Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Serait-ce l'aube d'une nouvelle vie ? [Samaël]

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Eliza Harrington


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MessageSujet: Serait-ce l'aube d'une nouvelle vie ? [Samaël]   Jeu 15 Jan - 0:44

Le marché. C’était le genre d’endroit qu’Eliza détestait autrefois. Ces grands étals où les gens s’accumulaient par dizaines pour reluquer les produits présentés, discuter, marchander, s’échanger parfois même des insultes ou des compliments, s’arracher un même objet, sous prétexte que l’un et l’autre disaient l’avoir vu chacun le premier. Une foule grouillante, sans cesse en mouvement, ne serait-ce que pour flâner d’étalages en étalages, bruyante, sans cesse en train de parler, de crier, de chanter pour certains. Et les odeurs de la ville, souvent peu ragoutantes et peu fraîches, l’odeur des gens alentours, pas toujours très propres sur eux, l’odeur d’aliments qui n’étaient plus de leurs premières fraîcheurs. Et les gens, souvent malpolis, voleurs, harceleurs. Entre les vendeurs qui lui arrachaient presque le bras pour l’amener à leur étalage et les autres qui la bousculaient sans arrêt, elle se retrouvait souvent ballotée entre plusieurs corps, comme une brindille que le vent ferait flancher à tout instant. Oui, il y avait décidément tant de chose qui la rebutaient autrefois dans les marchés.

Mais depuis peu, depuis qu’elle était à Nemausus, ses sorties au marché étaient devenus un vrai régal. Elle humait avec délectations les odeurs de la ville, des plus désagréables aux plus délicates et douces. Elle flânait, d’étalages en étalages, choisissant ses achats avec soin, méticuleusement, avec la rigueur d’une habituée aux entourloupes, prête à dénicher les bonnes affaires, ou à flairer les arnaques. Et elle aimait tellement ces sorties qu’elle les renouvelait autant que nécessaire, le plus souvent possible, s’arrangeant pour n’acheter que le strict minimum lors de ses achats. Une attitude qui avait également un avantage non négligeable : elle profitait toujours de produits frais. Et cela lui procurait un sentiment nouveau, l’impression d’être vivante, au milieu de cette foule bruyante et agitée, participant aux activités de tous les jours, de ceux et celles qui vivaient peut être un vie meilleure que la sienne, ou du moins plus intéressante.

Pourtant, ce jour-là, son cœur n’y était pas totalement. Sans doute parce que, le matin même, elle s’était replongée dans son passé, les horreurs qui l’avaient poussée à fuir, les atrocités qui l’avaient menée à Nemausus. Rien de joyeux ni de glorieux, seulement de la violence, de la haine et de la crainte à la fois. Bien qu’elle eu un fort caractère, comment ne pas être terrorisée après ce qu’elle avait vécu ? Cet homme, qui devait devenir son futur époux, qui aurait pu aller si loin si elle ne s’était pas défendue … Rien que cette idée la fit frémir et sa lèvre supérieure se retroussa légèrement en une grimace de dégoût et d’effroi. Elle se demandait encore comment elle avait eut le courage de rester deux semaines de plus dans son pays natal. La crainte était un bien curieux sentiment. On pouvait l’imaginer, mais jamais complètement car c’était lorsqu’on la ressentait, qu’on en comprenait alors l’intensité étourdissante. Et l’on faisait souvent des choses dont on ne serait jamais cru possible de réaliser. Comme s’enfuir, ou rester trop longtemps près du danger.


« Ma jolie demoiselle, venez à mon étal, regardez les bijoux. De sublimes parures pour une si belle femme. Regardez. Regardez ! »

Eliza jeta un regard courroucé à l’inconnu qui la dévisageait, l’agrippant par le bras. C’était un homme plutôt grand et mince, d’une certaine prestance, que la pauvreté de ses habits et de son ton de voix trahissaient. Elle n’avait pas envie qu’on la dérange, non, vraiment pas. Et encore moins si c’était un marchand, désireux de la faire acheter ses produits. De toue façon, que ferait-elle de bijoux ? Autrefois, elle avait le luxe de pouvoir s’en payer, mais aujourd’hui, alors qu’elle devait subvenir à ses propres besoins, de tels plaisirs étaient devenus futiles. Cela ne l’empêchait pas de se faire belle, c’était une habitude qu’elle n’avait en rien perdu, mais elle ne désirait pas gâcher l’argent qu’elle gagnait pour ce genre de caprices inutiles. Cela ne lui manquait pas tant que cela, sa vie, bien que trop monotone et routinière, lui convenait. Ce n’était pas facile tous les jours, la solitude lui pesait, des gens lui manquaient, mais elle survivait. Même plus, elle vivait. D’un ample et brusque mouvement du bras, elle se défit de l’étreinte du marchant, le regard noir, tout en s’éloignant. Loin de se douter que, ce jour là, elle ferait une rencontre qui allait sans doute perturber sa vie à jamais, elle reprit ses emplettes, soucieuse de ne plus se faire importuner, ignorant ce qui se passait alentour …
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Samaël


