Nemausus

Nemausus. 17ème siècle. Après un bal masqué ayant mal tourné, la ville perd peu à peu pied... supporterez-vous la volonté divine ?
 
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 Rencontre au beau milieu de la nuit [PV Ania Beckett]

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Mathieu


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MessageSujet: Rencontre au beau milieu de la nuit [PV Ania Beckett]   Jeu 25 Sep - 2:32

Tourmenté. Désespéré. Acculé.


A la lumière de sa nouvelle vie, il se demandait s'il allait être capable d'assumer son nouveau rôle. Lui qui avait été maudit durant tout son vivant, lui qui n'avait aimé qu'une seule fois, il était maintenant en proie au doute. Était-il capable de s'occuper de quelqu'un d'autre? Déjà pas bien débrouillard pour s'occuper de lui-même, il avait peur d'échouer. Oui, il avait peur. On pouvait même dire qu'il était terrorisé à l'idée de ne pas réussir son objectif, terroriser à l'idée ne pas tout faire pour mériter la deuxième chance qu'on lui offrait. Si on ne lui avait pas dit qu'il aurait la capacité de revoir celle qui avait réussit à faire battre son coeur, jamais il n'aurait accepter. Protéger un humain? Et puis quoi encore. Qu'ils demandent à un autre. Oui mais non. C'était à lui qu'on avait demander, et le jeu en valait désormais la chandelle. Ce n'était pas pour ceux d'en haut qu'il avait décidé de revenir sur terre. Ce n'était même pas pour l'être qu'il devait protégé. A la limite, il se fichait royalement de ce que pouvait advenir les humains dans cette fichue ville. Pourquoi lui n'avait-il pas eu à un ange gardien? Non, là n'était pas la question. La question était plutôt, pourquoi elle n'avait pas eu droit à un ange gardien. Pourquoi cette demoiselle si douce n'avait-elle pas eu la chance d'avoir un divin protecteur à ses côté? Au lieu de ça, elle s'était entiché d'un pauvre chien errant, maudit, dont personne ne voulait. Tout était de sa faute. Il en avait bien conscience. Si sa tendre rouquine était morte, brûlée dans cet incendie ravageur, dévorer par ces flammes cette funeste nuit, c'était à cause de lui. Alors il allait tout faire pour se faire pardonner. Et quand enfin il la reverrais, il la suppliera à genoux de l'excuser.

Meurtris par ses sombres pensées, agonisant dans une ruelle froide de la ville, il tentait tant bien que mal d'avancer, de continuer à marcher et de ne pas se laisser sombrer dans les ténèbres qui emplissaient son coeur, de ne pas chuter sur les pavés glacés, de ne pas mourir de désespoir, une deuxième fois. Le coeur aussi lourds que ses pas, ses bottes claquaient contre les dalles vulgairement taillées. Il n'avait même pas prit soin de s'attacher les cheveux et ces derniers pendaient dans son dos, dansaient lentement au rythme de ses pas. Sa veste grande ouverte, sa chemise presque tout autant, il ne pouvait pas sentir le froid mordant de cette nuit humide. Il ne pouvait pas sentir le bout de ses doigts s'engourdirent. Il ne pouvait pas sentir la torpeur qui s'emparait de ses jambes et de sa nuque. Il ne ressentait plus rien. Pas mort mais pas non plus vivant. Lui qui oscillait contre son gré entre deux monde, il avait tout d'une âme en peine. Que ne donnerait-il pas pour la revoir, elle et son merveilleux sourire, rien qu'une fois, l'espace de quelques secondes, juste pour que la douceur de son regard apaise les douleurs de son âme. Il aurait tout donné. Mais cela ne fonctionnait pas comme ça. Cela aurait été trop facile. Il se dit que quelque part, là haut, on se moquait de lui. Et cela avait commencer le jour même de sa naissance, le jour même de sa venue sur Terre en tant qu'être humain. Pour lui, le véritable jour de sa mort fut le jour de sa naissance.

