Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Nous y voilà... [Libre]

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Ealyn' Yume


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MessageSujet: Nous y voilà... [Libre]   Sam 14 Mar - 18:19

Ealyn' s'engagea dans la rue commerçante, où il y avait déjà plus d'animation que dans la place principale malgré l'heure matinale. Ca y est, elle était officiellement une habitante de Nemisaus... ou Namusaus... flûte, elle avait encore oublié le nom. Pourtant, elle avait bien dû se le répéter mentalement une bonne dizaine de fois ! Mais apparemment cela ne voulait pas entrer dans sa tête... Peut-être était-ce car elle n'avait pas encore l'impression d'appartenir à cette ville, qu'elle se sentait encore trop Française. Tout c'était enchaîné trop vite pour elle, ses souvenirs se bouculaient encore dans son esprit confus... Un tel bouleversement avait de quoi la perturber. Le souvenir de la lettre de son père lui revint alors en mémoire. "Je sais que tu vas pouvoir te résigner à tirer un trait sur son passé, et avancer vers l'avenir..." C'est vrai, pourquoi s'enfermer dans son passé et se dire qu'on ne pourra jamais retrouver le même bonheur qu'avant ? Soudain, Ealyn' se rendit compte que dans sa vie d'avant elle se plaignait sans cesse des mauvais détails au lieu de se tourner vers ce qu'elle avait la chance d'avoir... Et qu'en ce moment même, elle n'avait pas remarqué qu'était en train de faire la même erreur ! Celle-ci ne faisait que se remémorer les bons moments passés avec sa famille et sa meilleure amie et se répétait que maintenant, c'était fini... Mais il fallait voir le bon côté des choses : elle était maintenant entièrement indépendante, un bel héritage sur son compte n'attendait que d'être utilisé, elle avait trouvé une ancienne boulangerie pour en creer une à elle sans problèmes, elle aurait une chance de se refaire une réputation et pourrait sans doute rencontrer de formidables personnes ! N'était-ce pas génial ? Sans oublier qu'elle avait un logement dans les beaux quartiers de la ville, et que Nemausus -voilà, c'était ça le nom de la ville- était une ville qui, à première vue, lui plaisait énormément... Bien sûr il y avait toujours des gens qui menaient une vie bien meilleure que la sienne, mais tellement qui donneraient tout pour avoir sa situation... Tout était relatif, comme on disait.

Tout en réfléchissant, celle-ci avait lentement traversé la moitié de la rue et s'était arrêtée devant les locaux de sa future boulangerie. A travers les vitrines, on pouvait voir un comptoir délabré et sur la porte se trouvait un texte à moitié effacé par le temps qui indiquait :
"Chez Agate". C'était certainement le nom de la boulangerie précédente... Agate, un nom bien Irlandais, se dit-elle. Depuis combien de temps cette boulangerie avait-elle été vide ? Une éternité, vu l'état de l'intérieur. Mais elle allait y mettre un bon coup de neuf ! Soudain, Ealyn' eut un brusque sursaut et sortit de sa poche la grosse clé rouillée qui servait à ouvrir la boulangerie. Elle l'enfonça dans la serrure et essaya de la tourner vers la droite, mais la serrure était bloquée. Etait-ce car la porte n'avait pas été ouverte depuis un bon bout de temps ? Il suffisait certainement de forcer... La jeune fille empoigna la clé des deux mains et se fit à forcer, mais pas trop non plus, ayant peur que la clé se casse. Elle aurait l'air bien bête si le bout de la clé venait à rester coincé dans la serrure alors que l'autre bout serait cassé... N'ayant pas beaucoup de force, la serrure ne cédait toujours pas, et Ealyn' commençait à paniquer. Elle essaya d'ouvrir la porte mais en vain, puis la tira vers le haut au cas où il y aurait un blocage, recommença, mais n'y parvint toujours pas. Elle réessaya en se tournant vers la droite, plusieurs fois, sans que cela y change quelque chose... Alors qu'elle se défoulait sur la clé, les personnes qui croisaient son chemin lui lançaient un regard hautain ou outré, et certains semblaient se retenir de rire. Qu'ils essaient d'ouvrir cette fichue porte au lieu de se fichtre d'elle ! Soudain, les larmes commencèrent à lui piquer les yeux et elle se mordit la lèvre pour se retenir d'éclater en sanglots en pleine rue. Inlassablement, la jeune femme forçait sur la clé, réessayait d'ouvrir la porte, recommençait en espérant que la serrure se débloque. De multiples jurons se formaient dans sa tête, et elle devait se retenir d'éclater. Mais tout à coup, elle sortit la clé de la serrure et la jeta violemment au sol en criant :