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MessageSujet: Re: Serait-ce l'aube d'une nouvelle vie ? [Samaël]   Jeu 22 Jan - 22:49

Révélateur des songes les plus secrets et indiscrets, la nuit l'avait longuement tourmenté. La dernière prise de conscience qui s'était imposée à lui le torturait. Accomplir son devoir ou ne pas l'accomplir ? Telle était la question. Bien sur, il devait faire ce pourquoi il était là. Mais il n'en avait aucunement envie. Devoir. Vouloir. Pouvoir. Il pouvait. Il devait. Il ne voulait pas. Pour être libre ne signifiait pas forcément que l'on faisait ce que bon nous semblait. Du moins avait-il l'impression que c'était ainsi. Il n'avait rien envers les contraintes. Il avait grandi avec elles. Il les avait acceptées et subies. Il s'était adapté. On peut s'habituer à tout, si l'esprit possédait la malice suffisante pour trouver un moyen de se jouer de tout. Jamais, Samaël n'avait caressé le désir de protéger quelque chose. Quelqu'un. À part sa propre peau. Ce qui lui avait demandé beaucoup d'effort au vue des situations dans lesquelles, il s'était trouvé. Dieu est un fieffé coquin. Je suis un sombre idiot. Cependant il était bien trop tard pour se plaindre. Il devait la trouver. Mais pas trop vite. Là résidait la contradiction. À moins que ce ne soit l'incertitude d'être vraiment prêt pour sa mission. Errant de ruelle en ruelle, de jardin en jardin, d'échoppe en échoppe. Invisible aux yeux de tous. Peut-être même invisible à son propre regard. Avait-il changé ? À quel point ? La perception d'autrui était toujours différente de la nôtre.

Des chats maigres dormaient sur des murets. Certains jouaient avec une souris sur laquelle ils avaient mis la patte par-ci ou par-là. Les coussinets abîmés. La babine agressive. Le regard concentré. D'un geste précis, ils s'amusaient à faire danser le pauvre rongeur. Enfant, un charmant compagnon à poil avait animé ses journées. Un chaton noir. Lulu pour les intimes. De son vrai nom Lucifer. Ce qui faisait hurler sa mère, bonne chrétienne, à chaque fois. Il n'y avait pas d'âge pour la provocation. Taisez-vous. Ne nommez pas votre chat ainsi. Même mélodie. Encore et toujours. Le jeune homme se demandait comment sa mère n'en avait jamais eu assez de lui chanter inlassablement le même air. Celui des réprimandes. Dans leur conflit, son père aurait pu se manifester mais l'homme avait toujours choisi de rester en retrait. Aujourd'hui, Samaël ne savait quoi faire. Ou plutôt il savait ce qu'il devait faire mais n'arrivait à s'y résigner. N'était-ce pas trop tôt ? Jouer à cache-cache dans cette ville immense ne lui disait rien. Pour le moment. Alors tout en gardant son but en tête, ses pas l'entraînèrent dans une promenade sans but. Des familles. Des enfants. Dans une maison, des pleurs d'un bébé se faisait entendre. Caché aux yeux de tous, il passa la tête par la fenêtre. Curieux. Savoure petit ce qui sera peut-être les meilleurs instants de ta vie. Rien que d'être encore en vie à la naissance était une chance à cette époque.

Epier ainsi cela n'était pas correct mais surtout, le lac des souvenirs se troublait. Quelque chose sortait de la pénombre. Il n'aimait ce sentiment qui remuait au fond de lui. Une silhouette. Des boucles. Des roses blanches. Ses paupières se baissèrent. Un discret soupir. Ses jambes le forcèrent à quitter son observatoire. Se concentrer sur sa mission lui parut petit à petit une bonne idée. Ses traits, il les avait déjà aperçus ailleurs. Il ne cherchait pas une personne totalement inconnue. De physique du moins. Pourquoi avait-il fait ce choix ? Avait-il avoué inconsciemment commis des fautes et souhaité les laver ? Passant une main dans cheveux, il observa deux jeunes hommes bien apprêtés. Partageaient-ils les mêmes vices que lui ? Mais qu'était un homme sans vice ? Il aurait volontiers parié que même un homme d'Église en avait. Arrêter de se poser de telles questions. Les réponses viendront sûrement avec le temps. Du moins, c'était ce qu'il espérait secrètement. Mourir sans connaître les plus grands secrets du monde, ce n'était pas grave. Mourir sans comprendre ses secrets, c'était pathétique à ses yeux. Remarquez, une fois mort, on se souciait peu de ce genre de détails.