Mais il continuait de vivre le bougre. Si on pouvait appeler ça ''vivre''. Lui qui marchait d'un pas lent et lourds, le regard vide et vidé de toute vie, il cherchait un endroit pour se reposer. N'importe où du moment qu'il était seul, du moment qu'il pouvait être seul pour ruminer sa peine. Il ne souhaitait voir, ni entendre personne. Seul. Il désirait être seul. Sans but, il traversa pratiquement toute la ville. Les rares passants qui le croisaient pensaient voir un pauvre homme sans logis, où une victime de bandits. Mais ses vêtements luxueux montrait qu'il ne pouvait être sans logis. Et aucune traces de luttes et de sang n'était visible. Il n'était donc pas non plus la victime d'un mécréant de grand chemin. Il était juste seul, pauvre petit ange désespérément seul avec sa peine. Il avait envie de mourir. A cette idée, il ne put s'empêcher de sourire et de se moquer de lui-même. Comment un être mort pouvait-il mourir? Lui qui n'avait jamais connu la paix, on lui avait retiré ce droit. On se fichait de lui, il le savait, et pourtant il avançait, encore et toujours, sans trop savoir où aller. La nuit était définitivement tombée. La ciel était plus noir que jamais. La lune pâle comme la mort hésitait à se montrer. De rares étoiles téméraires brillaient dans le ciel. Même le vent s'était tu en cette froide nuit d'automne.


Révélation. Illumination.


Puis finalement, au bout d'une longue heure d'errance, il arriva dans une partie de la ville qu'il ne connaissait pas. Qu'importe. Ses yeux vides cherchèrent un quelconques escaliers donnant aux toits. Il trouva, s'y dirigea et y grimpa. Tout là haut, sur le toit d'un particulier, il avait une vue quasi parfaite de la ville et de ses alentours. Ce ne fut qu'en posant son regard sur ce panorama triste et morne qu'il se rendit compte qu'il était situé très en hauteur. Sur quel bâtiment était-il? Encore une fois, cela n'avait aucune espèce d'importance. Lentement, il enleva sa lourde veste rose pâle et la déposa sur un recoin du sol qui ne paraissait pas trop sale. Puis il s'asseya. Lentement, comme si tout les os de son corps le faisait souffrir, comme si tout ses muscles étaient soumit à rudes épreuves. Il leva ensuite son nez au ciel et ferma lentement ses yeux. Ses paupières semblaient aussi lourdes que des choppes de plombs, ses yeux se révulsèrent tout seul alors qu'il prit une très longue inspiration. L'air frais ne fit qu'attiser sa douleur et les larmes lui vinrent aux yeux. Non, il ne fallait pas qu'il se laisse aller de la sorte! C'était indigne de lui! Comme si quelque chose avait été ne serait-ce qu'une fois digne de lui. Il ramena ses jambes contre lui et entoura ses dernières de ses bras. Un vent faible vint jouer avec ses cheveux. Au loin, la voix faible d'une chouette résonnait. Seul. Il était définitivement seul. Et il ne pouvait rien faire pour remédier à cela.

La seule chose qu'il pouvait faire était attendre. Attendre quoi exactement? Ceux d'en haut lui avait dit que l'être qu'il avait à protéger s'imposerait de lui-même. Qu'est-ce que cela signifiait? Cela voulait dire qu'il devait attendre et le moment venu, tout deviendra clair comme de l'eau de roche. Le moment venu, il saura pourquoi, ou plutôt pour qui, il était sur revenu dans cette ville maudite. Le moment venu, il connaîtra le nom de celui ou celle qui devra protéger. Protéger contre quoi déjà? Ah oui, contre ceux qui avait renoncer définitivement à leur humanité, contre ceux qui avait jurer de tout faire pour se venger du sort qu'ils leur avaient été donner. S'il n'y avait pas eu sa rouquine, il aurait été fort probable que lui aussi passe de l'autre côté, du côté des êtres malsains, du côté de ceux qui ne vivaient plus que grâce à leur haine et leur désir de vengeance. Oui, mais encore une fois, Gaël la rousse était en quelques sorte celle qui l'avait sauvée. Il lui devait tant. Elle n'avait jamais rien réclamer. Elle lui avait offert son coeur si simplement. Et lui avait oser le lui prendre. Lui qui ne méritait rien. Lui qui était maudit avait conduit sa belle Gaëlle à la mort. Tout était de sa faute. Ces mots résonnaient dans sa tête, martelaient son pauvre crâne. Il soupira et le vent sembla lui répondre en se faisait plus fort. Il n'avait qu'une hâte: remplir sa mission et quitter la Terre. Plus rien ne le retenait. Rien ne l'avait jamais retenu depuis qu'il avait périt dans l'incendie de ce château.

