Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 [Mission 4]

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Nemausus
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MessageSujet: [Mission 4]   Mar 6 Jan - 23:52

Rappel :
Sujet de la mission ici
Le MJ sera présent pendant tous le jeu mais ne pourra faire que quelques lignes.



_________________


Invité, je te vois ...
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Harsh


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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Dim 11 Jan - 17:58

"Ça s'agite."


    Sujet-Verbe. Deux mots et demi pour décrire ce que Harsh avait sous les yeux. Un petit groupe en habit de soirée s'impatientant devant la porte d'entrée de l'école d'art de Nemausus. Ça sentait le mauvais goût et l'étalage de richesses à plein nez. Harsh plissa d'ailleurs le sien en examinant un à un les énergumènes présents. La plupart était tellement engoncé dans leurs vêtements qu'elle aurait eu presque peur qu'ils ne meurent étouffés si elle n'était pas aussi peu préoccupée par le sort d'autrui. Il devait bien y avoir une ou deux exceptions mais l'esprit ne recherchait pas ce genre de personnes, pourquoi chercher l'exceptionnel quand la banalité s'affairait sous vos pieds ? Ses pensées furent confirmées lorsque la quasi totalité de la fourmilière tira une sorte de lettre de sa poche de veste d'un même geste car oui, le genre masculin était à l'honneur ce qui n'étonnait qu'à moitié Harsh. Les huit coups de cloche de l'église raisonnèrent à ce moment-là, annonçant un début de soirée alléchant. L'esprit décida de descendre du toit où elle avait élu domicile pour la journée et se mélangea avec prudence à la foule, il ne fallait pas être contaminé par le genre humain. Elle ne risquait pas grand chose grâce à son invisibilité mais qui sait... Ce fut ce moment que choisit la petite compagnie pour commencer à s'agiter dans tous les sens, les portes ayant été ouvertes par deux jeunes hommes qui vérifiaient à n'en point douter les invitations. Un homme devant elle laissait d'ailleurs échapper la sienne de sa poche, elle l'attrapa sans grand problème et en lut le contenu, Harsh ayant eu la chance durant sa vie d'avoir eu une éducation. Elle sourit quand elle lut "accueillir quelques invités surprises", ils ne croyaient pas si bien dire. Harsh avait la ferme intention de se divertir mais pas en dégustant un verre de vin en écoutant trois accords mal faits d'un gamin de onze ans. Elle n'avait pas encore d'idée précise en tête mais les gens se souviendraient des cinquante ans de l'école d'art de Nemausus. Elle pénétra dans l'école et suivit la foule laissant la personne à qui elle avait volé l'invitation s'expliquer avec les hommes de l'entrée.

    Ils arrivèrent dans une salle décorée en grande pompe pour l'occasion et Harsh dut avouer que cela était particulièrement agréable à l'œil. Elle émit même un sifflement admiratif qui fit retourner quelques têtes vers le vieux monsieur à ses côtés. Elle renifla l'air empli de l'odeur de victuailles appétissantes mais Harsh sentit d'autres odeurs beaucoup plus intéressantes ou plutôt ne les sentit pas. Aussi incroyable que cela puisse paraître, aucun de ces benêts d'humains n'avaient anges à son pied ou sous son pied c'est selon. Le visage d'Harsh se fendit en un sourire plus que satisfait. Il fallait en profiter, cette occasion en or ne se présenterait pas deux fois. Une association d'idées lui fit penser qu'elle ne devait pas être la seule à avoir senti ce phénomène incroyable et d'autres esprits ne tarderaient pas à arriver si cela n'était pas déjà fait. Elle n'aimait pas coopérer mais si c'était pour la bonne cause, pourquoi pas ? En attendant de trouver d'autres de ses "compagnons". Elle fit quelques frappes plus ou moins méchantes et inutiles selon la tête du client allant du renversement facile d'une assiette de nourriture sur les habits à la tache plus difficile de découper les cheveux d'une femme avec un bout de la vaisselle cassée. Les convives commençaient sérieusement à se poser des questions sur l'ambiance étrange de ce début de soirée et Harsh préféra s'abstenir de nouveaux "petits tours" avant que les concerts ne commencent. Elle attendit dans un coin de la salle patiemment que les panses se remplissent et réussit même à s'assoupir quelques instants. Ce ne fut qu'au bout d'une longue heure que les invités commencèrent à se diriger vers la salle de spectacle. Harsh comme en début de soirée continua à suivre la peuplade et se trouva dans une salle digne des plus grands. Un grand amphithéâtre où l'acoustique devait être vraiment satisfaisante, des sièges invitant au voyage musical, une scène particulièrement bien faite. Harsh aimait la musique et même la mort n'avait pu lui enlever ce goût prononcé.

