Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Retour au sol. [Pv]

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Adelicia


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MessageSujet: Retour au sol. [Pv]   Lun 1 Déc - 0:36

Combien de temps mettent des ailes à pousser ? Une question existentiel convenant en. Enfin qu'est ce qu'un an pour un mort ? Pardonnez ses pensées mon dieu mais.. qu'est devenu mon corps ?

Les flammes dansent si bien, la valse est si belle qu'il ne faut plus parler d'écatombe mais de mort à la mesure, à chaque note du piano le bleu des flammes léchait un pied, puis la rougeur prenait les joues de femmes alors que leurs robes s'embrasaient. Les étincelles marquaient le tempo de quelques éclats. Un tableau ! Une oeuvre meutriere et splendide. La plus gracieuse des tueries, c'était certain, jamais un assassin n'avait de meilleur goût que celui qui acceuillait ensuite les âmes de ces pauvres mortels. Ah le drole de meurtier que celui qui vole la vie avant de condamner ou de bénir.. et drole de bénédiction que de se voir rattacher à la terre qui vous a vu vous consumer avec tant d'aisance. Elle avait été belle cette dernière nuit, chaude, à ca jamais un papillon n'avait approcher d'aussi près la flamme de ses artifices, au moins avait elle été belle pendant sa vie de mortel.

Combien de temps peut on passer ainsi ? Entre mort et vie ?

La douce odeur de l'herbe lui manquait tant. Et puis l'odeur du feu hantait ses narines, son être entier semblait encore immergé dans ce bain de feu et de sang. L'agréable caresse des sens, que cela peut paraitre annodin ! Mais que cela parait être un privilège de là où elle est. Si encore elle était quelque part. Il y avait toujours ses souvenirs pour lui tenir compagnie, mais enfin, des souvenirs à dix-neufs ans il n'y en à pas tant que cela. Et puis il y a Lui, Lui.. l'homme qui vient la hanter, à chaque instant. Elle avait d'abord cru que c'était un autre souvenir, un de ceux que l'on oublie.. mais non, jamais de sa vie elle n'avait vu un homme avec une pareille carure. Peut-être était ce l'image de Dieu.. le seul père qu'elle est jamais cru connaitre. Voila donc pourquoi il avait une telle aura ! Mais enfin.. Pourquoi Dieu viendrait la hanter ? Avait il quelque grief contre sa dévouée fille ?

Des vibrations sous ses doigts, de légers frémissements comme si quelqu'un s'approchait d'elle. Quelqu'un ? S'approcher d'elle ? Impossible !


Des paupières s'ouvrent brusquement, le ciel bleu frappe de blancheur les yeux éblouient de la jeune femme qui, allongée sur le dos, à quelques mals à reprendre contact avec la réalité.


La réalité ?

Sa voix même l'étonna, elle la connaissait mais.. cela faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas entendu. Elle était... vivante ? La jeune femme se redressa brutalement, assise sur l'herbe encore humide de ce qui ressemblait bien à un prés elle regardait autour d'elle comme s'il s'agissait d'une autre dimension.. et après tout.. c'était surement le cas. Le vent s'infiltra ses le tissu de sa robe alors qu'elle regardait ses jambes, couvertes aux cuisses de cette robe verte qui avait vu sa mort. Comment était ce possible ? Dieu lui avait il donc rendu sa liberté ? Tout cela était bien trop étrange et puis.. il y avait quelque chose de changer. Quelque chose en elle.. derrière elle... Adelicia tourna vivement la tête.

AAAAAAAHHHHHHH !!!

Le cris strident qui s'éleva de sa bouche fit un tel vacarme que bientôt des hennissements se joignirent à lui et un aboiement. Adelicia n'eut pas le temps ni le loisir de s'interroger sur cela.. il y avait dans son deux, deux ailes.. d'une blancheur parfaite et d'une taille plus que convenable ! Les lèvres encore tremblantes, la jeune femme sous le choc de cette révelation ne peut contenir un gemissement face à sa nature. Alors voila ce qu'elle était.. un ange. Et bien.. ca promettait. Un ange ! Elle ! C'était le plus beau ! Pourquoi l'avoir ramener à la vie si c'était pour l'affubler de deux paires d'ailes si.. voyantes. Une affreuse migraine la prit alors qu'elle essayait de se relever. Ses jambes tremblèrent alors qu'elle tournait la tête vers un bruit franchement inhabituel. Un.. monstre !! Un énorme monstre courrait à toute allure vers elle, elle voulu faire demis tour et courir mais en faisant volte face elle perdit l'équilibre et alla rejoindre ce qu'il y avait de mieux pour elle surement.. la terre.
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Evan MacTavish


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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Lun 1 Déc - 3:13

Après sa discussion avec Ferg sur les évènements du château, Evan avait ressenti le besoin de s’aérer l’esprit. C’était d’ailleurs la première fois de sa vie que ça lui arrivait. Jusque là, il s’était toujours contenté de choses simples : le travail, la camaraderie, un bon verre de whisky, de temps en temps un peu de… compagnie quand il avait de la chance, et au final assez d’argent de coté pour s’acheter une auberge et terminer sa vie tranquille, avec une femme et quelques enfants. Mais là… il commençait à se passer des choses pas normales, et ça le perturbait.

Aussi, dès qu’il l’avait pu, il avait quitté la caserne, sous prétexte d’aller promener Cumulo-Nimbus pour lui dégourdir les pattes. Piètre excuse, étant donné qu’ils venaient de passer tous deux plusieurs semaines en rase campagne. Maintenant, le chien n’avait que faire de cet argument et semblait plutôt heureux de se retrouver dans son lieu de promenade habituel : les près qui entouraient les écuries de la ville.

Evan parcourut des yeux l’immensité d’herbes hautes et de terre nue qui s’étendaient en alternance devant lui. C’était ici que, quelques années auparavant, avec l’aide de son frère Kyle, il avait fait de Cumulo un chien pisteur. L’animal docile et joueur avait appris à une vitesse stupéfiante, et depuis, il avait rendu plus d’un service à la caserne dans certaines enquêtes. Aujourd'hui, tous les soldats connaissaient Cumulo , au point qu'il était devenu la mascotte de la caserne.