« - Peut-être devais-je me hâter de trouver cette demoiselle... »

Peut-être. Simple idée. Simple supposition. Sans réfléchir à un lieu, il continua à marcher sereinement. Jusqu'à arriver à l'entrée du marché. Il se souvint que petit, il n'avait jamais eu le droit d'y aller. Ces gens ne sont pas du même rang que nous. Le peuple se rend au marché. Les domestiques s'y rendaient presque tous les jours et lui, il les regardait partir avec envie. Dans cette foule, pas besoin de tenir son rang. Pas besoin de porter un masque. Il y avait tellement de personnes que tout se confondait. Maintenant, Samaël pouvait entrer dans ce lieu interdit. Tellement commun. Le quotidien de bon nombre d'individus. Malgré tout, ses jambes restaient figées. Pouvait-il vraiment se mêler à eux ? Il lui semblait déjà entendre la voix de sa mère. Une voix criarde. Aigüe. Avec cet accent délicieusement hautain. Un accent qui donnait immédiatement le milieu social. Pourrait-il se défaire de tout ça ? De ces chaînes invisibles qui lui rappelaient ce qu'il avait été ? Peut-être. Peut-être pas. Ses yeux se perdaient sur les différents corps, s'abreuvaient des couleurs sur les étalages. Les odeurs venaient chatouiller ses narines. Les sons tourbillonnaient dans ses oreilles. Un pas. Deux pas. Trois pas. Le voilà dans la cohue. Personne ne pouvait faire attention à lui. Invisible ou non. Personne ne l'aurait regardé. De toute façon. Ici, un homme et une femme marchandaient le prix des légumes. D'autres examinaient de la viande. Des chats lançaient des oeillades aux poissons comptant sur la générosité du vendeur.

Des jeunes filles vendaient des fleurs. Elles arrêtaient les messieurs en leur offrant des sourires bien innocents. Des fleurs... Une lueur songeuse passa dans ses prunelles. Pourquoi pas des fleurs ? Décidant de procéder à un rapide examen, il finit par renoncer à cette idée ne trouvant son bonheur. Pour plus tard. Une présence le fit rapidement dresser la tête. Une voix. Quelqu'un venait de parler de bijoux. Marchant en direction de l'étal, il s'arrêta et finit par rester en retrait. Observation de la scène. Observation de la jeune femme. Comment allait-elle réagir ? Toutes les femmes aimaient les parures, n'est-ce pas ? Les plus pauvres en rêvaient pour devenir des dames du monde, les plus riches les accumulaient sans penser à l'argent dépenser. À son plus grand étonnement, elle ne s'arrêta pas. Il crût même voir une ombre de désolation passée sur le visage du marchand en comprenant qu'il l'avait agacée. Intéressant. Profitant que le vendeur fixait la jeune femme s'éloigner, Samaël s'approcha des objets proposés. Cela ressemblait à de la quincaille. Pour certaines pièces. D'autres étaient des plus convenables. Laissant ses mains rôder autour d'un discret collier, il s'en saisit et le glissa rapidement dans une des poches de sa veste. Il est dit que tu ne voleras point. Bien difficile de gagner quelques sous. Pour un ange. Et pour un ancien noble. Le mot « travail » n'avait pas été inventé pour ceux de son milieu.

De toute façon, les nobles n'étaient que des chapardeurs de naissance. Le roi était un voleur. Un robin des bois égoïste. Il volait à tout le monde pour son compte. Un vrai renard. Peut-être que son second prénom était Renart. Quant aux nobles, ils vivaient sur le dos des paysans quand ils possédaient des vastes terres et s'octroyaient la grande majorité des revenus. Laissant des miettes à ceux en-dessous. Et puis le marchand ne l'avait pas vu, n'est-ce pas ? D'ailleurs, il n'avait rien remarqué. Ou il commençait... L'homme fronçait les sourcils tout en examinant ses produits. Préférant quitter les lieux, Samaël prit la direction que la jeune femme avait emprunté quelques minutes plus tôt. Courir après une inconnue. Après une personne qui ne représentait au fond rien pour elle. Pourtant il se trouvait maintenant dépendant. Quelle ironie. Comment tout allait se passer ? C'était comme se jeter dans l'inconnu. Je ne suis pas prêt. Pas maintenant. Il faut attendre. Encore. Un peu. Son corps disait le contraire. Ses jambes continuaient leur action. Elles ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Comme si elles avaient une idée précise en tête. Le dos de la jeune femme se dessinait clairement sous ses yeux. Pas de vêtements en étoffe précieuse. Pas d'accessoires. Pourtant elle ne lui paraissait pas avoir grandi parmi les petites gens. Se trompait-il ? En attendant, elle l'agaçait à marcher ainsi. Cela ne pouvait pas durer. Son bras droit se tendit. Sa main se referma sur le bras gauche. D'un geste brusque, Samaël la tira vers lui. Ce n'était pas comme cela qu'une lady devait être traitée mais peu importait. Là, au moins, elle savait qu'il existait.

