eut un sourire amer. Si ce qu’il venait de dire était vrai… c’est que le monde était en train de devenir vraiment bizarre. Ca se sentait dans l’air, depuis quelques semaines. Et là, ça commençait vraiment à se préciser.

Bon. Puisque les arguments…vocaux et le chantage ne semblaient pas vraiment fonctionner, il lui restait sa meilleure arme : la franchise et la sincérité.


-« Ferg, si tu crois vraiment que ce qui se passe n’est du qu’à des hommes, alors il n’y a pas plus de danger que ce qu’on a toujours fait. Et si c’est… autre chose, on n’aura une chance de s’en sortir que si on est ensemble. Qu’est ce que tu crois qu’il va se passer si tu y vas seul et qu’il t’arrive quelque chose ? Que je vais juste me dire : « Tiens, mon meilleur ami s’est fait tuer dans le château par je ne sais quoi, la belle affaire. » et rester à me tourner les pouces et à continuer à vivre ma vie tranquillement ? Non, Ferg, la première chose que je ferais, ce sera d’aller là bas, pour comprendre ce qui s’est passé. Et pour te venger. N’essaie pas de me convaincre que ce sera autrement, je sais bien comment ça se passera. Et comme je serais seul, je me ferais avoir aussi. Qu’est ce qu’on aura gagné dans l’affaire ? Rien, on aura tout perdu. Tu vois, on a plus de chance de s’en sortir tous les deux si on y va ensemble. Bon sang, Ferg, on en a connu des difficultés, mais on s’en est sorti parce qu’on était ensemble, pour se soutenir et s’entraider. Je t’ai tiré de bien des guêpiers, et tu en as fait au moins autant pour moi. Ca a toujours marché jusque-là. Pourquoi tu veux tout changer ? »

Il y avait une douceur dans la sincérité d’Evan qu’on n’aurait jamais pu soupçonner de la part d’un tel colosse. Du moins, pour quelqu'un qui ne le connaissait pas. Car il avait beau être grande gueule et parfois brutal, Evan était quelqu'un de bien.

-« Tu te souviens de cette nuit de patrouille ou je t’ai dit que je te suivrais au bout du monde ? Tu m’as répondu que tu en étais honoré. Ce château, c’est loin d’être le bout du monde. Alors, on enquête ensemble ? Ou c’est toi qui commence ? » demanda le géant en tendant à Ferg un des dards qui trainaient encore sur la table.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mer 3 Déc - 16:45

« Le problème Evan c’est qu’il est fort possible que ces désaxés soient des mercenaires étrangers qui je ne sais comment se sont introduits ici. Les cis, les lumières, les portes qui ne s’ouvrent pas… J’ai vu des choses dans ma vie, j’ai lu aussi. Des choses sur les foires et les théâtres justement, avec poulies, contrepoids et tout, ce qui expliquerait pour la grille. Des poudres hallucinogènes, d’autres pour simuler le feu. Qu’est-ce qui nous garantie que ces gens là ne sont pas plus dangereux que je le suppose? Il faut une discipline de fer et des moyens techniques poussés pour faire tout ce bazar. Même les meurtres en ville on demandé de se baser sur des techniques utilisées par les armées de jadis! Panneau pivotants rappelant le théâtre avec peaux humides pour empêcher le feu de se propager… Ce sont des techniques qu’on a utilisé pour protéger les engins de sièges en bois des armées du passé! Moi je te dis que moins on impliquera de personnes et mieux ce sera. Parce que je te le dis Evan, avant de commencer à croire aux fantômes et aux esprits, il faudra que je vide un millier de bouteilles comme celle là! »

Dis-je en pointant du pouce la bouteille de whisky. Chose certaine, de ma tirade habituelle il manquait un morceau. Anges. J’avais toujours dit : avant de commencer à croire aux fantômes, aux esprits et aux anges, sauf maintenant. À savoir si Evan relèverait la nuance (sans insulte à son intelligence, il devait avoir mal au crâne à se concentrer de la sorte, ce cher MacTavish étant plus à l’aise pour cogner que penser), je n’aurais su le dire mais j’espérais qu’il n’aborderait pas le sujet. On ne peut se défiler éternellement des choses que l’on cache. Mais en même temps, je ne pouvais trahir la confiance de mon ange. Pourquoi avait-il fallu que je me retrouve devant pareil dilemme?! Je trouverais bien un moyen de tourner les choses à mon avantage… Mais il me faudrait alors demander bien plus à Evan que je ne l’avais fait auparavant. Beaucoup plus. Énormément plus. Ce serait revenir aux bases de notre amitié et lui demander de faire une unique modification au lot : un unique secret, s’il vient compromettre l’intégrité physique ou morale de celui qui le détient, aura le droit d’être gardé caché de l’autre. Et j’espérais très sincèrement qu’Evan accepterait cette condition. Parce que sinon… Les choses finiraient mal et j’avais besoin de son support et non de son inimitié pour le moment et pour les années à venir, jusqu’à ma mort et même après.

« Tes conclusions préliminaires de ton enquête de terrain te permettent-elles de confirmer ou d’infirmer ma théorie? Nous pouvons interroger le caporal également si nécessaire. Et puis… J’y pense, as-tu été te faire recensé? C’est une consigne émanant des autorités administratives de la ville. Je me demande s’ils vont nous envoyer quelqu’un d’ailleurs, je ne vais pas vider la caserne pour remplir des formulaires en ville… Tu y as été pas vrai? Le panneau est à l’entrée de la ville, tu l’as sûrement vu non? »

Demandais-je sans me douter qu’il y aurait probablement une plainte des dits bureaux pour moi à cause du comportement… Impulsif de ce cher Evan. Je n’étais pas devin et les bruits de couloirs n’avaient pas encore atteints mon bureau. Car avoir su… Je l’en aurais félicité! Ces fonctionnaires manquaient décidément de savoir vivre.

« Ah oui… Et quand tu en auras le temps, j’ai une mission spéciale à te confier. Dans le genre… Fais usage de force si nécessaire. Et ne te gênes pas. Si je te dis Lyle Uailean, ça te dis sûrement quelque chose, je me trompe? Tu l’as rencontré l’an passé, c’est le type qui avait passé un commentaire sur toi et ta famille… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Jeu 4 Déc - 1:43

Ah, ce Ferg ! Evan est là, à faire tout son possible pour le convaincre de ne pas affronter le danger seul, et lui, tout ce qu’il voit, c’est une nouvelle occasion de prouver une fois de plus que le surnaturel n’existe pas. A moins que… ce ne soit pour SE le prouver. Etait-ce possible que l’Athée, avec un grand A, se mette à douter ? Bon, en tout cas, ça pouvait faire les affaires d’Evan. Perdu dans sa « démonstration » du caractère réel de ce qui se passait, Ferg semblait peu à peu oublier le problème de la venue de son ami au château… et quand bien même, si malgré les apparences il n’avait pas mis le sujet de coté, il ne pourrait pas refuser à Evan de venir aprè_s avoir prétendu qu'il ne s'agissait que de vulgaires criminels… Evan le laissa donc continuer son argumentation, sans s’y opposer. D’ailleurs, son commandant avait peut-être raison, qu’il n’ait vu personne la nuit dernière ne signifiait pas qu’il n’y avait personne. Aussi le géant ne s’avança-t-il pas trop lorsque son supérieur lui demanda son avis.