Le sergent parcourait donc les près, perdus dans ses pensées, son chien trottinant à ses cotés, furetant un peu partout, débusquant lapins et musaraignes et s’amusant à les poursuivre sur quelques mètres avant de laisser s’enfuir sa proie, apparemment fier de son coup. Et puis tout à coup, il leva la tête, poussa un gémissement… et partit droit devant lui à toute vitesse. Surpris, Evan mit quelques temps à réagir. Il hurla le nom de son animal de compagnie. Peine perdue, l’autre l’ignora complètement. Avec un juron particulièrement grossier, il se mit à courir après son imbécile de chien. Celui-ci était-il devenu complètement taré après leur passage au château ? Il faudrait qu’il en parle à Kyle, lui saurait peut-être quoi faire. Enfin, pas avant que l’affaire du château ne soit résolu. L’ordre était clair, pas un mot tant qu’on ne savait pas de quoi il retournait.

Avec ses longues jambes, Evan courait plus vite que beaucoup d’hommes. Mais il ne pouvait espérer rivaliser avec un Irish Wolfhound lancé à toute vitesse. Bon sang, allait-il se jeter sur un des chevaux là bas au loin ? En tout cas, il leur avait, semble-t-il, collé une sacrée frousse. A moins que… ce ne soit l’espèce de cri qu’il avait cru entendre ? Bougrediou, il n’allait pas commencer à entendre des cris de partout ?

Soudain, Cumulo s’arrêta dans ce qui semblait être un petit espace vierge de végétation entourées par des orties et des hautes herbes. A cause de celles-ci, il ne voyait pas ce qui avait ainsi poussé son chien à courir sur près de deux cents toises. Il s’approcha à petites foulées de l’endroit ou la boule de poils sans cervelle qui lui servait de chien s’était arrêté.

Non, pas possible ! Etait-ce un corps qui gisait-là ? Etait-celle cadavre pâle d’une qui trainait au milieu des près, et dont Cumulo quémandait les caresses ? Peut-être que non finalement… car à moins que le monde ne soit devenu tout à coup bien plus étrange encore qu’il ne l’aurait cru, les cadavres ne remuaient pas habituellement…
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Sam 6 Déc - 16:49

La chose était sur elle. Elle aurait été trop rapide de toute manière pour que la jeune femme puisse se sauver. Maigre consolation pour celle qui deux fois choquée par les évements diront nous quelque peu étranges qui lui arrivaient, restait prostrée, face contre le sol. Elle qui s'était cru devenu ange la voila surement dans les entrailles du Tartare, poursuivit par cerbère. Le souffle cour et la peau parcouru de frissons Adelicia se demandait si le chien des enfers allait lui dévorer la tête ou la suplicier pendant des heures. Elle pensait à la fin de sa seconde si courte vie quand soudain d'autres vibrations sur le sol.. et quelque chose d'autre. Quelque chose qui terrorisa la jeune femme, une sensation si inconnue, si troublante envahissait son ventre et sa tête. Oh rien de commun, rien que l'on puisse raprocher ni de la raison, ni de la folie, ni de la peur, ni de l'amour, rien de comparable à cette sensation fourmillante. Adelicia pétrifiée par la présence de la créature qui haletait à côté d'elle, ne pensa brusquement plus à son triste sort. Etait ce donc cela la mort du Tartare ? Cette sensation ? Non vraiment cela ne ce pouvait pas, cela ne correspondait en rien à une douleur.. presque.. au contraire. La jeune femme fut brutalement sortit de ses pensées quand les vibrations du sol s'arrêtèrent. Il semblait qu'une deuxième créature avait rejointe le cerbère. Etait ce donc cette créature qui provoquait cette étrange sensation ?
Quelle importance après tout ? Elle allait mourir. A croire qu'elle s'en faisait une habitude.

D'ailleurs..elles en mettaient du temps à la prendre dans leurs gueules ces créatures ! Ses mains sur le haut de sa tête, Adelicia commenca à se demander ce qu'il ce passait quand elle reconnu une odeur par delà celle de la terre.. une odeur famillière, une odeur humaine.. Humaine ? Jamais il n'y a eut d'humain au Tartare à ce qu'elle sache. Doucement, comme les fleurs qui se lèvent aux rayons du soleil, Adelicia se tournait vers les créatures, relevant légèrement son coude pour que son regard puisse admirer les pattes puissantes d'un chien, cerbère ? Et les pieds d'un homme. Le doute s'empara de la jeune femme qui enleva doucement son bras du dessus de sa tête. Rien.. aucune attaque. Et si.. si elle s'était trompée ?
Lentement elle releva son regard sur un chien.. certes gros.. mais pas infernal, un chien qui la fixait en remuant la queue. Avec précaution cependant elle se redressa pour suivre les jambes qui continuaient les pieds humains et découvrir la seconde imaginée créature. C'était un homme.. ca on ne pouvait pas en douter, des jambes fortes, un buste qui rivalisait avec les arbres, les épaules carrées et le visage.. le visage de..

..son rêve.

Les yeux d'un vert tirant sur le gris s'arrondirent alors qu'Adelicia réalisait que tout cela n'avait pas été songe, qu'elle était bien morte, qu'elle avait bien rêver après sa mort et que la terre sur laquelle elle était tombée dans tout les sens du terme, n'était pas celle du Tartare mais de la vie.. de la vrai vie, des humains. Il était certain pourtant qu'elle n'en faisait plus partit alors.. pourquoi l'homme et le chien la voyaient ils ? Voit on les anges ? Vraiment ? Elle était ange.. Il faudra qu'elle se fasse une raison de cette folle pensée. La sensation étrange qu'elle avait éprouvée plus tôt n'était evidemment comparable à aucune autre puisqu'elle n'était pas humaine ! Mais alors.. si elle était ange, pourquoi être ici et non au paradis ? Avait elle encore quelque chose à faire ici ? Serait ce la raison de ce rêve et de cet homme ?
La migraine revint, Adelicia porta une main blanche à son front, elle réfléchirait plus tard. Elle retira la main de son front et prit un air un peu plus dégagé, du moins.. autant que possible dans une situation peu confortable.


Hm..