    Un violoncelle trônait au milieu de la scène de cette salle prestigieuse, un jeune garçon attendait que l'assemblée soit silencieuse et assise. Il entama alors un morceau qui n'était pas inconnu à Harsh et cela lui déplut fortement. Elle était là pour s'amuser. Le passé n'avait pas sa place dans ce divertissement. Ce fut ce moment que choisit le pauvre garçonnet pour commettre une faute de rythme. Inexcusable. Elle fit fondre les poignées de portes de la salle condamnant ainsi toutes les sorties possibles et monta sur scène, toujours invisible. Elle murmura un "bouh" dans l'oreille du musicien qui émit un cri de surprise et, ne lui laissant pas le temps de réagir, le poussa de son siège avec force et s'empara de l'instrument. Difficile de jouer d'un instrument qui n'est pas à votre taille et surtout dont vous n'avez pas touché ne serait-ce que le moindre millimètre depuis un siècle. Les spectateurs purent alors voir un violoncelle jouer de la musique seul, si cela pouvait s'appeler de la musique. Après un moment de suspicion énorme dans l'auditoire, les plus croyants commencèrent à crier et à essayer de sortir et bien sûr, ne le purent pas. Elle entendit même une femme au premier rang crier.


    " Au fantôme de la salle de spectacles ! Il vient se venger ! "

    Harsh souleva un sourcil dédaigneux. Les gens inventaient vraiment n'importe quoi. Elle laissa tomber lourdement l'instrument et se pencha sur la femme pour lui murmurer :


    " Vous n'y êtes point madame. Je suis un esprit."

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Elina Sword


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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Mer 14 Jan - 18:48

Elina s'ennuyait. Les jours passaient et se ressemblaient tous sans s'y méprendre. Les humains devenaient lassant et rien n'arrivait à sortir la jeune esprit de sa langueur. Pourtant elle avait à sa disposition plein d'homme en bonne santé qui aurait pu apaiser le moindre de ses désirs, mais même ces jeux de plaisirs ne la satisfaisait pas. Cependant, lors d'une de ses vaines soirées où elle était en quête de distraction, elle put soutirer des informations intéressantes de la part de son amant, un homme d'une quarantaine d'années qui avait préféré passer la nuit dans un bordel plutôt que dans le lit de sa femme. Il lui annonça que dans quelques jours, plusieurs enfants et professionnels allaient jouer à l'occasion des cinquante ans de l'école d'arts de Nemausus. Elle lui avait fait les beaux yeux afin qu'il accepte de l'emmener avec lui, et il avait donné son accord à condition qu'elle reste sa maîtresse. Elle ne refusa pas, après tout cette fête allait la sortir de sa mélancolie.

Le grand jour venu, elle s'était présentée au coude de son ami, resplendissante dans sa robe de soie rouge et blanche. Sa coiffure et son sourire lui donnait un air d'ange et bien des hommes se retournèrent vers elle. Elle rit intérieurement. Elle allait enfin s'amuser, et elle savait que cette grande fête n'aurait pas intéressait qu'un seul esprit. Après tout, plus on est de fous plus on rit! Lionel (c'était le nom de son amant), sortit de la poche intérieure de sa veste une fine enveloppe dans laquelle reposait l'invitation, son voisin fit de même mais la laissa tomber par inadvertance par terre. Une main invisible la releva et la fit disparaitre. Seule Elina et le pauvre homme avait vu la scène. Désormais Elina savait qu'elle n'était pas seule. Ils entrèrent, se dirigèrent vers la salle de spectacle et s'installèrent au troisième rang à côté d'un couple. Le jeune homme qui était installé à ses côtés ne put s'empêcher de loucher dans son décolleter avant que les lumières ne s'éteignent.

Un enfant d'une dizaine d'année se tenait au milieu de la scène. Il tenait un violoncelle, et attendit patiemment le silence, enfin il entama la mélodie. Elina frissonna, elle sentait que quelque chose allait commencer, quoi? Elle n'aurait su le dire. L'enfant joua, faisant attention a ne pas se tromper, seulement, une fausse note, qu'il réussit à camoufler se fit entendre aux oreilles d'Elina. C'est à ce moment que tout commença, le violon se mit à voler et les gens à hurler. Le trouble-fait aurait pu attendre encore quelques minutes, ça venait juste de commencer. Elle se leva et dans la cohue devint invisible. Elle s'approcha de la scène et attendit que l'autre esprit fasse signe de vie.


-Tu n'es pas seule jeune esprit...