-« Des… accessoires de théâtre… j’imagine que ce n’est pas impossible. Je n’en sais rien, je n’y connais rien à ces trucs compliqués. Mais il faudrait que ces gars-là soient vraiment très fort pour trimballer tout leur attirail jusqu’au château sans que personne s’en aperçoive… et puis des mercenaires étrangers, on aurait forcément été au courant, ça se serait su dans tout le village en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Bon, maintenant, Nemausus était jusque-là une ville plutôt calme, faut reconnaître qu’au niveau criminalité, on n’a jamais eu que des amateurs. Si on a affaire à des… professionnels du crime, si on peut dire, alors oui, ils pourraient peut-être savoir faire ça. Mais alors, c’est vraiment des tordus.

Ou Ferg réfléchissait à toute allure, ou bien lui-même était un peu lent. Peut-être un peu des deux. En tout cas, il n’avait pas trop suivi comment ils en étaient arrivé à parler du recensement, mais le sujet arracha un rire moqueur à Evan.


-« Oh oui, j’y suis allé. Ça a été très rapide. Et si tu leur demandes de t’envoyer quelqu’un, ça ne posera à mon avis aucun problème. Je suis même presque sur de savoir exactement qui viendra. Il vaudrait mieux pour lui d’ailleurs. Par contre, il voudra surement te voir pour te faire part de son… désaccord. Fais-moi plaisir, si tu le trouve… pénible, envoie-le moi. Je m’occuperai bien de lui. » conclut-il avec son large sourire de requin. Il ne craignait pas tellement que son ami ne le blâme pour son attitude lors de son recensement. Lui qui mettait un point d’honneur à toujours être agréable, il comprendrait facilement qu’on puisse se montrer… peu patient avec ce genre de fonctionnaire.

Toujours aussi rapide pour passer d’un sujet à l’autre, son ami lui parla d’un certain Lyle Uailean. Le nom en lui-même ne lui disait pas grand-chose. Pas plus que ce que le commandant ajouta par la suite.

-« Ferg, tu sais bien que des gens qui se sont moqués de moi, il y en a eu pas mal. Bizarrement, ils semblent croire que parce que je suis dans l’armée, je vais me retenir de leur réarranger le portrait. Maintenant, parmi ceux-là, ceux à qui il ne manque pas quelques dents depuis l’incident sont assez rares. C’est l’un d’entre eux ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Jeu 4 Déc - 4:59

« Lyle Uailean. Responsable autoproclamé de la prison de Nemausus. C’est le type dont tu ne vois que les yeux derrière son masque, celui qui est toujours couvert des pieds à la tête. Rappelle toi Evan, c’était à la fête qu’on avait faite pour Noël, un grand type antipathique qui était venu gâcher l’ambiance en disant qu’il avait autre chose à faire que de perdre son temps en mondanités. Celui qui avait réussit à faire pleurer ta sœur en la traitant de tous les noms parce qu’elle l’avait percuté sans le faire exprès. Ça devrait te dire quelque chose, il a même mit un coup de pied à Cumulo qui était venu le renifler. Lui doit s’en souvenir en tout cas. »

Dis-je en désignant du pouce l’animal en question qui, au souvenir peu agréable de Lyle, avait commencé à grogner. Effectivement, ce type réussissait à être désagréable avec tout ce qui vivait dans cette ville…

« Moi je m’en souviens en tout cas. Tu lui avait mit une raclée et il rigolait pendant que tu le frappais. Et il te narguait en plus, il te disait qu’il avait pas mal, que tu étais faible et tout… Il a fallut qu’on se mette à six pour t’empêcher de trop l’abimer et on en a eu de la misère. Il a fallut que ton père vienne nous aider. Me dit pas que t’as oublié ça quand même? Quoi que… Après ton concours du plus grand buveur de bière avec ton frère, Kyle, c’est pas trop surprenant qu’il te manque des souvenirs de l’événement… »

Oui car quand Evan pétait un câble… Il fallait se lever tôt pour pouvoir l’arrêter. Très, très, très tôt. Mais bon, c’est bien parce qu’il avait une absolue confiance en mon ami que j’avais décidé de lui confier quand même cette mission. Je savais qu’il trouverait le tour de passer par-dessus son haine pour le responsable de la prison et qu’il s’acquitterait de sa mission. Qui plus est, je l’avais autorisé à faire usage de force donc tout irait pour le mieux. En mon for intérieur, je souhaitais que ce détestable personnage refuse de coopérer, permettant ainsi à Evan de se défouler…

« Je veux un rapport de situation sur la prison. Les citoyens se plaignent de la cruauté et de la brutalité excessive de Lyle. Fait lui cracher le morceau Evan. À coup de poings s’il le faut. Je veux savoir ce qui se passe dans cette prison. J’ai bien l’impression que ce cher Lyle ne me dit pas tout dans ses rapports. Et tu connais mon instinct pour se genre de choses, il se trompe rarement. J’ai bien dans l’idée que s’il se passe des choses étranges ici, d’une manière ou d’une autre il sera impliqué dedans… »

Car oui, je devais l’avouer, la prison, sans échapper complètement à mon contrôle, commençait à prendre une tangente que moi je n’aimais pas. Le recensement de son responsable était parvenu à mes oreilles et cela m’avait mit hors de moi. La prison répondait de cette caserne, MA caserne et je n’allais certainement pas tolérer pareil comportement! C’était même hors de question.

« Tu peux amener Cumulo avec toi mais je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée tu sais. On ne sait jamais ce qui se passe dans la tête de Lyle Uailean. Et comme on ne voit jamais son visage… C’est difficile de pouvoir faire une interprétation adéquate de ses émotions. Et Evan… Essaie de rester calme. Le connaissant, il va vouloir te pousser à bout, cela lui procure un plaisir bien malsain de faire souffrir les autres. Rappelle toi simplement qu’avant, il était aussi vertueux que nous. Je l’ai bien connu avant qu’il ne devienne ainsi… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Ven 5 Déc - 1:34

A vrai dire, Evan ne se souvenait pas trop de cette « altercation ». Il faut dire que cette soirée là, avec son frère et quelques autres qui s’étaient avérés n’être que de petits joueurs, ils avaient du ruiner le budget que la municipalité avait investie dans l’alcool pour cette fête. Certes, il en fallait beaucoup pour qu’il soit vraiment ivre. Ce soir-là… disons simplement qu'il y en avait eu beaucoup. Ce qui n’était normalement pas un mal en soi, le sergent ayant l’ivresse guillerette plutôt que mauvaise et violente. Maintenant c’est sûr que si ce Lyle avait fait quelque chose qui l’aurait déjà normalement mis en rognes… mais tout ce dont Evan se souvenait de l’évènement, c’était un grand sentiment de colère et le fait d’avoir frapper quelqu’un. Il avait été tout penaud lorsque son père lui avait dit le lendemain que si on ne l’avait pas retenu…l’autre type aurait surement fini démembré, en bouillie, ou toute autre joyeuseté du genre. D’habitude, il savait quand même retenir ses coups, sachant bien qu’il était assez fort pour tuer quelqu’un à mains nues. Bref, peut-être que les évènements lui reviendraient en rencontrant le personnage. Maintenant, si le nom en lui-même ne lui disait rien, le gérant de la prison, il en avait déjà entendu parler. On en disait beaucoup sur lui…des choses à faire vomir.