D'habitude en s'éclaircit la voix pour continuer à parler et c'est ce que s'apprêtait à faire Adelicia quand deux problèmes de tailles se posèrent en travers de ses lèvres, le premier des plus simples était une désuette question de sujet, en effet.. Si la jeune femme voulait bien parler.. elle ne savait pas quoi dire. Le second est un rappel qui entraina une réaction plus energique, ce rappel est celui de son premier choc.. celui de la vue de 'ses ailes'. Elle se retourna brusquement pour voir que.. maleur ou miracle, elles avaient disparues. Adelicia commencait à se demander sérieusement si elle n'avait pas quelques soucis d'ordre psychologique. Elle tourna de nouveau la tête vers l'homme.. qui devait surement se poser la même question que lui. Et pour ne pas qu'il y pense trop, la jeune femme lui tendit vivement son bras avant d'entamer la conversation. Enfin, d'essayer.

S'il vous plais, auriez vous l'extrème gentillesse de vouloir m'aider ? L'équilibre me fait défaut.

Ses mots bien que très légèrement relevés à la façon bourgeoise, le ton de sa voix lui ne trahissait qu'un embarras profond et une faiblesse honnête sous des ondulations mélodieuses. Les herbes se couchèrent brusquement alors que le vent fouettait la prairie et mordait la peau de la jeune femme, claquant contre elle le leger tissu de sa robe. Le bras tendu vers celui qu'elle avait d'abord prit pour une créature venant la dévorer quémandait à son tour avec espoir. Adelicia, elle, préfèrait ne pas trop penser à la sensation toujours présente qui nouait son âme.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Dim 7 Déc - 18:12

Finalement, ce n’était pas un cadavre qu’avait déniché Cumulo au beau milieu des près de Nemausus. La jeune personne, était certes pâle, la finesse de ses membres évoquait plus au sergent la famine que l’opulence, mais elle était bien vivante, à voir comment, effrayée semble-t-il par Cumulo, elle se protégeait le visage dans un mouvement de défense.

Bon, bon, bon… le grand gaillard commençait à chercher ses mots pour s’excuser du comportement de son abruti d’animal, qui l’avait surement jetée à terre pour il ne savait quelle raison. C’était quand même étonnant, Cumulo n’avait jusque là jamais attaqué quelqu’un, même pour jouer… et puis s’il s’en était effectivement pris à cette femme, il ne serait pas ensuite resté bêtement à la regarder, frétillant la queue dans une attitude qu’Evan connaissait bien, celle que l’animal adoptait quand il voulait de l’attention. Et puis, si c’était vraiment Cumulo qui l’avait renversée, Evan l’aurait quand même aperçue avant la chute. Les herbes étaient hautes et elle semblait plutôt petite, d’accord… mais quand même.

Maintenant certains que la « découverte » de son animal de compagnie était déjà à terre avant son arrivée, il la contemplait d’un œil soupçonneux. Il n’y avait pas trente six façons de se retrouver à terre au beau milieu des près. Elle aurait pu avoir glissé juste avant leur arrivée, mais dans ce cas, c’est plutôt la gêne que la terreur qu’Evan aurait lu dans les yeux verts de l’inconnue, qu’il pouvait maintenant apercevoir depuis qu’elle avait lentement cessé de se protéger le visage à l’aide du bras. Elle faisait peut-être une sieste et sortait d’un cauchemar, ça aurait pu expliquer la peur… mais bon, une sieste, au milieu de nulle part, en robe plutôt légère, alors que de toute évidence l’air se rafraichissait, le vent se levait et la pluie s’inviterait bientôt sur les terres de Nemausus ?

Non, l’explication la plus probable… une femme vautrée à terre au milieu de nulle part, apparemment incapable de se relever, qui la regarde hébétée comme si il était un fantôme ou on ne sait quoi… elle avait surement trop tiré sur la bouteille et était en train de cuver tranquillement ! Si c’avait été un homme, il l’aurait surement emmené manu militari à la caserne, pour le coller en cellule de dégrisement, pour éviter aux villageois ce spectacle. Mais bon, Evan savait se montrer galant, on ne jette pas une femme au trou comme un vulgaire bandit… et puis, il y avait un je-ne-sais-quoi en elle qui l’incitait à se montrer bienveillant, même si Evan aurait eu bien du mal à expliquer pourquoi.

Le colosse resta donc un moment debout au coté de celle qu’il prenait pour une ivrogne, à la contempler sans vraiment savoir comment réagir. Il ne pouvait pas la laisser là. Il ne pouvait pas la ramener à la caserne. Que faire ? La jeune femme le sauva de ce fastidieux dilemme en prenant la parole pour lui demander de l’aider à se mettre debout, avec un langage un peu relevé. Cela mit d’ailleurs un petit doute à Evan : si elle était vraiment ivre au point de ne plus tenir debout, sa voix et son langage le cachait bien. Le sergent ne put que s’exécuter en acquiesçant de la tête devant la main tendue et le regard un peu troublé de l’inconnue ; non pas l’œil qui divague de celui qu’a trop bu, mais le regard gêné de celui qui dans une situation embarrassante, ne sait pas trop ce qu’il fait là. Peut-être n’était-elle pas ivre, finalement.

Saisissant donc la fine main tendue de l’étrangère, Evan l’aida donc à se relever, avec une précaution et une douceur peu habituelle. Il faut dire qu’elle n’était pas bien épaisse, et le soldat la soulevait come on manipule un objet très fragile, qu’on a peur de casser. Le fait qu’elle ne pèse quasiment rien ne facilitait pas la tâche. Bon sang, même sans les effets de l’alcool, Evan doutait qu’elle puisse tenir debout sur des membres aussi frêles ! Pourtant une fois qu’elle fut sur ses jambes et qu’il lui lâcha la main, elle sembla capable de se tenir droit. Bien. Au moins, il n’aurait pas à la ramener en ville comme un vulgaire sac à patates balancé sur l’épaule. Maintenant, il ne restait plus qu’à trouver le moyen de la ramener chez elle et de la convaincre de ne plus toucher à la bouteille… du moins si c’était bien ça le problème.