Murmura-t-elle afin de prévenir sa ou son futur partenaire.
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Kim'
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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Mer 14 Jan - 20:55

C'est fou comme le jour pouvait s'évanouir rapidement en temps hivernal. A peine sorti de chez soi qu'il fallait aussitôt rentrer son nez dans sa maison, et, au mieux, se rouler en boule au coin d'un feu avec un bon grog bouillant entre les mains. Pour Kim', il s'agissait juste d'une façon de parler comme il ne possédait pas de chez lui. Autant vivant que disparu, le gosse n'avait jamais connu les joies d'un chaud foyer, de dodues couvertures sous lesquelles se lover, ou d'un repas gourmand avalé avec délice. Seules les rues avaient eu pitié de lui. Même la populace l'avait rejeté, lui et ses regards si perturbants. Peut-être faisait-il déjà peur à sa naissance. La rudesse d'une vie sans toit avait eue raison de lui et des quelques bribes de douceur qu'il pouvait encore posséder dans ses premiers jours. Ses parents avaient enchaînés les erreurs les unes après les autres. La première étant d'avoir eu un enfant. Kim', en lui-même, était une erreur de leur part. Poussé à voler, à se bagarrer pour sa misérable vie de mendiant, le gamin ne connaissait ni tendresse ni réjouissance. A part celle de tenir un bout de pain rancit entre ses doigts, tout au plus. L'amour, l'amitié... Les pavés l'avaient recueillis, frêle et brisé par le poids trop lourd des interrogations. Pourquoi tant de gamins de son âge avaient-ils le sourire au lèvres... et pas lui ? Quelle était cette chimère, cette poudre au yeux qui les faisait grandir, sauter dans les flaques d'eau en riant ? Kim', lui, ne comprenait pas. La vie était cruelle. Il fallait se battre, non jouer. Serrer les dents et taire ses rires. Alors pourquoi cette injustice d'être forcé à observer les autres enfants s'amuser alors que lui n'en avait pas le droit ? Le droit, ni même la force d'ailleurs. Les parents l’empêchaient toujours de se mêler aux amusements de leurs rejetons. Kim' était frêle, ne pouvait grandir faute d'absence de protéines essentielles au bon développement d'un enfant comme lui. Une peau pâle. Un ectoplasme blanc. Un fantôme avant l'heure... Un fantôme aux yeux rouges.

Mes yeux s'étaient voilés de pourpre. Bien que je ne sois pas un scientifique, loin de là, l'idée se dessinait dans mon crâne pour le pourquoi du comment. Je pensais savoir pourquoi mes pupilles prenaient cette teinte extraordinaire. Mais la peur, bien qu'elle soit paradoxale à mon hypothèse, me tordait les entrailles d’une une peur violente. Et j'essayais de ne plus y penser. Je n'avais pas l'habitude de me mirer dans les reflets d'un puits ou d'une mare. Mon reflet me faisait de plus en plus peur... Autant ne pas se mentir. Je changeais. Je changeais en mal. Et puis tous ces gens ne me regardaient-ils pas d'un air encore plus effrayé que d'habitude ? Tiens, encore... cette demoiselle qui vient de croiser mon chemin, et à laquelle j'adresse un regard sans faille... Est-ce moi, où bien vient-elle d'accélérer le pas en me regardant de travers ? J'aime séduire du haut de mon jeune âge. J'aime le contact des peaux, les caresses sournoises ou les baisers interdits. Si je ne peux même plus m'adonner à ce plaisir, faute de physique effrayant, alors à quoi bon errer comme damné ? Tout est injuste avec et autour de moi. Mais cet "autour", je m'en balance. Et hausser les épaules en soupirant ne me fera pas avancer, je le sais. Mais alors... Si je ne peux avancer sur le chemin du bien, peut-être pourrais-je m'épanouir dans un univers obscur. Cette jeune Esprit... May. Elle peut m'aider. Elle possède des réponses à mes questions, j'en suis certain. Le pacte scellé fait encore picoter mes doigts d'une suprême excitation, comme si j'avais attendu cet instant depuis longtemps alors que vécu, il ne m'avait pas paru si formidable que cela. Le contre coup grondait en moi, j'étais à présent sur terre pour tuer. Si je foule encore ces pavés, ces mêmes pavés que je sentais déjà sous mes pieds étant encore vivant, ce n'était pas pour de vaines raisons. Et cette soif, cette faim qui creusait mon ventre n'était pas le fruit du hasard. Cette colère sourde, et ce besoin intense de me nourrir fusionnaient en moi et me donnèrent soudain la rage de faire souffrir. De faire saigner. Autant que j'ai pu souffrir ou saigner en tant que gamin errant. Mon enfance avait été massacrée, tailladée. On me l'avait arrachée. Et tous ces gosses, pressés de rentrer chez eux, les yeux bêtes et la goutte au nez, accrochés aux mains de leurs tendres mères... tous, ils me dégoutaient tous autant qu'ils pouvaient être. Je serrai les poings.