-« Ferg, depuis que tu es commandant, tu n’as plus trop le temps de faire un tour à la taverne. Je sais bien que les poivrots exagèrent toujours tout ce qu'ils racontent pour se rendre intéressants... mais ce qu’ils disent sur la prison, ils n’ont pas pu le trouver tout seul. Et si la moitié de ce qu’ils disent est vrai, on ferait aussi bien d’aller là-bas avec les gars et de mettre ce type de l’autre coté des barreaux. Maintenant, s’il te faut des preuves, j’irais là-bas. Et si c’est vraiment un malade… je m’occupe de son cas ? »

A ces propos, un inconnu aurait surement pensé qu’Evan n’était qu’une brute sanguinaire, un monstre pour qui la violence était normale et nécessaire. En réalité, s’il se montrait assez souvent brutal, c’était rarement sans une bonne raison et toujours avec de « bonnes intentions », pourrait-on dire, du moins de son point de vue. C’était juste que comme ses muscles étaient plus efficaces que sa langue, là ou d’autres auraient discuté il préférait des arguments plus physiques.

Le sergent lui-même se rendit compte que ses paroles étaient sans doute un peu brutales et exagérées, aussi se reprit-il :


-« Enfin, tu préférerais sans doute que je ramène juste quelques preuves de ce que j’ai vu. Et peut-être que je le ramène, lui… par la peau des fesses s’il le faut. Par ce que ça m’étonnerait qu’il se laisse faire… J’espère que les gardiens ne lui sont pas trop fidèles, d’ailleurs, parce que s’ils sont plusieurs sur moi, je risque d’avoir du mal à ne pas casser quelques têtes pour sortir de là. Et des soldats qui cassent la tête des gardiens de la prison... je trouve ça bizarre à entendre. »

Sans même s’en rendre compte, Evan venait de faire une remarque dont les implications étaient à prendre en compte. Comment réagirait la populace si les principales institutions censées assurer la sécurité de la ville se tiraient dans les pattes ? Mais si le problème passait au-dessus de la tête d’Evan, son commandant avait sûrement déjà étudié la question.

-« Je verrais bien si je prends Cumulo avec moi. Mais si ce type a osé le frapper, il risque de l’attaquer à vue, et si j’ai bien compris, il faudra discuter , du moins avant de frapper. Bien, puisque tu me le demandes, Ferg, j’essaierai de ne pas m’énerver… mais bon, tu me connais, s’il en fait trop…

Evan laissa la phrase en suspens. Pas besoin de continuer, même un autre que Ferg aurait compris ce qu’avait voulu dire le grand gaillard à la vue de son sourire mauvais. Et quiconque aurait vu ce sourire n’aimerait pas être à la place de Lyle Uailean si les choses venaient à mal tourner…

-« Bon, c’est prévu pour quand ? Je peux m’occuper de ça quand tu veux… sauf bien sur pendant qu’on sera au château… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Ven 5 Déc - 17:39

« À bien y penser, je veux que tu y ailles avant demain soir. Car tu sais… Il faut savoir ruser avec nos adversaires. Si nous allons au château ce soir, ils vont s’attendre à notre venue. Il faudrait être le dernier des idiots pour ne pas savoir que tu irais me faire ton rapport. Ils ne se douteront pas que nous puissions retarder l’échéance, tu vois? Alors que si nous jouons la carte de l’indifférence, en faisant notre travail régulier, tout ce qu’ils auront comme confirmation c’est que je n’ai pas cru un mot de ce que tu m’as dit. Ingénieux tu ne crois pas? En tout cas moi je trouve l’idée intéressante. »

Fis-je savoir au colosse. Quand on a une réputation comme la mienne, c’est la précipitation qui cause problème. Il fallait donc ne pas céder à mes intentions nobles et protectrices et se cacher derrière le rempart du scepticisme et de l’athéisme. Lâcheté? Non… Un répit avant d’aller amener le conflit au cœur de leur base d’opération. Parce que quand je décidais de régler un problème, j’étais d’une impitoyable efficacité.

« Donc va faire un tour à la prison, interroge Lyle et ne t’inquiète pas. Si tu as à casser des têtes, cela ne sera jamais rendu public. Ce n’est pas le genre de Lyle qui va voir là un bien trop grand plaisir à nous défier un peu. Mais si j’ai bien saisi, et crois moi ce n’est pas dans mes intentions, sa logique de tordu, il va plutôt chercher à te confronter toi. Ce type adore s’en prendre à une personne à la fois. Il les détruit une à une. C’est pour cette raison qu’il a réussi à avoir autant de support des gardiens et des geôliers. Avec lui aux commandes, laisse-moi te dire que les prisonniers vivent l’enfer avant leur mort. Je tolère, dans une certaine mesure, ce qu’il fait. Parce que des gens plus haut placés en ont décidé ainsi. Ceux qui nous paient, si tu vois ce que je veux dire, jusqu’où cela va dans le soutien qu’il a. Je te jure Evan, il est moins influent que moi mais obtient plus de support de la noblesse qui est de façon générale corrompue de toute façon. Mais fais moi une faveur veux-tu? S’il parle dans mon dos, fais lui savoir de façon… Convaincante, que je ne tolère pas que l’on parle dans mon dos. Fais lui part d’arguments frappants pour illustrer ce point. Si tu n’y vois pas d’inconvénients, il est relativement tôt donc je te demanderais de faire cela dans les délais les plus brefs. Évidemment, je ne te mets pas à la porte, nous avons une bouteille à finir et une partie amicale de dards à jouer. Et tu as certainement un tas d’anecdotes pour toi comme j’en ai pour toi. »

Si le début du discours avait été sombre, la fin était on ne peut plus joyeuse. Après tout, même si les choses à faire n’étaient pas roses, ce n’était quand même pas la fin du monde! Et puis je n’allais pas miner le moral de mes propres troupes pour Lyle Uailean, le conseil de ville ou un vieux château où des choses étranges se produisaient! Non, la vie se chargeait des coups durs, ce n’était ni mon rôle ni ma tâche! Et en y pensant bien, j’avais tout autant besoin que lui de me détendre.