« -Pardon de vous demander ça, Mademoiselle, mais qu’est ce que vous faites toute seule allongée au beau milieu de nulle part ? Vous avez besoin d’aide ? »

En théorie, la loi disait que, en dehors des occasions spéciales : fêtes du village, mariages ou autres, tout individu pris en état d’ivresse sur les terres de Nemausus devait être conduit à la caserne jusqu’à ce que se dissipe l’état d’ébriété. Bon, avec un peu de chance, elle lui demanderait de la ramener chez elle, ce qu’il ferait, et l’affaire s’arrêterait là. Evan n’avait vraiment pas envie de mettre cette personne en cellule.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Ven 12 Déc - 23:34

Vraiment, c'était bien sa chance de tomber dans un prés ! Le Grand et Bon la haut n'aurait pas pu l'envoyer dans un bon lit douillet ! Quoi que.. après tout ce temps à être morte elle n'avait pas vraiment envie de dormir. Mais un fauteuil confortable au coin d'une cheminée, elle n'aurait pas dit non. Enfin, au moins quelqu'un l'avait trouvé.. si on peut appeller cette rencontre comme ca. L'homme ne ressemblait en rien à ce qu'elle avait cotoyé jusqu'ici, pas un aristocrate, pas un noble.. un paysant ? Un homme du peuple. Le regard en biais et curieux, Adelicia dévisageait discretement l'homme qui venait de la relever, il semblait la prendre pour une poupée de porcelaine, après tout il devait bien faire le triple de son tour d'épaule. La jeune femme ne se permit pas de sourire, sa rencontre aurait peut-être mal prit ce geste. Pliée aux usages de ce genre, elle détacha donc son regard du visage de l'homme quand il lacha sa main. Elle ne perdit pas équilibre cette fois mais la pesanteur lui était devenu quelque peu étrangère. Un instant elle releva le menton et respira une grande bouffée d'air frais, que cela faisait du bien ! Que les hommes ne se rendent pas compte combien respirer est une bénédiction ! Il faudrait tous les faire mourir pour leur faire comprendre le goüt si unique de la vie. Enfin.. ce n'était surement pas pour cela qu'elle était renvoyé sur la terre des mortels.

La voix de l'homme la reveilla de toutes ses méditations sans interet, elle fit d'abord attention à sa voix, une voix grave et chaude, une voix qui résonna en elle comme une nouvelle bénédiction. Oh rien de spirituel la dedans, juste le plaisir d'entendre le son d'un être après un si long silence.. d'ailleurs.. long comment ? Elle ouvrit la bouche pour poser la question mais se retint.. que penserait il d'elle, si elle demandait en quelle année on était. Elle ne ferma pas la bouche et continua comme si elle avait de tout temps simplement voulu répondre aux questions de l'homme. Si la réponse sortit assez vite elle n'en demanda pas moins une certaine reflexion. Ce qu'elle faisait au beau milieu de nulle part ? Ah la bonne question ! Ce qu'elle faisait là.. le bon dieu l'avait réssusitée, quoi de plus logique et de plus banale ?! Si elle avait besoin d'aide, encore une bonne, de l'aide, surement qu'elle en avait besoin mais pourquoi ca.. elle ne savait pas très bien.


Je me suis perdu.. j'ai oublié d'où je venais..

Aï Aï, pas facile de dire à quelqu'un que ca question est bien mal venu quand cette même personne est notre seule clef, la seule chose qui nous à été donné de connaitre avant d'atterir sur cette terre meutrière.

De l'aide, oui, il me semble bien que je puisse en avoir grand besoin. Je m'en veux de devoir ainsi demander sans n'avoir rien à offrir mais n'auriez vous pas une paire de chausses dont vous voudriez vous séparer ?

Les pieds nus de la jeune femme faisaient une tâche claire sur le vert des herbes, un sourire légèrement gêné sur les lèvres, Adélicia regarda un instant ces derniers avant de reporter son attention sur son interlocuteur. Elle se demandait qui il pouvait bien être. Et surtout.. combien d'années s'étaient écoulées depuis qu'elle était morte, les vêtements de l'homme ne lui donnaient pas beaucoup d'information la dessus, ne connaissant pas les habits des paysants, ni leurs parole. D'ailleurs il n'était peut être pas paysant, mais elle ne connaissait pas grand chose aux gens autres que ceux fréquentant les salons. En parlant de salon.. il n'y avait pas grand chose dans les environs, à part la forme mouvante des herbes de la prairie et cette drole d'ombre brune sur sa gauche, rien.

Hm.. excusez moi.. mais où sommes nous ?

La question était si anodine pour Adelicia qu'elle n'avait pas prit la peine d'y réfléchir avant de la lacher ainsi au présent. Elle s'en voulu un peu, la candeur n'était pas de mise en ce moment, il allait vraiment ce demander si elle n'était pas une de ces folles échapper d'une quelconque maison pour malades. Tant pis ! Il pourrait toujours penser ce qu'il veut après tout.. qu'est ce qu'elle peut en avoir à faire, elle est déjà morte. Triste pouvoir. Puis s'il la trouve trop étrange ne voudrait il pas la mener au couvent le plus proche ?! Peut-être serait ce mieux ainsi, cette nouvelle vie était peut-être un cadeau de repentir. Une vie d'église pour conjurer une vie de débauche. Une vie de débauche ! Elle n'avait pas vraiment eut le temps de faire du libertinage toute une vie. Toutes ces questions sans réponses commencaient à sérieusement abimer l'interieur de son crâne avec une migraine de plus en plus insistante, à croire que réfléchir est mauvaix pour la santer des anges. Un ange.. elle avait encore du mal à s'y faire, d'ailleurs, les ailes n'étaient pas revenues. Un souci en moins pour le moment, si l'homme voyait des ailes ce serait vraiment la fin de toute crédibilité ! Voila qu'elle devait se mettre à penser à une crédibilité de mortelle ! Vraiment que c'était compliqué de commencer une nouvelle vie. D'ailleurs.. commencer une nouvelle vie dans un champ, il fallait se poser des questions sur ce que cela présageait.

La jeune femme frissonna sous la caresse d'un vent glacial, une caresse qui la reprit à des pensées plus terre à terre, il ne servait à rien de se lamenter, si elle était là il devait y avoir une raison. Peut-être cet homme était il la réponse à cette enigme.. s'il l'était il ne devait pas le savoir ou bien cacher son savoir. Un prophète déguisé ? L'idée lui sembla si peu commune qu'Adelicia eut le plus grand mal du monde à se retenir de rire. Enfin de compte elle serait peut-être bien contente de ne pas recommancer sa vie dans un salon bien fermé à tout autre vision du monde, cet homme n'était peut-être pas prophète mais pour le moment il avait eut bien des égars envers elle qu'un homme de bonne famille n'aurait pas eut. Elle aurait été retrouvée pied nues et déséquilibrée dans une des grandes villes qu'elle aimait tant avant, il ne faisait aucun doute que ni une ni deux elle se retrouvait en maison. Le regard vert se tourna de nouveau vers le visage de l'homme, attendant les réponses à ces questions, elles seules pouvaient encore éclaircir sa situation.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Dim 14 Déc - 12:53

Le vent froid balaya les herbes et le manteau que portait Evan par-dessus son uniforme comme la réponse de l’inconnue le fit pour les espoirs du soldat. Non, apparemment, cette rencontre ne serait pas qu’un cours intermède dans sa journée de travail. Parce que si elle ne savait pas d’où elle venait, il ne pouvait pas la ramener chez elle. Et comme, quoi qu’en dise certains à Némausus, la fonction première de sa profession restait encore de protéger les gens… et que de toute façon, on n’abandonne pas quelqu’un qui a visiblement besoin d’aide… et bien, cela signifiait surement un sacré contretemps dans son travail. Enfin, bon, au moins, pendant un moment, ça lui sortirait de l’esprit toutes les affaires étranges qui se passaient en ce moment en ville.