Pauvre petite chose si faible. Tout là haut sur son toit, recroquevillé et comme tétanisé par le froid qu'il ne sentait pas, il regardait Némausus s'assoupir sereinement et innocemment. Une à une, les fenêtres des particuliers s'éteignaient, signifiants que les habitants rejoignaient leur lit, leur femmes ou leur époux, leur couverture et leur rêves, leur songe et leur bonheur. Les enviaient-ils? Non. Peut-être. Peut-être un tout petit peu. Oui, il les enviaient même énormément, tout ces gens si simples et sans grands malheurs, vivant aux jour le jour, ne sachant pas de quoi est fait demain, ne se préoccupant pas que de leur petit bonheur égoïstes. Chien errant qui regardait envieusement la Lune sans jamais rien faire pour l'atteindre, pauvre âme en peine qui regardait envieusement la populace incapable de faire quoi que ce soit pour les rejoindre. Il se laissa aller contre le sol glacé, il sentit ses omoplates se contracter sous l'effet du froid de ce toit humide, il plaça sa lourde veste sous sa tête pour ne pas que ses longs cheveux couleur des blé ne se salissent trop vite et s'assoupit. Un ange pouvait-il dormir? Lui en tout cas se laissa porter par l'engourdissement de tout ses membres. Il ne dormait pas, il somnolait. Il ne rêvait pas, il réfléchissait. Il ne mourrait pas, il errait. Et alors qu'il sentait la douce ivresse du repos s'emparer de lui, il entendit une voix sourde, presque un murmure dans sa tête. Il entendit un rire, puis un voix en colère qui hurlait. Mais tout cela restait terriblement faible, à peine audible. Il sentit l'effluve d'un parfum qu'il ne connaissait pas et qui le fit grimacer. Pas que l'odeur était désagréable. Juste qu'il ne le connaissait pas. Puis il y eu un flash.


Ania Beckett


Un flash si puissant, si blanc qu'il peina presque à ouvrir les yeux. Lorsque son regard se posa une nouvelle fois sur les cieux, la voix dans sa tête se fit légèrement plus forte. Une voix féminine, qui semblait pleine de vie. Une voix qui semblait s'adresser à lui sans jamais prononcer son prénom. Qu'est-ce que tout cela signifiait. Toujours allongé à même le toit du bâtiment sur lequel il trônait, il tenta de faire un rude effort de concentration pour se souvenir. Où avait-il entendu cette voix. Qui était la jeune femme qui lui parlait? Lentement, un visage se dessinait dans son esprit. Méconnaissable et pourtant, cette impression de déjà vue ne le quittait pas. Les traits grossiers de son apparition ne lui permettait pas de reconnaître la personne qui le hantait maintenant. Une chevelure longue, sombre. Ce n'était pas Gaël la rousse. Alors qui? Qui était cette femme qui osait occuper ses pensées si elle n'était pas Gaëlle, sa Gaëlle? Un faible sourire se dessinait progressivement sur ce visage, un sourire emplit de malice et de sournoiserie. Ce n'était pas le sourire de sa rouquine. De grand yeux pleins de fierté et de courage. Ce n'était pas les yeux verts émeraudes de celle qu'il aimait. Une allure qui mélangeait féminité et masculinité. Ce n'était pas sa douce aimée. Agacé par cette vision dont il ne comprenait pas le sens, il se releva d'un geste vif et brusque. Une fois debout, il eu soudainement l'impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Écarquillant les yeux, coupant sa respiration, ne bougeant plus, il eu une impression terrible de vertige, comme si ses jambes n'étaient plus là, comme si le sol entier ne se trouvait plus sous ses pieds. Son coeur se serra et son estomac se retourna. Il se laissa retomber lourdement sur le sol, à genoux, manquant de peu de s'esquinter ces dernier. Une forte nausée le prit alors qu'il porta vivement sa main droite à sa bouche. Un frisson glacial lui parcourut toute l'échine et son front se perla de quelques gouttes de sueur. Que lui arrivait-il? Il ne comprenait plus rien. Sa vision devenait trouble alors que les battements de son coeur martelait dans sa tête. Il avait l'impression de n'entendre plus que le son de son coeur et de sa respiration.

Ania Beckett.

Quoi?

Ania Beckett répéta la voix dans sa tête alors que sa vision devint clair et qu'il parvint enfin à voir un visage parfait et non entièrement flou.

Mais qui était-elle?

Ania Beckett.

Sa main droite toujours portée à ses lèvres, comme si ce simple geste pouvait l'empêcher de vomir, la main gauche au sol, comme si ce simple geste pouvait l'empêcher de tomber au sol, il ne comprenait pas.

Ania Beckett répéta une dernière fois la voix avant de se taire et de s'éteindre définitivement.