« Et si tu as faim, nous avons reçu de la part du boucher de la ville du porc salé. Tu sais de quoi je parle non? Celui qu’il prépare spécialement pour nous et qui vaut bien un festin royal? HAHAHA! Evan, regarde Cumulo! Ce chien est plus malin qu’on ne le pense, il a parfaitement comprit de quoi je parle on dirait! Brave bête va, si tu es sage t’auras droit à un morceau! »

Dis-je en riant. Vraiment le chien d’Evan était une boîte à surprise par moments!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Dim 7 Déc - 18:11

A vrai dire, pour Evan, interroger le gérant de la prison avant ou après leur visite au château, c’était du pareil au même. Il ne voyait d’ailleurs pas bien en quoi les deux affaires étaient liées. D’ailleurs, il s’en moquait un peu. Si ça n’avait tenu qu’à lui, il serait allé en vitesse botter les fesses de ce Lyle, puis serait parti fissa avec Ferg au château pour botter celles des…choses, hommes ou fantômes, qui causaient ces inquiétudes aux villageois. Enfin, à supposer que des fesses de fantômes soient « bottables », mais ça, il ne s’en inquiétait pas trop, au pire son ami trouverait un moyen. Et puis, après une bonne journée de travail comme celle-là, un petit moment de détente à la taverne. Une journée « simple » pour un homme simple. Mais apparemment, ce n’était pas dans les intentions de Ferg qui se livrait à des calculs compliqués pour savoir quoi faire et dans quel ordre… bon, il avait surement raison, comme toujours. Préparer le plan d’actions, c’était le rôle de son ami. Lui, c’était dans les actions sur le terrain, surtout les situations…frappantes, qu’il se démarquait.

« -Bon, dans ce cas, j’irais l’interroger en fin d’après-midi. C’est toujours à ce moment-là qu’on interroge les suspects avec Lachlann. Il dit que les gens sont moins difficiles à persuader après une bonne journée de travail plutôt qu’après s’être réveillés en pleine forme. Par contre, pour les éventuelles… échauffourées avec les gardiens, je me moque pas mal de ce que diraient les gens, c’est juste que… c’est malsain. Bon sang, si la prison dépend de nous, ces gars-là, c’est un peu comme des frères d’armes. On frappe pas sur les camarades. Oui, bon, je sais ce que tu vas me dire, je me suis battu plusieurs avec d’autres recrues quand on était cadets. Mais, c’était différent, on laissait toujours l’uniforme de coté. C’est l’homme que je frappais à ce moment là, pas le soldat. »

Oui, Evan avait beau être quelque de peu mesuré, de peu réfléchi, avec un penchant pour la violence… ce n’était pas pour autant une brute sanguinaire qui frappe sur tout ce qui l’ennuie. La c’était son coté un peu traditionnaliste qui parlait. L’armée, c’était pour lui comme une seconde famille. Bon, peut-être pas à ce point-là, mais quand même, c’était suffisamment important pour lui pour qu’il montre un certain respect des convenances envers ces collègues. C’était pour la même raison qu’Evan ferait tout pour se mesurer lors de sa mission. Après tout, ça lui avait été demandé par un supérieur hiérarchique. C’est pourquoi il ajouta :

« -J’vais essayer d’éviter de transformer cette prison en foutu champ de bataille. Ca passerait peut-être mieux si j’étais en « visite officielle ». Peut-être que si tu me donnais un peu de paperasse pour les impressionner, ça calmerait suffisamment le jeu, pendant un moment du moins. »

L’atmosphère fut par la suite moins sérieuse lorsque Ferg invita son ami à rester encore un peu, pour des réjouissances simples : un verre ou deux, un jeu, quelques histoires et même un bon repas, ce qui tenta beaucoup Evan qui, depuis quelques semaines, en fait pendant son petit programme d’entrainement pour les nouvelles recrues, s’était surtout sustenté avec des rations militaires froides qui, si elles n’égalaient les biscuits de rationnement en terme de ressemblance avec la brique, que ce soit au niveau du gout ou de la consistance, n’étaient pas pour autant un mets de premier choix.

« -J’avoue que le porc salé serait le bienvenu. Et puis, pour éviter que Cumulo ne me suive à la prison, ça pourrait être intéressant de lui en garder un peu et de lui donner à ce moment-là. En tout cas, ce serait plus efficace que de l’enfermer, vu qu’à chaque fois que j’essaie, il trouve toujours le moyen de se retrouver dehors. »

Oui, si Cumulo était un bon pisteur, c’était aussi un obstiné professionnel et un roi de l’évasion. Tous les efforts d’Evan, et même de son frère, qui pourtant en connaissait maintenant un rayon sur les chiens, n’avaient pas suffit à limiter le caractère… autonome de l’animal.

« -Tiens, en parlant d’anecdotes, je vais te détailler mon recensement ! Figure-toi qu’en arrivant sur place, il y avait pas mal de monde, sauf à un seul bureau, occupé par un gringalet tout sec. Vu qu’il n’y a personne, moi forcément, j’y vais, et là, ce type, il me prend de haut, comme si j’étais débile. Du coup, je commence à comprendre pourquoi personne n’allait le voir, mais bon, je reste calme… et là, quand je lui dis mon nom tu sais ce que me sors ce fils de chienne ? Il me dit comme ça que ma famille est venue la semaine dernière, enfin, sauf qu’il a pas compris tout de suite que c’était ma famille. Et il se moque d’eux, il les traite de pécore et de chien puant et tout… bon, je l’ai pas frappé, juste un peu bousculé, mais à mon avis, il était pas loin de se faire dessus. Après, je l’ai « convaincu » de venir recenser tout le monde ici à la caserne. Il viendra surement dès que tu en feras la demande. Alors du coup, il risque de venir se plaindre auprès de toi. Drôle, non ?»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Lun 8 Déc - 16:34

« Je ferai le nécessaire côté paperasse mais ne te berce pas d’illusions mon cher Evan. Comme bien des choses dans la vie, la valeur d’un document se mesure à l’importance que l’on veut bien lui accorder. Ton idée est excellente par contre, je regrette presque de ne pas y avoir pensé moi-même… Avec sceau officiel et tout, tu devrais faire une entrée remarqué, ça c’est certain! »

J’écoutais ensuite attentivement ce que mon meilleur ami avait à me dire, prenant compte de la valeur de son argument et de la nécessité de poser telle et telle action. Qui plus est, Cumulo n’était pas n’importe quel chien, il avait droit à ce genre de petits privilèges… Et je me promis de lui mettre quelques morceaux de côté. Si cela pouvait nous éviter un autre numéro de maître de l’évasion canin, c’était fort peu cher payé! Et il fallait en prendre soin de la mascotte de la caserne. Pour plusieurs, Cumulo était plus humain que certains humains, ce qui en faisait une bête plutôt attachante, même pour les membres les plus endurcis de la caserne.

