Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Pour voler, il faut des plumes. [Libre]

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Kamélia Vaylen
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MessageSujet: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Sam 11 Avr - 19:53

Cela faisait maintenant quelques jours que la demoiselle avait atterri dans cette ville. Finit la cavale, finit les ennuies. Du moins pour le moment. Ici, ils ne la retrouveront pas. Ici, elle n'était pas encore connue en tant que voleuse. L'ignorance était toujours mieux. Surtout dans son métier. Passer inaperçu, se servir sans que les autres ne le remarquent. Tous était dans l'attitude, le doigté et sa dextérité.
Kamélia ne savait pas s'il y avait déjà d'autres voleurs établi en ces lieux, sans doute. Une ville sans son lot de brigand n'était pas une ville. Surtout dans celle ci. Sans qu'elle ne puisse expliquer pourquoi, une atmosphère pesante s'installait de temps à autre le long des rues. De ces longs doigts invisible enveloppaient tous ceux qu'elle rencontrait sur son passage, les accueillants en son sein froid et malveillant. Un mal être insistant, des regards fuyant. Surtout des histoires farfelues, Peut-être était ce dût à cela. Sans doute. Il y avait toujours de vieux fou pour venir raconter des chimères dans les rues peu fréquentables. Ces mêmes rues qui donnaient gîte et logis à la demoiselle. Avec tous ces racontars, visages sales aux corps appartenant déjà de moitié à la mort, il n'était pas étonnant qu'elle ne se sente pas d'humeur joviale. Mais c'était son monde à elle.

Celui que les autres ignoraient tout en le sachant là.

C'était donc tout naturellement qu'une fois habituée à son nouvel habitat, Kamélia se mit à arpenter rues et ruelles. Repérer les éventuelles échappatoires et perchoirs. C'était une chose indispensable pour une personne des rues. Les gens n'appréciaient pas toujours qu'on ait la gentillesse de porter pour eux ce qu'il avait de superflu. Allez savoir pourquoi. Bien entendu, les endroits fréquentés par la populace furent très vite mémorisé. Places, rues marchandes et bien sur, marché. Ce n'était pas les personnes les plus riches qui déambulaient dans ses rues bondés, certes, mais c'était le plus sur moyen de voler sans se faire prendre. Trop de monde, trop pressé. L'attention n'était pas à la bourse mais, à ne pas se faire piétiner. Prendre de la nourriture aux vendeurs était un peu plus ardu. Mais si peu. Une fois occupé à vouloir charmer un client, il n'était pas bien dur de subtiliser discrètement pommes, légumes ou breloques étalé par là. Après tout, c'était de leur faute, quand on ne voulait pas perdre ses affaires, il ne fallait pas les laisser traîner n'importe où. C'était une chose bien connu. Kamélia ne faisait qu'accélérer le processus inévitable de la perte. Au moins, ça ne l'était pas pour tout le monde et son estomac ne s'en portait que mieux.
Se faufilant avec souplesse entre les badauds, laissant ses mains baladeuses découvrir de nouveaux trésors. Elle avançait. C'était tellement facile. Se mettre derrière une personne, se laissait aller au mouvement de la foule. Attendre un remous, faire semblant de trébucher et laisser les mains s'emmêler dans les étoffes tandis que des doigts expérimentés se refermaient sur la proie sans défense. On s'excuse et on sourit. Très important le sourire. Puis on se volatilise dans la foule. La personne se redresse, sourire bête au visage, simple réponse stupide à celui reçu. Elle s'époussettent, et remarque qu'il manque quelque chose. Tout aussi niaisement, elle regarde par terre. Mais il est déjà trop tard. La foule a tout engloutis sur son passage. Puis, la victime hausse les épaules, déçu, mais ne se doutant pas que c'est le visage d'ange au sourire si charmant qui ait pût faire tel miracle de disparition.

La foule.

Elle était sa meilleure alliée. Sa petite taille la cachait aux yeux de tous. La demoiselle s'y mouvait avec aisance. Tous était dans le bassin, pencher le buste d'un côté ou de l'autre, faire un écart, tout en délicatesse. C'était comme danser, elle dansait, jouait et virevoltait avec la foule. Avec ce monstre aux milles yeux et milles oreilles. A l'odeur exécrable et aux pensées tellement similaires dans ses divergences. Pourtant, ce monstre pouvait être aussi stupide que dangereux. Accueillant bien volontiers le loup qui mangera les brebis. Kamélia n'était pas le loup. Elle ne faisait pas partit de ces gens aux regards fous se baladant couteau en main et tranchant la carotide du premier venue. Mais elle n'en restait pas moins quelque peu... gênante. Enfin, tout était relatif. Chacun vivait comme il le pouvait. Elle volait, d'autre arnaquait. Ainsi allait le monde, ainsi tournait le monde. Il en serait toujours ainsi, avec ses voleurs et ses brigands, ses pauvres et ses riches et toujours ce gouffre séparant chacun.
La demoiselle se faufila dans une petite ruelle vide de monde. Enfin de l'air. Entourée de tant de personne, elle avait toujours cette impression désagréable d'enfermement, d'être compressée. Ce n'était pas si faux que ça. Vu son gabarit des plus développé, ce n'était pas avec sa carrure qu'elle pouvait encaisser les mouvements subite de la foule sans rien ressentir. Au calme, les gens qui s'affairaient autour de tous ces stands ressemblaient à du bétail. Entassé les uns sur les autres, se dirigeant au même endroit. Dans un brouhaha innommable, se croyant indépendant mais, si un paniquait, le reste suivrait. C'était toujours ainsi. Les hommes étaient fait pour suivre, pas pour mener.

Sauf pour ceux qui sortaient du lot. Ceux qui profitaient du bétail. Laissant sa tête tomber en arrière, Kamélia pris une grande inspiration, fermant les yeux. Profitant de cette vague d'accalmie dans cette rude journée de travail. Puis elle s'accroupit, les doigts caressant distraitement les paver froids. Trouver une nouvelle proie, quelqu'un qui serait susceptible de lui fournir un bon repas, au moins pour la soirée. Cette idée lui donnait d'ors et déjà l'eau à la bouche. Son ventre gronda légèrement. Ce n'était vraiment pas le moment de penser à la nourriture. Juste le travail, le jeu plutôt. Se concentrant sur la foule. Elle laissa ses yeux vagabonder d'un individu à un autre, leur laissant le choix de la prochaine attaque.
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Ethan Felty
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Lun 13 Avr - 17:27

[HRP: Puis-je ? Smile]