En tout cas, ça ne lui donnait pas beaucoup de renseignements sur son interlocutrice. Plus elle s’exprimait, plus Evan doutait qu’elle soit ivre. Une ivrogne n’aurait pas cette voix claire, bien qu’hésitante, ainsi que ce langage plutôt soutenu. Etait-ce une noble ? Bien que Fergus ait été le seul personne de l’aristocratie qu’il ait jamais côtoyé, et encore celui-ci était loin d’en être un membre représentatif en la matière, le sergent en avait assez vu déambulant dans les rues pour pouvoir les reconnaître. Evan l’examina donc rapidement. Physiquement, elle pouvait correspondre, le sang bleu se vantait particulièrement de leur apparence fragile et délicate, même les hommes. Les sots. La robe qu’elle portait semblait en étoffe précieuse, mais Evan était aussi doué en robe qu’en négociations subtiles. Par contre, elle ne portait aucun de ces colifichets rutilants avec lesquelles ces fous adoraient se pavaner. Elle n’avait pas non plus cet air hautain et méprisant qui les caractérisait, mais bon, dans la situation présente, ça aurait été un peu difficile. Enfin, comme elle le fit remarquer, elle ne portait pas de chaussures, hors le terme de «va-nu-pieds » n’était que peu associé à l’aristocratie.

Bref, tout cela pour dire que finalement, cette jeune femme restait somme toute assez mystérieuse. Mais bon, un problème à la fois, pour le moment, le besoin le plus urgent pour elle semblait être des chaussures…c’est vrai qu’il ne faisait pas chaud dans le coin. Bien entendu, n’ayant pas emmené avec lui son paquetage, Evan n’avait pas sur lui de quoi satisfaire au besoin de l’inconnue. A part les bottes militaires qu’il portait mais…


« -Malheureusement, je n’ai que celles que je porte. Je vous les prêterais volontiers mais… vu leur taille, vous pourriez mettre les deux pieds dans une seule botte… à moins que…»

Quand on est soldat, on apprend à se battre contre de nombreux adversaires, et le sol dur et froid en faisait partie. Il fouilla la petite besace qu’il avait emporté et qui contenait entre autres un peu du porc salé pour Cumulo, qui recommençait à quémander caresses et attentions auprès de la jeune femme. Ce n’était pas cela qu’il cherchait.

Alors qu’il fouinait toujours dans son sac, l’inconnue des près lui demanda ou ils étaient. Machinalement il répondit :


"-Hé bien, dans les près à coté des écuries… de la ville de Némausus."

Il ajouta ce dernier complément d’information en réalisant qu’il ne l’avait jamais aperçu au village auparavant. Peut-être était-elle une étrangère ? Dans ce cas-là, il pourrait toujours la guider jusqu’à une auberge… en espérant qu’elle ait un peu d’argent sur elle… Enfin, il trouva ce qu’il cherchait : Une vieille couverture qui, une fois déchirée, ferait des bandes de tissu suffisamment large pour faire des chaussures de fortune.

« - Voila ! Avec ça, on devrait pouvoir remédier au problème. Ca ne fera pas les chausses les plus élégantes, mais c’est toujours mieux que rien. »


Certes, la couverture n’était pas très reluisante, un peu sale et trouée en plusieurs endroits. Mais bon, ce genre de détail ne faisait guère partie des considérations d’Evan.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Dim 14 Déc - 20:04

Nemausus..

Le mot sembla voler de ses propres ailes loin des lèvres de la jeune femme avant de venir lui tourner autour comme un de ces fantômes qui viennent vous hanter alors que vous les aviez presque oubliés. Nemausus, cela semblait pourtant si annodin et si capricieux comme nom.. n'aurait elle pas du se méfier en entrant de cette ville ?! N'aurait elle pas peut prévoir qu'une ville avec un nom si étrange ?! On ne réfléchis jamais assez au nom des choses. Enfin.. maintenant il était trop tard. Il devait quand même y avoir quelque chose de véritablement bizarre dans cette ville pour qu'elle s'y retrouve après y être morte. Y aurait il ici quelque chose auquel elle aurait du porter plus d'attention et qui réclame d'elle une nouvelle vie ? Elle n'était pas enquêteuse !! Pourquoi elle d'ailleurs ? C'était la premiere fois qu'elle se posait la question.. n'était ce pourtant pas une des premières à ce poser dans ce genre de cas ? Pourquoi elle et pas un autre.. et si les autres aussi ? Toux ceux qui sont morts dans les flammes de ce chateau sont ils revenus à la vie ?

S'en était un peu trop.. non seulement elle renaissait là où elle était morte et en plus elle devait être une parmis des centaines d'autres.. Et l'homme qui était à ces côtés ? Non il ne pouvait pas être de ceux du bal.. sinon il lui aurait parlé de cette fameuse soirée. Non d'un chien mouillé que ce passait il dans cette fichu ville ?!!
En réponse à cette question une langue baveuse vint engluer la main de la jeune femme qui sortit de ses pensées, reprenant à la va vite les paroles qui venaient de sortir de la bouche de l'homme qui l'accompagnait.


" - Voila ! Avec ça, on devrait pouvoir remédier au problème..."

Adelicia secouait la tête alors qu'elle prenait conscience du chien qui lui léchait la main et l'homme qui sortait une couverture.. pour ? Lui faire des chaussures..
La jeune femme eclata de rire, un rire loin des tracasseries qui hantait sa tête, un rire loin de toute grace moquerie, si elle riait ce n'était que d'une chose, du comique de cette situation. Le rire enfantin prit brutalement cour quand la jeune femme se rendit compte du point auquel elle pourrait être peu élégante de rure de l'aide que lui apporte l'homme. Mais c'était si loin des convenances que de faire des chaussures dans une couverture, si loin de tout ce qu'elle pouvait connaitre et si près d'un jeux d'enfant. Les lèvres refermées, encore souriante du rire qu'elles jugulent.