Il cligna des yeux, serra ses doigts contre le sol humide, respira avec difficulté mais respira tout de même. Qu'est-ce qui venait de lui arriver? Était-ce ça dont parlait ceux d'en haut? Qu'au moment venu, il saurait, qu'au moment venu, il comprendrait? Le moment était-il enfin venu? Est-ce que cela signifiait qu'il venait, malgré lui, de faire un pas de plus et qu'il se rapprochait de son but final, à savoir revoir sa tendre et douce? Oui, c'était ça, ça ne pouvait être que ça. Il savait, il comprenait. Sa vision, si désagréable et troublante soit-elle, c'était pour lui faire comprendre que son rôle d'ange gardien débutait. Que désormais, la vie, le sort de cette personne était entre ses mains... Quoi?! A cette idée, il se mit à trembler de tout son corps. Il n'avait pas réalisé jusque là la lourde tâche qu'on lui avait confié, il n'avait pas réalisé jusque là ce que signifiait être le gardien d'un mortel. D'une mortelle pour être plus exacte. Allait-il être à la hauteur? Il n'en savait rien mais il le devait. Mais peut-être était-il déjà trop tard... Peut-être que tout ce qu'il venait de lui arriver était en réalité pour lui faire comprendre qu'il avait échoué. Comment aurait-il pu échoué alors qu'il n'avait même pas commencer? Peut-être qu'il avait mit trop de temps à trouver sa protégée, peut-être avait-elle déjà rencontrée l'un de ces mauvais esprits. Son coeur s'emballa dans sa poitrine à cette idée. Oui, et s'il était trop tard? Horreur. Il se leva en vitesse, contre les protestations de ses jambes, attrapa d'un geste vif sa veste, se la passa sur les épaules et descendit de ce toit comme s'il avait la mort aux trousses. Encore.


Fatigué. Ereinté... Trouvée.


Il se mit alors à courir. Courir comme il ne l'avait jamais fait. Il cherchait. Il cherchait un moyen de trouver cette Ania Beckett. Comment allait-il la trouver? Il était fort possible que la demoiselle soit paisiblement endormie, inconsciente qu'en plein milieu de la huit, un être tourmenté la cherchait car elle représentait pour lui sa seule chance de revoir celle qu'il avait toujours aimé. Courant comme un fou, sans même sans rendre compte, il suivait sa trace, il suivait le parfum qu'il avait sentit, il captait sa présence et ses pas se dirigeait droit vers elle alors qu'il croyait tourner en rond. A court de souffle, il avait traversé comme un fou la place du marché, était passé en trombe devant la bibliothèque, avait imité un coup de vent en passant devant la caserne avant de s'arrêter dans une énième ruelles... A bout de souffle et de force, il tentait de reprendre son calme et laissait le temps à son coeur de reprendre un rythme plus régulier. S'était-il rapproché d'elle? Oui, il la sentait proche, tout proche. Il pouvait sentir son parfum, entendre le bruit de ses pas. Capable de reprendre sa marche, il avança jusqu'à arriver au carrefour des ruelles. Il il la vit là, au loin, marcher le plus tranquillement possible. Son coeur se souleva. Il se redressa pour se donner un peu plus de contenance, il la regarda arriver vers lui, la fixa de ses prunelles vertes.

Elle était sa seule et unique chance de quitter à jamais cette ville maudite, de quitter ce Terre et de reposer en paix. Elle était sa dernière chance.
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MessageSujet: Re: Rencontre au beau milieu de la nuit [PV Ania Beckett]   Jeu 25 Sep - 22:35

La chance était au jour, une jolie royale flush entre les mains, Aina avait beaucoup de chance de remporter le pactole ce soir. Mais il ne fallait pas le montrer, ne monter aucun signe de faiblesse ou autre. C'était la dernière chance pour la demoiselle de gagner, tout ce joué là, devant ses yeux. Mais tout pouvait basculer aussi. Deux joueurs avant elle, un homme avec un nom bizarre venait de mettre tapis, il ne restait que trois joueurs avec moi. Aina savait d'avance que Storn qui avait suivi n'avait rien. Il avait ce tic à chaque fois qu'il n'avait rien, et malheureusement pour lui, Aina avait l'oeil. Cela ne se passait qu'entre l'homme au nom compliqué et elle. Fallait-il suivre ? Pourquoi pas après tout ? Il fallait savoir forcer la chance parfois. Et, cartes posées face cachée sur la table, Aina mit le peu d'argent qu'il lui restait au tapis. Comme prévus, Storn n'eut rien entre ses mains, du pur bluff ratait mais l'autre joueur en face d'elle c'était autre chose. Il savait jouer lui. Le coeur battant, l'homme posa ses cartes en même temps qu'Aina. Une quinte flush royal face à.... rien ? Du bluff ? Il bluffait dès le début ! Aina prise d'un bon d'exitations empocha le pactole et remercia chaques joueurs de la soirée, Aina part avec son petit plus de la soirée. Fermant derrière elle la porte de la taverne, elle sort de sa manche un as caché. Il fallait bien prévoir au cas où. Et c'est avec un sourire malin qu'elle commença à marcher dans les rues. Tricher était tellement simple pour elle qu'elle en riait maintenant.