    Avant même que le soleil ne soit levé, Ethan avait su que la journée serait longue, et sans doute inintéressante avec ça. Le sommeil lui venait à manquer ces jours-ci. Allongé dans un lit, le bas du corps caché par un lourd drap blanc de coton, il ne bougeait pas, se contentant de rester immobile, les yeux ouverts sur la fenêtre de la mezzanine qui lui servait de chambre. Les respirations de deux filles de joies à qui il avait noblement proposé un repas chaud la veille berçaient son réveil, et il profitait de cette semi-solitude pour réfléchir à sa journée. Qu’avait-il de particulier à faire aujourd’hui ? Il y avait cet homme qui lui devait pas mal d’argent et qu’il devait retrouver afin qu’il lui règle ses comptes ; perspective banale et affligeante que d’aller pourchasser un vieux voleur afin de récupérer son dû. Non, Ethan avait envie de s’amuser un peu aujourd’hui ; le marché était une bonne idée. Il avait entendu parler d’un marchand venant régulièrement exposer ses bêtes ; d’après un des valets de la maisonnée, cet homme-là possédait plusieurs chevaux qui auraient pu susciter l’intérêt du jeune Comte.

    Celui-ci, après une demi-heure environ de somnolence, se redressa doucement, plaquant dès qu’il fut assis une main sur son front en soupirant. Sans doute avait-il abusé de la bière la veille au soir ; il se le reprocha mentalement, subissant sans protester les petits assauts de la douleur habituelle que ressent un homme après une nuit de festivités. Un gémissement se fit entendre et une main féminine se posa sur son torse, cherchant sans doute accès à certaines parties de son corps pour l’inciter à rester, main qu’il repoussa d’un geste vif, tout en baillant à s’en décrocher la mâchoire. Il ne posa pas un seul regard sur les deux jeunes femmes qui s’éveillaient à son tour alors qu’il se vêtait d’une chemise et d’un pantalon de chasse. Il descendit l’escalier de bois, guidé par le parfum d’œuf et de viande séchée ; le petit déjeuner l’attendait sur la table de la cuisine. Souriant, il préféra d’abord aller se rincer quelque peu le visage dans la salle d’eau, après quoi il s’installa à table, blablatant avec sa cuisinière, une vieille femme adorable ; en plus d’être cordon-bleu, celle-ci excellait dans le racontage de potins, ce qui plaisait beaucoup au jeune Comte. Avec elle, il était au courant de tout, car la vieille femme n’avait pas son pareil pour tendre discrètement l’oreille quand elle allait au marché.

    Outre la cuisinière, Ethan n’avait pas souhaité prendre beaucoup de domestique dans le petit pavillon qu’il s’était fait construire. Deux valets étaient à son service, en plus d’un palefrenier qui excellait dans l’art de bichonner la jument du jeune Comte. Cela suffisait amplement. Les serviteurs s’étaient pliés aux petites habitudes qu’Ethan avait instauré chez lui : il savait par exemple qu’à son réveil, la cuisinière avertissait le palefrenier qu’il était temps de seller la jument. En effet, le Comte avait pris pour habitude de sortir cavaler tôt le matin, et rien ne lui plaisait plus que d’aller faire une ballade avec sa jument, seuls dans la petite forêt qui bordait le village. Mais ce matin, une autre destination fut imposée à la monture, qui, peu contente de voir qu’elle n’allait cette fois pas pouvoir galoper en toute tranquillité, rechignait quelque peu à prendre la direction des rues bondées de monde. Après maintes caresses et flatteries, elle se décida enfin, marchant de son pas noble de jument dressée, sachant qu’à elle seule, elle représentait la haute société dont faisait partie son maître.

    La foule compacte se pressait dans les ruelles, bruyante, agitée ; Ethan inspectait les étalages du haut de sa monture. Habitué des voleurs, il avait attaché sa bourse avec soin, à l’intérieur même de son gilet, évitant ainsi qu’on puisse la lui arracher. Les badauds s’écartaient bien vite pour laisser place à la jument, lançant quelques coups d’œil parfois craintifs au Comte, qui lui n’avait pas un regard pour eux. Les stands en eux-mêmes étaient révélateurs de la place sociale de leur propriétaire : ceux des riches commerçants étaient parés de draperies qui attiraient l’œil, tandis que les étalages en piteux état appartenaient sans aucun doute à des nécessiteux. Cependant, Ethan préférait acheter ce dont il avait besoin en priorité chez les pauvres, car non seulement la plupart se révélaient plus honnêtes que les riches, mais parce qu’en plus, eux avaient réellement besoin d’argent. Faisant son petit tour pour atteindre la ruelle ou se vendait les chevaux et autre bêtes de somme, Ethan regardait autour de lui quand sa jument s’arrêta net. Remarquant qu’un petit coup de talon ne la faisait guère plus avancer, le jeune Comte décida tout simplement de descendre de sa monture ; il passa devant elle et resta quelque peu surpris de trouver une jeune fille accroupie sur le sol, l’air aux aguets, mais n’ayant manifestement pas compris qu’elle bloquait le passage de la monture. Posant ses mains sur ses genoux, il se baissa légèrement, alors que des rumeurs sur la soi-disante impolitesse irrespectueuse de la fille commençaient à s’élever. Un boucher qui s’occupait de son stand en face d’eux gronda « Dégage, gamine ! ». Ethan resta une seconde à l’observer. Elle ne devait pas avoir plus de 20 ans, peut-être moins. Mais ce n’était pas sa posture ou même son minois plutôt joli qui intéressait Ethan. Non, ce qu’il voyait, c’était qu’elle n’était pas d’ici. Une nouvelle à Nemausus. Depuis le temps qu’il y était, le jeune Comte avait appris à mémoriser les visages des commerçants, voleurs, filles de joies et toute autre personne de cette ville ; sauf que celle-ci lui était inconnue. Sans prêter plus attention aux commerçants agités, simplement curieux, le jeune Comte s’adressa à la jeune fille :

    - Tu n’es pas d’ici, n’est-ce pas ?

    Sa voix avait été assez basse pour que personne d’autre qu’elle ne l’entende, ce qui était plutôt simple avec le brouhaha régnant autour. D’ailleurs, mieux valait que sa condition de nouvelle-venue ne s’ébruite pas trop : on n’aimait pas beaucoup les étrangers, à Nemausus.
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Kamélia Vaylen
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Lun 13 Avr - 18:26

[HRP: Bien volontiers ^^]

Souris, souris, où es-tu? Que fais tu? Ça la demoiselle ne le savait pas, mais une chose était sûr, son repas ne se pressait pas pour se présenter devant elle. Était-ce donc trop demandé de trouver un bourgeois pataud et se baladant bourse à vue? Frustrant. La patience n'avait jamais été dans ses qualités. Kamélia n'aimait pas attendre, surtout quand elle avait faim. Rien de vraiment intéressant ne lui tombait sous les yeux. Que des brebis galeuses se suivant l'une l'autre en bêlant. Ce vacarme était insupportable, mais nécessaire. Il fallait que l'attention soit toute entière aux autres, à l'inutile et aux futiles. C'était ainsi que les meilleurs prises se faisaient. Une personne trop attentif n'était pas une bonne souris à croquer. Un, deux trois, cent. Les gens passaient, défilaient devant ses yeux et la frustration montait. Un grand soupir passa entre ses lèvres. Elle ferma les yeux un instant, se forçant au calme. Si elle cédait à l'impatience, elle était condamnée. L'énervement rendait les gestes brusques, dénudé de fluidité. Rien de mieux pour s'emmêler les pattes et trébucher pour se faire attraper lamentablement.

Inacceptable.

Kamélia était une voleuse de hauts rangs. Enfin, si on pouvait la qualifier de la sorte. Ces vulgaires erreurs de débutant n'étaient pas pour elle. Pourtant... Pourtant, elle avait faim, l'exaspération lui enserrait la gorge et l'impatience pointait sans cesse. Inspirer, expirer. Le calme. Ne penser à rien. Juste au vol. Le reste viendrait après. Un semblant de calme étouffa brièvement ses autres états d'âmes. Elle rouvrit lentement les yeux, continuant son observation du bétail. Il fallait qu'elle l'a trouve, la petite souris qui lui fournirait de quoi manger. Tous ces hommes qui se pressaient les uns contre les autres ainsi. C'était pathétique. Riche et pauvre se côtoyait, pourtant les un continuaient de baisser la tête là où les autres affichaient cet air hautain si détestable. S'en était désespérant de banalité. Peu importe les villes ou les endroits visités, les mêmes scènes se rejouaient inlassablement. Pas une ne dérogeait à la règles, comme si tout cela n'était que lois et naturel.
Scruter, encore et trouver une jolie bourse bien remplie. Il y avait toujours des naïfs pour faire cela. Afficher la fortune pour la perdre aussitôt. Attention tout entière à la recherche d'argent, la demoiselle ne prit guère attention au mouvement inhabituelle de la foule qui s'opérait autour d'elle. Une vague de protestation s'éleva. Kamélia l'ignora, après tout cela ne la regardait pas si un maladroit avait trébuché sur elle ne savait trop quelle personne. Du moment qu'on ne la dérangeait pas. Le grondement sourd du boucher en face réussit à lui faire tourner la tête. Il était moche, un air de chien agressif collé au visage, de petit yeux froncé par de larges sourcils. Qu'avait-il donc à tirer pareil tête? Elle avait l'impression de sortir d'un rêve, trop longtemps concentrer sur un même but, elle en avait presque perdu le sens des réalités.
Ce n'est qu'en entendant une voix tout proche d'elle que Kamélia saisit enfin le sens de toute cette agitation. A sa gauche, les membres d'un cheval se dressant fièrement devant elle, juste à coté, plus proche d'elle était accroupi un jeune homme. Le cavalier sans aucun doute, ses habits démontrait son appartenance à une famille aisée. Elle laissa échapper un lourd soupir, quand enfin elle comprit le sens de la rumeur bruissante qui l'entourait. Décidément c'était vraiment, toujours, pareil. Pourquoi était-ce à elle de se pousser? Pourquoi pas lui? Sous prétexte qu'elle n'avait pas d'argent, elle devait courber l'échine devant ces êtres de bonne naissance?
Les yeux bleus de l'homme posé sur elle lui rappela la question formulée plus tôt. Si elle n'avait pas envie de lui répondre par simple principe et appréciation généralement péjoratif qu'elle avait des riches. La demoiselle n'avait pas non plus envie de s'attirer les foudres de la foule. Aussi lui répondit-elle du ton le plus détaché possible, vrillant ses yeux dans les siens. S'il s'attendait à ce qu'elle se soumette comme tous ces beaux couards, il allait être déçu.


-Effectivement. Mais je ne crois pas que cela vous regarde en quoi que ce soit.

Au même moment, son ventre décidant qu'il avait été ignoré depuis bien trop longtemps, fit signaler sa présence d'un grognement sourd. Toute en élégance, on ne pouvait faire meilleur impression qu'en bloquant le passage avec un estomac si bruyant. Tout ça de bon matin. Magnifique.
Kamélia ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel. Si encore ce charmant jeune homme avait eu quelque soues à porter de main. Mais même si cela avait été le cas, les yeux braqué sur elle lui interdisait toute action. Malheureusement, cela risquait d'être le cas durant toute la journée. Cet homme avait l'air... Apprécié? Connu tout du moins, le fait de l'avoir gêné représentait apparemment un outrage. Les commerçants auraient donc un oeil sur elle jusqu'à la fin de la journée.

Merveilleux.

Toute chance de pouvoir voler en toute quiétude envolée. Il ne lui restait plus qu'à se trouver un coin pour mourir en paix. Ruminée sa mauvaise humeur tout du moins.


-Vous m'excuserez, mais je n'aimes pas vraiment être le centre d'attention.

D'un mouvement souple, elle se leva et s'écarta légèrement. Faisant comprendre d'un signe de main à l'homme qu'il pouvait passer.
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Ethan Felty
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Mar 14 Avr - 17:02

    Il attendait patiemment qu’elle daigne lui répondre. Observant, tout en silence, les vêtements de la jeune femme, son air un peu délurée, un poil maigrichonne, mais jolie quand même. Peut-être une voleuse. Sans doute, même ; certes pas une mendiante. Ethan n’était pas devin mais avait suffisamment côtoyé ces quémandeurs pour en reconnaître un dans une foule. Elle n’avait pas leur air larmoyant caractéristique ; plutôt, il émanait d’elle une sorte d’attention fine à l’égard de ce qui l’entourait. Oui, elle devait bien être une voleuse. La réponse l’amusa, mais le sourire ne vint à ses lèvres que lorsqu’un gargouillement révélateur se fit entendre. Non pas un sourire moqueur, juste, de l’amusement simple quand à ce bruit et à ses paroles. Ici, tout le regardait. Non pas qu’il s’imaginait être au dessus de tout et de tout le monde, mais il savait que son statut lui permettait bien des choses. Hors, ici, la dernière chose qu’il souhaitait faire en ce moment-même, c’était bien user de son statut. Car cela aurait signifié, que, revenant quelques secondes en arrière, elle lui avait manqué de respect. Inadmissible. Intolérable. Mais amusant. Un peu de piquant dans cette ville de pleurnichards soumis et craintifs.

    Elle s’excusa de ne pas souhaiter être le centre d’attention, ce qui titilla un peu plus la curiosité d’Ethan. En la voyant se relever, il jeta un œil autour de lui, se rendant compte qu’une bonne moitié du marché avait les yeux rivés sur eux. Mh, si elle était voleuse, normal qu’elle ne souhaite pas être connue, ou reconnue. Il se releva doucement, fit mine d’ignorer la jeune femme quelques secondes, tout en la surveillant du coin de l’œil. Pas question qu’elle lui échappe. Une nouvelle à Nemausus, ce n’était pas tous les jours que ca arrivait. D’un signe de la main, il dicta aux villageois rassemblés autour d’eux de dégager le passage. Tas de bovins ! Le pouvoir est une chose amusante mais dont malheureusement, on peut vite se lasser. Une fois que la foule eut repris ses petites occupations, Ethan chercha du regard celle qui l’intéressait. Une fois trouvée, il prit les rênes de sa jument et la fit avancer à travers la foule. De sa main inoccupée, il attrapa doucement le bras de la jeune femme. Son regard resta rivé sur elle une poignée de seconde, juste de quoi attirer son attention ; puis, une fois qu’il fut sur qu’elle l’avait vu, il la lâcha. Non pas par dégoût, juste parce qu’il devinait qu’elle devait être de celles qui ne se laissent pas approcher, et encore moins toucher. Une indocile, en gros ; et Ethan, tout Comte qu’il était né, préférait la compagnie des gens libres à celles des nobles, enracinés dans leurs vies insignifiantes aux pensées dictées par des principes et des codes de bonne tenue. Il regarda un instant autour de lui, puis, un léger sourire aux lèvres, comme s’il s’agissait là d’un jeu, il dit doucement :

    - Viens avec moi. Si tu me suis, je t’offre de quoi te payer trois repas par jour pendant deux semaines, d’accord ?

    Un moment de silence suivit sa déclaration, moment ou il plongea ses yeux bleus dans ceux de la jeune femme. Elle était très jolie, et son petit air de sauvageonne ne gâchait rien. Mais une femme de plus n’apporterait rien à Ethan. Pour une fois, ce qu’il souhaitait était sans ambigüité. Sachant que ses paroles pouvaient être mal interprétées, il préféra rajouter avant qu’elle n’ait pu répondre quoi que ce soit :

    - Ce n’est pas par pitié que je fais ça. Mais les étrangers sont rares par ici.

    Suite à cette phrase quelque peu énigmatique, il sourit légèrement de nouveau, un sourire un peu en coin, curieux. Car oui, c’était bel et bien la curiosité qui le poussait à vouloir en connaître un peu plus sur cette jeune femme. De toute façon, cela ne lui coûterait que quelques pièces d’ors et un petit moment d’une journée vide de tout programme. Ce n’était pas cher payé pour avoir une réponse à quelques questions. Restait le problème qu’il n’était pas sur qu’elle accepte de le suivre. Il avança alors, regard rivé droit devant lui, sans plus se soucier de ce qu’elle vienne ou non. Il traversa une petite avenue bondée de monde, puis s’arrêta à l’angle d’une ruelle ou se trouvait une petite auberge réputée. A côté de l’entrée, se trouvait un piquet d’attache ou il noua les rênes de sa jument. Celle-ci plongea aussitôt son nez dans l’abreuvoir mis à disposition. Il est vrai que même Ethan commençait à avoir soif. Le jeune Comte jeta un regard en l’air, le temps était gris mais sec. Les pluies de printemps se faisaient encore désirer. Peu satisfait en pensant aux éventuelles nuisances qu’un temps pareil pouvait apporter aux récoltes, il choisit cependant de ne pas y penser, et jeta un regard autour de lui tout en enlevant ses gants de cuir. Alors, l’avait-elle suivi ?
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Ven 17 Avr - 10:40

Connue et écouté. Tel un chien bien dressé, un simple petit geste remis la foule dans son tumulte habituel. Impressionnant en soit. Ils y avaient ceux qui faisaient partie de la foule. Ceux qui s'en servaient, et ceux qui l'à commandaient. Sans se tromper, il faisait très certainement partie de la troisième catégorie. Intéressant, mais inutile. Dans l'état actuel des choses, il ne lui rapporterait rien. Il était donc stupide de s'attarder outre mesure dans les parages. Avec de la chance, peut-être trouverait-elle un bon endroit où le gros poisson abondait. La demoiselle en doutait fortement, à cette heure c'était peine perdue, les meilleurs emplacements devaient être pris et les plus gros lot volés depuis belle lurette. Ce n'était pas son jour de chance. Le jeune homme ne semblait plus lui prêter d'attention, aussi décida-t-elle de partir. Qu'il l'ignore, c'était très bien ainsi. Se fondant comme à son habitude dans cette marée humaine. Les passants la regardaient du coin de l'oeil, un nouveau soupir et une pointe d'exaspération. Ces riches ne savaient vraiment pas à quel point passer inaperçu pouvait se révéler dur des fois. Eux s'en fichaient, au contraire ils voulaient qu'on les voient, les admirent, les adulent tout en les craignant. Tout ça n'avait aucune valeur, à part nourrir un ego qui n'avait que superficielle. Mieux valait l'ombre, le jeu et toujours cette même question, se faire prendre ou ne pas se faire prendre. Même avec l'habitude, il y avait toujours cette pointe d'incertitude, comme les gosses jouant à cache cache le coeur battant la chamade immobile dans leur cachette. C'était ça, un jeu géant, aux règles plus stricte et conséquence regrettable pour le perdant. Le tout était d'être doué et elle l'était. Petit sourire aux lèvres, elle continuait sa marche, sautillant presque. La faim était toujours là certes, la frustration d'avoir été dérangée, mais une certaine bonne humeur retrouvée.
Une vague pression sur son bras se fit sentir, son élan stoppé. La jeune voleuse retourna légèrement son buste, tête penchée sur le côté. Qui donc? Le gêneur au joli minois, tiens donc. Son regard s'accrocha au sien. Vaste océan aux profondeurs oubliées. Sa main avait lâché le bras de la demoiselle. Un bon point pour lui, elle n'aimait pas se sentir entraver, d'une quelconque manière que ce soit. Surtout qu'en règles général cela signifiait avoir perdu le jeu et risque de grosses pertes. Le visage de l'homme s'illumina d'un sourire tandis que pour la deuxième fois de la journée il lui adressait la parole.

Le suivre?

Pourquoi donc? Ou ça? ho... nourriture. Intéressant. Oui oui, l'appel du ventre vous comprenez, ça peut des fois vous faire faire des choses stupides. Très stupides. Comme suivre un inconnu par exemple. Inconnu, inconnu, c'était vite dit. C'était un riche, pas un inconnu, ça changeait beaucoup de choses. Ni un compagnon de bonne fortune, ni mauvaise d'ailleurs, pas un pauvre partageant sa pitance ni un de ces vagabonds assez riches et aimable acceptant de vous payer un repas contre une visite guidée de la ville. Curieuse chose que voici. Pitié peut-être? Si tel était le cas, il pouvait bien se la garder pour lui, mais ce n'était pas ça. La pitié était flagrante, comme une flaque d'eau dans le désert, suintant de bons sentiments faussement acquis. Lui ne donnait pas cette impression. Ses yeux n'avaient pas cet éclat particulier de compassion mal placé. Ses sourcils n'étaient pas non plus froncé pour prendre cette mine désolée si caractéristique des gens étant pris de ce sentiment si détestable.
Chose qu'il prit le temps d'ajouter. Non ce n'était pas de la pitié. Deuxième bon point pour lui. De la curiosité peut-être? Les petits nouveaux ne devaient pas être si ... rare, non?
Décidément ce gosse avait une attitude étrange. Intéressante, mais étrange. Kamélia se tâtait, le repas serait une compensation pour l'avoir ainsi dérangé en plein travail. Mais elle n'avait pas envie de se montrer docile comme toute la populace alentour. Puis, il y avait toujours une éventuelle possibilité de traquenard, là encore, elle pouvait s'en sortir, elle le savait. Il n'était pas bien imposant, même sans avoir à lui enfoncer son pied dans les côtes, elle pourrait facilement lui filer entre les pattes. Repas ou méfiance? Cruelle dilemme que voilà, surtout quand la fierté venait se mêler dans la partie en se trouvant divisé en deux camps opposés.

Repas.

Tandis qu'il fendait la foule, conduisant son cheval à pied, la petite demoiselle le suivi. De loin seulement, il était bien trop connu, bien trop visible. Elle n'aimait pas être à découvert de la sorte et puis, ce n'était pas bon pour son image. Quelle image? Hé bien justement, aucune, et cela devait perdurer tant que possible. Jouée la comédie face aux marchands était toujours possible une fois qu'ils avaient l'habitude de vous voir et étaient capables de vous reconnaître. Mais ce n'était guère une chose que Kamélia appréciait. La franchise était dans son caractère, si agir à l'inverse de sa pensée lui était parfaitement possible, elle détestait ça. Au plus haut point. Traversant une place bondé la demoiselle resté perdu dans ses pensées, puis enfin son guide daigna s'arrêter. Devant une petite auberge. C'était la première fois qu'elle voyait cette bâtisse. Au moins n'avait-il pas menti pour le repas. Profitant que son attention soit à sa monture et son attache, Kamélia se faufila dans son dos, notamment grâce à l'arrivée d'un groupe de deux ou trois personnes allant dans l'auberge. Il n'était pas bien dur de s'y faufiler et de se faire toute petite. Une fois entrée dans le lieu, ses yeux parcourent brièvement l'endroit. Bruyant, comme toute auberge, mais propre. Une multitude de tables étaient disséminées de ça, de là, la plupart étant occupée. Tout comme le bar, bondé de personne, le pauvre serveur avait visiblement du mal à contenter tous les badauds agglutinés là. Contentée de ce lieu qui n'avait rien de louche, la jeune donzelle alla s'installer atour d'une petite table vide de monde, à l'abri des regards. Levant bien haut la main, elle appela d'une voix joyeuse l'autre serveur qui déambulait de table en table. Il arriva à sa hauteur d'une démarche traînante, la dévisageant sans aucune gêne. Il ne semblait guère content d'avoir une de ces sans abris dans son établissement. Sans prêter à son grognement de bienvenue, Kamélia commença sa commande d'une voix chantante.


-Votre plus gros et meilleur plat de viande s'il vous plaît, avec... de l'eau.

L'eau était une boisson bien plus sûr que tous les breuvages qu'il devait servir en cet endroit.
Une lourde paluche vint boucher sa vue. Elle releva les yeux vers l'homme, grand sourire aux lèvres, mais rien n'y fit, il avait toujours cette abominable mine de rocket au visage.


-Oui?
-Ici, on paie avant de manger.
-Hoo.


D'un bon la demoiselle se leva, sur la pointe des pieds, attrapa l'épaule du serveur pour le mettre face à l'entrée. D'une petite pression elle le força à se courber de sorte que sa tête soit à hauteur égale de la sienne. Ce qui, visiblement, ne lui plaisait guère. Il se tint coi malgré tout, bien que ses yeux en disaient long sur son état d'esprit.

-Vous voyez le jeune homme là bas, assez grand, les cheveux bruns et la stature droite. Avec les gants dans les mains.

Il bougea légèrement la tête en guise d'assentiment.

-Et bien pour l'argent c'est lui que vous devez aller voir. Je vous en prit faîtes.

Guère confiant, l'homme haussa les épaules en voyant le sourire de la demoiselle. Apparemment peu convaincu de son histoire, il alla quand même voir le jeune homme. Après tout il pourrait toujours la virer une fois son entour-loupe découverte. Kamélia quant à elle le regarda s'éloigner de sa démarche lourde. Payer avant de manger. Uniquement pour ceux qui n'avaient pas l'air d'avoir de l'argent. Minable. Ce n'était guère une manière de traiter les gens. Et la galanterie alors?
Elle attendit donc sagement sur sa chaise, le buste tordu et les mains posées sur sur le dossier de son perchoir. Éternelle sourire aux lèvres. Elle l'avait suivi certes, mais n'avait jamais dit qu'elle n'irait pas visiter avant d'avoir l'accord de son faux prince aux allures maniérées. Avait-il souvent l'habitude d'inviter des gens ainsi sous prétexte qu'ils étaient étrangers? C'était tout de même une histoire suspecte. Mais pourquoi pas après tout. Avec de la chance, elle pourrait lui prendre sa bourse. S'il l'avait invité, c'était bien qu'il devait l'avoir caché quelque part. Il avait l'air intelligent, la chose n'en serait que plus dur, mais Ô combien plus amusante. Son sourire s'agrandit, elle fixait les deux hommes en train de parler. Prête à faire un signe de main à son apprentie bienfaiteur. Futur victime, qui sait? Le chat aurait-il trouvé la souris?
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Ethan Felty
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Mer 22 Avr - 17:47

    Un nouveau sourire éclaira son visage lorsqu’il la remarqua. Croyait-elle ne pas s’être faite voir ? Habitué des voleurs et autres filous, Ethan avait pris le réflexe de regarder partout. Et avec une attention toute particulière pour tout ce qui l’intéressait. L’objet de son attention s’asseyait en toute tranquillité, jeune fille frêle et passablement vêtue au vu de tous les autres clients parés et habillés en riches soieries et autres textiles luxueux. La jument lui poussa le coude et il reporta son regard sur elle. Manifestement, les chevaux habitués au luxe et aux petits soins pouvaient se montrer tout aussi capricieux que les humains. La monture protestait contre son mors démis qui blessait certainement sa bouche trop délicate. Ethan le replaça en douceur, flatta l’encolure de sa « camarade » qui replongea le nez dans l’abreuvoir. Elle n’était pas causante, mais pouvait parfois se montrer d’une affection sans bornes.

    Une main sur son épaule fit retourner prestement le jeune Comte qui darda son regard glacé sur l’un des serveurs de l’établissement. L’autre sembla soudainement mal à l’aise, à mi-chemin entre la surprise et la gêne, et retira sa lourde patte d’un geste presque apeuré. Son regard semblait s’être éveillé, signe qu’il avait du reconnaître le jeune Felty. Ethan venait de temps à autre dans cette auberge, l’une des rares à ne pas proposer des cafards en même temps qu’une assiette de soupe. L’homme prit un air quelque peu pitoyable, ce fut néanmoins cela qui rendit son sourire à Ethan. Un sourire un peu froid, certes, mais l’autre n’en méritait guère plus après l’avoir ainsi touché. Une chose dont le jeune Comte avait horreur, surtout en devinant les grosses mains de l’homme encore grasses de la nourriture dans lequel il devait avoir traîné ses doigts. Les contacts physiques n’étaient guère appréciés par Ethan, sauf bien sur lorsque ceux-ci lui étaient dispensés par une jeune femme au joli minois, ou alors lorsqu’ils étaient nécessaires. L’homme ouvrit la bouche, la referma, sans doute hésitant, puis la rouvrit, ce qui fournit à l’esprit d’Ethan l’image d’un gros poisson pataud qu’on aurait tiré hors de son eau boueuse. Se tortillant les mains nerveusement, le serveur finit par réussir à parler :

    -Bonjour Monsieur Felty… Veuillez m’excuser, une jeune damoiselle m’as indiqué votre personne lorsque j’ai demandé à voir son argent… Bien entendu, vous pouvez payer plus tard…

    Il semblait un peu déstabilisé. Peut-être se demandait-il ce qu’un Felty fichait avec une demoiselle de ce rang ? Peu importait à Ethan, qui jeta un regard à la dite jeune femme, qui patientait à une table. Un nouveau sourire léger illumina les lèvres du jeune Comte, qui entra dans l’auberge sans même répondre au serveur. Celui-ci le suivit, tortillant son tablier chiffonné, s’arrêtant tout de même à une distance respectable, avant de faire demi-tour vers le bar. Mais le sort de cet homme n’intéressait déjà plus Ethan. Celui-ci, les yeux rivés sur la petite voleuse, s’assit en face d’elle, croisant les bras sur la table dans une attitude sereine. L’auberge était bruyante, mais c’était habituel. Quelques hommes assis au comptoir riaient fort en frappant leurs choppes les unes contre les autres, ou tapaient du poing pour être servis avec plus de rapidité. L’un d’eux comptait son argent dans un coin de la pièce, à demi-mort d’ivresse. On pouvait facilement deviner qu’il devait être là depuis plusieurs heures, étant donné que l’auberge ne fermait pas la nuit ; en cela, elle ne désemplissait pas, et était assez réputée. Mais il y avait autre chose qu’aimait Ethan dans cet endroit : sa noblesse ne comptait pas, ou peu, du moins les premiers temps de ses venues ici, ou il avait été traité comme un riche quelconque, et non pas comme l’un des fils de la famille Felty.

    Ce titre tapait sur les nerfs d’Ethan, qui préférait être pris pour n’importe quel marchand de la ville que pour ce qu’il était vraiment, un Comte. Ce rang était parfois pratique, mais le plus souvent, il était lourd à porter, et les bassesses, faux-sourires exagérées et politesses trop soignés que lui servaient ceux qui connaissaient son rang ne lui étaient pas le moins du monde agréable. Il préférait nettement la franchise tranquille des badauds et des commerçants venant d’autres régions, avec qui il pouvait discuter sans être sans cesse dévisagé ou pire, jugé de ses actes et de ses paroles. Etre une personne polie et agréable en permanence était un rôle qui ne lui allait que peu. Mais il avait été reconnu dans cette auberge, depuis quelques temps déjà les serveurs et le tenancier lui-même le traitait avec un peu trop de manières à son goût, et il comptait dans les jours qui venaient trouver un autre lieu ou il pourrait se détendre en paix. Son léger sourire toujours présent, Ethan ne quittait pas les yeux de la petite voleuse et dit simplement d’un ton ou pointait l’amusement :

    - Magnifique audace. Rare chez les jeunes femmes. Si ce n’est pas indiscret, quel âge as-tu ?

    Il attendit patiemment sa réponse, tandis que du coin de l’œil, il remarquait le serveur se diriger une nouvelle fois vers eux. Il semblait tout adouci, un peu comme un chien qui vient de comprendre qui est le maître ; Ethan retint un soupir devant tant de bassesse. Il était certain qu’il n’avait pas du être aussi poli lorsque la jeune femme avait été seule.

    - Que souhaiteriez-vous ? Nous avons un ragoût de bœuf délicieux, et un vin exquis…

    Les bruits venant du bar recouvrirent le reste de ses paroles. De toute façon, peu importait à Ethan, qui se tourna vers la jeune et jolie voleuse.

    - As-tu commandé quelque chose en particulier ?
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Kamélia Vaylen
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Jeu 23 Avr - 11:12

Il était amusant de regarder le ballet du servant. Sur de lui devant plus petit que soi mais d'une nature craintive et timide devant les plus puissants. Un pas en avant, deux en arrière. On se tripote les mains, on avance et on recule. Il ne manquait plus qu'une musique adéquat et une danse d'un genre nouveau serait susceptible d'être inventée. Kamélia fixait l'homme, devenu soudain bien docile, avec un petit sourire narquois. Hé non elle n'avait pas menti, c'était bête hein? Tout de même elle n'était pas assez stupide pour servir ce genre d'excuse si elle voulait manger dans une auberge. C'était un coup à se faire prendre à coup sur. Elle valait mieux que ça. Mais déjà ces pensées étaient loin. Le jeune riche venait de s'asseoir à sa table, sourire d'un enfant ayant trouvé un nouveau joué aux lèvres. Un air calme flottant sur son visage tandis que ses bras croisé se calait confortablement sur le bois dur de la table. La demoiselle pencha la tête sur le côté, signe de sa curiosité. Décidément elle ne comprenait pas. Pourquoi agir ainsi? Ce n'était guère dans son intérêt, il était évident qu'elle n'appartenait pas à la noblesse de ce monde. Alors pourquoi donc s'enticher de sa personne. Le plus intriguant de l'histoire n'était pas de savoir pourquoi, mais plutôt qui. La crainte qu'il inspirait – il n'y avait là nul respect, juste la peur de représailles inexistante- démontrait un certain pouvoir. Jusqu'à ou s'étendait sa fortune? Son rang? La réputation de sa famille? Peut-être était-il connue pour sa cruauté sans pareille, qui sait?
Pourtant, il n'avait pas cet air hautain qu'affichait habituellement les riches, juste de la fierté. Ses yeux semblaient encrer sur elle. Ce qui la mettait assez mal à l'aise. Kamélia s'était habituée aux regards passants, indifférents, la solitude et l'oublie. Pas à l'intérêt d'une quelconque personne que se soit. Mais elle ne broncha pas, il ne manquait plus qu'elle laisse visible son mal être. Elle n'était pas aussi niaise que cela. A la demande de son age, un petit sourire étira ses lèvres.


-Ça ne serez pas plutôt vous l'audacieux? Demandé l'age d'une jeune femme pourrait être assez mal vue vous savez. Sinon.. 18... non 19 ans à peu près.

A quelque mois près ce devait être cela. Sa mère n'avait pas vécu assez longtemps pour donner sa date de naissance à sa famille d'adoption. Son age fût donc donné approximativement. Comme sa date d'anniversaire qui fut modifiée au jour de sa rencontre avec Howard.
Le retour du rocket mis fin à ses pensées. Sans son regard de meurtrier tueur de bétail, il avait un air plus humain. Presque sympathique, avec une pointe de soumissions dans l'allure. Le ton de sa voix se voulait chaleureux, mais ne donnait pas beaucoup de résultat aux vues de sa voix éraillé et rauque. Son compagnon de table ne prit bientôt plus attention au serveur, ses yeux se reposant sur Kamélia. Qu'est ce qu'elle pouvait trouver cela désagréable. C'était comme se retrouver devant un de ses gardiens de l'ordre les poches remplies d'objets voler. Même si vous savez qu'ils ne verront rien, il y avait toujours ce mal aise ambiant. L'attention était sa plus grande ennemie. Alors que quelqu'un s'amuse à l'observer ainsi, ce n'était pas bien agréable. C'était elle qui dévisageait les gens, pas le contraire.


-Un plat de viande. De toute manière, du moment que ça se laisse manger, ça me va.

Notion qu'il ne devait certainement pas comprendre. Mais ce n'était pas de sa faute, tant mieux pour lui. Avoir la chance de ne jamais souffrir de la faim. Quel rêve exquis. Mais cela voulait dire se retrouver enchaîner dans un endroit. On ne pouvait avoir le beurre et l'argent du beurre -Quoique...-. Sa liberté valait toutes les privations du monde.

-Dîtes moi plutôt. Qui êtes vous? Pour un riche, vous ne me semblez guère bien poli. Petit sourire sourire narquois aux lèvres, il ne fallait pas s'attendre à ce qu'elle lui fasse les yeux doux et lui parle d'une voix mielleuse.
« Et je préfère vous prévenir, si vous avez pour intention de me mener dans je-ne-sais-trop quel traquenard, sachez que vous risquez fort de perdre vos chances d'avoir une quelconque descendance plus tard. Je ne fait pas partie de ces filles qui doivent vous entourer les yeux pleins d'admiration et les pensées aussi sombres que des vautours. Donc pour le lèche botte, oubliez.


N'y voyait là nulle trace de menace. Plutôt des conseils. La jeune voleuse ne comprenait pas l'attitude de cet homme et cela la dérangeait au plus haut point. Ne pas arriver à cerner les gens étaient pour elle une chose assez frustrante. C'était comme parler à une personne dont le visage était tenu invisible derrière un masque. Elle passa une de ses mains dans ses cheveux, déplaça une mèche qui lui tombait devant les yeux. Laissa son regard lové dans celui du jeune homme.

-Ho, et tant que j'y suis, j'aimerais aussi savoir. Cela vous arrive-t-il souvent d'inviter des inconnues manger ainsi?
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Ethan Felty
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MessageSujet: Re: Pour voler, il faut des plumes. [Libre]   Sam 2 Mai - 20:04

    Quel caractère ! En cela, cette jeune femme faisait preuve d’une originalité qu’Ethan n’avait jamais croisé chez quiconque d’autre. La plupart des gens se ressemblaient. Un vaste monde habité par un vaste peuple, qui au final ne formaient qu’une bête à tête multiples, chaque visage, chaque attitude étant la même. Elle avait penché la tête sur le côté, écoutant sa question. Lorsque ce fut à elle de parler, un nouveau sourire étira les lèvres du jeune Comte en l’écoutant, mais il haussa légèrement les sourcils, surpris, en entendant la véritable réponse à sa question. Etait-ce la petite taille, la finesse, peut-être même la grâce, de la petite voleuse qui la faisait paraître bien plus jeune aux yeux d’Ethan ? Elle avait l’air d’une enfant. Non pas que sa silhouette rappelle celle d’une adolescente à peine formée : de ce côté, sans s’y être pourtant attardé, Ethan n’avait pu que remarquer les jolies proportions de la concernée. Mais son visage possédait un éclat vif, rappelant un peu celui des jeunes enfants, attentifs à tout. Une remarque brûla la langue d’Ethan, mais il ne la retint pas, et s’adressa à la brunette le plus simplement du monde, une nouvelle lueur amusée dans son regard bleu d’océan.

    - Tu parais plus jeune. N’y vois là aucune forme d’insulte, c’est une simple remarque. Quand à ma question… Ne dit-on pas que la fortune sourit aux audacieux ?

    Dans un sens, ce proverbe pouvait se montrer véridique. Il suffisait parfois de savoir prendre les devants et d’oser, tout simplement, pour que le but espéré soit atteint. Malheureusement, comme tout dans la vie, cela ne faisait pas tout. Le culot pouvait parfois être perçu comme désagréable ; voilà pourquoi on pouvait dire que pas mal de gens « supportaient » Ethan plus qu’autre chose, et cela dans l’obligation de la soumission qui lui était due à cause de son rang. Ceci était une chose paradoxale, vu qu’Ethan n’avait pas sa langue dans sa poche, et que ce que les gens n’osaient pas –le remettre quelque peu à sa place- était en fait ce qu’il espérait trouver chez une personne. Voilà qui était étrange. Mais nombre de choses chez le jeune Comte se trouvaient être parfois inexplicables, comme cette soudaine curiosité qui l’avait poussé à inviter la petite voleuse à partager quelques moments avec lui. Nul besoin de se casser la tête pour comprendre qu’Ethan était du genre à faire ce qui lui plaisait, et à dire ce qu’il voulait. En réalité, il pouvait se montrer simple, et même agréable, voire gentil. Cependant, les gens soumis ne lui inspiraient que peu d’intérêt, et en cela c’est à peine s’il pouvait leur jeter un regard aimable. Méprisant, avec ca. Voilà qui ne raccourcirait pas la liste de ses défauts ; mais c’était ainsi. Hors, la jeune fille –femme- qui se trouvait devant lui taquinait sa curiosité par son allure, son comportement, son air… Indocile. Voilà qui était tout à fait plaisant aux yeux d’Ethan.

    La jeune fille répondit au serveur qui la dévisagea un instant, sans doute quelque peu énervé par la façon dont lui parlait la jeune femme. Ethan devinait très bien ses pensées : comment cette vaurienne pouvait-elle laisser sous-entendre que quelque chose dans cet établissement pouvait ne pas être mangeable ? Nouveau sourire chez le jeune Comte, qui retint même un éclat de rire devant l’air pantois du serveur. Amusé, il intervint pour passer une commande un peu plus précise que celle de la petite voleuse.

    - Pas de ragoût. Je me suis toujours demandé ce qu’il y avait dedans, vu la couleur du plat. Apporte-nous plutôt un poulet, c’est à peu près la seule chose que ton chef sait cuisiner. Ah, et un pichet de vin aussi. Ne traîne pas.

    Qu’il devait être détesté par cet homme ! Un air narquois sur le visage, contemplant avec une légère impatience l’homme dont le teint avait viré au rouge, Ethan accomplit un petit geste de la main, du genre « dépêche-toi », avant de se tourner à nouveau vers la jeune fille, laissant là le serveur à demi-étouffé de colère. La petite brune reprit la parole, l’air aussi moqueur que lui, sauf qu’elle semblait décidée à pimenter le repas par son culot. Magnifique ; cette fois, le jeune Comte ne put retenir un éclat de rire amusé. Il laissa passer quelques secondes, laissant la jeune fille finir, puis sourit de nouveau en pensant aux dites filles aux yeux pleins d’admiration. De concupiscence aussi ; cette idée l’assombrit quelque peu mais il n’en laissa pas s’échapper son sourire.

    - Qui je suis ? Cela n’as nul intérêt pour toi. Restons simple ; je ne te dirai donc que mon prénom et te demandes en retour le tien. Je me nomme Ethan. Pour ce qui est de la politesse, même les nobles ne sont pas toujours des hommes courtois. Les masques tombent de temps à autre, et il se trouve qu’aujourd’hui, je n’ai guère envie d’en porter. Quand à ta menace, je saurai m’en souvenir je te le promets ; sache cependant que je n’ai aucune idée derrière la tête. Et je déteste les lèches-bottes.

    Un petit silence amusé suivit ses paroles, tandis qu’il gardait les yeux rivés sur elle. Une sorte de défi semblait trouver sa place dans ce jeu de regard, jeu qui l’amusait au plus au point. Cela semblait presque la déranger, qu’il la fixe ainsi ; mais il ne comptait pas s’arrêter pour le moment. Il suivit du regard la main qui passa dans les cheveux de la jeune femme, qui reprenait de nouveau la parole, lui demandant s’il invitait souvent des inconnues de la sorte. Bonne question : derrière la façade du « combien » se trouvait aussi le « pourquoi ». Elle était rusée la gamine ; combien se seraient laissés bernés par une telle invitation ? Rare étaient les gens qui offraient des repas de la sorte sans avoir une idée en tête, quelle qu’elle soit. Simplement, Ethan n’avait pas de réponse à cette question. En y réfléchissant, qu’est ce qui l’avait poussé à l’inviter ? De la curiosité. L’ennui, peut-être aussi était présent. Au final, il n’y avait pas vraiment de raisons définies. Ethan appuya son menton sur la paume de sa main, pensif, mais répondant avant tout à l’interrogation première.

    - Je vais sans doute te surprendre, mais ca ne m’était encore jamais arrivé. Tu es la première ; n’y vois là aucune flatterie, je devine d’ailleurs que tu n’en attends guère. Simplement, je dois t’avouer que tu m’intrigues. Les nouveaux venus sont plutôt rares à Nemausus.

    Ayant remarqué du coin de l’œil le serveur qui arrivait, il s’arrêta là, ramenant ses bras vers lui pour laisser la place à l’homme de poser le plat contenant un énorme poulet doré et luisant de sauce sur la table. Une gamelle fut posé devant la jeune fille, ainsi qu’une fourchette à trois dents et un petit couteau ; quand le serveur voulut offrir les mêmes couverts à Ethan, celui-ci les refusa d’un signe de tête, acceptant tout de même le gobelet en verre épais pour boire le vin. Le serveur, décidant que la jeune fille devait ne pas boire –comme la majorité des femmes de l’époque- ne lui porta pas de verre. La bouteille de vin quand à elle ne possédait pas d’étiquette, mais Ethan devinait qu’il s’agissait là de l’une des meilleures cuvées de l’auberge ; de toute manière, si ce n’était pas le cas, le patron savait d’avance qu’il aurait quelques ennuis. Une fois que le serveur se fut éloigné, il poussa le plat de poulet vers la jeune femme et reprit la conversation là ou il l’avait laissé.

    - Mange, tu semble mourir de faim. C'est à mon tour de poser les questions ; d’où viens-tu exactement ? Que cherches-tu à Nemausus ? On dit que notre ville est peu connue dans les environs. Si cela ne te dérange pas, j’aimerais savoir comment es-tu arrivée ici.

    Il se servit du vin et but quelques gorgées. La cuvée était bonne ; il reporta son regard bleu d’océan vers la jeune fille, lui adressant de nouveau un léger sourire, toutefois plus sérieux. Libre à elle de lui donner ou non une réponse à ses questions, mais le jeune Comte doutait qu’elle ne réponde vraiment, du moins de manière sincère. Peut-être, avec un peu de chance, lui apporterait-elle de quoi nourrir ses perpétuelles interrogations à propos de ce village.
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