« J’en viens parfois à me demander s’il n’y a pas un détail dans la logique de cet animal qui nous échappe. Une autre preuve que nous, en tant qu’êtres humains, ne contrôlons pas tout et encore moins la nature et ses représentants. Cependant, les gens ont tendance à l’oublier et c’est ce que moi je trouve bien dommage… »

Méditant sur mes paroles, cela ne m’empêcha pas d’écouter le récit d’Evan et alors que normalement j’aurais dû en rire, ce fut plutôt le contraire qui se produisit. Mon visage détendu se fit sévère et sans cesser d’écouter Evan, j’allai me munir d’un parchemin, d’une plume et d’un encrier et je commençai à rédiger quelque chose, manifestement à l’attention des bureaux de Nemausus. Et au coup de plume vif et nerveux qui était visible pendant ma rédaction, cela indiquait très clairement mon mécontentement… Et quand j’étais mécontent, même Evan n’osait pas trop s’approcher de moi. Il était rare que ma joie de vivre et mon optimisme prennent le bord mais dans ces moments là…

« Tu as un nom pour cet irrespectueux fonctionnaire? J’aurais bien envie de le faire arrêter pour abus de titre et de pouvoirs administratifs sur un représentant de l’ordre dans l’exercice de ses fonctions… Je ne l’enverrai évidemment pas à la prison mais ici, dans une cellule d’incarcération temporaire, il aura tout le temps qu’il faut pour méditer sur sa faute… Que l’opinion publique tente de nous démolir, passe encore. Qu’un imbécile se croit tout permit sur la personne de MES officiers et de leurs familles… Hors de question. Moi vivant, je m’y refuse et il faudra me faire rendre l’âme avant que je ne cesse de défendre mes p’tits gars. J’enrage… L’ORDURE! LE MOINS QUE RIEN! »

Évidemment, le stress des derniers jours, la fatigue et tout le reste n’aidaient pas mon cas. La réaction était un tantinet exagérée… Mais elle démontrait deux choses : que je tenais à ceux qui tombaient sous mon commandement et que j’avais mes moments de faiblesse moi aussi, quoi qu’on puisse en dire. La bouteille était un de mes vices mais jamais à l’extrême. Et la mangeaille aussi. Pour me calmer, souvent, je mangeais. En étant occupé à une tâche, progressivement le reste s’éclipsait. Mais bon, j’étais un être humain moi, pas un saint. Je la leur laissait volontiers la vie de privation moi… Enfin bref, j’étais en train de craquer par trop grand manque de repos. Je dormais, oui, mais pas assez pour les dizaines d’heures de sommeil que j’avais à rattrapper…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 9 Déc - 23:44

Oh la ! Mais qu’est-ce qui prenait à Ferg ? Evan était persuadé qu’une histoire comme celle-là l’aurait tordu de rire. Et au lieu de ça, il s’énervait tout seul, pour rien en plus! Oui, il y avait vraiment quelque chose qui perturbait son ami pour qu’il réagisse ainsi.

« -Du calme Ferg, ce type n’en vaut pas le coup, de toutes façons il a du avoir bien plus peur quand je l’ai pris par le col et que je l’ai menacé que tout ce que pourra faire ta lettre. Et puis, de toute manière, j’ai pas son nom. Et puis, on vient de discuter de sujets bien plus importants que ça. Bon sang, Ferg, moi je te racontais ça en passant que ça allait de faire rire… Qu’est ce qui t’arrive en ce moment ? Tu me caches des choses alors qu’on s’est toujours tout raconté. Bon, passe encore, je peux comprendre, il y a surement des choses que j’ai pas besoin de savoir. Après, tu essaie de m’éloigner du danger alors qu’on l’a toujours affronté ensemble. Là, ca passe déjà plus mal, j’ai du mal à croire que tu penses t’en sortir mieux tout seul plutôt qu’avec moi. Et maintenant, tu perds ta bonne humeur pour des broutilles qui ne valent même pas le coup qu’on s’y intéresse… Tu es vraiment étrange aujourd’hui, et tu n’étais pas comme ça avant que je parte entrainer les bleus. Qu’est ce qui s’est passé entre deux ? Trop de travail ? Tu dors assez ? Tu manges assez ? Quand bien même, on ne change pas comme ça en si peu de temps… »

Se passant la main dans la barbe, Evan se triturait la cervelle pour trouver ce qui aurait pu commencer ainsi à changer la personnalité de son ami aussi rapidement. Plus précisément, il essayait de se rappeler d’autres personnes qui par le passé avaient complètement changé, et pourquoi. Les souvenirs qui revinrent étaient assez…pittoresques mais Evan les exprima quand même à voix haute. Avec un grand sourire.

« -Dans le même genre, il y a eu ce fou qui criait sur la place que le monde était plat, posé sur le dos de quatres… animaux dont je ne sais plus le nom…. Néfans ou quelque chose comme ça, eux même sur le dos d’une tortue géante qui voyageait dans le ciel. Ce taré, quand tu lui as lu ce bouquin disant que la terre est ronde, il était tellement déçu qu’on aurait dit un autre homme, tu t’en souviens ? Et puis il y a eu le capitaine Hurin, tu sais, ce salop qui nous en faisait bavé du temps ou on était cadet, bien pire que moi aujourd’hui… Une vraie teigne, sévère et sans pitié. Quand il a rencontré sa femme, on aurait dit un petit chien prêt à tout pour faire plaisir à sa maitresse…j’en ris encore ! « conclut le géant à moitié plié de rire.

Après avoir repris son souffle et son sérieux, Evan regarda son ami droit dans les yeux.

« Plus sérieusement, qu’est ce qui se passe, Ferg ? On t’a démontré que la terre est plate et portée par une tortue ou quoi ? Tu peux quand même pas trouver le temps de tomber amoureux, toi qui est toujours enfoncé jusqu’au coup dans le travail ? Alors explique-moi ce qui ne va pas, je pourrais peut-être t’aider. »

Décidément, Evan était en forme aujourd’hui, particulièrement dans l’intuition et l’art de mettre son ami dans l’embarras, le tout sans le savoir et sans même s’en rendre compte ! Peut-être que Ferg ferait bien d’oublier cette partie de dards après tout, parce que par deux fois Evan venait de mettre dans le mille.

[HJ] Désolé pour la référence sur la vision du monde du fou, j’ai pas pu résister... [/HJ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Ven 12 Déc - 4:38

¤Non mais Evan, tu le fais exprès ou quoi?! Arrête avec tes questions innocentes et lâche le morceau! T’es aveugle ou quoi?! Tu ne vois pas que j’ai les mains liées et que je ne peux pas parler? Bon sang de bonsoir, comment peut-il viser si juste en toute ignorance de cause?! Du calme Balthair, du clame…¤

« Trop de travail, pas assez de sommeil pas assez de nourriture et des loisirs inexistants, est-ce que cela te suffit ou alors il faut que je te détaille toutes ces carences mon bon Evan? Bon sang, depuis que tu es parti je ne me souviens même pas avoir mit le nez dehors. Alors forcément, comme tu t’en doutes, ça joue sur mon humeur. Rien de personnel mon vieux, c’est juste que je suis plus à cran quand mon corps manque de tout. Avant de manger le porc salé d’aujourd’hui, j’avais passé trois jours sans manger, c’est te dire à quel point j’ai été occupé! Et crois moi, j’aurais préféré que ce soit une blague idiote au lieu de la triste réalité. Je te jure Evan, les rapports tombent sur mon bureau un après l’autre, c’est devenu la folie furieuse! La prison, les citoyens, le cabinet du maire… C’est l’anarchie administrative! Je te jure, je tuerais presque pour pouvoir aller dormir! »

[i]Fis-je savoir au colosse. Bon, j’avais un peu déformé les faits en mettant de l’avant des préoccupations secondaires comparativement à Jade et tout le reste mais ce n’aurait pas été la première fois que tant de privations jouaient sur mon humeur. Et ce ne serait probablement pas la dernière non plus! Et cela, Evan devait s’en douter. N’importe qui de normalement constitué aurait souffert de mes symptômes.