-Saleté de clé ! Non mais quelle poisse ! Puis elle se laissa tomber sur la marche de la boulangerie et engouffra sa tête dans ses genoux pour se retenir de se mettre à pleurer.
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Zélie Yama
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MessageSujet: Re: Nous y voilà... [Libre]   Lun 13 Avr - 19:18

    Zélie, esprit quand tu nous tiens. Miss Yama n’avait jamais dit son nom avant et il se peut que personne le sait car à force tout le monde s’en souviendrait, c’est quelqu’un qu’on oublie rarement car elle n’oublie personne sauf si elle le décide par elle même, et ça c’est une autre histoire. Passons de suite à l’essentiel, ce qu’elle fait ? Ou elle va ? Qui elle maudit ? Non pas ça, car sinon l’histoire serait longue et pour résumer la haine envers les humains, elle en mettrait des nuits entières et des journées aussi. Elle a vécu en tant qu’humain, elle sait ce que ça fait de ressentir, elle est morte en tant qu’humain, elle sait ce que ça fait de souffrir et maintenant elle doit vivre avec les humains, mais ça elle a du mal car elle mélange haine et jalousie vers ces derniers. Lorsqu’elle en croise un, c’est un regard noir qui se pose sur l’inconnu, et lorsqu’elle semble en colère, c’est les humains qui prennent également.

    Zélie avait décidé aujourd’hui de prendre place devant les commerces pour pester quand un humain passe devant elle mais également aussi pour peindre, elle aimait prend en détails les commerces et leurs habitants qui restaient adossés au mur de leur magasin. L’esprit qu’elle est n’est pas véritablement méchant c’est plutôt une tristesse qui s’est transformé en je ne sais quoi de haineux en elle, elle ne ressent pas spécialement les sentiments mais quand elle met en place son matériel devant une sorte d’épicerie, elle change de direction aussitôt voyant une humaine pleurer ? Enfin d’où elle est, c’est son impression, elle pleure devant une boulangerie. Zélie ne peut s’empêcher d’aller de l’avant et finir par installer son matériel, ok un pinceau et un tableau ce n’est pas grand chose mais la peinture c’est tout pour l’esprit.

    Au moment de, elle ne dit rien, elle laisse pleurer l’inconnue sans gênes, sans lui demander ce qu’elle a et finit par peindre la boulangerie, l’inconnue et ricane tout en voyant cette dernière pleurer encore et toujours. Méchante Zélie , Sûrement, elle prend plaisir à peindre tout en laissant l’humaine à ses problèmes. A quoi bon se retenir de toute manière ? C’est les larmes qui contrôlent les humains, c’est vrai qu’en tant qu’esprit c’est différent… Quand elle est venue là, sur la rue des commerces, elle ne s’attendait pas à peindre ceci mais il semblerait qu’elle est pris un malin plaisir à peindre pour une fois, une humaine dans un triste état. Ce qui peut déstabiliser Ealyn' Yume c'est que Zélie fait comme ci elle n'existait pas, elle ricane, elle peint et de temps en temps s'applaudit même... elle passe surement pour une tarée mais en même temps elle jubile.

    Ça en deviendrait lassant, un regard vers la boulangerie, puis un coup de pinceau, ainsi de suite jusqu'à que Zélie ordonne presque à l'humaine de se mettre de profil pour voir si ça serait pas mieux, elle a osée.

    Oh pleure de profil... Je veux voir si ça ressort mieux sur ma peinture.

    Pas de s'il te plait, non ce n'est pas le genre de Zélie surtout pas face aux humains qu'elle traite comme une marchandise, car les tableaux ou les humains sont en triste état, se vendent bien aux esprits de son genre.
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