La nuit était froide et le ciel glacial envers tout être qui aurait voulu le regarder. Aucune étoile ne voulait montrer le bout de son nez et la lune elle-même ne laissait paraître que de faibles lueurs. Malgré cela, une certaine chaleur lui réchauffait le coeur, elle allait pouvoir manger le lendemain ! Car il lui en fallait peu : de l'eau, de la nourriture et du temps. Peut-être était-ce beaucoup ? Mais pas aux yeux d'Aina si elle se comparait à d'autre qui demandait toujours plus que ce qu'ils avaient. Se trouvant sur la petite place avec le puit du village, Aina s'y assit tranquillement. La jeune femme réajusta sa veste pour rester au chaud dans ses vêtements ainsi que son chapeau. L'endroit était calme et aucune lumière ne permettait de voir distinctement quoi que ce soit. Restant tranquillement assise, l'argent dans la poche intérieure de sa veste, elle respirait l'air frais. Une petite pause comme ça avant d'aller se coucher faisait du bien. Sa soirée entourée de soûlards ou toutes autres personnes avait été éprouvante et Aina avait trop chaud. Les petites brisent la faisait tout de même grelotter. C'est lorsqu'un couple passa devant elle en riant et en s'amusant qu'Aina pensa à sa moustache encore collé sur son visage. Se mettant à rire toute seule, elle retira l'objet et la rangea elle aussi dans sa veste. Elle était un peu plus féminine au moins. De peu mais quelle importance cela pouvait-il bien avoir ? Et lorsque le couple disparus dans la nuit, l'irlandaise décida d'en faire autant. Maintenant qu'elle n'avait plus autant chaud quand sortant de la taverne, elle pouvait rentrer tranquillement chez elle.

En marchant, elle entendait un peu d'animation venant d'un recoin de la banlieue. Curieuse et pas encore fatiguée, elle se dirigea en direction des voix et, devant la taverne au Fer D'argent, elle aperçut un petit groupe de personne, des jeunes, enfin pas si jeune. Il devait avoir son âge. Ils rigolaient entre eux et s'amusaient. Son regard les enviaient, mais ses pensées faisaient tout pour se dire que ce n'était pas le cas. Depuis longtemps, elle voyageait et ne s'étant pas fixé, Aina ne s'était jamais liée vraiment d'amitié avec des personnes, et encore moins de son âge. Comment devait-elle réagir à ca ? Même elle ne savait le dire. Ni quelle était la meilleure chose des deux après-tout.

Faisant demi-tour au coin de la rue, elle se sentait définitivement prête à rentrer dans son habitat. Le quartier n'était pas très près mais, peu importé. Marcher, elle avait l'habitude surtout d'un pas déterminé mais souriante sans savoir pourquoi. Elle allait passer une bonne nuit, bien manger le lendemain, partirait travailler, bref, la vie qu'elle avait toujours voulu éviter. Alors pourquoi restait-elle là ? Aina n'en savait toujours rien. Elle restait parce qu'elle ne pouvait plus quitter le lieu. De toute façon sans aucune attache, cela importait peu qui que ce soit. Peut-être des anciens camarades de l'orphelinat, mais cela faisait tellement de temps qu'elle était partie de là-bas. Pendant qu'Aina pensait à son passé à l'orphelinat, elle ne se rendit pas compte qu'elle arrivait dans l'un des coins les plus compliqués de la ville. Un labyrinthe dans une ville si l'on ne connaissait pas le chemin. Mais il fallait le traverser pour rentrer chez elle. Dans le noir, cela risquait d'être dur.

Pensant être seule à l'heure qu'il était, la jeune femme fut étonner de voir en face d'elle, pas si loin que ça d'elle, un homme marchant tout comme elle...
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