« Et puis du reste, en quoi ma réaction est si anormale? Je me suis toujours porté à la défense de mes p’tis gars, ne me dit pas que ce détail t’a échappé quand même! Alors oui la fatigue a son rôle à jouer mais tu es quand même mon meilleur ami et un subordonné qui se doit d’être traité avec respect de quiconque dans et hors de l’appareil militaire. Ce fonctionnaire, que tu le veuilles ou non, se doit d’être remit à sa place et avec tout le respect que j’ai pour toi, mon ami, je doute que ta force seule y fera réellement quelque chose. Moi je pense qu’il va se montrer encore pire envers les plus « faibles » que lui, se doutant bien que les plus forts réagiront comme toi. Laisse-moi deviner, tu as encore pensé sur le court terme? Je pensais que le caporal devait corriger cette lacune chez toi… Apparemment je vais devoir le convoquer lui aussi. Tant à faire et si peu de temps… »

Dis-je avant de lancer négligemment le dard que j’avais en main, dard qui alla se ficher au centre de notre cible improvisée… Mais c’est que je n’avais pas perdu la main ma parole! Il fallait le faire quand même et ca, c’était ma spécialité!

¤Si seulement Jade était là pour me conseiller… Elle saurait quoi révéler ou non à propos de ce curieux concours de circonstances. Fou que j’ai été de lui dire de rester loin de la vue des autres pendant mon temps de travail… Mais bon, autant détourner l’Attention, faire patienter jusqu’à ce que je puisse dire ou faire quelque chose de concret…¤

« Evan, t’as vu ça? T’as vus ce que je viens de faire? C’est qui le gagnant? C’est le commandant! Yes sir! Essaie de faire mieux maintenant! Sans regarder en plus, comme ça, sur un coup de tête… Du moi tout craché oui! JE ne cesserai jamais de m’étonner, soit dit en toute modestie! »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Dim 14 Déc - 12:45

Evan s’apprêtait à défendre son point de vue sur le sort à réserver au fonctionnaire désagréable mais ne put s’empêcher de suivre du regard le jet de son ami. Avec un air médusé quand le dard se planta en plein milieu de la cible. Un coup pareil, lancé sans regarder, totalement au hasard, et en plein dans le mille ? Cela lui fit perdre totalement le fil de la discussion. Oui, Le sergent Mac Tavish pouvait être facilement distrait…

« Bon sang de mordiable ! Un joli coup, c’est vrai, mais franchement, c’était un coup de chance ! Tu aurais voulu le faire exprès, tu n’aurais sans doute pas réussi ! Maintenant, ça te fais pas mal d’avance… mais ne crois pas avoir déjà gagné, alors que la partie viens de commencer ! »

Sur ces mots, qui étaient une provocation plutôt qu’une moquerie, Evan ramassa un des dards qui, déposés là quelques instants plus tôt par son camarade ; trainaient sur le bureau. Il contempla l’objet quelques secondes avant de se placer à la distance réglementaire de tir. Et lança son projectile dans un mouvement ample et désinvolte, presque comme il aurait jeté un détritus dans la rue. Non pas qu’Evan ait été blasé par le jeu. C’était juste sa façon de jouer. Il n’était pas du genre à se concentrer et à prendre son temps à viser. Non, aux dards comme dans toute autre situation, c’était l’instinct qui primait chez lui. Au début, ce style de jeu n’était pas vraiment efficace, mais avec le temps, ça devint une habitude ; presqu’un réflexe, et les résultats s’amélioraient constamment. Comme ce fut le cas à ce moment, quand la flèche se planta non pas dans le centre mais suffisamment proche de celui-ci pour qu’il reste dans la course pour la suite de la partie.

« -Je me débrouille pas si mal, et encore, attends un peu que je me soit rempli l’estomac ! Tu ferais bien d’attendre un peu avant de m’offrir ce repas, parce qu’après, toutes les flèches iront droit dans le centre. »

Ce petit moment de détente, ça lui rappelait l’époque ou ils étaient encore cadets, et les concours qu’ils faisaient avec es autres, à la taverne, pendant les quartiers libres… voire même parfois dans les baraquements, au risque de se retrouver au mitard si un officier passait à ce moment-là. Dans ces temps qui paraissaient si loin maintenant, il n’y avait pas autant de contrariétés : pas de fonctionnaires teigneux à calmer, pas de prison à remettre dans le droit chemin… pas de choses étranges qui se passaient à Nemausus… ou du moins cela ne les concernait pas directement. Parfois, le sergent en avait assez de tout ça. Mais bon, c’était le travail, et le moment de se retirer était encore loin. Bon, il ne fallait pas exagérer, ce métier avait aussi ces bons cotés… en fait c’était plutôt cette ville qui semblait partir peu à peu en vrille. Bon sang, il y a encore quelques années, on se serait moqué de celui qui aurait prétendu qu’il y avait des fantômes au château. Aujourd’hui… ça effrayait les gens.

Bon, ce n’était pas tout ça, mais il avait une partie à finir, un repas à prendre, et un homme à interroger… alors autant ne pas lambiner !


« Alors, Monsieur Fergus au long nom, à votre tour de jouer ! Et il est où ce porc salé ? Tu n’as peut-être pas mangé depuis trois jours, mais moi ça fait trois semaines que je mange ces infâmes rations, alors j'ai du retard à rattraper à ce niveau là!»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mer 17 Déc - 18:55

« Où veux-tu que le porc salé soit Evan? Regarde ta boule de poil flairer mon tiroir, cela devrait te donner un bon indice non? Si ton chien est capable de trouver mes réserves secrètes, c’est qu’il a peut-être été trop bien formé ou qu’il a hérité de l’estomac sans fond de son maître! Te souviens-tu de cet établissement en ville qui prétendait pouvoir remplir l’estomac de tous ses clients? Il t’avait prit à témoin, t’assurant que ce serait parfaitement gratuit… Il a fermé ses portes après t’avoir reçu! J’ai rarement autant rit dans ma vie. Ce coup là valait des centaines de pièces d’or! »

Répondis-je en désignant du pouce mon tiroir de bureau, celui avec double fond qui plus souvent qu’autrement cachait également une bouteille d’alcool. Et à voir le toutou d’Evan renifler le meuble avec envie, j’en déduisis que même l’odeur du bois ne camouflait pas suffisamment l’odeur de la viande. Pourtant, avec le vernis en plus, cela avait de quoi vous brûler les narines… Mais bon, ce genre de détails aurait à attendre, j’avais une partie à gagner. Et j’avais envie de défier Evan. Mon deuxième dard alla se planter dans celui d’Evan, l’un dans l’autre donc sur le même pointage.

