Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Sans conditions. [PV]

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Lys
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MessageSujet: Sans conditions. [PV]   Mer 7 Jan - 0:30

Est-ce la neige ? Tout semble si blanc, si pur. Comme enveloppé par un bouclier fait de plumes blanches et fragiles, je me sens protégé de tout, presque serein dans ce cocon chaud et réconfortant. Même mon cœur semble battre paisiblement, rassuré de pouvoir à présent vivre sans avoir peur de battre trop fort. Suis-je libre ? Je ferme les yeux. J'ai l'impression de flotter dans le vide ; c'est étrange, mais c'est comme si je volais. Alors... si je suis libre... Je ne peux que être mort. Ou peut-être perdu dans les nuages... Quelque part où personne ne pourra me rattraper. Je flotterai par là-bas, ou peut-être plutôt par ici... Simplement au gré du vent qui me caresserait le visage avec tendresse, une tendresse protectrice. Peut importe si je ne suis plus maître de mon corps et s'il appartient à présent à cet élément... Je ne veux plus que continuer à ressentir cette chaleur. Je ne me souviendrai de rien... Ni des coups, ni du noir, ni de la douleur... Paisiblement. Si j'avais su que ce serait dans ma mort que je vivrais enfin...
Et toi... Toi, mon sauveur. Pourrais-je un jour te dire que cet aura apaisant est comme celui que tu avais ce fameux jour ? Doux et sucré... J'aurais presque envie de mordre dedans à pleine dent. Au fond, je ne sais pas ce qui s'est passé par la suite. Je me souviens juste de tes yeux... de ce regard que tu m'as adressé... de la chaleur de tes bras contre ma taille... et de toute cette attention que tu m'as donné ce jour-là. Pourquoi ne t'ai-je pas écouté ? J'aurai tant voulu... Mais même si je ne sais rien, même si je ne sais plus, tu seras éternellement mon saveur. Je te garde une place bien chaude à côté de moi parmi les nuages... tu me rendras visite ?

Le temps se comprime ; tout ralentit. La douceur devient douleur ; le blanc devient rouge, rouge comme le sang, un rouge agressif. Où suis-je à présent ? Ce n'est pas mes nuages, ce n'est même pas la prison. Et pourquoi ai-je si mal à la poitrine ? Pourquoi est-ce que je me sens aussi vide ? Et cette sensation d'être pourtant apaisé... calme... reposé ? Mes yeux sont ouverts ; pourtant, je vois flou. Comme si j'étais soudainement enfermé dans mon monde, mais posé, là, dans le sud de nul part, dans un monde que je ne connais plus. Alors... je suis encore vivant ? C'est avec peine au cœur que je me rend progressivement compte que tout ce qui m'entoure n'est plus nuages, blanc et vide, mais bel et bien ce qui se rapproche de près ou de loin à une chambre.

Rien n'est fini... Tout commence. Voilà mon nouveau châtiment.

Reprenant peu à peu connaissance, je cligne des yeux à plusieurs reprises, essayant d'apercevoir ce nouveau décor. Avec quelques efforts, je fini par distinguer les draps rouges dans lesquels je suis enveloppé, sales et poussiéreux, mais particulièrement chauds et doux. Avec surprise, je me rend compte que je suis allongé dans un lit qui, bien qu'un peu miteux, est particulièrement douillet, surtout pour mes côtes endoloris depuis si longtemps par le sol rude de la prison. J'ai comme l'impression de ne pas être totalement descendu des nuages... mais bel et bien encore dans un rêve. Un rêve tentateur... Un rêve perfide... Un rêve qui finirait par me rejeter au fond de ma cellule sans aucune pitié équivoque. Chacun de mes muscles, étirés fibres par fibres, finissent par trembler sous cette chaleur envahissante, dominant tous mes sens, achevant son pouvoir sur chacune des cellules de mon corps. Que se passe-t-il ? Où suis-je ? ... Uriel ? Est-ce toi qui m'a emmené ici ? Pourquoi m'y abandonne-tu... ?
Brutalement, je me relève dans mon lit, suffoquant sous la chaleur, la respiration difficile. Mon coeur bat soudainement si vite que j'ai du mal à le suivre. Tout est si confus. Tout est si flou. Ici, le soleil parvient à passer à travers la saleté des carreaux des fenêtre. Ici, tout semble tellement grand. Ici, il fait chaud. Mais où est ce ici ? Pourquoi ne suis-je plus en prison ? Mieux... pourquoi ne suis-je pas mort ? Pourquoi m'interdit-on de mourir ?


- URIEL !

Qui es-tu ? Je n'en sais rien. Je ne sais pas pourquoi je crie ton nom... mais je sais que j'ai besoin de toi à cet instant. Sans toi, je ne m'en sortirai pas. Alors j'hurle encore et encore, peut-être que tu m'entendras... Ou peut-être n'aurai-je que le silence en guise de réponse. Mais je sais que j'ai besoin de t'appeller autant que j'ai besoin de ta présence... J'ai besoin d'essayer de me retrouver près de toi... Ou de te ramener près de moi... Besoin. Besoin. Mais qui es-tu, bon sang ? Viens me réchauffer... Prend moi dans tes bras... Dis moi...

Dis moi où je vais...