- Excusez-moi jeune garçon mais... Sauriez-vous m'indiquer où se situe la Salle de Spectacle ?
- ...
- Voyez-vous, une soirée y est actuellement donnée. Une belle inauguration d'après les bruits qui courent. Et il serait bien mal avisé d'arriver en retard, ou même de manquer la fête !
- ...
Une soirée ? Une inauguration ? Vivement, je tendis mon bras au hasard dans un geste sûr de moi. Mon regard le confirma. L'homme, taillé dans un costume précieux, redressa légèrement le menton d'un air suspicieux. Mais mes yeux débordaient d'une assurance terrifiante. Et ce monsieur sourit d'un air quelque peu embarrassé. Il toussota.

- Bon et bien... Merci jeune homme. Votre aide m'est nécessaire.

Une légère révérence. Il tourna les talons et s'éloigna dans la direction que je venais de lui indiquer. Abruti. Tu crois tout ce que l'on te dit. La Salle de Spectacle se trouvait dans la direction opposée, bien entendu. Je soupirais, exaspéré. Ce que les humains pouvaient être crétins. Je le savais maintenant. Je le savais mieux que tout le monde. L'homme, avant de s'éloigner, m'avait glissé un papier entre les doigts. L'invitation. Une mécanique étrange grinça dans ma tête. Elle s'ébranla un instant avant de rouler de manière plus régulière. Je me mis à réfléchir. Je me rendis à la Salle de Spectacle...

Trop de monde. Petit comme je l'étais, je me noyais facilement dans la foule des invités, amassés devant une Salle à double battants. Agacé, je préférais me rendre invisible. Bousculant rageusement les personnes de haute société, j'accédais tant bien que mal à un coin de la pièce où personne ne se trouvait. Pourquoi étais-je venu ici ? Aucune idée. Ma tête l'ignorait, mais mon corps, lui, criait d'une faim terrible. Je croisais les bras, les serra fort sur mon ventre, ignorant la douleur qui me faisait tourner la tête. J'avais faim. J'avais soif. Et plus mon regard errait sur les têtes coiffées, bariolées, mes désirs grandissaient, mes pulsions faisaient des soubresauts dans mes bras, mes jambes, dans chacun de mes muscles, jusqu'à presque me faire perdre le contrôle de moi-même. Je n'avais pas tué depuis plusieurs jours. Je me nourrissais de peur et de sang. Comme la pensée d'être un esprit de peur et de sang devenait de plus en plus nette en moi. Je fermais les yeux un instant. Je faillis tomber dans les pommes. C'est un cri qui me réveilla brusquement. Un cri strident. Un violent mouvement de foule écrasa les gens contre les murs, comme des vagues qui se briseraient sur les rochers. Les pensées embrouillées, endoloris par une faim croissante, je vacillai légèrement, et tentai de comprendre la raison de cette agitation. Je tardai à le savoir. Mais les portes s’étaient verrouillées... Et sur la scène, un violon dansait, virevoltait dans l'air. Non. Je plissai les yeux. Bien sûr que non.

Kim' sentit une chaleur sans nom lui enflammer le cœur. D'autres Esprits que lui... Le rêve d'un festin dont personne ne connaîtrait l'origine. Le jeune Esprit en était là de ses pensées quand une personne le bouscula. Le choc fut violent. Et Kim' tomba sur le pavé, sentant sa tête cogner rudement contre le sol. Mais la douleur cuisante, immédiatement ressentie à sa tempe, ne valait rien par rapport à sa faim. Kim' attrapa la cheville de cette femme qui venait de le faire tomber. Il l'entraîna lourdement à terre en tirant brusquement sur sa jambe. La malheureuse se débattit, animée par une peur horrible qui lui brisait la voix. Mais la force d'un Esprit était 100 fois plus grande que celle d'un être humain. La jeune femme cria, regarda autour d'elle. Kim' oublia d'être invisible. Il rampa sur le sol comme une araignée, dans une attitude répugnante, le regard voilé d'une lueur cruelle et assassine et la respiration sifflante d'une sadique excitation. Les hurlements redoublèrent. Kim' se jeta sur la jeune fille, ignorant toute retenue... La foule courait de tout côté, paniquée. Et la scène n'attira le regard de personne. Le monde était cruel. Et les faims s'estompaient de délicieuse manière.