Excusez moi.

Le sourire encore bien trop présent sur le visage de la jeune femme, elle décida de prendre en main la situation qui lui avait légèrement échapper, avec une douceur empreinte de fermeté ses mains s'emparèrent de la couverture avant de l'installer sur ses frèles épaules.

Je ne veux pas déchirer vos affaires, vous êtes déjà assez aimable avec moi, mes pieds attendront. Les près d'une écurie avez vous dit ? Les écuries d'une auberge ?

En posant la question Adelicia commenca à se poser des questions sur les suites des evenements, où irait elle ? Quoi de plus logique qu'aller à l'auberge ? Cette même auberge où elle aurait du passer la nuit le soir de sa mort.. Ca allait être d'une joie sans pareille.. Mais enfin, elle ne pouvait pas abuser plus de la bonté de l'homme qui avait surement d'autre chose à faire que s'occuper d'une morte revenue à la vie. Elle se pencha légèrement, glissa une main sous sa robe, dans les plis du tissu elle avait prit soin de garder quelques pièces.. au cas où. Elle fut heureuse de les y trouver, elle se redressa et ouvrit le poing où se trouvait les précieuses pièces. Elle souriait sans se poser la question si ses économies valaient encore quelque chose maintenant. Si elle avait seut qu'un siècle s'était écoulé depuis sa mort, elle n'aurait pas eut autant d'espoir à regarder ces pièces maintenant dépacées. Le doute s'empara d'elle.. elle referme légèrement la main sur ses pièces et demanda d'une voix fluette.

Excusez cette question aussi étrange que ridicule mais.. quelle date sommes nous ?

Le regard vert d'Adelicia se tourna lentement vers le visage de l'homme qu'elle venait à peine de rencontrer. Un instant elle crut que tout cela n'était qu'un mauvaix rêve, un long et affligeant rêve mais un simple songe. Qu'elle allait se réveiller chez elle.. chez elle ? A bien y réfléchir, chez elle ce n'était pas plus ici qu'autre part. C'était trop déprimant pour qu'elle y réfléchisse d'avantage, elle fixa son attention sur la fraicheur des pièces dans la paume de sa main et sur la réponse de l'homme. Elle se demandait d'ailleurs comment elle même réagirait à une question pareille.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Mar 23 Déc - 18:34

Crénom de bon sang de bois! Cette femme était vraiment étrange ! Lorsqu’il avait sorti la couverture, il s’était attendu soit à ce qu’elle le remercie avant de réduire sa couverture en pièces, soit, si c’était vraiment une noble comme Evan avait cru le déceler, à ce qu’elle lui jette un regard hautain et méprisant, en lui disant que c’était inconvenant ou quelque chose du genre. Mais au lieu de cela, voila qu’elle se mettait à rire ! Ne voyant pas trop ce qu’il avait dit ou fait de drôle, ni ce qu’elle pouvait trouver de comique dans le fait de se retrouver perdue et hébétée au milieu de nulle part, une pensée commençait à faire son chemin dans le cerveau d’Evan : peu à peu, il se mettait à douter de la santé mentale de son interlocutrice. Il faut dire que depuis le début, celle-ci avait quand même un comportement bizarre. Le sergent avait définitivement exclus la possibilité qu’elle puisse être ivre, elle s’exprimait trop bien pour cela. En général, une fois alcoolisé, on a plutôt les capacités d’élocution d’un ours mal embouché. Par contre, il avait déjà vu des fous qui pouvaient discuter comme n’importe qui d’autre, au point que seul leur comportement permet de se rendre compte que tout ne tournait pas rond chez eux.

Ses doutes devaient se lire sur son visage, souvent expressif dans ce genre de situation, car la jeune femme cessa subitement de rire, puis lui prit la couverture des mains avec un remerciement pour s’en recouvrir les épaules. Hmm, c’est vrai que ça, il aurait pu y penser. Le temps s’était rafraichi et le vent s’était levé depuis le matin, et la robe que portait l’inconnue était somme toute assez légère. Peut-être serait-il bien venu de lui prêter son manteau ? Vu la constitution physique de la jeune femme, elle ne tiendrait pas longtemps si la t’air se rafraichissait davantage, alors que lui…il fallait ien plus d’un coup de vent pour le faire tomber malade. En fait, ça ne lui était arrivé que deux fois dans toute sa vie : la première fois comme tous ces collègues quand ils avaient bu de l’eau rancie lors d’une mission en extérieur ; la deuxième fois… pas la peine de s’étendre sur le sujet, disons juste que ça avait rapport avec l’alcool…

Il allait donc proposer son manteau à l’inconnue, ce qui aurait pu passer pour de la galanterie, mais il n’en eut pas le temps car les questions fusèrent. Et vu ce qu’elle demandait sur l’écurie, elle ne connaissait visiblement pas la ville. Cela confirmait donc qu’elle était étrangère. Dans ce cas-là, il pourrait sans doute l’amener à l’auberge et après… et bien, à elle de se débrouiller. Après tout, il y avait beaucoup de travail qui l’attendait et même si cette fol… cette femme lui était somme toute assez sympathique, il ne pouvait pas se permettre de passer sa journée à l’aider. Aussi il décida d’orienter la conversation vers ce sujet :


-« Non, l’écurie est indépendante, Nemausus n’est qu’une petite ville, les auberges n’ont pas les moyens d’avoir leurs propres écuries. Apparemment, vous n’êtes pas d’ici, si vous cherchez une auberge, je peux vous en montrer une. »

C’est à ce moment là qu’elle posa la question… Evan resta interdit, les yeux exhorbités, les sourcils haussés, un petit sourire au coin des lèvres pendant quelques secondes… de longues secondes de silence. Pendant lesquelles il se demanda si finalement, l’enfermer à la caserne n’était pas la meilleure solution. A ce niveau là, elle risquait d’être dangereuse pour la population. Après tout, pour ne pas connaître la date il fallait être sacrément frappé.