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Uriel
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MessageSujet: Re: Sans conditions. [PV]   Mer 7 Jan - 1:52

J'entendais ta voix depuis l'autre bout de l'auberge, moi qui était descendu après t'avoir enlever jusqu'ici. Je ne savais alors comment j'avais réussit à voler jusqu'à une ruelle en contre bas de la prison pour te faire sortir de cette cellule sans liberté. Pourtant, j'y suis arrivé, après maintes et maintes trébuchement sur le sol jonché de cailloux. Mais l'adrénaline m'avait poussé à bout, te portant jusqu'à la première auberge que je connaissais et certainement la seule de la ville. L'ayant côtoyer pour d'autres raisons par le passé, je la savais assez confortable et différente de ta prison pour mieux t'accueillir.
L'entrée et la validation de la chambre fut une tâche assez aisé, de part mes vêtements et l'étranger que j'étais pour ses habitués d'un autre siècle. Je passais pour le parfait touriste qui voulait venir s'installer ici provisoirement, malgré le fait qu'on murmurait sous mon passage que je ne repartirais jamais de cette ville. Les gens ne savaient pas à quel point cela était vrai. Arrivé dans la chambre, je t'avais prit avec moi, la douleur au cœur de te voir aussi inconscient que dans cette cellule où j'ai fini par te rechercher par la force. Ton visage pâle se faisait de plus en plus lourd sur mon bras alors que je paniquais à l'idée d'arriver trop tard. Le sang sur ton épaule me fit peur, d'autant plus qu'il se propageait sur mes propres vêtements. Entre deux battements d'ailes, j'avais ressentit la même douleur à l'épaule mais je ne pouvais pas te lâcher ... je ne devais pas, je ne voulais pas.

La porte vola alors presque en éclat alors que je te retrouvais sur le lit de draps rouges. Tu t'étais levé, avait presque repris des couleurs malgré ton bras qui n'avait cessé de saigner. Soit tu n'avais pas encore vu ta blessure infligée par le directeur ou le gérant de ta prison. Ton tortionnaire a qui j'aurais tellement voulu lui faire autant de mal ... mais il avait déjà beaucoup trop souffert pour être dans cet état. Mon champs de vision par cette petite porte ne me fit voir que ta silhouette dans une chambre partiellement baigné dans le noir, ayant tiré les rideaux des fenêtres pour plus de discrétion quant à notre venue. Tes cheveux blancs semblaient être collés contre ta peau qui avait repris quelques couleurs. Mais ce fut ton regard qui me percuta en premier. Entre l'attente et le désespoir, c'était une lueur que je n'avais encore pas vu depuis notre rencontre. Pourtant, tu étais passé par l'indifférence et la colère. Mais pourquoi cela maintenant?

Je fermais alors la porte derrière moi, posant la bassine d'eau chaude sur une étagère en bois où la poussière devait rouiller depuis quelques jours. J'aurais alors voulu m'approcher doucement de toi pour ne pas te faire peur mais ma précipitation et mon inquiétude depuis des minutes semblaient avoir atteint un point que tu ne pouvais imaginer. Moi qui te murmurait sans cesse de garder les yeux ouverts, commençant même à parler tous seul au bout d'un moment. Le temps fut long à ce moment là, les minutes se transformaient en heure dont je ne voyais pas la fin. Je te rejoignais alors avec hâte sur le lit, déposant les serviettes blanches sur le drap au passage. Moi qui n'avait pas oser te toucher depuis le début, je m'approchais de toi pour ressentir à nouveau ta chaleur effleurer mes sens. Mais il faisais froid ... il faisait froid dans cette pièce et ton regard exacerbait cette malheureuse impression. Je ne savais quel pourrait être ta réaction à ce moment là mais l'envie de te regagner était plus forte que tout.

Mes doigts prirent rapidement place près des tiens, les serrant légèrement pour te prodiguer toute l'attention dont tu avais besoin. Ton regard bleuté se confronta alors au mien où je te fis couler l'apaisement que je ressentais en te voyant à nouveau devant moi, très près de moi. Mon autre main glissa rapidement vers ton visage pour en écarter les cheveux blond vénitiens qui collaient à ta peau, délicatement pour ne pas t'alarmer. Je voulais te rafraichir et te réchauffer de la même façon, autant que toutes les émotions que tu me faisais ressentir au fur et à mesure que je te voyais. D'étranges sensations dont je ne voyais ni queue ni tête. Mise à part ...


Je suis là ... ne t'en fais pas

De simples paroles que je te murmurais en collant alors mon front contre le tien. L'attente de te redonner la chaleur que tu avais perdu dans mes bras pendant le voyage me tiraillait encore. Doucement, je fermais les yeux pour te calmer de l'accalmie dont tu étais à présent victime. Je ne savais pas précisément l'effet positif que je pouvais vraiment te procurer mais ta santé m'importait tellement que j'en donnerais ma vie. Car tu ne devais en aucun cas donner la tienne pour autre chose. J'ouvrais alors les yeux en sentant à nouveau cette odeur de sang autour de toi, autre que la blessures sur ton torse. Celle de ton épaule m'alarma alors par la tâche de sang qui s'aggravait autour d'elle, coulant presque le long de ton bras pour atterrir goutte par goutte sur ta main que je tenais. La douleur à ma propre épaule me picota légèrement, comme un écho. Il fallait que je prenne soin de toi mais un regard vers toi me décida de te parler avant d'agir ... avant de t'expliquer peut-être pourquoi cette chambre sera meilleure qu'un huit clos avec des barreaux. Le besoin de te dire qui j'étais n'était pas encore totalement présent car la seule chose qui m'importait était de savoir que tu allais bien mieux ...

Tu veux bien me laisser soigner ... Lys ?

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