« - Où vous rendez vous pour marcher avec une telle hâte ? »

Mademoiselle auriez-vous l'obligeance de ralentir le pas ? Il le pensait mais gardait cela pour lui. Doucement, le jeune homme relâcha sa protégée. Fait qu'il avait encore de la peine à réaliser. Cela lui paraissait tellement irréel. Rêvait-il ? Est-ce qu'il rêvait en étant mort ? Samaël avait envie de le croire. Mais il n'y arrivait pas. Elle aurait sans doute du mal, elle aussi. Nullement gêné, il se mit à la détailler avec plus de soin. Jolie. De plus, il lui trouvait un petit air buté amusant. Pendant combien de temps cet air l'amuserait-il ? Autre question. Il n'était pas heureux. Pas soulagé. Pas satisfait. Il se sentait profondément indifférent. Il ferait ce qu'il devrait faire. Rien de plus. Rien de moins. Protéger signifiait protéger ce que l'on avait de plus cher, non ? On ne pouvait juger de la valeur d'un individu d'une façon, mais on pouvait juger de la valeur d'un être pour nous. C'était ce qu'il se disait. Pour lui, toutes ces nouvelles personnes peuplant la ville, elles ne valaient rien dans son coeur. Il chérissait davantage le recueillement dans lequel baignait un cadavre d'un être aimé que la personne à côté de lui. Comment Dieu aimait-il d'une manière égale ? Seul Dieu peut tout faire, toi, fais ce qui est à ta portée. Peu et beaucoup en même temps. Voilà ce que c'était. Son corps se déplaça de façon à être devant celui de la jeune femme pour lui faire comprendre qu'il ne la laisserait pas partir. Si facilement. Une lueur d'égarement animait ses pupilles sombres. Lentement, sa tête se tourna pour se soustraire partiellement à son interlocutrice.


« - À partir de ce jour, j'emprunterai en quelque sorte le même chemin que vous. »

Sans prévenir, ces mots s'étaient échappés. Vagues. Imprécis. Il disait peu et beaucoup en même temps. Tout était dans le non-dit. Il avait aussi envie de la surprendre. De voir si elle allait s'interroger, se méfier, s'offusquer. Qui ferait confiance à un homme se présentant ainsi face à vous ? Elle était la seule à l'entendre. Elle était la seule à le voir. Il le savait. Les passants la prendraient sûrement pour une folle. Le supporterait-elle ? Supporterait-elle ces gens qui s'écartent en adressant des regards inquiets ? Supporterait-elle les railleries ? Devait-il devenir aux yeux de tous ? Non. Ce n'était pas nécessaire. Ses yeux cherchèrent le ciel. Des nuages blancs s'amoncelaient au-dessus de leurs têtes. Au travers, des bouts épars de ciel bleu apparaissaient. Être dans un champ à contempler ce spectacle, cela devait être agréable. Une activité aussi simple qui ravissait le coeur de l'homme. Ses lèvres s'entrouvrirent et un soupir s'échappa. Discret. Presque comme une respiration. Doucement, sa main droite glissa dans la poche de sa veste.


« - Dieu bouge lentement ses pions jusqu'à ce que le sol s'effrite sous leur pas... »

Constatation. Dieu devait aimer jouer aux échecs. Il possédait le plus grand échiquier. Entre ses doigts, il torturait chaque âme, la forçait à aller dans une voie donnée. La destinée. La fatalité pour d'autres. Cette force obscure à laquelle on ne pouvait se soustraire. Les pions les plus rebelles avaient été touchés par la volonté divine. Telles des sorcières, ils avaient pris feu. Poussières, tu es, poussières, tu redeviendras. De la poussière était née la renaissance. Le jeu reprenait à zéro. Cette notion de volonté divine lui échappait et cette vision était la seule qui l'expliquait à ses yeux. Cette mort atroce avait été une punition. Tour à tour salvateur et vengeur, le Tout-puissant ne craignait rien. Ni personne. Pourtant des anges s'étaient déjà rebellés contre lui, non... Quelque chose lui échappait. Nullement important. Ses doigts se refermèrent sur la chaine en argent. Lentement, Samaël sortit le collier avant de le tendre à la jeune femme.

« - C'est pour vous. »

Pendentif simple. Une orbe. Au-dessus un ange. Quelque chose de petit. Discret. Sans fioritures.
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