« Dit donc MacTavish, faut pas se gêner, jouer là où moi je veux jouer… Pour un peu plus et j’aurais presque dit que c’était prémédité… Tu n’aurais quand même pas fait ça à ton commandant préféré hein, anticiper mon prochain coup? »

Évidemment, c’était une boutade. La plaisanterie remontait à des années en arrières, lors d’un concours de tir à l’arc (arme que moi je trouvais démodée puisque nous en étions rendus aux mousquets) où Evan avait carrément éventré ma flèche de bout en bout, allant toucher le centre de la cible et traversant cette dernière. Il m’avait alors dit que j’avais tiré là où il le voulait et que ce n’était pas du jeu si j’essayais de l’empêcher de gagner… Un tournois mémorable d’ailleurs, où Evan s’était magnifiquement classé premier. Il y a des moments où terminer second vaut tout l’or du monde. J’avais rarement vu Evan si heureux ou encore sa famille. Le prix, une bourse pleine de pièces d’or, était pour moi somme toute négligeable. Mais moi j’étais fils de noble. Ce qui n’étais pas son cas, à ce cher Evan. Il y a des moments dans une vie o`il fau savoir perdre pour mieux gagner. Evan savait que j’aurais pu contester le tir et la validité de ce dernier et tout. Mais je ne l’avais pas fait. Pourquoi l’aurais-je fais? Pour gagner? Rien que ça? Non. Cela n’en aurait jamais valu la peine…

¤Sacré Evan… Parfois c’est un monde qui nous sépare et pourtant, je ne choisirais pas un autre que toi pour me seconder comme tu le fais. Tu vois en moi une sorte de saint à vénérer mais tu es tout aussi noble que moi, d’esprit à défaut de corps. Et ça… C’est un trésor inestimable que tu as en ta possession…¤

« Cela me rappelle des souvenirs, pas toi? Il me manque le temps où nous étions simples cadets. La vie était désagréable par moments mais on ne se prenait pas autant la tête. Et tous les souvenirs heureux que j’en retire... Il me semble encore que c’était hier. Pourtant cela fait des années. Curieuse faculté que la mémoire tu ne trouves pas? Une faculté qui oublie, dit-on. Dans mon cas, il y a bien des choses que j’aimerais oublier pour mieux me souvenir du reste. Pas toi? Il y a tant de belles choses à se remémorer…Et voilà que je deviens nostalgique. Joue avant que je ne me mettes à radoter… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 23 Déc - 18:32

Quand Evan vit le lancer de son ami terminer sa course pile là ou il venait de jouer, un large sourire vint illuminer son visage. Ca lui avait rappelé instantanément un concours de tir à l’arc, quelques années plutôt, et apparemment il n’était pas le seul à s’en souvenir vu la remarque de Ferg. Il ne put s’empêcher de surenchérir :

« - Je suis un peu déçu, tu aurais pu faire l’effort de couper le dard en deux. Parce que là, un mauvais joueur pourrait dire que tu n’as pas touché la cible… »

Ce qui techniquement était vrai. La pointe de la fléchette n’était pas dans la cible, mais à quelques centimètres de celle-ci. Cela dit, sil n’y avait pas eu « d’obstacle », nul doute que le dard se serait planté dans la cible. Contester le point aurait vraiment été de la pure mauvaise foi, et Evan n’en avait pas l’intention, comme il le signifia :

« -Mais bon, j’ai pas besoin de ça pour gagner cette partie, tu vas voir ! »

Sur quoi il récupéra un autre projectile et se mis en position de tir, pendant que son commandant déblatérait sur le bon vieux temps, qu’il semblait regretter amèrement. C’est vrai que depuis qu’il était commandant, la vie semblait moins simple pour lui. Trop de travail, pas assez de temps… et pourtant, il y avait quand même des bons moments.

« - Arrête Ferg, tu commences à ressembler à ce type, c’est quoi son nom déjà ? Frinel Braccas ou quelque chose comme ça. Tu sais cet espèce de ménestrel qui joue dans les rues des chansons sur le passé qui donnerait des idées noires au plus heureux des hommes. Franchement, c’est vrai que c’est différent d’avant, mais il y a des fois ou on rigole bien quand même ! Tiens, il n’y a pas plus de deux mois, l’affaire des poules disparues, c’était bien drôle à la fin non ? »

Nemausus était la plupart du temps une ville assez calme, et si ces problèmes avec la prison et ces histoires de fantômes n’étaient pas arrivées, l’affaire des poules disparues aurait peut être été la plus grosse enquête de l’année…pour pas grand-chose, mais bon… Un beau jour, le vieux Neil avait débarqué à la caserne en prétendant que deux douzaines de ces poules avaient disparues. Le vol de bétail avait été la piste principale pendant quinze jours… avant de découvrir que le vieux Neil, du haut de ses 80 ans passés, n’avait plus toute sa tête, même si ça ne se voyait pas, et que ses poules, il les avait tout simplement vendues… Bref, cette affaire avait été un « coup d’éclat » pour la caserne, mais finalement le comique de la situation l’avait emporté sur la légitime frustration des soldats.

Sur cette pensée, Evan jeta son projectile qui se planta dans la même zone de points que les deux précédents, mais de l’autre côté de la cible, en parfait symétrique. Une âme poétique aurait pu y voir une parfaite illustration de ce que venait de dire le sergent : certes la vie avait changée, mais elle avait encore ses bons côtés et valait toujours autant… mais pour ce dernier, ça voulait surtout dire, de manière plus terre-à-terre, qu’il n’avait toujours qu’un seul point de retard sur son ami et que par conséquent, la partie était loin d’être décidée. N’est pas poète qui veut, et encore moins qui ne veut pas…


« -Bon, un à gauche, un à droite. Laisse-moi boulotter un morceau de viande, et après je les mets toutes au centre ! Et ne me refais pas le même coup que tout à l’heure, ou je serais obliger de faire pareil avec ton dard au centre de la cible pour revenir à égalité !

Le géant se dirigea alors vers le tiroir tout en interrogeant Ferg du regard. Même s’ils étaient amis, Evan ne pouvait quand même pas fouiller dans le bureau du commandant sans autorisation du principal concerné…

[HJ] Toute ma considération à celui ou celle qui trouve d’où peut venir le nom de Frinel Braccas… [/HJ]
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Bhaltair Fergus Ceanntigh
Fergus au long nom
Fergus au long nom
avatar

Masculin
Nombre de messages : 44
Localisation : La caserne de Nemausus
Emploi/loisir : Commandant de la caserne
†Humeur : Agréable, comme toujours!
Date d'inscription : 24/10/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Jade McFadden
† Force Ange/Esprit:
1/0  (1/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mer 24 Déc - 1:34

« Allez sert toi, monsieur le moralisateur… Tu me feras toujours sourire à défaut de rire Evan MacTavish… L’affaire des poules… C’est indigne de porter le nom d’affaire! Celle là on m’y reprendra à me lancer à corps perdu dans une affaire où les pistes manquent… J’aurais dû m’en douter. Mais tu as raison, c’était assez drôle… Surtout cette poursuite en charrette dans les rues de la ville. Je dois dire que c’était quelque chose! Tu m’avais caché ce talent Evan, pour la conduite dangereuse… »