Frappé… Mais oui, ça devait être ça l’explication ! Il avait déjà vu une fois un homme qui avait pris un bon sur le crâne, au cours d’une bataille de taverne sur laquelle il avait du intervenir avec quelques-uns de ces hommes il y a deux ou trois ans. Après cela, le blessé ne souvenait plus de rien et il lui avait fallu plusieurs mois pour que les souvenirs lui reviennent. Il avait aussi entendu parler d’autres cas similaires. Peut-être cette femme n’était-elle pas folle à lier mais avait-elle simplement perdu la mémoire ?

Bon, si c’était surement une bonne nouvelle du point de vue de la jeune femme – mieux valait être amnésique que folle – pour le sergent, ça voulait surtout dire du travail en plus. Par ce que si elle avait vraiment pris un coup sur la tête, il y avait de grandes chances pour que ce soit du à une agression, les gens s’assomment rarement tous seul… et si agression il y a eu, en tant que représentant de la loi, il faudrait bien qu’il enquête… Bon sang, elle avait bien choisi son moment… Aussi c’est avec un grand soupir intérieur qu’il lui répondit :


-« On est le 12 octobre 1627. Dites, ne le prenez pas mal mais, vos questions sont étranges… vous ne savez ni quand ni ou on est… vous n’auriez pas… perdu la mémoire par hasard ? »

Un peu abrupt comme question, mais bon, Evan était du genre plutôt direct… et puis, il valait mieux lui demander si elle était amnésique plutôt que ivre ou folle…
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Mer 24 Déc - 15:34

Ah elle aurait peut-être bien mieux fait de rester par terre et de mourir à nouveau, histoire d'être sur que cette fois serait la bonne plutôt que d'aller faire semblant d'être vivante. Parce que si elle respirait et à preuve du contraire le sang coulait belle et bien dans ses veines elle se sentait si étrangère à ce monde qu'elle avait pourtant déjà connu qu'elle ne pouvait objectivement penser en faire partit intégrante. Plus qu'inimaginable ce n'était même pas raisonnable, elle était morte elle ne pouvait donc pas être vivante. L'idée d'être l'incarnation de ces créatures que l'on décrit dans les romans à frissons qui fond fureur à Londre lui tourna la tête.. une morte-vivante ! Mon dieu qu'avait elle bien pu faire pour mériter un tel sort ! Devrait elle manger des êtres humains pour survirvre ? Dieu lui en soit témoin qu'elle préfère encore se laisser mourir de faim que devenir antropophage ! Et ce pauvre humain qui se tient là à côté d'elle alors qu'elle est morte ! Mon Dieu comment y croire ? C'est à tout a fait contraire à toute logique, à toute science et à toute existence ! Et lui qui lui demande si elle veut aller à l'auberge ! Ah le pauvre, mon Dieu le pauvre s'il savait..

Avis de tempète sur le minois d'Adélicia. De deux choses l'une, elle était encore à Némausus après être morte et comme si cela ne suffisait pas.. elle venait de se prendre plus d'un siècle en pleine tête. Alors évidemment ca mijote ferme dans sa tête. Incapable de se resaisir le corps de la jeune femme se demande s'il doit tomber ou se raidir de terreur et reste vascillant, l'esprit lui hésite entre folie furieuse et dépression nerveuse. Ce qui laisse sur le sublime visage de l'ancienne courtisane des traces d'une complexité sans limites, les yeux ronds de surprises, les lèvres pincées de peur et tout le visage pétrifié dans un irréductible sentiment de perte et d'abandon. Ce visage là s'afficha pendant une fraction de seconde, fraction de seconde qu'il fallu à Adelicia pour penser à son allure de folle et lever une main devant elle, histoire de se cacher le temps de réfléchir. Ce qui vous en conviendrez est aussi necessaire que dangereusement difficile dans un tel moment.

Et de nouveau cela valsa dans le crâne de la jeune femme. Fallait il qu'elle dise à l'homme sa situation ? Qu'elle lui raconte l'épisode du chateau, les flammes, sa mort, sa renaissance pour X raison et son sentiment de déjà le connaitre.. ah le jolie roman à l'eau de rose !! Mon Dieu mais que peut faire une femme à qui l'on vient d'annoncer qu'elle arrivait à son cent vingtième anniversaires ?! Mais enfin comment allait elle faire pour rester avec cet homme qui était la seule raison dont elle soit à peu près sur, de sa renaissance au cruel monde des vivants sans qu'il ne s'interpel sur son comportement ? Il voulait l'enmener à l'auberge, la bonne idée ! Et qu'est ce qu'elle faisait une fois à l'auberge ?! Il y avait quelque chose à découvrir dans ce fichu bonhomme qu'elle avait vu sans n'avoir jamais posé les yeux sur lui, un mystère que le bon père avait mit la. Ah ne pouvait il pas réfléchir un peu celui la aussi de l'envoyer elle vers un homme sans qu'elle n'est aucune raison de se rapprocher de lui ?! Elle n'allait tout de même pas lui faire la cour ! Et puis quoi encore, elle se croyait punit pour ses péchers et voila que le bon Dieu ne lui laissait que cela comme solution !

Une légère alarme mentale s'enclencha silencieusement dans la tête d'Adélicia, lui signifiant ainsi qu'il n'était pas de sa nature de rejetter la faute sur le Dieu de toute misère et de toute bonté ou plus simplement que si elle continuait comme ca elle gagnerait l'asile plus que la confiance de celui qui lui avait été apparemment assignié par le Dieu de toute gentillesse. Adélicia reprit son sang froid qui n'avait fait qu'un tour peu avant et se redressa, le visage aussi clair que de l'eau pur, aussi paisible qu'un lac. Là est tout l'art des courtisanes que de paraitre douce et habile quand au fond d'elle rugit le monstre de l'incompréhention totale. L'art aussi de faire passer de la terreur première pour un simple ennuie matériel..


Excusez moi mais j'étais troublée par le fait de ne plus avoir d'argent, je ne pourrais pas me payer une chambre ne serait ce que pour une nuit. Il semble que celui qui m'a si durement assomé en voulait à mes économies... une chance pour ma vie.

La belle diversion que voila ! Elle sembla si grosse et si impotante à Adélicia qu'elle se retint de ne pas éclater en sanglot devant l'immensité de la tâche qu'elle allait devoir accomplir. Mais plus la raison revenait plus elle se résignait à sa nouvelle vie. Elle était ange il faudra qu'elle s'y fasse, et elle était là pour servir ou protéger un humain.. un humain qui se tenait devant elle et la pensait surement folle.. ce qui était une autre possibilité envisageable elle en convenait. En tout cas elle était plutôt contente de son histoire de méchant voleur qui vient lui taper sur la tête pour voler son argent.. tient.. elle lui venait d'où cette idée ?

La jeune femme reprit définitivement le dessus sur ses peurs et s'engagea d'un pas ferme en avant.. sans trop savoir vers où ou quoi elle allait. Elle se désigna un personnage victime mais un peu encombrant à jouer pendant un temps indéfinit, le temps de trouver une solution raisonnable au petit problème que posait son 'protégé'.


A qui pourrais je adresser ma plainte dans cette petite ville ?

C'était limite de l'auto dérision, critique au nom du saint père que d'adresser une plainte à un mortel plutôt qu'au grand manitou de la créationmais enfin c'était là la voe la plus sur pour ne pas passer pour demeurée. Amnésique et perdue dans un monde qu'elle ne reconnait pas, c'était un bon début de pièce de théâtre, Causette n'avait qu'à bien se tenir.
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MessageSujet: Re: Retour au sol. [Pv]   Mar 30 Déc - 16:41

Quand il lui avait annoncé la date du jour, un pot-pourri de sentiments divers et variés s’étaient affichés sur le visage de la jeune femme. Enfin, divers et variés… c’était quand même plus ou moins toujours dans le même registre et pas des plus plaisants. Ca pouvait être de l’incompréhension, de la peur, de la terreur, ou toute autre émotion pas très agréable à éprouver. Qu’est ce qui pouvait bien l’inquiéter ainsi ? Peut-être venait-elle de se souvenir qu’elle avait quelque chose d’important à faire et que la date était déjà passée ? Bien entendu, il aurait été incapable de deviner la vérité, à savoir que la « jeune » personne devant lui était plus que centenaire, et que de là venait ce choc. D’ailleurs, lui aurait-elle annoncé cette vérité, il l’aurait surement emmenée manu militari en cellule, le temps pour son commandant de lui trouver un établissement ou on place les gens ayant besoin d’être « préservé du monde extérieur»…

Ces expressions faciales, qui aurait s’en doute value à l’étrangère une place dans n’importe qu’elle troupe de comédiens si elle avait su les reproduire à volonté, n’assombrirent néanmoins son doux visage qu’une fraction de seconde. Ce qui était tout à son honneur. Au cours des interrogatoires, Evan avait déjà vu des types, des soi-disant « durs », perdre momentanément leur sang-froid avant de reprendre le dessus, mais rarement aussi rapidement. Et aussi parfaitement, car à nouveau, le visage de la femme était l’exemple même de la sérénité, si bien que le sergent doutait même d’avoir réellement vu la peur sur celui-ci.

Se reprenant superbement, son interlocutrice lui annonça donc ce que, dans un sens, il redoutait : on l’avait assommée et volée, et elle avait perdu la mémoire. Il le redoutait certes par compassion pour elle, se faire frappé sur la tête n’était souhaitable à personne… bon à part peut-être à certaines personnes bien choisies… Mais s’il avait craint cette réponse, c’est parce que ça voulait dire encore plus de travail pour lui dans une journée qui était déjà suffisamment remplie. Mais bon, en tant que représentant de la loi, il ne pouvait pas laisser la jeune femme plantée là, même si la mission que lui avait confiée Ferg était pressante. Comme tous les autres officiers, du commandant aux sergents, avaient également leurs propres occupations, qui est-ce qui allait devoir s’occuper de cette affaire ? Qui trouve perd, comme on disait chez les officiers. Si vous dénichez du travail supplémentaire, à vous de vous en occuper…

Bon, et bien cette petite « visite de courtoisie » à la prison qui lui avait été assignée devrait surement attendre le lendemain. Là, il allait devoir s’occuper de cette jeune femme, à savoir prendre sa plainte, ce qui sera fastidieux mais facile, puis trouver un moyen de la loger. Parce qu’il ne pouvait laisser une citoyenne dans le besoin, ça aurait été contraire à tous ce que Ferg leur avait enseigné depuis qu’il était commandant, et même avant d’ailleurs. Ca, par contre, ça allait être plus difficile, il n’y avait jamais eu de cas d’amnésique sans le sou que personne ne connaît à ce jour. Mais bon, un problème à la fois ! Evan entrouvrit donc son manteau pour laisser apparaître son uniforme et ses insignes, et s’inclina légèrement.


« Hé bien, pour ce qui est de la plainte, vous n’auriez pas pu tomber beaucoup mieux, c’est une partie de mon travail. Sergent Mac Tavish, à votre service, Mademoiselle. Ne vous inquiéter pas, on va retrouver le fils de chienne qui vous a assommé et volé, et il ira faire un long séjour en prison. Et je suis sur qu’on va trouver comment vous aider le temps que … la mémoire aille mieux. »

Enfin, ça, c’est ce qu’il prétendait, mais Evan n’était même pas sur de trouver un moyen de lui éviter de coucher dehors. Il y avait peu de chances que l’administration lui paie le logement à l’auberge, on avait déjà du mal à se payer un équipement correct pour les soldats. Quant à faire loger une civile directement dans la caserne…

Sur ces pensées peu encourageantes, le sergent se dit qu’il verrait ce problème plus tard. D’abord la plainte. Si on retrouve vite le voleur, on découvrira peut-être des choses sur la victime. Le reste de toute façon, ne dépendait pas que de lui.

Une bourrasque le ramena à la réalité. Jetant un coup d’œil au ciel, il constata que les nuages commençaient à s’assombrir. Déjà que l’étrangère était à moitié gelée, s’ils restaient ici encore longtemps elle serait en plus trempée.


« On ferait mieux d’aller à la caserne pour prendre votre plainte, histoire d’avoir un toit pour nous protéger de la pluie qui s’annonce. Je vais vous y mener. Mais avant, rendez-moi cette couverture et mettez plutôt ceci, ça sera plus efficace. » Ajouta-t-il en lui tendant son manteau après l’avoir retiré. Lui, son uniforme lui tiendrait suffisamment chaud pour le trajet jusqu’à la caserne. Et il n’avait pas envie de devoir trouver de quoi soigner la jeune femme si elle tombait malade en plus de tout le reste, ce qui risquait fort d’arriver si sa seule protection contre le froid était une vieille couverture trouée.
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