Dernière édition par Kim' le Mar 20 Jan - 23:14, édité 1 fois
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Selena Tleïkva
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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Mer 14 Jan - 23:31



Concert. Dans une salle , quelque part. C’est tout ce qui sonne, à la manière d’un gong, dans mon esprit.

Je crois avoir –pour l’une des seules fois dans ma misérable existence- la chance d’être privilégiée. De ma main je froisse un petit bout de papier blanc où s’inscrivent des lettres ancrées, serrées pour prendre le moins de place possible, et qui tiennent à peu près un langage qui m’est inconnu. Non pas que je ne sache pas lire l'anglais. J'ai appris depuis et je me débrouille pas mal. Mais c'est L’art. L’art musical, l’art des gestes et des paroles ; l’art qui transporte et qui me laisse irrémédiablement..sans réaction.
Oui c'est sûrement magnifique, ce loisir qui consiste à songer aux contrés imaginaires, à se laisser emporter par des bruits mélodieux. Mais je n'ai jamais appris à rêver, je ne sais pas ce que cela peut bien signifier.

A mesure que mes pas me portent vers l’entrée de l’école, les invités à mes côtés se font plus nombreux, plus bruyants également. Ils babillent de drôles de choses , trop vite pour que je les comprenne convenablement. Quelques uns ont même dans leurs bras des violons, violoncelle ou autre, qu’en sais-je ? Je n'ai jamais eu l'occasion de jouer d'un seul instrument dans ma vie. Et certains sont déguisés pour l’occasion , participant sûrement à la pièce de théâtre.
Et moi ? Comment , pourquoi suis-je au milieu de la foule haute en couleurs, seulement munie d’une sacoche en cuire accrochée en bandoulière sur mon épaule, le regard inexpressif braqué sur l’édifice qui ne cesse de s’agrandir ?
C’est fou..Moi-même je fus surprise.

Comme tous les matins, j’avais dévalé les marches miteuses du perron, quittant mon appartement. Comme d’habitude, il faisait assez froid pour que j’avance de travers, les épaules voutées, la tête baissée. Et je l'ai vue. Un simple froissement au début, lorsque le vent s’est mis à l’agiter , pour m'apparaître distinctement comme un papier. Une lettre, plus précisément, posée sur le trottoir gelé qui longe l’allée de mon immeuble. Aussi curieuse qu’à mon habitude, voilà que je venais d’ouvrir une enveloppe, qui s’avéra être une modeste sollicitation pour les quarante, ou bien cinquante ans d’une école d’art.
Depuis ma courte vie semée d’embûche, je commence à être habituée aux erreurs de parcours, aux difficultés et malchance. Alors j’aurais pu décliner ces phrases de ma tête, j’aurais pu lâcher ce drôle de parchemin pour me diriger vers mon magasin. J’aurais pu faire bien des choses..mais me voilà. Qu’on me pardonne, j’ai tendance à être heureuse pour peu. Car je n’ai pas appris à être gâtée.

D'ailleurs, venant d'un milieu plus que modeste, je me sens nerveuse. Non pas à cause du monde, des gens qui se sentent si imbus, car assez importants pour être conviés. Non pas car ceux qui m'entourent sont parés de superbe , avec des dames portant des robes longues qui moulent leur physique parfait, car les jeunes hommes ont cet espèce d'air qui les rend mystérieux, beaux et ce, même débraillés ; et qu'ils me dépassent tous , moi et mon visage fatigué , moi et ma jupe simple et fraichi.
Non , s'il avait fallu s'embourber pour ces détails ; je n'en serais pas là aujourd'hui.
Mais juste parce que - c'est pitoyable à avouer- je ne connais pas ce genre de festivités. En même temps , qu'on essaye de s'imaginer vivre pareilles fêtes lorsqu'on se trouve entravée par des chaînes dans un lieu sombre. Qu'aurais-je du faire, inviter tous les détenus pour une soirée "bal enchaîné ?".
Un sourire se dessine sur mes lèvres. Pour peu , j'en oublierais de m'arrêter devant un homme , gaillard dans l'ensemble, qui me lorgne.

"Vous savez qu'ici y'a une soirée spéciale ma petite ?"

Je le regarde étonnée. Puis, tout aussi rapidement, ma surprise coule de mon visage, dévale de son flot pour ne laisser qu'une amertume au fond de ma bouche. Autour de moi, des personnes me regardent. Air de se désoler pour mon compte. Ils avancent, me dépassent, et personne ne se fait interpeler.

"Je ne suis pas une voleuse, j'ai l'invitation" dis-je alors , dans un murmure presque inaudible. Mais l'homme n'a pas besoin d'en dire plus, il comprend aisément lorsque je lui tends la lettre. Un moment sans réaction, il recule soudain, comme si je venais de lui montrer la preuve que j'appartenais à une classe dangereuse. Il me fait signe d'avancer, sans même s'excuser, bien que son visage, son expression , me suffit pour comprendre sa gêne.
Et je rentre alors dans la salle.

Au fond de moi, j'ai toujours ce sentiment oppressant d'injustice. Si bien que je n'assimile guère les détails, les décorations. Mais, subitement tirée vers la réalité par des individus qui me bousculent un peu, je suis frappée par le lieu. Par le contexte.
Lorsque vous êtes enfant, on vous explique peut être ce qu'est une salle de concerto. On vous détaille les rangs qui s'épurent vers l'avant, d'où les gens prennent place et s'installent confortablement. On vous dit que tout devant, à plusieurs mètres de là , plus haut que quiconque, il y a de ces personnes qui enserrent des instruments resplendissants, juste avant de faire vibrer l'air d'un art, tout différent d'à chaque note.
Mais vous exprime-t-on ce qu'est votre situation, vous qui n'avez jamais rien vu de tel ? Vous avoue-t-on à quel point, vous n'osez ni vous assoir à droite, ni à gauche, tellement vous vous sentez différent de ce monde qui vous dépasse ?
Non , j'en doute..j'en doute. Et je doute. Prise au dépourvue, moi-même affolée pour la réaction qui agite mes membres et qui me laisse au même endroit, campée à l'arrière, indécise , je doute.
A mes oreilles, la mélodie vrille mes tympans. J'entends des exclamations de joie, je sens se peindre des sourires sur les masques de vanités ; et je reste inexpressive. La musique a beau être belle, le sentiment d'apaisement sensiblement plus élevé , je ne ressens pas cet amour. Je ne ressens pas, l'amour de l'art, au fond de mon cœur. Et je reste là, debout.

Subitement, la porte derrière mon dos s'ouvre à la volet , emmenant par ce fait un étrange courant d'air qui grimpe sur mon échine, et m'arrache un frisson au passage. Curieuse, je me retourne doucement vers l'entrée. Mais il n'y a personne, et les battants de la double porte se frôlent dans une frappe légère, juste avant de s'immobiliser trop vite.
Troublée , je fronce les sourcils...Se pourrait-il que j'ai encore..des hallucinations ?
Mes mains froides se posent d'instinct sur les portes qui me font face, et que je ne pousse pas. J'écoute juste le moindre son, atténué par celui du violon, et , au fur et à mesure, comme un mauvais cauchemar que je vivrais au ralenti, mon pouls s'accélère. Sans pourtant que je me sente affolée, il s'emballe. Lentement d'abord, pour finalement oublier toute retenue et lancer mon cœur dans une folle chamade. Je ne sais pas pourquoi. Mais il y a quelque chose, qui s'immisce en moi. Quelque chose qui me fait douter. La lettre, par terre. L'impression de ne pas être au bon endroit, de ne pas y appartenir.
Comme une étrange, une très étrange et horrible peur...
Une peur qui se fait , d'ailleurs, plus insistante.

J'ai beau être seule devant la porte, la foule est bien assise à l'écoute, personne ne me regarde tellement je suis insignifiante ..il n'empêche..il n'empêche...Il n'empêche qu'elle enfle, qu'elle saccade mon souffle. Qu'elle essaye de me faire passer un message. Celui de ne pas rester là, de m'en aller sur le champs. De fuir.
Soudain, je suis prise par un brusque élan de témérité,. Et pousse les portes. Mais , à ma plus grande surprise, elles ne bougent pas. Un hoquet de stupeur s'échappe de ma bouche. Le corps lancé vers l'avant, les jambes reculées, le buste avachi, je recommence, plus fort cette fois. Mais ce serait comme déplacer une montagne de son seul vouloir. Il m'est impossible, de sortir.
Bon sang, qu'est-ce qui m'arrive ?..Qu'est-ce qui se passe ?

La gorge nouée, presque fiévreuse je baisse ma tête et pose mon front contre le bois de l'entrée. Et alors, tandis que j'ai les yeux fermés, plusieurs sons bien différents de la musique éclatent. Des cris. Ce sont des cris qui déchirent le calme précédent. Quelqu'un beugle des phrases qui s'évaporent de ma conscience ; et un atroce hurlement empli toute la salle. J'entends des pas, effrénés, qui s'approchent de moi. Et , avant de tout comprendre, je suis cernée de part et d'autre par des personnes affolées , qui poussent avec moi la porte d'entrée.
Je les regarde s'agiter, pleurer, prier, perdre toute retenue. Leurs si beaux traits reposés, leurs sourires faux, la moindre parcelle de ce sentiment qui les différentiait de moi , s'évapore. Il n'y a plus de dédain , d'arrogance, de bonne manière ; seulement la frayeur.

Et moi je les regarde, bouche bée, sans avoir le courage de me retourner pour voir.

"Qu'est-ce qui se passe ?" dis-je néanmoins. En lâchant ces mots, je suis étonnée d'entendre ma voix trembler.

"Il y a des Monstres ! des monstres, des fantômes, des ESPRITS , FUYEZ !!"
Lâche un homme complètement hystérique, qui tire sur son chapeau feutré avant de courir dans l'autre sens pour aller vers d'autres portes.

Une jeune fille, bien plus jeune que moi , me lance un regard, paniquée ; et je la regarde. Si elle est blême , je dois être livide. Ma bouche sèche s'ouvre lentement. J'ai l'impression que je vais m'évanouir, d'un instant à l'autre :


"Esprit..qu'est-ce qu'un esprit ?"
Je lui demande ça , presque implorante. Et elle , les yeux exorbités, hoche sa tête . Elle se tourne vers l'arrière , à nouveau vers moi , pousse la porte, et refuse de me répondre.

Soudain, d'autres cris se font entendre ; et je comprends que ces monstres attaquent. Je viens de comprendre..qu'ils s'en prennent à nous. Je baisse alors mes mains et agrippe les épaules de la jeune fille.
Concentrant le peu de courage qui me reste, je l'agite doucement, peut être un peu trop fort.


"Esprit ? Dis-moi ce que signifie le mot esprit ! S'il te plait !"


Trop tard. Elle se recule, me regarde, horrifiée, avant de détaller. J'inspire pour la hâler , lui dire que je voulais juste savoir..mais finalement me tais. Elle est déjà loin, je tremble trop pour la rattraper , et personne ne se soucie de me répondre. Chacun pense à sauver sa propre vie ou celles de ses proches.
Ils essayent de s'évader , alors que je ne comprends pas un unique mot. Un seul. Le mot anglais primordial, responsable de leur terreur à tous.. Je ne..Je ne comprends pas. Et ça , ça plus qu'autre chose, me glace.
Et alors, cette angoisse au niveau de ma poitrine insuffle à mon corps ankylosé des mouvements qui semblent secondaires, qui ne conviennent pas face au galop effréné du monde apeuré...
..Ma tête me lance, un frisson gagne à nouveau ma silhouette rigide, et je me retourne.

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Harsh


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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Dim 1 Fév - 19:05

    La femme stupide du premier rang s'était évanouie, trop d'émotions pour une simple mortelle. Harsh, maintenant accroupie sur la scène, lança un regard satisfait sur la pagaille qui régnait dans la salle. Un sourire mauvais se dessina sur ses lèvres fines, découvrant des canines pointues, avides de plus de sensations. Elle n'était jamais satisfaite, il lui en fallait toujours et encore plus. Comme si son désir avait été entendu, un murmure à peine audible vint s'engouffrer comme une douce mélodie dans les oreilles de l'esprit. Une voix de femme à n'en point douter. Elle ferma les yeux et son sourire s'élargit. La douce chaleur d'un être semblable. Elle se laissa à rêvasser une fraction de secondes avant de chercher d’où provenait la voix de l’autre esprit. Elle se méfiait cependant, elle savait mieux que quiconque que les esprits n'avaient pas que des bonnes intentions. Elle se concentra un bref instant pour savoir où se trouver sa « compagne » d’infortune dans cette masse anonyme. Elle la vit. Cette personne d’apparence calme dans tout ce bazar. Une jeune fille aux cheveux châtains, c’était elle, Harsh aurait pu le parier. Elle s’avança donc vers elle et posa une main sur l’épaule de l’esprit qui lui tournait le dos.

    - On veut chahuter mademoiselle ?

    Oui, la question pouvait paraître idiote, mais elle ne connaissait pas l'objectif de l'autre esprit. Elle attendait donc sa réponse quand elle entendit un cri dont la résonance domina toutes celles des autres. Il provenait de la salle. Harsh n’avait que faire de la souffrance des autres mais son regard ne put s’empêcher d’errer sur les individus braillant et il s’arrêta sur cette scène plus que particulière : un garçon était au dessus d’une personne qui criait, le cri qui avait dominé le brouhaha de la salle était le sien. La scène surplombait la salle mais l’esprit ne pouvait voir ce qui se passait
    réellement. Son corps se contracta violemment quand elle prit conscience du statut du garçon. Un autre esprit. Combien étaient-ils ? Harsh n'aimait pas partager surtout l'angoisse humaine.

    Les gens n’avaient pas l’air de se soucier de ce qui se passait entre le garçon et sa victime. Il devait certainement être invisible. Tant mieux, leurs frasques et leur « condition » ne seraient pas découvertes. Harsh se désintéressa donc du cas de cet esprit. Il avait l’air de semer la panique encore mieux qu’elle n’en était capable, elle n’avait pas besoin de le rencontrer. Du moins pour le moment.


    - Ce spectacle est grandiose.


    Harsh soupira d’aise et continua de se laisser bercer par les cris de peur et de désespoir. Elle se sentait revivre. C’était une délectable résurrection. "Mon bonheur sera le chaos", c’était la première chose qu’elle s’était dite en refoulant la terre maudite qu’était celle de Nemausus.

    - N’est-ce pas magnifique franchement ?

    Elle explosa dans un rire presque délirant, elle était ivre. Ivre de cette souffrance, de ce malheur jeté si généreusement à ses pieds. La croyance populaire, qu’elle était belle et pour une fois… Qu’elle était vraie.

    - Mais regarde Esprit, regarde cette salle !

    Elle s’adressait de façon furieuse à son « acolyte » et fit un tour sur elle-même toujours dans ce rire machiavélique et presque démentiel. Elle ouvrit les bras avec ostentation comme pour mieux montrer ce spectacle de désolation à celle qui partageait sa condition. Elle entendit vaguement un : « « Esprit ? Dis-moi ce que signifie le mot esprit ! S'il te plait ! »

    Un esprit qu’est-ce que c’était au juste ?

    La folie.
    Assurément

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Elina Sword


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MessageSujet: Re: [Mission 4]   Mar 10 Mar - 22:16

Elina souriait, le chaos ambiant lui procurait un sentiment de bien être puissant, à bien y réfléchir, c'était la première fois depuis sa mort qu'elle éprouvait un tel sentiment de plaisir. La peur des humains qui l'entouraient coulait dans ses veines telle des feuilles emportées par le courant d'un ruisseau un jour d'automne.

Elle sentit la présence de l'autre esprit plus qu'elle ne la vit. Cet aura malfaisante et son âme pervertie régnaient derrière elle, procurant dans son corps une danse de frissons plaisants. Son acolyte parla, d'une voix séduisante dans laquelle percé la satisfaction. Elina n'eut pas besoin de poser la question, c'était elle l'auteur de cette anarchie somptueuse qui réveillé chacun de ses membres.

La question qu'elle lui posa alors la fit sourire, venir s'amuser? c'était son idée principale avant de venir ici, enfin, elle pensait se distraire en écoutant chanter des petits hommes et fillettes, pas apprécier cette mélopée de cris qui se répercutés à chaque coins de la pièce.

"- N'est-ce pas ce que nous sommes tous venus chercher ce soir? Un petit moment de gaieté?"

Elle esquissa l'ombre d'un sourire avant de tendre la main pour attraper les cheveux d'une pauvre femme et de l'envoyer voler à l'autre bout de la pièce là où reposait un groupe de personnes qui hurlèrent lorsque la pauvre femme s'étala à leur pieds.

C'est alors qu'elle l'aperçut, ce petit être couvert de haillon, vautré sur cette pauvre femme qui ne bougeait plus. Elle fronça les sourcils, un gosse? Elle fixa l'autre esprit qui elle n'avait pas l'air de ressentir le moindre sentiment de surprise. Elle haussa les épaules et écouta ce que sa complice d'horreur avait d'intéressant à lui conter.

Fixer ce qui l'entourait? Mais c'est ce qu'elle n'arrêtait pas de faire, et cela la rendait de plus en plus puissante. Elle sentait que la barre qu'elle avait elle même formée allé bientôt se rompre, la transformant en être cruel et sans conscience. C'est alors qu'elle entendit les mots qui lui firent perdre le peu d'humanité qu'elle possédait...


"Esprit ? Dis-moi ce que signifie le mot esprit ! S'il te plait !"

En moins de deux secondes elle fut derrière la pauvre victime qui avait osé proférer ses mots, un sourire pervers collé à ses belles lèvres, dévoilant ses dents. Elle s'approcha de l'oreille de la pauvrette et susurra:


"-Esprit? Veux-tu réellement savoir ce qu'est un esprit?"

Elle lui frôla les hanches de ses mains et souffla dans son dos, de manière à ce que sa victime prenne peur... Elle émit des petits sifflement, plus pour accroitre la détresse de son nouveau jouet que pour le plaisir. Après tout, la peur la faisait vivre alors autant laisser son instinct la guider...
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