Fis-je remarquer en riant. Effectivement, même si ce cas avait été des plus ridicules, il était à marquer dans les annales. L’héroïque commandant de la caserne et ses troupes trouvent la clé du mystère. AH! Les journaux en avait fait leur chou gras. Moi, personnellement, j’aurais bien fait une virulente critique sur la pseudo victime… Mais il s’avéra qu’il s’agissait d’un proche d’un des conseiller du maire donc c’était à éviter. Et puis pouvait-on vraiment tenir en rigueur ce pauvre vieux? Plus ou moins, cela allait de soi… Mais bon, mieux valait ne pas entrer dans le débat ou mon moral irait faire un plongeon… Et je n’en avais pas particulièrement envie, pour être parfaitement franc. Trop d’éléments dans les derniers jours me pesaient déjà sur la conscience, je n’allais certainement pas m’en rajouter! Cela aurait été très anti productif en bout de ligne…

Bon, c’était encore à moi de jouer…Et hop! Encore un joli coup, près de mes dards. Rien d’aussi symétrique ou esthétique que les coups d’Evan mais suffisamment pour conserver un score plus que respectable. Il ne serait pas dit que je faisais dans l’art au dard, ce n’était ni le moment ni le lieu pour ce genre de fantaisies. Evan avait sa technique, moi la mienne… Et cela aurait été impoli que de lui voler la sienne. Il faut savoir se faire son style dans ce genre de jeu… Cela ne le rendait que plus amusant!


« Tu peux toujours courir Evan, moi vivant tu ne gagneras que si j’en décide ainsi! Tu serais assez cruel pour briser le cœur de ton commandant en lui volant la victoire? Tu m’enlèverais mesquinement mon petit plaisir de la journée? Pauvre de moi alors, moi qui t’ai toujours tout donné, qui te considérais comme un frère! »

Ah oui, le coup du mélodrame c’était un classique quand je sentais que la soupe devenait un rien chaude. Comme dans ce cas ci. Il avait de bonnes chances de l’emporter, mon Evan national, s’il continuait sur sa lancée… Et moi je n’avais pas pour intentions de perdre, oh que non! Sûrement un trait hérité de mes détestables parents… Mais bon, il fallait rendre à un tel ce qui appartenait à un tel et si défaite il devait y avoir… Et bien j’y ferais face dignement. Autrement… Je voulais bien manger mon uniforme!

« Tu me laisserais tomber, Evan? Tu m’abandonnes comme un moins que rien? Si tu gagnes, tout sera finit entre nous! Tu pourras te trouver un autre commandant! »

Combien de temps cette fois pourrions-nous tenir avant d’éclater de rire devant cette mise en scène ridicule? Notre meilleur temps à vie avait été de quatre minutes et demie et encore, il avait fallut que nous retenions notre souffle pour y parvenir. Et ayant de plus petits poumons, devinez qui avait lâché prise en premier…

*Sacré Evan, mes temps libres seraient bien mornes sans toi!*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Evan MacTavish


avatar

Masculin
Nombre de messages : 30
Age : 31
Emploi/loisir : Sergent
†Humeur : Variable
Date d'inscription : 18/11/2008

Fiche d'identité
† Protégé(e) de/par: Adelicia
† Force Ange/Esprit:
0/0  (0/0)
Relation:

MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   Mar 30 Déc - 16:38

Sur l’approbation de son ami, Evan posa la main gauche sur la poignée du tiroir et le rabattit vers lui. Dans le même temps, il écarta du bras droit la tentative de Cumulo de fourrer son museau plus en avant dans le même tiroir. Si le chien était, la plupart du temps, très discipliné quand on lui donnait un ordre, ce dont Evan pouvait remercier son frère, il se permettait beaucoup de choses tant qu’on ne lui avait pas signifiait clairement ce qu’on attendait de lui. En l’occurrence, à aucun moment son maître lui avait demandé de se tenir tranquille, aussi se croyait-il permis de fouiner à la recherche de ce qui exhalait se parfum si alléchant.

Après avoir remédié à ce problème, le sergent sortit donc du tiroir, posé dans une assiette légèrement ébréchée, un généreux morceau de viande salée qui promettait de changer de l’ordinaire du soldat dont il avait du se contenter pendant plusieurs semaines, alors qu’il était sur le terrain a formé les nouveaux. A l’aide de couverts eux aussi trouvé au fond de la « cachette » du bureau du commandant, il se coupa une part… à sa mesure, ainsi qu’une plus petite destinée à son animal de compagnie qui à présent attendait assis bien sagement en le regardant avec des yeux de merlan frit, une tactique commune à la plupart des animaux domestique et que Cumulo maitrisait à la perfection : eut-il été humain, il aurait surement gagné sa vie confortablement juste en pratiquant la mendicité…


« - Prends ça, espèce de ventre sur pattes, et ne viens plus me déranger après ! » tonna Evan d’un air buté, mais avec un petit sourire aux lèvres, tout en jetant vers l’animal la part qui lui était destinée. Part qui fut happée en plein vol et prestement engloutie. Le colosse se montra plus mesuré dans la vitesse de consommation de son repas, même si, pour un homme normal, les bouchées qu’il dégustait auraient été… bourratives. La viande n’était que du porc salé tout ce qu’il y a de plus ordinaire, mais après avoir mangé de la m…auvaise nourriture depuis aussi longtemps, on aurait dit un mets de roi.

Pendant ce temps-là ; Ferg avait joué et le sergent put constater que si le coup était une fois encore joli, il n’assurait pas la victoire du commandant pour autant. Même si ça allait être serré. Il ne restait à Evan qu’un dard à lancer et pour gagner, il n’avait pas le choix, c’était le centre qu’il devait toucher. Pas évident, surtout avec un projectile déjà planté à cet endroit. Et il ne fallait pas trop espérer faire le même coup que Ferg tout à l’heure. Bon, il avait une chance d’y arriver. Faible, mais il pouvait le faire.

Evan décida qu’il devait jouer vite. En effet, Ferg se lançait de nouveau dans sa tirade mélodramatique, d’ailleurs le sergent se dit que si son commandant devait un jour quitté l’armée, il pourrait toujours se reconvertir dans le théâtre. De registre comique. Et là, la seule chose qui empêchait Evan d’éclater de rire, c’était le porc salé qu’il avait encore dans la bouche. Après ça, il serait sans doute trop déconcentré par la tirade de son ami pour réussir son tir. Alors d’un geste rapide, il saisit son dernier dard et le lanca.

Le projectile fusa, fendant l’air à grande vitesse, se dirigeant inexorablement vers le centre de la cible. Malheureusement, pas si inexorablement car il finit sa course juste à coté du centre. Les deux amis restèrent un moment silencieux à contempler la cible et à compter mentalement les scores de chacun. Tiens, ça faisait longtemps qu’un cas comme celui-là ne s’était pas présenté. Evan se retourna vers Ferg et déclara :

« -Bon, je crois bien que c’est l’égalité. On arrête sur ce résultat ou on se départage, avec un coup de plus ou autrement ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sergent, au rapport! [Terminé]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sergent, au rapport! [Terminé]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Agent Westfield au rapport [Terminé]
» Rapport : Mission de bataille à 1500 points ork vs tyty
» aucun rapport j'avoue mais j'aime les pipes
» Ki manti sa -a ???- Rapport de Freedom House /sujet fusionne
» rapport de bataille apocalypse

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nemausus :: . [Centre Ville] :: . La Caserne-
Sauter vers: